Le Brexit n'effraie pas Google, qui ouvrira bien son siège européen à Londres

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Avec une superficie d'environ 100.000 m2, l'immeuble Google sera bien plus que des bureaux.
Avec une superficie d'environ 100.000 m2, l'immeuble Google sera bien plus que des bureaux. (Crédits : Reuters/Dado Ruvic)
En novembre dernier, Google annonçait son envie de s'implanter à Londres, la capitale du Royaume-Uni. Malgré quelques inquiétudes au sujet du Brexit, l'entreprise californienne continue son projet, et prévoit le début des travaux pour 2018.

Alors que certains songent à fuir le Royaume-Uni, d'autres n'ont pas peur de se jeter à l'eau. Et pas n'importe qui. En effet, le géant du net américain Google, qui avait déjà fait part de son intérêt pour la ville de Londres l'année dernière, va s'installer dans la capitale britannique.

Lors de l'annonce de ce projet en 2016, alors même que le référendum sur le Brexit annonçait la sortie du pays de l'Union européenne, Google a affirmé sa confiance dans l'économie britannique et surtout dans les talents et ressources qui s'y trouvent.

"Ici, au Royaume-Uni, il est très clair que la science informatique a un brillant avenir avec le talent, les institutions éducatives, et la passion pour l'innovation que nous voyons tout autour de nous. Nous sommes engagés avec le Royaume-Uni et impatients de continuer notre investissement dans notre nouveau campus à King's Cross", a déclaré Sundar Pichai, en novembre 2016 à l'annonce de ce projet.

L'entreprise a officiellement publié le plan final de son nouveau siège social et prévoit de débuter les travaux en 2018.

| Lire aussi : Malgré le Brexit, Google prévoit la création de 3.000 emplois à Londres

Un "gratte-sol" de 330 mètres de long

Ce premier immeuble en dehors des Etats-Unis, dont Google sera propriétaire, est imaginé par le designer anglais Thomas Heatherwick et l'architecte danois Bjarke Ingels. Il sera situé à côté de la gare de King's Cross, dans le nord du centre de Londres.

L'immeuble en forme de "gratte-sol" de 330 mètres de long deviendra le plus grand bâtiment de la capitale, supérieur au Shard qui fait 309 mètres de haut. Un gigantesque projet qui coûtera à peu près un milliard de livres à l'entreprise.

Avec une superficie d'environ 100.000 m2, le campus pourra accueillir 7.000 salariés, et des magasins au rez-de-chaussée ouvriront l'immeuble au public. Les architectes insistent pour que cette construction donne un résultat "varié et ouvert", à l'image de Google.

En effet, cet immeuble sera beaucoup plus que de simples bureaux. Google prévoit d'y incorporer de grands espaces destinés au bien être, tels qu'une salle de sport, un terrain intérieur de basket-ball, une piscine et même des salles de massage.

De plus, plus besoin d'aller à Hyde Park (le grand parc de Londres) pour courir ou profiter du beau temps. Sur le toit, les salariés pourront faire un parcours de jogging ou encore se promener dans un énorme jardin et pourront goûter aux fruits et légumes de petits potagers.

"Nos bureaux et nos équipements sont au cœur de la culture d'entreprise de Google, c'est une des raisons pour lesquelles nous sommes connus comme étant un des meilleurs endroits pour travailler dans le secteur", explique Joe Borret, le directeur du service immobilier de Google, d'après le Figaro.

Le géant californien, très impliqué dans l'écologie, souhaite aussi que son immeuble soit le plus green possible. Il est donc prévu que des panneaux solaires sur le toit du bâtiment fourniront 200MW d'électricité par an. De plus, plutôt que des places pour les voitures, Google prévoit de construire un grand parking de 686 places réservées aux vélos.

Lire aussi : Climat : les patrons américains déçus par la décision de Donald Trump

Londres, ville d'intérêt pour les géants de la technologie

En novembre dernier, Facebook avait aussi annoncé vouloir agrandir son siège actuel de 1.000 salariés à Londres. Bien que moins pharaonique que Google, lecélèbre réseau social a pour projet de créer 500 emplois au Royaume-Uni destinés à des ingénieurs très compétents, soit augmenter son nombre de 50%.

"Le Royaume-Uni reste un des meilleurs endroits pour les entreprises de technologie et cette ville a un rôle important dans l'histoire de Facebook," a déclaré dans un communiqué Nicola Mendelsohn, la vice-présidente de Facebook pour l'Europe.

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Commentaires
a écrit le 25/06/2017 à 18:00 :
Google est dans le cloud et les nuages n'ont pas de nationalité, fiscalement parlant.
Si la GB sort de l'Europe, elle jouera à fond la carte de paradis fiscal. C'est déjà le cas avec Jersey, Guernesey mais tout le monde feint de ne pas le savoir.
Le brexit n'est donc pas un problème pour Google qui est déjà implanté en Suisse et en Irlande !
a écrit le 22/06/2017 à 11:48 :
"Le géant californien, très impliqué dans l'écologie". S'il le dit ça doit être vrai...
Goggle peut bien s'installer où il veut dès l'instant où il paie ce qu'il doit payer dans les pays où il fait son business.
a écrit le 22/06/2017 à 11:35 :
"Alors que certains songent à fuir le Royaume-Uni, d'autres n'ont pas peur de se jeter à l'eau."

Non ce n'est pas ça, les actionnaires milliardaires n'arrêtent pas de menacer de délocaliser (mais délocaliser quoi puisque leur business reposant sur du vent ?) et d'être très en colère si l’Angleterre quitte l'europe.

Le directeur de fb n'étant pas dans cet état d'esprit lobbyiste lui est guidé par d'autres motivations économiques, des réelles certainement et pas des chimères entretenus par la seule volonté d'influencer.

Pragmatisme économique pour fb contre idéologisme néolibéral de la finance européenne.
a écrit le 21/06/2017 à 18:19 :
Par contre ce que peut craindre Google, c'est l'optimisation des lois de l'UE sur l'optimisation fiscale .

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