Le Brexit n'effraie pas Google, qui ouvrira bien son siège européen à Londres
Alice Cassoulat
Alice Cassoulat
Alors que certains songent à fuir le Royaume-Uni, d'autres n'ont pas peur de se jeter à l'eau. Et pas n'importe qui. En effet, le géant du net américain Google, qui avait déjà fait part de son intérêt pour la ville de Londres l'année dernière, va s'installer dans la capitale britannique.
Lors de l'annonce de ce projet en 2016, alors même que le référendum sur le Brexit annonçait la sortie du pays de l'Union européenne, Google a affirmé sa confiance dans l'économie britannique et surtout dans les talents et ressources qui s'y trouvent.
L'entreprise a officiellement publié le plan final de son nouveau siège social et prévoit de débuter les travaux en 2018.
Ce premier immeuble en dehors des Etats-Unis, dont Google sera propriétaire, est imaginé par le designer anglais Thomas Heatherwick et l'architecte danois Bjarke Ingels. Il sera situé à côté de la gare de King's Cross, dans le nord du centre de Londres.
L'immeuble en forme de "gratte-sol" de 330 mètres de long deviendra le plus grand bâtiment de la capitale, supérieur au Shard qui fait 309 mètres de haut. Un gigantesque projet qui coûtera à peu près un milliard de livres à l'entreprise.
Avec une superficie d'environ 100.000 m2, le campus pourra accueillir 7.000 salariés, et des magasins au rez-de-chaussée ouvriront l'immeuble au public. Les architectes insistent pour que cette construction donne un résultat "varié et ouvert", à l'image de Google.
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En effet, cet immeuble sera beaucoup plus que de simples bureaux. Google prévoit d'y incorporer de grands espaces destinés au bien être, tels qu'une salle de sport, un terrain intérieur de basket-ball, une piscine et même des salles de massage.
De plus, plus besoin d'aller à Hyde Park (le grand parc de Londres) pour courir ou profiter du beau temps. Sur le toit, les salariés pourront faire un parcours de jogging ou encore se promener dans un énorme jardin et pourront goûter aux fruits et légumes de petits potagers.
Le géant californien, très impliqué dans l'écologie, souhaite aussi que son immeuble soit le plus green possible. Il est donc prévu que des panneaux solaires sur le toit du bâtiment fourniront 200MW d'électricité par an. De plus, plutôt que des places pour les voitures, Google prévoit de construire un grand parking de 686 places réservées aux vélos.
En novembre dernier, Facebook avait aussi annoncé vouloir agrandir son siège actuel de 1.000 salariés à Londres. Bien que moins pharaonique que Google, lecélèbre réseau social a pour projet de créer 500 emplois au Royaume-Uni destinés à des ingénieurs très compétents, soit augmenter son nombre de 50%.
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"Le Royaume-Uni reste un des meilleurs endroits pour les entreprises de technologie et cette ville a un rôle important dans l'histoire de Facebook," a déclaré dans un communiqué Nicola Mendelsohn, la vice-présidente de Facebook pour l'Europe.
Alice Cassoulat