Immobilier en France : en 2008 et début 2009, les loyers marquent le pas

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La progression des loyers des logements mis sur le marché a ralenti en 2008, n'atteignant plus que 1,5%, et les premiers chiffres de 2009 font apparaître une tendance à la stabilisation, voire à la baisse, selon une étude de l'observatoire des loyers Clameur publiée ce mardi.

Enfin une bonne nouvelle, même si celle-ci est aussi le reflet du ralentissement économique qui frappe le pays. En 2008, les loyers ont augmenté de 1,5%, contre 2% en 2007. Et, pour les premiers mois de 2009, la hausse en glissement annuel atteint 0,2%, selon l'observatoire des loyers Clameur.

"On constate une poursuite du ralentissement de la progression des loyers, qui devrait conduire à une hausse d'un peu moins d'un point en 2009", a estimé Michel Mouillard, professeur d'économie à l'université de Paris X et auteur de l'étude, cité par l'AFP. La hausse des loyers avait atteint 5,1% en 2004, 4,8% en 2005 et 4,5% en 2006. En moyenne, de 1998 à 2009, la progression annuelle a été de 3,3% (ce qui représente une hausse cumulée de 43%).

Début 2009, dans 43,8% des villes (soit deux fois plus qu'il y a un an), les loyers baissent. C'est la cas par exemple à Paris (-1,8%), Toulouse, (-1%), Lille (-0,3%) ou Besançon (-6%). Les loyers continuent en revanche d'augmenter à Lyon (3,3%), Nice (4,1%) ou Nantes (1,1%). "On est sur le fil du rasoir. On peut aussi bien aller vers une baisse des loyers que vers une très faible progression. Le moment est au flottement et à l'incertitude", poursuit Michel Mouillard.

Au mètre carré, l'Ile-de-France reste la région la plus chère à 17,3 euros/m2, et la Franche-Comté la moins chère (7,9 euros/m2), soit une différence de 1 à 2,5.
L'étude Clameur ("Connaître les loyers et analyser les marchés sur les espaces urbains et ruraux") porte sur le marché des nouveaux logements proposés à la location, et sur les logements loués à un nouveau locataire, soit 1,8 million de logements. Elle se fonde sur des données remontant de promoteurs, gestionnaires de biens, qui représentent environ 9% de ce marché.

En 2008, le marché de la location s'est contracté, compte tenu de la baisse du taux de mobilité résidentielle (27,6% en 2008) lié au mauvais moral des ménages et aux incertitudes pesant sur le marché de l'emploi.

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