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Le débat continue sur les suppressions d'emplois en France

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L'affaire Amora s'est ajoutée à celles de Sony, Total et Continental où après de fortes tensions, la reprise du travail a été décidée.

emploi manifestation

Le climat social s'est durci en France ces derniers jours alors que les syndicats mobilisaient dans le public et dans le privé ce jeudi 19 mars, dans la foulée de leur précédent mouvement du 29 janvier qui avait été très suivi (plus d'un million de participants selon la police, 2,5 millions selon les syndicats).

Les annonces des suppressions de postes chez Total, de la fermeture de l'usine du groupe allemand de pneumatiques Continental à Clairoix dans l'Oise qui emploie plus de 1.100 salariés où la séquestration du patron de Sony France dans l'usine des Landes qui doit fermer ont été autant de signes de cette crispation.

Lundi, la réunion du comité central d'entreprise (CCE) de Continental à Reims, a été interrompue par des jets d'oeufs et de projectiles. La réunion portait sur des questions posées fin 2008 et non sur la fermeture du site de Clairoix. La directiona du coup refusé de reprendre la réunion, estimant que sa sécurité n'était pas assurée. Mardi, le retour au calme s'est dessiné avec le vote d'environ 400 salariés en faveur d'une reprise du travail sous conditions, sachant que les jours de grève étaient payés jusqu'à lundi soir.

Autre tension dans les usines de Dijon et d'Appoigny, dans l'Yonne du groupe Amora-Maille, filiale du géant anglo-néerlandais Unilever, qui ont  été bloquées lundi par des salariés grévistes. Ces derniers dénonçaient les dernières propositions de la direction concernant le "plan de sauvegarde de l'emploi" (PSE) qui prévoit le reclassement de 32 salariés sur les 244 suppressions d'emplois.
 

Les récents chiffres de l'emploi et donc du chômage, actuel et prévu pour les mois à venir, alimentent ce climat social fait d'inquiétudes et de tensions. Les responsables des ressources humaines des grandes entreprises sont à la peine, entre nécessité de réduire les effectifs et tentative pour conserver le personnel qualifié dans l'espoir d'une reprise fin 2009 ou courant 2010.

Les responsables politiques réagissent en ordre dispersé face à cette situation, parfois en dénonçant les entreprises qui suppriment des postes... avant de souligner la dureté de la crise économique et la nécessité pour les sociétés de s'adapter afin de ne pas disparaître ou de délocaliser massivement. Le gouvernement a tenté d'arracher des engagements aux sociétés bénéficiant des aides de l'Etat face à la crise, banques, constructeurs automobiles, sans que le caractère contraignant de ces demandes soit totalement avéré.

François Chérèque, le secrétaire général de la CFDT, invité du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro, a indiqué qu'après journée de mobilisation du 19 mars, les syndicats français avaient d'autres mouvements en perspective. Evoquant le mouvement prévu ce jeudi, il a déclaré: "je pense que le mouvement sera important, et que le gouvernement sera obligé de donner d'autres réponses ou au moins de compléter celles qu'il a apportées". Car le gouvernement a annoncé qu'il ne débloquerait aucune enveloppe supplémentaire aux mesures annoncées au "sommet social" du 18 février, mesures chiffreés à 2,6 milliards d'euros. S'il restait sur la même ligne, "il faudra trouver des solutions" a souligné François Chérèque.

Et ce mardi, la présidente de la grande association patronale le Medef a pris la défense de Total estimant sa décision de supprimer des postes "fondée et même responsable: il observe des évolutions majeures sur certains marchés et anticipe au mieux les ajustements qu'il convient de faire". Elle a reconnu que certains chefs d'entreprise se sont étonnés lors du dernier comité exécutif du Medef lundi "des erreurs de communication de grands groupes, qui ont une responsabilité particulière envers leurs salariés" mais ajouté "sur Total, je pense ce que ce n'est pas la communication qui a manqué, c'est la pédagogie".

 

Olivier Provost

Informations sociétés

Vos réactions

  • gastounet a écrit le 20/03/2009 à 15:29 :

    • comment croyer vous qu'on est passer de 30000 salaries a 6000 salaries, de 11 usines a 1 dans l'industrie des telecoms . de tous temps les politiques se servent de ses crises pour rebondir ,certains meme se font traiter de rapaces .les perdants sont toujours les salaries du prive . quant au polique mes petits enfants entendrons encore parler de BESANCENOT

  • navajo a écrit le 20/03/2009 à 11:42 :

    • il est vraiement ininteressant de voir les commentaires des internautes, La presse syndicale est bien plus elaborée précise et visionnaire en terme d'économie que ces commentaires sans aucun fondements sur ce qu'est le processus de consommation ou d'investissement. Allez chers journalistes de la tribune, vous avez du boulot pour former tous ces ignorants, pas étonnant qu'ils se soient fait croqué leurs economies, ils ne comprennent pas grand chose. En tous les cas ils ont intérêt à vous lire.

  • Rational a écrit le 19/03/2009 à 18:25 :

    • Les patrons de continental sont des tocards. Mais cette affaire est exploitée à des fins démagogiques et les solutions proposées ressemblent à du poison.

  • Ylr a écrit le 19/03/2009 à 15:02 :

    • tout le monde veut partager pour les français les 14 milliards de TOTAL qui ont été produits à 90% hors de l'Europe. serions nous devenus esclavagistes en nous gavant du produit du tiers monde. TOTAL paie ses impots en France, serait il préférable qu'il aille les payer ailleurs ? Demandons simplement qu'il confirme les créations que l'on a timidement évoquées

  • docber a écrit le 19/03/2009 à 14:58 :

    • Et pourquoi ils ne nous montrent pas ce qu'ils feraient. Proposons leur de créer l'entreprise qui correspond à leur idéal et qu'ils la fassent marcher pour pouvoir copier l'exemple!

  • CROMAGNON a écrit le 19/03/2009 à 14:56 :

    • PEPSI on peut aussi mettre les journalistes en prison, décréter le couvre feu, mais même en cassant le thermomètre la fièvre ne baisse pas! Vive la démocratie !

  • CROMAGNON a écrit le 19/03/2009 à 14:56 :

    • Après 43 ans de travail moi j'aimerais bien gagner de quoi payer 50% de mon revenu en impôt je serais bien plus à l'aise qu'aujourd'hui.

  • CROMAGNON a écrit le 19/03/2009 à 14:56 :

    • A la place des ouvriers de Continetal à qui on a demandé de renoncer aux 35 heures pour avoir un emploi jusqu'en 2012 et on me virerait comme un mal propre en 2009 je crois que ce ne serait pas que des oeufs que j'aurais balancé sur les dirigeants de cette entreprise !

  • Pepsi a écrit le 18/03/2009 à 18:58 :

    • Faite taire les NEGATIONISTES de GAUCHE et la FRANCE se refera une santé

  • Rational a écrit le 18/03/2009 à 15:02 :

    • @Toc ar : Si tu contribue comme lui à hauteur de tes revenus alors tu débourses pour cela 50% de tes revenus. Je doute que ce soit le cas, car l'impôt sur le revenu et certaines cotisations sociales sont progressifs et fonctionnent par seuil d'imposition. La protection sociale existe déjà et son financement aussi. Certaines revendications nient l'existant dans un pays où le taux de prélèvement obligatoire ainsi que la dépense publique approchent 50% du PIB. Halte au toujours plus, place à l'efficacité. Tous les pays qui ont un souci d'équité (Danemark, Suède..) comme la France l'ont appliqué à leurs modèles. Pas de problèmes de pouvoir d'achat ou de chômage (hors impact de la crise) la bas.

  • Toc ar a écrit le 18/03/2009 à 10:30 :

    • "Le type qui paye 50% d'impôts sur le revenu pour financer TA protection sociale?" LA protection sociale. Et si lui contribue à la mienne, je contribue à la sienne également, à hauteur de mes revenus, comme chacun. Merci de ne pas faire passer les "puissants" pour des mécènes sociaux.

  • Tsssss a écrit le 18/03/2009 à 10:29 :

    • PFFFF a écrit le 16/03/2009 à 18:26 : "en fait pourquoi ils font grève ????? = faire prendre l'air aux pancartes et drapeaux de syndicats incompétants.... " Dans l'espoir que quelqu'un fasse enfin l'effort de lire la colère social qui est écrite sur les pancartes. Dans toute résolution de conflit, cela commence toujours quand chacun accepte d'écouter l'autre. Si la grève ne sert à rien pour vous, c'est d'abord et avant tout parce qu'au lieu de lire les pancartes vous préferer fermer les yeux tout en leur crachant votre mépris au visage. Quand vous serez près à accepter d'écouter, faites signe.

  • Niaiseries et demi a écrit le 18/03/2009 à 10:29 :

    • "C'est pas parce qu'on souffre qu'on doit aller le geuler dans les rues! " Cachez ces pauvres que je ne saurais tolérer de voir. Y'a pas à dire, tout est à recommencer.

  • henry a écrit le 17/03/2009 à 16:36 :

    • Hélas! Trop peu de syndiqués, en effet; mais les "sy ndicats" vendent-ils le bon produit? Qu'attendons-nous de syndicats?

  • Chryslerisee a écrit le 17/03/2009 à 15:40 :

    • Ceux qui manifestent ont-ils une seule fois dans leur vie assume la responsabilite d'autui face a l'Etat? Les artisans et gerants de petites entreprises sont ruines s'ils ne parviennent pas a payer l'ASSEDIC. Ceux qui manifestent doivent montrer l'exemple et creer de l'emploi afin que 'les-autres', ceux qui ignorent le savoir des manifestants, puissent faire aussi bien.

  • fremen a écrit le 17/03/2009 à 15:39 :

    • Tout à fait d'accord avec Rational. A l'exeption toutefois des trois derniers mots "bande de tocards" On n'insulte pas ceux qui sont d'une opinion différente. Laissez ce procédé aux irresponsables qui crachent leur fiel.

  • carpatrick a écrit le 17/03/2009 à 15:38 :

    • Finalement, on en revient toujours aux mêmes débats... La seule et unique solution, je l'ai dit et je le répète, c'est de surtaxer les plus values à court terme, pour décourager la spéculation. Du coup, cela donnera de l'air aux vrais chefs d'entrprise, qui pourront envisager l'avenir avec plus de sérénité, donc planifier et anticiper les variations des marchés sur le long terme, ce qui aura inévitablement un effet positif sur l'emploi, et la considération due aux salariés...

  • Michel33 a écrit le 17/03/2009 à 15:35 :

    • Aux USA, les mises en chantier repartent, en Allemeagne le moral des investisseurs est en hausse depuis plusieurs mois, et nous en France, que se passe-t-il? On fait des manifs qui ne servent à rien, sinon à em.....r les gens qui continuenet à travailler et qui sont une majorité! Vivement la fin de la démagogie....

  • LK76 a écrit le 17/03/2009 à 12:32 :

    • Encore une grève pour rien...Il faudrait donner d'urgence des cours d'économie aux français qui prennent tous les patrons de PME pour des patrons du CAC40 !

  • Rational a écrit le 17/03/2009 à 04:39 :

    • C'est qui les puissants? Les patrons des établissements financiers Américains? Nicolas Sarkozy qui a été élu? Le type qui paye 50% d'impôts sur le revenu pour financer TA protection sociale? Tout n'est pas du ressort des autres ou de l'Etat. Il faut savoir se remettre en question. Manifester pourquoi? Contre les licenciements? C'est pas Stalineland ici, ça marche pas comme ça. Manifestez pour des formations ça vous donnera à coup sûr un avenir meilleur. Mais réclamer des hausses de salaires quand les entreprises n'ont pas quoi finir le mois. Réclamer plus sans rien faire de plus c'est du caprice et se sont vos enfants qui paieront l'addition bande de tocards.

  • belge a écrit le 17/03/2009 à 04:38 :

    • En Belgique, on est 70% à être syndiqués. Malgré tout, on se fait éjecter comme de vieilles machines pour cause de crise qui arrange bien du monde (toujours les mêmes). Le syndicat ne fait qu'espérer en fuyant le regard des travailleurs. Il n?agit pas. Les Français me semblent beaucoup plus courageux que nous, en Flandre.

  • mais que de niaseries a écrit le 17/03/2009 à 04:38 :

    • Dans ces grands défilés, ceux de devant manifestent pour défendre un droit que ceux de l'arriere denoncent! Qu'on arrête les mouvements fourre-tout, qui n'ont de but que de permettre aux bobos-gauchos-foutteurs de M...e de sortir dans les rues pour faire croire qu'ils vont bientôt reprendre le pouvoir... Comme le disais un précédent commentateur, les syndicats ne représentent que l'ultra gauche des groupes de fonctionnaires. C'est pas parce qu'on souffre qu'on doit aller le geuler dans les rues!

  • monster a écrit le 17/03/2009 à 04:37 :

    • je regardais les mesures économiques de 1793 en france : un emprunt forcé de 1 milliards de francs aux riches. conseil relisez l'histoire, elle finit toujours pas se repeter. c'est mieux qu'un modèle d'économiste ou de financier !!! On retrouve aujourd'hui la même acceleration, la même panique, fuite en avant des sphères dirigeante. Ca sent l'époque pré-revolutionnaire ... j'espère que tous ces changements nécessaires se fassent pacifiquement ...

  • pepe 45 a écrit le 17/03/2009 à 04:36 :

    • L'ouvrier, l'employé et le fonctionnaire font partie d'un ensemble à exploiter. Les patrons, l'encadrement ainsi que le gouvernement appliquent une méthode simple qui consiste à déstabiliser le peuple d'en bas et on constate chaque jour le résultat, l'expansion de la richesse pour les dirigeants et un raz de marée de la pauvreté pour les autres.

  • Staco a écrit le 16/03/2009 à 18:27 :

    • Les salariés ces dernières années ont bien écouté leurs partons, ont été raisonnables, responsables, bien sages, ont fait des efforts, des heures sup, fait des concessions sur les salaires et au bout du compte se sont fait avoir. Alors, pour les tenir, maintenant, il va falloir avoir beaucoup d'imagination.

  • PFFFF a écrit le 16/03/2009 à 18:26 :

    • Encore une journée de perdue..... en fait pourquoi ils font grève ????? = faire prendre l'air aux pancartes et drapeaux de syndicats incompétants....

  • cyril a écrit le 16/03/2009 à 18:26 :

    • @ Henry : les syndicats faméliques pourront marchander quand les salariés seront syndiqués ! quand dans une entreprise de 3.000 personnes vous n avez que 140 syndiqués vous ne pouvez rien faire ! ...les salariés ont les syndicats qu'il méritent !

  • lucromain a écrit le 16/03/2009 à 18:26 :

    • Bonjour rational : de toute évidence vous êtes ici pour diluer votre propagande ! faites un tour dans les administrations et vous ne verrez pas que des syndicats communistes ! arrêtez les vieilles ficèles, cela ne fait plus recette...

  • kem a écrit le 16/03/2009 à 17:14 :

    • Les journees pseudo-revolutionnaires t'ont apporté les Droits de l'Homme et du Citoyen. Quand aux faméliques syndicats, ils ont suffisamment de cordes à leur arcs, et sont soutenus par beaucoup de monde. Ben oui, yen a encore qui pense qu'on peut ne pas courber l'échine en faveur des puissants tout le temps. Il est grand temps de faire des choix et d'arrêter de se cacher derrière ses peurs emplies de lâcheté et de pessimisme. S'il y a quelque chose à changer dans le monde dans lequel on vit, c'est maintenant que ça va se faire : oui au partage des richesses, à l'égalité entre tous et au respect de la nature (je sais que ces mots peuvent choquer)

  • Rational a écrit le 16/03/2009 à 15:30 :

    • La proposition de NN est intéressante, ça éviterait de n'avoir que des syndicats commmunistes du secteur public.

  • diablotin a écrit le 16/03/2009 à 14:54 :

    • J'espère que l'on arrivera un jour de grève à être aussi solidaire que nos amis les guadeloupéens qui respectaient la grève alors qu'ils devaient faire la queue pendant des heures pour un peu de carburant et pouvoir aller bosser pendant qu'en métropôle, quand une école et fermée ou les transports publics perturbés, on se sait que se plaindre et se regarder le nombril!!!!

  • NN a écrit le 16/03/2009 à 12:52 :

    • Instaurons l'obligation d'adhérer à un syndicat en france. Ainsi les organisations deviendraient représentatives, les patrons ne joueraient pas sur la peur vis-à-vis des salariés. Le dialogue social serait assaini et les discussions sordides sur la pseudo inaction des syndicats ou leur caractère néfaste pour l'économie disparaîtrait. dans la vie politique, il y a une majorité et une opposition, pas dans le monde du travail. Ce n'est pas normal.

  • Rational a écrit le 16/03/2009 à 12:43 :

    • Oui mais il faut voir qui est tendu aussi. Sony, Total, Continental? La dernière fois on a surtout vu des fonctionnaires et salariés des entreprises publiques qui profitent du contexte pour ramener leurs bonnes vieilles revendications d'augmentation uniforme des salaires. De ce fait ils occupent habilement un espace médiatique qui devrait être dévolus aux personnes qui souffrent vraiment (tous les intérimaires de moins de 25 ans sur le carreau à cause des rigidités du marché du travail par exemple).

  • Les militaires dans les paradis fiscaux a écrit le 16/03/2009 à 12:28 :

    • Les militaires dans les paradis fiscaux pour nettoyer ces lieux habités par des voyous, auxquels il faut confisquer leurs actifs et leurs avoirs

  • BANQUIERS VOUYOUS EN PRISON a écrit le 16/03/2009 à 09:47 :

    • BANQUIERS VOUYOUS EN PRISON / CRS EN AFGANISTAN /

  • Banquiers voyous impunis a écrit le 16/03/2009 à 09:47 :

    • Banquiers et assureurs voyous impunis, et pauvreté grandissante, voila le terrain qui va miner le climat social

  • henry a écrit le 16/03/2009 à 09:41 :

    • Encore une journée "d'inaction"; quand donc nos faméliques syndicats apprendront-ils à marchander? Les journées pseudo-révolutionnaires n'ont jamais rien rapporté, sauf, souvent, du sang et des larmes?

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