L'opacité entoure les rémunérations des patrons de la finance

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La Tribune infographie
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A première vue, les salaires des dirigeants des banques françaises semblent peu élevés. Sauf qu'ils n'intègrent pas les bonus.

Contrairement à une idée reçue, les dirigeants des banques ne figurent pas parmi les mieux payés de France. Selon la dernière étude du cabinet AlphaValue, le salaire moyen d'un dirigeant de banque en France (sur vingt-quatre dirigeants étudiés) se monte à 669.665 euros en 2010, en hausse de 12% par rapport à 2009. Bien mieux lotis, en apparence en tout cas, sont les dirigeants des grands groupes d'assurance français (seize dirigeants étudiés) qui ont touché en moyenne 2.553.701 euros en 2010, soit une augmentation de 66% par rapport à l'année précédente. A titre d'exemple, la rémunération totale d'Henri de Castries, PDG d'Axa, s'est élevée à 3,3 millions d'euros, celle de Michael Diekmann, PDG d'Allianz, à 5,8 millions d'euros (hors pension), ou celle de Jean Azéma, alors directeur général de Groupama, à 1,5 million d'euros.

Pour les banquiers, l'information est à relativiser, car ces 669.665 euros intègrent le salaire plus "modeste" des dirigeants de Dexia (hors Dexia, cette moyenne atteindrait 875.000 euros) et surtout, ne prennent pas en compte les bonus. Ceux-ci ne sont en effet pas diffusés ou, s'ils le sont, c'est un ou deux ans après la publication des rémunérations de l'année en cours. "Par rapport à d'autres activités, la diffusion d'informations dans le secteur bancaire français est plus obscure", explique AlphaValue. Un point qui explique également pourquoi les salaires des patrons français de banques sont inférieurs de 79% à ceux de leurs confrères européens, qui dépassent allègrement les 3 millions d'euros. Du coup, au niveau européen, la rémunération des dirigeants des banques est supérieure de 40% à celle des dirigeants des autres secteurs d'activité.

Et parmi les banquiers les mieux payés d'Europe, on retrouve Robert Diamond de Barclays (11,6 millions d'euros), Brady Dougan de Crédit Suisse (9,2 millions d'euros), ou encore Alfredo Saenz Abad de Santander (7,9 millions d'euros). L'étude montre aussi les écarts de salaires entre dirigeants et salariés. En Europe, la rémunération des dirigeants de banques est 44 fois plus élevée que celle, moyenne, des salariés, contre 34 fois dans l'assurance.

Par ailleurs, pour contrôler les rémunérations variables jugées excessives dans le secteur financier, les principes du "Financial Stability Board" ont été mis en oeuvre en 2010. L'Autorité de contrôle prudentiel (ACP) a dressé un état des lieux de leur première année d'application. En France, elle remarque des différences entre les banques qui ont ou non une activité à l'étranger ou de banque de financement et d'investissement. L'ACP note que "le degré de communication souhaitable est trop disparate et les "moins-disants" ne nient pas vouloir se préserver de leurs concurrents sur le marché de l'emploi"...

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Commentaires
a écrit le 14/02/2012 à 23:49 :
Titre racoleur et article plus que creux, sommaire et décalé. Ça fait longtemps qu'on n'a pas tapé sur le banques et c'est la Tribune qui nous remet le couvert !...décevant.
a écrit le 13/12/2011 à 19:17 :
en ce qui concerne les directeurs de banque vue ce qui nous prenent sur nos compte ils sont pas à pleindre
a écrit le 13/12/2011 à 18:20 :
Mon Dieu ... quelle constat atroce: un revenu à plus de six zéros c'est vraiment minable et totalement invivable. SAUVONS les riches !!!
a écrit le 13/12/2011 à 15:07 :
L'opacité dans le monde de la finance ne concerne pas que les rémunérations des
dirigeants....
Réponse de le 15/02/2012 à 11:06 :
+1 si l'opacité n'entourait que les salaires des dirigeants, ce serait effectivement pas très grave (même si 1,5M? pour Azéma qui a mis Groupama à genoux...)
a écrit le 13/12/2011 à 13:46 :
alors LA je suis mort de RIRE
les pauvres et si encore ils le méritaient
a écrit le 13/12/2011 à 13:03 :
Mon oeil, et mon cerveau c'est du poulet pour rester polis
a écrit le 13/12/2011 à 11:05 :
Pourquoi ne pas citer aussi les patrons raisonnables; même sans tomber dans l'extrême de Guillaume Pepy (SNCF) qui se contente de 250000?,...
a écrit le 13/12/2011 à 9:45 :
le titre de l article est sans rapport avec le contenu, de plus le contenu est trés mediocre!!!!
a écrit le 13/12/2011 à 9:39 :
les patrons? Lesquels? Ceux qui ont un ou deux employés ou ceux qui dirigent des entreprises de plus de 50 salariés? Faut pas tout mélanger comme vous savez si bien le faire Messieurs les journalistes!!!!!!!Façon de monter les gens les uns contre les autres!!!!!! HONTEUX!!!!!
Réponse de le 13/12/2011 à 11:19 :
Cet article sent l'intox à plein nez. Il a sans doute été rédigé à la demande de carlos Ghosn qui gagne 1 million d'euros en 15 jours.
a écrit le 13/12/2011 à 9:19 :
Votre titre est tout à fait digne des tabloïdes d?outre manche, il ne correspond pas du tout au contenu de l?article et le terme patron se réfère qu?à un petit groupe de patrons de banques et d?assurances. Indigne d?un journal comme la Tribune. Vite retirez le.
a écrit le 13/12/2011 à 8:56 :
Le monde a l'envers ne s'applique pas seulement aux patrons! En France, les sous qualifies, les moins competants, les feneants et les chomeurs sont les mieux paye au monde.
a écrit le 13/12/2011 à 8:41 :
Sujet totalement indécent. Si vous voulez faire du journalisme faite un dossier sérieux sur le personnel des banques, hors traders. Regardez le niveau extrêmement élévé de recrutement, avec des salaires dérisoires, des perspectives de carrière nulles. A qui ont profité les énormes bénéfices de 15 dernières années ? Ils faut savoir que les banques ont renouvellé l'esclavage avec les premières plate formes téléphoniques. Faites une vraie enquête; pas un article racoleur et polémique.
Réponse de le 13/12/2011 à 10:11 :
+1
Réponse de le 15/02/2012 à 8:28 :
c totalement vrai . ! ! !
nouvel esclavagisme professionnel. . .
a écrit le 13/12/2011 à 8:24 :
belle excuse pour justifier le comportement de nos patrons. Des jaloux ? Chaque pays possède son propre système, sa propre culture etc... bref, ce qu'on veut mondialiser se n'est pas le travail mais le salaire des patrons. La course de folle à l'argent. L'argent appel l'argent jusqu'au crash...

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