Marisol Touraine part à l'assaut des déserts médicaux

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La ministre de la Santé a présenté un plan de douze mesures pour lutter contre les déserts médicaux parmi lesquelles la volonté d'imposer à 100% des étudiants en médecine générale de faire un stage en cabinet libéral, l'octroi de 1.500 bourses d'engagement de service public d'ici à 2017 et la mise en place d'un revenu garanti dès 2013 et pour deux ans pour 200 "praticiens territoriaux de médecine générale". Selon l'association UFC Que Choisir, 3,1 millions de Français vivent dans un désert médical.

Lors d'un déplacement à Scorbe-Clairvaux dans la  Vienne, Marisol Touraine, la ministre de la Santé a dévoilé son plan pour lutter contre les déserts médicaux. Selon l'association UFC Que Choisir, 3,1 millions de Français vivent dans un désert médical. Parmi les douze engagements annoncés, trois mesures phares se détachent : 100% des étudiants en médecine générale feront un stage en cabinet libéral ; l'octroi de 1.500 bourses d'engagement de service public d'ici à 2017 et un revenu garanti dès 2013 et pour deux ans pour 200 "praticiens territoriaux de médecine générale".

Premières expérimentations en télémédecine

La ministre souhaite également la création  d'un "référent-installation" pour les jeunes diplômés dans chaque Agence régionale de santé (ARS), des forfaits versés aux maisons de santé pluridisciplinaires (MSP) dont elle demande aux chefs de clinique hospitaliers de former des internes. Autres engagements pris par la locataire de l'avenue de Ségur, le lancement des premières expérimentations de télémédecine, en commençant par la dermatologie et l'accélération des transferts de compétences, d'abord en ophtalmologie.

"La télésanté est un sujet qui doit impérativement être placé dans une logique de stratégie industrielle dans la mesure où elle répond à une demande sociétale forte et à des déterminants, notamment démographiques, incontournables. Le temps des expérimentations est révolu : il faut désormais créer les conditions du développement de la télésanté sur le territoire, puis à l?exportation.
Les défis à relever, notamment le vieillissement de la population, obligent à penser la télésanté dans une optique globale, du maintien à domicile des personnes fragilisées ou dépendantes aux interventions médicales proprement dites", explique la Fédération des Industries Electriques, Electroniques et de Communication (FIEEC).

Un accès garantit aux soins d'urgence en moins de trente minutes

Conformément au souhait formulé par François Hollande, après la mort dramatique d'un nouveau-né dans le Lot en octobre dernier, Marisol Touraine garantit un accès aux soins d'urgence en moins de 30 minutes d'ici 2015. Elle souhaite aussi ermettre à des médecins salariés d'exercer en libéral sans perdre leur statut, adapter les hôpitaux de proximité et conforter les centres de santé.

 

 

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Commentaires
a écrit le 15/12/2012 à 12:39 :
Votre loi du 21 janvier 2013 met les laboratoires de proximité d?analyses biologiques en disparition dans l?hexagone. Mémorandum : un laboratoire d?analyse s?il ne dépend pas d?une personne morale (établissement de santé : hôpitaux, mutuelles, collectivités territoriales) appartient à un ou un groupe de pharmaciens ou de médecins biologistes sauf dans le cas de certains laboratoires détenus en S.A.R.L ou en S.A où 75% des parts sont réservés par des praticiens et se regroupent en laboratoires privés. La répartition des laboratoires de proximité d?analyses biologique médicale, sur le territoire Français, dispose d?un nombre de 8,1 pour 100.000 habitants, comparé à 1,8 en Allemagne et à 1,9 en Angleterre. Le coût de dépense de santé des laboratoires d?analyses de biologie médicale de proximité représente moins de 2% des dépenses et contribue à plus de 70% des diagnostics médicaux car ils accueillent journellement des patients sous surveillance de traitement : chimiothérapies, greffes, diabète, etc. personnes âgées, femmes enceintes, etc. La politique de cette réforme est exigée par les autorités communautaires dans un souci d?ouverture à la concurrence. Une telle réforme contraint la majorité des laboratoires privés à s?associer entre eux ou de céder leurs entreprises à des groupes financiers mais inéluctablement transformera tous les laboratoires en élémentaires centres de prélèvements. L?ensemble des analyses biologique sera réalisé exclusivement sur des plateformes techniques géographiquement éloignées des laboratoires. Les biologistes seront dépendants des groupes financiers et soumis à une exigence de rentabilité souvent incompatible avec les objectifs de santé des patients avec menace aussi l?emploi des postes d?employés (techniciens, secrétaires et biologistes). Actuellement un biologiste en fonction sur un site représente l?emploi de 10 postes.
La réforme de la biologie médicale engage un mouvement de restructuration des laboratoires privés et publics dans un but d?effectuer des examens courants de qualité et de référence imposé par des accréditions obligatoires délivrées par la Cofrac (Association chargée de l?accréditation des laboratoires, organismes certificateurs et d?inspections). A ces contraintes techniques, s?ajoutent des baisses tarifaires répétées et décidées de la C.N.A.M (caisse nationale d?assurance maladie) sous prétexte que cette réforme permet un gain de rentabilité : 2013, 155 millions d?euros de nouvelles baisses entre biologistes et radiologues. 2013-2017 quatre baisses programmées par l?inspection des finances. La réforme déstabilisera la profession des biologistes, elle impose à tous les laboratoires d?analyse d?appliquer au 1er Janvier 2016 la norme appelée ISO 15189 pour recevoir l?accréditation, cette norme nécessite des investissements marquants et va donc par obligation regrouper les laboratoires pour partager les plateformes techniques.
Cette réforme menace aussi, un nombre important de laboratoires d?analyses de proximités et donc d?emplois de collaborateurs et de jeunes biologistes qui ont investi plus de 10 ans d?études. Elle marque l?arrêt de la relation étroite entre le patient et le personnel du laboratoire pour une prise en charge individuelle médicale ou humaine, dans le cas d?incidence d?une analyse, exemple : analyse INR trop élevé ou trop bas, etc. ces mesures mettent en danger la santé d?autrui, les patients ont le droit de savoir comment ils seront suivis après la disparition de leur laboratoire d?analyse médicale de proximité, comment devront ils se rendre au centre de prélèvement distant, à jeun, pour une prise de sang répétée plusieurs fois par semaine. Ce regroupement de centre de prélèvement d?analyses seront très vite saturé et occasionnera indiscutablement des comportements de promiscuité : concentration des patients, files d?attentes interminables, pression sur le personnel soignants. Nous acceptons que le but de cette réforme prend l?exigence de qualité des analyses médicale avec la facilité de mise en place de nouvelles technologies : Internet, Iphone pour recevoir les résultats, mais le législateur de ce projet de loi a-t-il pris en compte l?état physique et la capacité de mobilité des 500.000 patients qui eux se rendent chaque jour dans les laboratoires de proximité de l?hexagone et à cause de cette restructuration prévoit la disparition d?un nombre important de laboratoires annoncés autour de 75%.
a écrit le 15/12/2012 à 9:27 :
Elle doit faire comme pour les depassements des honoraires. Promzettre la lune et ne rien faire, n'est ce paqs sa ligne de conduite et celle du premier ministre qui nous conte fleurette.
a écrit le 14/12/2012 à 22:44 :
Bon vent et qu'elle y reste!
a écrit le 14/12/2012 à 11:49 :
Ce que prennent en compte les médecins qui s'installent c'est la qualité de la vie : travail pour le conjoint, proximité des collèges et lycées pour les enfants, le nombre de jours ou de semaines de garde par an ...Je vis en province dans une ville de 20.000 habitants avec 12 généralistes ce qui veut dire qu'ils assurent chacun une garde par trimestre.Maintenant vous allez dans un canton de 600 hab. 2 médecins au mieux = de garde une semaine sur deux !!!! et le choix est vite fait .
a écrit le 14/12/2012 à 9:13 :
Le plus important, c'est peut-être d'abord abolir le numérus clausus et cesser de protéger un certain nombre de profession comme les notaires, pharmaciens, taxis et autres privilégiés ! Libérez le travail, sinon rien ne bougera !
a écrit le 14/12/2012 à 0:18 :
Pourquoi ne faire pour les médecins ce qui est la règle pour les pharmaciens et les notaires? Un médecin ou une association de deux ou trois médecins calculé pour un nombre d'habitants. Cela garantirait une bonne répartition sur tout le territoire. De plus cela leur garantirait la vente de leur clientèle lors de leur depart en retraite,la libre installation ayant ainsi disparue. Quant à vouloir garantir un revenu aux médecins qui s'installeraient à la campagne je ne pense pas que ce serait nécessaire,les patients les attentent avec désespoir et impatience.
a écrit le 13/12/2012 à 23:58 :
Utopiques et sectaires ils veulent tout régenter.Ils exportent la richesse et importent la pauvreté , partagent la misère qu'ils créent et sont les fossoyeurs de toute espérance dans ce pays.Pour moi trop tard pour partir mais j'ai un fils qui fait des études (pas médicales) qui
lui permettront de s'expatrier c'est une consolation.
a écrit le 13/12/2012 à 23:46 :
L'on manque de Médecins,POURQUOI CONSERVER LE NUMERUS CLAUSUS ?Alors qu'il y a obligation de reconnaissance,sanscontrôle des autres diplômes Européens,même s'il n'y a pas de Numèrus Clausus en ces Pays ./.
Réponse de le 14/12/2012 à 11:50 :
Le conseil de l'ordre considère qu'il y a suffisement de médecins mais que c'st la répartition qui pose problème
Réponse de le 14/12/2012 à 12:21 :
Ce n'est pas l'ordre des Médecins qui fixe le numérus clausus mais bien le gouvernement par la sélection aux examens.
la génération actuel du babyboum va partir à la retraite dans les 5 ans. Le désert médical va s'accentuer terriblement mais pas forcement à la campagne; En effet certaine spécialité : chirurgie , Gynécologie etc ne forment pratiquement plus de praticiens faute d'étudiants. Et cela dure depuis plusieurs années. Personne n'en parle
Comme d'habitude ce gouvernement fait des effet de manches avec plein de poudres aux yeux en employant des mots marquetés ronflants. Mais il n'y a aucune stratégie de remplacement des praticiens actuels. Qui va soigné les retraités dans 10 ans......
Bien cordialement
a écrit le 13/12/2012 à 22:01 :
Encore une qui a envie de se faire remarquer comme Duflot !! Encore un effet d'annonce
dont tout le monde se moque bien !!
a écrit le 13/12/2012 à 21:38 :
Les médecins sont trop payés par rapport aux autre métiers subventionnés par l'état (ici,sécu). Ils doivent en contrepartie accépter de faire des concessions. La période bénie de l'état riche et aux poches sans fond est finie, il serait temps que les médecins le comprennent, le déficit de la sécu est abyssal.
Réponse de le 13/12/2012 à 21:54 :
Vous pouvez rêver, si vous continuez comme cela, plus aucun médecin ne restera en France, et cela sera mérité.
Réponse de le 13/12/2012 à 22:55 :
IL suffit d'en former plus. Quand aux médecins qui partent à l'étranger, vous délirez, il faudrait déjà qu'ils parlent des langues étrangères, et ce n'est pas leur point fort... IL faut éarréter de délirer avec cette menace de partir à l'étranger, personne ne le fait en pratique, au contraire les médecins étrangers viennent en France, et sont moins bien payés pour une question de statut; et on les exploite.
Réponse de le 13/12/2012 à 23:21 :
Croyez-vous que l'on attende les médecins français à l'étranger? Vous rêvez! Et ils déchenteraient par rapport à leur statut privilègié et protégé chez nous.
Réponse de le 14/12/2012 à 1:07 :
Détrompez-vous, les médecins français sont courus partout, surtout au canada et aux usa, où il y a pénurie, parfois des listes d'attente de plusieurs mois. Renseignez vous avant d'écrire n'importe quoi.
Réponse de le 14/12/2012 à 10:03 :
Dites-moi combien de médecins sont prêts à partir? Votre corporatisme ne doit pas vous aveugler!
a écrit le 13/12/2012 à 21:33 :
Proposer un salaire minimum de 4600 euros net/mois à des médecins dans la crise actuelle c'est indécent. D'autant plus que les chercheurs, bac +8 donc plus diplômés, ne sont payés que 1700 euros net en début de carrière alors que c'est eux qui font l'avenir du pays et qu'ils fuient à l'étranger ! La SOLUTION : libéraliser le métier en créant plus de médecins, en augmentant le NUMERUS CLAAUSUS, qui est la cause du faible nombre de médecins. Si on réduit la pénurie de médecins, certains seront bien obligés de s'installer dans les déserts médicaux. Et de plus ma mesure baisserait le chômage (plus de médecins) et diminuerait le tarif des médecins (concurrence), mais les médecins sont contre pour protéger leurs PRIVILEGES.
Réponse de le 13/12/2012 à 23:30 :
Savez-vous qu'il n'y a jamais eu autant de médecins en France; mais ils sont mal répartis géographiquement et entre la médecine générale et les spècialistes. UMP et PS n'osent pas engager la véritable réforme: paiement au forfait et fin de la libre installation.
a écrit le 13/12/2012 à 20:30 :
elle ferait mieux d'assainir les beneficiaires de la secu , la on pourrait faire des economies , une incompetente de plus ,
Réponse de le 13/12/2012 à 23:18 :
Que voulez-vous dire? Savez-vous que 80% des fraudes sont le fait des professions de santé?
a écrit le 13/12/2012 à 19:18 :
Encore une opération de com qui n'apportera rien. Un médecin qui s'installe pense d'abord à sa vie familiale, à sa rémunération (car il fait de très longues études ) Alors, devenir médecin de campagne si on n'en a pas envie, ce sera NON. Dans la Nièvre, une commune s'est démené pour proposer un salaire assuré de 5 000 euros avec plein de facilité depuis un an. Cela n'interesse personne ! C'est encore une opération marketing d'un gouvernement aux abois
Réponse de le 13/12/2012 à 23:15 :
Votre réponse montre le peu de souci que vous avez pour l'intérêt général. N'oubliez pas que les médecins sont en fait des salariès de la Sécu; sans elle ils n'auraient pas le niveau de vie actuel (voyez avant 1945). Quasi fonctionnaire, ils doivent,comme eux, nommés là où il y a des beoins et ne plus être payés à l'acte (système inflatinniste). Savez-vous combien coûte la libre installation, des milliards par an;.Ce sont les assurés qui paient.
a écrit le 13/12/2012 à 18:38 :
je croyais que dans ce cas il s'agissait d'un probleme de choix d'etablissement et qu'il en existait un plus proche?
a écrit le 13/12/2012 à 18:36 :
Désert médical il y a aussi le problème des dentistes .....
a écrit le 13/12/2012 à 18:14 :
La collectivité paye les études des futurs médecins. Il faut des contres parties avec obligation de s'installer dans les régions déficitaires et interdiction dans les départements surreprésentés. Certains secteurs professionnels sont réglementés autant faire de même pour l?installation des cabinets de médecins ?
Réponse de le 13/12/2012 à 18:46 :
1-la collectivité paye les etudes de tout le monde(ou presque) et meme de beaucoup d'etrangers
2-il existe effectivement en medecine des eleves payés qui en contrepartie doivent un certain nombre d'années à la nation: le service de sante militaire. Ce systeme existe aussi pour d'autres etudes superieur: travaux publiques, ecoles normales superieurs,...
Réponse de le 13/12/2012 à 21:35 :
Oui, mais l'état ne paie pas 6 ans ou plus d'études à tout le monde, et surtout l'état ne rembourse pas, et donc ne subventionne pas, l'activité de tout le monde : les médecins sont des quasi fonctionnaires car tout est payé par la sécu, donc cela demande bien des contreparties. Un prof est envoyé enseigner en banlieue, pourquoi les médecins ne seraient pas eux aussi envoyés quelque part, en contrepartie de ce que leur paie la sécu ?
a écrit le 13/12/2012 à 18:08 :
Après les "Traders de la médecine" pour les dépassement d'honoraires. Voilà les "demi-fonctionnaires libéral" de la médecine payés 4600 ? garantie sans obligation d'objectif et de rentabilité en bonne administration publique à fond perdu.
Réponse de le 13/12/2012 à 21:40 :
les 4600? sont brut et la dessus ses copains socialos de Bercy repiquerons 2300? de charges
+ les quelques suprises qui vont arriver en cours d'année pour boucher les trous !!
Réponse de le 13/12/2012 à 22:56 :
Vous confondez brut et net. MDR = Mieux DormiR ?
a écrit le 13/12/2012 à 17:56 :
A force de creuser, on arrive au fond !...
Réponse de le 13/12/2012 à 18:27 :
Ca c'est argumenté comme commentaire au moins.

Je suis au contraire tout à fait favorable à l'action de Marisol Touraine, elle a mené plusieurs réforme importantes, notamment le plafonnement des dépassements d'honoraires qui étaient devenus extrêmement problématique et cette nouvelle réforme permettra de combattre les déserts médicaux qui sont un enjeu important de santé publique.
a écrit le 13/12/2012 à 17:39 :
Je ne comprends pas pourquoi l'on ne forme pas pendant cinq ans des infirmiers infirmières leur donnant ainsi davantage de connaissances et pouvant répondre à une partie de la population aussi bien qu'un médecin généraliste. Les médecins sont très bien représentés au parlement est-ce pour cela qu'on ne s'en sort pas?
Réponse de le 13/12/2012 à 17:57 :
Nous pourrions former les contrôleurs pour conduire les trains et le Stewart pour piloter.
Réponse de le 13/12/2012 à 18:32 :
cela n'est pas aussi bete que ce qu'Fx...lesoin laisse entendre. En fait les infirmieres sont déja tres bien formées et pourrait facilement nous seconder quand les patients viennent nous voir pour un certificat d'absence apres une journée de gastroenterite ou de rhinopharyngite. Cela existe dans d'autres pays tout aussi développés que le notre, et il existe meme des experiences plus poussées. Par exemple faire pratiquer des coloscopies de dépistage par des infirmieres(avec bien entendu controle d'un medecin en cas d'anomalie)
a écrit le 13/12/2012 à 17:26 :
Bon à savoir.. elle va s'installer où ????

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