Projet de réformes en Grèce : un adieu à la logique de la troïka

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Alexis Tsipras a-t-il abandonné toutes ses promesses ?
Alexis Tsipras a-t-il abandonné toutes ses promesses ? (Crédits : © Alkis Konstantinidis / Reuter)
Beaucoup ont vu dans la liste de réformes soumises par le gouvernement grec à l'Eurogroupe un abandon pur et simple des promesses de Syriza. Une conclusion qui semble bien hâtive lorsqu'on regarde dans le détail.

Le plan de réformes du gouvernement grec soumis à la Commission est-il un abandon du programme de Syriza proclamé à Thessalonique en septembre 2014 ? La réponse est plus complexe que la question.

Syriza n'a pas le monopole de l'oubli de son programme

Un préalable, d'abord. Aucun parti politique au monde n'a jamais respecté à la lettre son programme électoral. Rappelons que les engagements de campagne de François Hollande ont été largement revus (retour à un déficit de 3 % du PIB en 2013, mise en place d'un vrai pacte de croissance contre la ratification du pacte budgétaire, «mise au pas de la finance », etc.), mais ce n'est pas une spécialité française. Antonis Samaras, chouchou de la troïka et Bruxelles en 2012, n'a guère réussi à remplir sa promesse de réviser le mémorandum ou celle de renégocier la dette. Et même la très admirée Angela Merkel a su, en son temps, abandonner ses promesses de campagne. En mai 2010, après plusieurs mois de palabres et de cacophonie, la chancelière annonçait qu'elle repoussait sine die les baisses d'impôts promises lors de la campagne de 2009. Et malgré le retour des comptes publics allemands à l'équilibre, les contribuables d'outre-Rhin, attendent toujours la grande réforme fiscale qui supprimera la « progression froide » de l'impôt sur le revenu, c'est-à-dire le phénomène qui conduit à transférer au fisc une grande partie des augmentations de salaires. Bref, le propre de la politique est de s'adapter aux circonstances. Pourquoi exiger alors du gouvernement grec ce que l'on ne reproche pas à d'autres ?

La pression européenne et les critères de jugement

Il faut ensuite juger cette liste pour ce qu'elle est : un document exigé par l'Eurogroupe pour obtenir un financement de quatre mois. Dès lors que le gouvernement grec avait refusé de plancher sur une sortie désordonnée de la zone euro et avait accepté un compromis, il devait remettre en cause certaines promesses de campagne. La question est donc désormais savoir si cette liste réduit largement ou non la capacité du nouveau gouvernement à atteindre ses objectifs à long terme : rompre avec l'austérité, relancer l'économie, en finir avec le clientélisme et l'oligarchie économique. Enfin, il faut aussi juger cette liste au regard de ce à quoi la Grèce à échapper : les exigences de la troïka et le plan du précédent gouvernement présenté en novembre. C'est en ayant ces critères en tête qu'il faut examiner la lettre envoyé par Yanis Varoufakis, le ministre hellénique des Finances à Jeroen Dijsselbloem, son homologue néerlandais et président de l'Eurogroupe.

Une lutte contre l'injustice sociale

Premier point de cette liste de réforme : l'amélioration des rentrées fiscales et sa juste répartition. Ce point est parfaitement en accord avec le deuxième pilier du discours de Thessalonique qui prévoyait de « promouvoir la justice fiscale. » Dans sa lettre, Yanis Varoufakis promet de travailler à une « nouvelle culture de conformité fiscale afin de s'assurer que toutes les parties de la société, particulièrement les plus aisés, contribuent justement au financement des politiques publiques. » Plus loin, la lettre précise que le gouvernement entend doter de nouveaux moyens « le Secrétariat général aux Recettes publiques (GSPR), notamment les unités qui concernent les grands débiteurs et les grandes fortunes. » A cela, s'ajoute l'augmentation promise des inspections, des audits et des capacités de collecte.

Ces différentes mesures visent clairement à viser les privilèges dont bénéficient les plus riches en Grèce. Privilèges souvent dénoncés à l'étranger, mais qui n'ont jamais été sérieusement été combattus dans le pays. C'est en réalité un défi séculaire. Traditionnellement en Grèce, en effet, la collecte de l'impôt est marquée par une réelle injustice entre salariés, contraints par la retenue à la source, et non-salariés, entre plus riches, bénéficiant de passe-droit et d'une grande tolérance de l'administration, et moins riches, moins épargnés. Cette injustice a entraîné à la fois un sentiment d'impunité de l'oligarchie et un réflexe de « défense » de beaucoup par la fraude fiscale. Syriza l'a emporté aussi sur ce programme de restauration de la justice fiscale qui avait été largement ignoré par les précédents gouvernements et la troïka et que le nouveau gouvernement grec place - pour ne pas dire - impose désormais dans l'agenda des réformes. Les Européens peuvent toujours prétendre qu'ils ont forcé la main d'Athènes, mais le fait est que, sur ce point, Syriza est en parfaite adéquation avec son programme de démantèlement de l'oligarchie.

La lutte contre la fraude et l'évasion fiscale est une lutte contre l'oligarchie

Même constat concernant la lutte contre la fraude et l'évasion fiscale. Les précédents gouvernements avaient brillé par l'absence de vraie politique dans ce domaine. On se souvient même que la fameuse « liste Lagarde », liste de 1.991 évadés fiscaux, transmise par celle qui était encore en octobre 2010 ministre française de l'Economie au gouvernement grec, était restée lettre morte. Il avait fallu deux ans pour qu'un journaliste (par la suite poursuivi pour atteinte à la vie privée) révèle l'affaire. Mais le gouvernement était resté inactif et la troïka n'avait pas jugé bon d'exiger une quelconque action. Cette fois, la lettre de Yanis Varoufakis promet « une plus large définition de la fraude fiscale et de l'évasion fiscale, ainsi qu'une destruction de l'immunité fiscale. » Il promet d'utiliser les « innovations technologiques » et les « innovations électroniques » pour lutter contre la fraude à la TVA, notamment. Ce travail devant permettre d'éviter l'augmentation très discutable sur le plan économique de la TVA sur l'hôtellerie de 6 % à 13 % prévue par le précédent gouvernement.

Dans ce domaine, donc, le nouvel exécutif grec est cohérent : il lutte là encore contre une oligarchie qui refuse de participer à l'effort commun depuis longtemps en Grèce. On peut ainsi se souvenir du rôle des grandes fortunes lors du régime des Colonels, mais aussi de l'accélération de la fuite des capitaux lors de l'austérité, faisant porter le fardeau de cette dernière aux plus pauvres avec la complicité d'une troïka là aussi passive. L'enjeu, comme le rappelle la lettre de Yanis Varoufakis, est donc de mieux répartir l'effort dans le pays. Et ceci est parfaitement en cohérence avec le programme de Syriza. Surtout, le mouvement est bien joué : il rappelle qu'une partie du problème ne réside pas en Grèce, mais aussi dans le reste de la zone euro où l'on tolère, voire encourage, une concurrence fiscale conduisant à « l'optimisation » fiscale des entreprises et des particuliers. La Grèce ne pourra lutter efficacement contre l'évasion fiscale que si l'Union européenne engage une réflexion dans ce domaine. Le succès des réformes grecques ne dépend donc pas toujours que de la Grèce.

Une réforme de l'administration différente des précédentes

Troisième chantier évoqué par Athènes : la réforme de l'administration. Là aussi, le point est en accord complet avec le quatrième pilier du programme de Thessalonique où Syriza défendait une plus grande transparence de l'administration. Durant la campagne, Alexis Tsipras a largement bénéficié d'un soutien populaire grâce à son discours anti-corruption. Et là encore, le bilan des gouvernements qui ont collaboré avec la troïka sont réduits. Les dernières années ont vu le maintien du clientélisme, notamment dans l'arbitraire avec lequel les licenciements ont lieu dans la fonction publique. Cette fois, Yanis Varoufakis entend promouvoir une « administration publique moderne » plus efficace, notamment en améliorant les procédures de recrutement, en encourageant le mérite et établir des « procédés justes pour maximiser la mobilité des ressources humaines ou autres. » Par ailleurs, la transparence des marchés publics sera améliorée, le financement des partis politiques sera mieux encadré, la contrebande combattue. L'ambition est bien de casser le clientélisme qui a trop régné au sein de la fonction publique grecque. Et on ne peut y voir là aucune trahison, bien plutôt la mise en avant des insuffisances des gouvernements précédents.

Pour autant, le gouvernement entend en finir avec les coupes franches dans les salaires et les effectifs de l'administration. Si rien n'est dit quant à la réembauche d'une partie des fonctionnaires licenciés, si la hausse des salaires ne semblent plus d'actualité, du moins l'ambition de la troïka exprimée à l'automne dernier de couper encore dans la fonction publique ne semble plus d'actualité. Le gouvernement grec veut améliorer la grille salariale pour que, sans augmenter la facture budgétaire, les salaires soient « plus justes. » On voit encore le souci de justice sociale au cœur de ces réformes. Là aussi, la logique imprimée par le nouveau gouvernement est fort différente, quoi qu'on en dise et malgré un abandon évident de certaines promesses, des précédents gouvernements et de la logique de la troïka. Cette logique est présente dans d'autres domaines de la liste Varoufakis (notamment sur la santé ou le marché du travail où Athènes réclame le soutien de l'Organisation internationale du travail (OIT) et veut établir un équilibre entre « justice et flexibilité »).

Trahison partielle sur les privatisations

Concernant la question des privatisations, il y a évidemment une forte concession faite aux « institutions » : Athènes s'engage à respecter les privatisations qui ont été complétées et s'engage à achever « conformément à la loi » les appels d'offre lancés. Cette réserve est importante, car elle permet d'envisager des améliorations et de casser les processus qui auraient été marqués par de la corruption ou des procédures trop rapides. Mais surtout, le gouvernement indique qu'il va procéder à une « revue des privatisations qui n'ont pas encore été lancées » afin d'améliorer les bénéfices à long terme pour l'Etat. En validant cette phrase, l'Eurogroupe reconnaît que le programme de privatisation n'était pas forcément pertinent et que les ventes rapides à prix bradés des actifs de l'Etat étaient de mauvaise politique. Là encore, c'était un point essentiel des promesses de Syriza pendant la campagne : ne pas vendre à tout prix pour simplement « privatiser. » C'est un clair coup d'arrêt là encore à la logique de la troïka.

L'imposition du problème humanitaire à l'Europe

Enfin, Athènes est parvenue à faire accepter et valider par l'Eurogroupe son plan de gestion de la crise « humanitaire », autrement dit le premier pilier du programme de Thessalonique. Ceci est une victoire morale incontestable, car en ne refusant pas cette partie de la liste envoyée par Yanis Varoufakis, l'Eurogroupe a implicitement accepté de reconnaître les effets désastreux de la politique qu'il a soutenue et encouragée depuis 2010. C'est d'autant plus remarquable que le gouvernement Tsipras a conservé les ambitions de son programme : accès à l'alimentation, au logement, à la santé et à l'énergie. L'augmentation du salaire minimum est réaffirmée, même si la date de sa mise en place disparaît du programme. Mais ceci signifie-t-il un abandon de cet objectif ou son renvoi au moment où la Grèce n'aura plus besoin du financement européen ? Toujours est-il que, là aussi, l'Eurogroupe a validé le principe du renversement d'une mesure imposée par la troïka.

Déception des électeurs ? Pas si sûr

Evidemment, il est naturel que certains électeurs de Syriza se sentent trahis par cette liste de réformes. Mais il convient de ne pas oublier que beaucoup de ces électeurs ne se faisaient, avant les élections, guère d'illusions sur la mise en place de ce programme. Le vote Syriza a moins été un vote pour son programme de Thessalonique qu'un vote contre la logique de la troïka et contre la persistance du clientélisme organisé par les grands partis Nouvelle Démocratie et Pasok soutenus par cette même troïka. De ce double point de vue, ce qu'a imposé le nouveau gouvernement à l'Europe semble assez notable. La trahison est sans doute moins forte que celle à laquelle s'attendaient bien des électeurs.

Si la position du gouvernement grec, toujours soumis par l'accord du 20 février, à la logique de l'ancien mémorandum et aux échéances de remboursement des dettes détenues par la BCE en juillet et août, n'est guère aisée, Athènes a su imposer plusieurs de ses priorités. Il a confirmé que, désormais, les ordres ne venaient plus des institutions, mais que le gouvernement grec pouvait déterminer une grande partie de son propre agenda, notamment en mettant l'accent sur la justice sociale. Car la politique d'austérité a fortement accentué les déséquilibres sociaux déjà considérables dans la société grecque. Comme il le recommandait avant même l'élection du 25 janvier, le gouvernement grec a remplacé l'action unilatérale de la troïka à une coopération. C'est un changement qui n'est pas anecdotique.

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a écrit le 26/02/2015 à 13:54 :
Il me semble que les grecs n'attendent pas grand chose , mais il ne sont pas naifs pour autant , amener un peu de justice meme cela les états nantis sur le dos des autres ne veulent pas l'entendre , il faut que syriza echoue pour faire un exemple , pour moi c'est reculer pour mieux sauter
a écrit le 26/02/2015 à 10:22 :
Suivant ce fil de discussion, cet acharnement à faire la démonstration que la Grèce s'est couchée...est évidemment la preuve du contraire.

Le Parlement grec met en place un audit sur la dette, relance la commission sur les dettes de guerre de l"Allemagne et la stipulation concernant les privatisations et la loi permet de revenir sur celle de l'électricité dont l'appel d'offre ne comprenait aucune contrainte pour les opérateurs , ce qui est contraire à la loi grecque mais également aux textes européens qui garantissent un "service public minimum" en quelque sorte.

La bataille est rude mais tout ceci est de bonne guerre.
Réponse de le 26/02/2015 à 10:59 :
+10000
a écrit le 26/02/2015 à 9:40 :
Y ZONT RIEN COMPRIS = actuellement on (parlement ) vote sur une prolongation du programme d aide en cours , sans y changer une virgule.
Le bilan sera fait, à savoir si la Gréce a rempli point par point les engagements de ce
programme ( signé Troika).
Et si ce n est pas le cas , il n y aura pas de nouveau programme ( fin Juin).
Actuellement tout le monde se tape sur les épaules pour le 4 mois de répis !
a écrit le 25/02/2015 à 19:37 :
Ils se sont déjà couchés, comme prévu, ça aura tenu 3 semaines ? Un parti financé par Soros, il fallait être miro pour y croire.. Comme d'hab, il suffisait de chercher à qui profite Syriza, fastoche..
a écrit le 25/02/2015 à 18:45 :
Concrètement ils en pensent quoi les Grecs qui ont votés Syriza Ils vont etres les dindons de la farçe ????? Une fois de plus cela risque de mal finir et pas qu'en Grèce......
a écrit le 25/02/2015 à 17:13 :
L’ÉLECTION : les politiques sont prêts à raconter tout et son contraire pour avoir le "job" de Premier Ministre ou Président
LA RÉALITÉ APRÈS L’ÉLECTION : c'est ce qui est appelé la "révélation des mensonges" car les politiques sont bien obligés de se conformer à la réalité
a écrit le 25/02/2015 à 16:57 :
Pourquoi présenter les mésures prises par le gouvernement grècque précédent sous l'oeuil de la "troika" comme étant seulement dues à la "troika" ? La "troika" représente les pays prêteurs et n'a eu que pour objective de superviser les décisions du gouverment grècque pour s'assurer que ces décisions ne mettent pas en peril le remboursement des prêts - une motivation tout à fait compréhensible. Si le gouvernement grècque présedent a decidé de serer le vis pour les foyers modests et de ne pas agir pour augmenter la justice fiscale par mise en solidarité des foyers riches c'est la faute du gouvernement grècque précédent.
Il est aussi douteux de clamer que l'objective de Syriza à faire passer à la caisse les riches soit en contradiction avec la volonté des pays de l'Eurogroupe - eux qui ne veulent que obtenir la garantie que la Grèce puisse un jour rembourser les prêts de sauvetage.
a écrit le 25/02/2015 à 14:35 :
Maquillage pour entrer dans l'Europe,
Maquillage pour la maintenir dans l'Europe
bientôt le roi sera nu et tous pourrons voir la réalité Europe.
Les 4 mois auraient été accordés avec ou sans plan; petit maquillage qui va permettre d'affiner la sortie que chacun souhaite indolore pour sa propre personne. il y aura de gros perdants
Réponse de le 25/02/2015 à 18:06 :
ça veut dire quoi, au juste, "juste" et "justice sociale" ?
Est-ce que le but ultime de la "justice" n'est tout simplement pas une égalisation parfaite de tous les revenus, quelque soit la contribution et l'implication ?
Un vrai bonheur pour ceux qui se remuent !!!
Réponse de le 25/02/2015 à 21:45 :
Non. Les gros ne sont que très perdant.
a écrit le 25/02/2015 à 13:44 :
Il reste juste à passer aux actes

Taxer les 2000 fraudeurs qui étaient sur la liste de Lagarde et taxer l'église et virer les corrompus de l'état

Pour l'instant c'est des paroles !!!
Réponse de le 25/02/2015 à 21:53 :
Rigoureusement exact.
a écrit le 25/02/2015 à 13:42 :
En fin de compte le gouvernement n'a pas obtenu ce qu'il souhaitait : plusieurs milliards. Il n'a obtenu qu'un recul de 4 mois d'un éventuel prêt par "les institutions" (ex troïka) qui examineront sérieusement si les propositions entre dans les clous de ce qu'avait accepté le gouvernement précédent.
En fin de compte les rodomontades du ministre grec ont desservi les intérêt de son gouvernement !
Dommage que l'article soit si long pour ne pas conclure par : "Pour l'instant rien n'a été obtenu sauf un contrôle renforcé, donc une dépendance accrue !"
Réponse de le 25/02/2015 à 15:09 :
En bref, tu n'as rien compris à l'article :)
a écrit le 25/02/2015 à 13:03 :
Syriza a enfumé ses électeurs, un point c'est tout !

Vous pourrez raconter toutes les fioritures que vous voudrez en marge des décisions qui ont été prises (la dette doit être payée, la Troîka est toujours là, l'austérité est toujours à l'ordre du jour, les privatisations vont se poursuivre), cela ne changera rien à cette triste réalité !
Réponse de le 25/02/2015 à 21:50 :
Si. L'esprit est différent.
a écrit le 25/02/2015 à 12:56 :
Les jeux sont faits : étant donné la faiblesse structurelle de l'économie grecque et la force relative de l'euro qui est un handicap dans son cas, il n'y a qu'une seule issue :
LA GRECE DOIT QUITTER LA ZONE EURO sans regret.
Quant à Chypre c'est un scandale affilié à celui de la Grèce
Réponse de le 25/02/2015 à 13:07 :
Les eurobéats s'imaginent qu'ils vont transformer l'économie du pays et faire des Grecs des Allemands !!! Ils n'ont pas encore compris qu'un peuple ça NE SE REFORME PAS !
a écrit le 25/02/2015 à 12:17 :
Article assez partisan, mais bon.
Ceci étant écrit, le nouveau gouvernement pourra peut-être réaliser une partie de ce que n'a pas fait l'ancien (d'après ce que j'ai compris, l'ancien n'avait pas fait grand chose mais je me trompe peut-être).
Le nouveau gouvernement et le peuple grec vont être confrontés avec de dures réalités mais en votant, le peuple grec savait très bien que de nombreuses promesses ne pouvaient être tenues.
Une sortie la tête haute pour les deux parties (win-win): c'est le principal.
Soyons donc positif pour la suite des événements.
Cordialement
a écrit le 25/02/2015 à 11:58 :
Article bien construit qui remet en perspective la politique de l'actuel gouvernement grec et montre en tous cas sa cohérence et ses axes principaux.
a écrit le 25/02/2015 à 11:51 :
M. Varoufakis est un expert de la théorie des jeux mais il se heurte à des gens experts de la pratique des jeux....et comme on dit entre la théorie et la pratique il y a une (grosse) différence !
a écrit le 25/02/2015 à 11:40 :
finalement l'Europe et la Grèce s'engagent sur les vraies réformes dont la Grèece a besoin. L'austérité en Grèce n'avait pas de sens economique le problème de la Grèce n'étant pas tant économique que "politique" : un Etat inexistant.
il manque un volet toutefois. Quid de la politique industrielle ?
car dire aux grecs : "vous êtes condamnés à gagner 3 fois qu'allemand pour l'éternité" ne'est si souhaitable pour l'économie grecque (il faut bien des salaires , de la croissance pour payer les impots et rembourser la dette) ni pour l'Europe car c'est la porte déjà bien ouverte à tous les dumpings et l'adieu à la convergence sociale fiscale environnementale que tous souhaitent : sinon on entendra en france des chefs d'entreprises criant à la concurrence déloyale
a écrit le 25/02/2015 à 11:26 :
Ne pas reprocher à Siriza de ne pas tenir ses promesses (puisque beaucoup ne reprochent pas le même comportement de la part de Hollande), ok.
Mais il faut quand même à minima souligner que ces promesses étaient, sont et seront INAPPLICABLES ! Alors les Mélenchon et compagnies qui proposent les mêmes rêves, il faut les dénoncer pour ce qu'ils sont : des menteurs qui proposent uniquement du rêve !!!
Réponse de le 25/02/2015 à 11:49 :
De ce fait, il faudrait le nommer membre d'honneur du parti socialiste français, voire président d'honneur du PS !
a écrit le 25/02/2015 à 11:18 :
Oui, beaucoup de très grosses approximations et de "wishful thinking" dans cet article. Par ailleurs, aucune mention n'est faite des rumeurs concernant l'auteur réel de la liste des réformes. En effet, le Pdf en question est au nom d'un haut fonctionnaire de l'ECOFIN Declan Costello, et non de Varoufakis. L'interprétation des journalistes à ce sujet qui évoque la mise sous pdf d'un document Word ne tenant évidemment pas...
a écrit le 25/02/2015 à 11:09 :
en résumé Syriza ... l'a dans le c... !
Réponse de le 25/02/2015 à 11:31 :
tradition chez les Grecs ! ;o)))))
a écrit le 25/02/2015 à 10:52 :
Article tout à fait pertinent qui vient faire taire la grossière Une du Monde sur la capitulation d'Athènes!
Ce matin gauchistes puérils et libéraux se retrouvent donc sur la même ligne politique.
Sur la question des privatisations, Syriza avait annoncé dès le début qu'elle les bloquait suite à la demande de clarification du gouvernement chinois après l'annonce sur celle du port du Pirée.
Pour l'augmentation des salaires, l'argument de Juncker; relevant que si la Grèce relevait son salaire minimum comme prévu, il y aurait alors 6 pays de l'Eurogroupe qui auraient alors un SMIC inférieur au smic grec et que donc il serait difficilement vendable politiquement dans ces pays de "vendre de l'aide à la Grèce"; cet argument a prévalu mais le paradoxe est donc que l'UE vient de mettre au cœur des débats l'augmentation des salaires minimum en Europe. Le gouvernement grec pour casser la troïka a introduit comme interlocuteur partenaire sur ces questions l'OIT, bien joué quand on se souvient que l'OIT avait condamné les mesures austéritaires dans leur volet social en Grèce...
Comme à chaque étape des négociations, les négociateurs de l'UE roulent des mécaniques dans un 1er temps persuadés d'avoir fait mordre la poussière aux Grecs et le lendemain ils constatent que le doigt dans l'engrenage les concerne aussi.
Ainsi donc , l'OIT est un partenaire nouveau et la question de l'augmentation des salaires est posée en Europe par le président de la Commission Européenne...suite au prochain épisode!
Réponse de le 25/02/2015 à 11:01 :
un petit pb ce n'est pas l'OIT qui paye la note alors ces recommandations elle les mettent à un endroit précis ou ma mère m'avait interdit absolument de le nommé
a écrit le 25/02/2015 à 10:42 :
c'est le chant du cygne dans 4 mois bye bye la Grèce engrècée par la troika ha ha Bon débarras n'est ce pas :-)
Réponse de le 25/02/2015 à 12:00 :
@haroun, juste pour rire: serais-tu parent de Haroun Tazieff, le gynécologue de Roselyne Bachelot ??
a écrit le 25/02/2015 à 10:31 :
La Grèce sort d'un "pillage" organisé, en profitant de la méthode, pour remettre de l'ordre dans le pays afin d'être prêt, le cas échéant, a sortir de la zone euro en meilleur état que lors de son entrée!
a écrit le 25/02/2015 à 10:31 :
Ce à quoi la Grèce a (sans accent !!) échappé (participe passé!!!)... Ce sont des fautes d'orthographe grossières qui me gênent... Navré.
Cordialement.

PS : Votre article est excellent. Vous êtes à mes yeux le meilleur journaliste économique du moment. Merci pour votre travail.
Réponse de le 25/02/2015 à 10:39 :
cela n'engage que vous cher mossieur
Réponse de le 25/02/2015 à 10:51 :
ça va aller ? tu veux un verre d'eau ?
a écrit le 25/02/2015 à 10:30 :
Romaric Godin ou l'art des idées compliquées, confuses et du populisme latent... Après de nombreux articles où il décrivait une Grèce noble et conquérante face aux affreux Allemands bien isolés en Europe, voici qu'il nous dit que l'accord signé est une victoire pour la Grèce. Avec des arguments hétéroclites. On admire la grandeur du premier argument selon lequel c'est vrai que les politiques ne tiennent jamais leurs promesses et que c'est là chose tout à fait normale. A ce jeu, la France est championne mais est-ce un modèle à suivre ? N'est-ce pas justement ce qui nourrit la montée des extrémismes ?
Quant au fond, je retiens de ce que je lis par ailleurs mais que je ne trouve pas dans l'article de R. Godin que le versement de l'aide dans les quatre prochains mois reste conditionné à une revue détaillée des projets de reformes de la Grèce. Enfin, on sait aussi que la Grèce a renoncé à toute mesure unilatérale susceptible d'aggraver les déséquilibres.
Quant aux nombreux anti-européens qui se retrouvent autour des articles de R. Godin (ce dont je m'inquiéterai à sa place) et qui recommandent à la Grèce de quitter la zone Euro, la meilleur réponse à leur faire est que la Grèce a justement préféré renoncer. Il doit y avoir des raisons.
Au final, il est incontestable que la Grèce a manqué de réalisme et a sous-évalué les contraintes externes. Elle a reculé devant le risque immense de quitter l'euro. Voilà la conclusion générale mais rien de tout cela dans l'article de Godin.
Réponse de le 25/02/2015 à 10:56 :
La Grèce fait ci, la Grèce fait là....c'est plus poli que la dénonciation sans nuance de la fainéantise des Grecs, mais c'est la même ligne politique.
Euh....populisme avez vous dit ?
PS: Derrière la Grèce , comprenez libéraux conservateurs ou socialistes grecs, si vous voulez dénoncer les dérives du passé .
Réponse de le 25/02/2015 à 13:22 :
En même temps, c'est l'intransigeance allemande qui a entraîné ces renonciations. Les négociations étaient bien parties, notamment avec Djissoelblem et Moscovici, mais Schauble a dit "Nein !". Et personne n'ose rien dire face aux Allemands.
A tous ceux qui sont contents du 49.3 et de cette attitude allemande, sorte de nouvelle Sainte Alliance des gouvernements contre leurs peuples, ils ne viendront pas pleurer quand les diktats de la Commission Européenne ne seront plus contournés démocratiquement par la gauche mais brutalement par l'extrême droite... Ces cris, en Grèce, en Espagne ou encore en Irlande, on devrait se réjouir qu'ils soient poussés démocratiquement et non pas par la violence nationaliste. C'est ce qui malheureusement se passera si les choses continuent sur cette voie.

A bon entendeur.
Réponse de le 25/02/2015 à 14:13 :
Je suis désolé par cet éloge du programme des communistes.
Les Grecs doivent payer leurs dettes......ils ont déjà volé près de 100 milliards aux créanciers privés il y a 3 ans.....le journaliste l'a oublié.
a écrit le 25/02/2015 à 10:12 :
Cher Monsieur CODIN, je suis impressionné par la justesse de vos analyses. Evidemment, comme toujours quand le sage montre la lune, le simple regarde le doit !!!
C'est toujours le cas quand la partie irrationnelle prend le dessus sur la réflexion.
Selon moi, il y a deux décisions stratégiques possibles au sein de l'UE :
- Maintenir la zone euro et son implantation géopolitique
- Prendre le risque (qui ne pas une certitude) d'éclater la zone euros et peut-être l'UE
Hors éclatement de la zone euro, il y a trois solutions à la crise :
1- Revenir à une monnaie commune mais non plus unique
2- Interdire ou réguler les déséquilibres des balances commerciales intra européennes
3- Imposer les profits à l’exportation et les transférer sous forme de subventions à l’investissement productif aux pays déficitaires.
L’Europe a besoin de solidarité et de fédéralisme, si on veut sauver la zone euro.
Une politique basée uniquement sur l’austérité fait pression sur l’économie et amène le chômage et la dépression. Alors, le rapport entre Dette et PIB se détériore.
Dans ce cas les pays périphériques (Grèce, Portugal, Espagne, Italie, Irlande,…) ont intérêt à redevenir maîtres de leur politique monétaire.
Si on prend le risque d'éclater la zone euro, personne ne peut garantir que l'UE résistera.
Il s'agit d'une équation mathématique assez simple, basée sur le calcul du mini max, dans laquelle on cherche à minimiser le risque et à maximiser le profit.
Personnellement je crains, objectivement, que la sortie de la Grèce est un trop grand risque, par rapports aux efforts consentis depuis des décennies, mais évidemment je peux me tromper.
Réponse de le 25/02/2015 à 10:26 :
@Harvy
La "crise" grecque est un moment de vérité pour l'Europe, une chance pour l'Europe, pour la démocratie. Si cette chance n'est pas saisie et que l'on sorte par le bas de cette crise, ce sera la montée des populismes et les conséquences qui vont généralement avec.
a écrit le 25/02/2015 à 9:49 :
On peut au moins se mettre d'accord sur le fait que rien n'est résolu à ce stade pour la Grèce, qui vient de gagner quelques mois pour esayer de mettre en place les réformes nécessaires pour rétabllir la situation. Mais ce temps va jouer aussi, contre elle. Quel possédant serait à ce stade assez fou pour laisser ses actifs dans des banques grecques chargées comme des mules d'obligations de l'état grec? On va voir l'argent continuer à quitter, très légalement, le pays, on va voir se tarir tout investissement (suspendu en attente d'y voir plus clair pour le moins), on va voir le fameux équilibre budgétaire virer au rouge vif.. et on ne verra (car impossible en quelques mois) que très peu de rentrées fiscales supplémentaires.. dans ce contexte, venir dans 4 mois avec des raisons d'espérer est tout simplement impossible, et ce quelque soit le gouvernement en place..
Réponse de le 25/02/2015 à 10:16 :
Votre scénario est bien ficelé, mais ça reste un scénario pour un film qui n'est pas réalisé et qui ne le sera peut-être jamais...ou avec un scénario modifié... ou entièrement nouveau. 4 mois, c'est très long, des tas d'événements vont avoir lieu qui auront des conséquences sur le Monde, l'Europe, la Grèce. L'histoire Grecque, sur le fond, ce n'est pas seulement une histoire d'argent, c'est une histoire idéologique, politique et c'est là tout son intérêt, parce que le sort de l'Europe en dépend. Une autre Europe est nécessaire, ce pourrait être la contribution de la Grèce de la faire émerger.
a écrit le 25/02/2015 à 9:44 :
aucun doute la confiance n est plus au rendez vous !! chacun balaie son seuil .point ...
Réponse de le 25/02/2015 à 12:18 :
L’UE n’est pas une entité, c’est une juxtaposition de pays qui cherchent chacun son intérêt personnel. Personne n’a jamais expliqué aux peuples des pays membres la signification des deux mots, Union (mariage, pacs, concubinage, amis, relations, connaissances…) et Européenne.
a écrit le 25/02/2015 à 9:40 :
L' excellent reportage d'hier sur Arte démontre parfaitement le racket organisé, les pays mis en coupe réglées pour le seul bénéfice de cette engeance de troïka, il eut fallu remonter plus en amont et regarder qui était derrière le FMI etc.. Aujourd'hui la sortie de l'Union s'impose pour tous les pays qui veulent éviter de se ruiner au bénéfice de Goldman Sachs et pour financer toujours plus d'armement des US.. Réflexion importante, à engager, à méditer...
a écrit le 25/02/2015 à 9:38 :
tout le monde se fout de savoir comment ils vont regler leurs problemes chez eux; le seul truc qui compte c'est qu'ils resolvent leurs pbs de solvabilite
Réponse de le 25/02/2015 à 10:35 :
Je proposerais bien à Churchill de changer de pseudo mais je lui laisserais les deux premières lettres:
- CH...amberlain!!
a écrit le 25/02/2015 à 9:25 :
Voilá, tous sont heureux ! Mais ce papier c´est de la poudre aux yeux, rien de plus. Tous ont gagné 4 mois pour préparer le finale du drame.
Les économismes sont tous unanimes : les belles promesses de Tsiras sont très floues et ne changeront en rien aux problèmes de la Grèce. Seule un réforme profonde des institutions grècques et de mentalité pourront remettre le pays à flot et ce est pas une affaire de 3 mois .
En attendant la seule solution c´est de quitter la zone Euro. On en reparlera fin Avril lorsque Tsirpras viendra réclamer la prochaine aide.
a écrit le 25/02/2015 à 9:11 :
ils ont bien raison, il faut dire non à la troika et ses haut fonctionnaires non élus qui font du chantage pour vendre aux copains des biens publics.

regardez le documentaire sur Arte Replay "puissante et incontrollée, la troika" vous verrez qu'elle n'est pas la pour le bien de l'Europe mais pour le bien de quelques fonctionnaires europeens/banquiers sans aucune valeurs europeennes.
a écrit le 25/02/2015 à 8:55 :
La grece DOIT moderniser son administration ET quittter l'euro . Regardez comment vit l'angleterre et la suede ?
L'euro est la propriété privée de l’Allemagne ( avec pays bas ) , contre TOUS les autres pays européens .
Réponse de le 25/02/2015 à 9:38 :
Comment pouvez vous comparer la Grèce à l'Angleterre et la Suède? A la différence de ces 2 pays, la Grèce a adopté l'Euro depuis plus de 10 ans, si Syriza n'a pas voulu prendre cette option c'est qu'il y aurait sûrement de plus gros inconvenients pour eux de quitter l'Euro
a écrit le 25/02/2015 à 8:55 :
La grece DOIT moderniser son administration ET quittter l'euro . Regardez comment vit l'angleterre et la suede ?
L'euro est la propriété privée de l’Allemagne ( avec pays bas ) , contre TOUS les autres pays européens .
a écrit le 25/02/2015 à 8:55 :
La grece DOIT moderniser son administration ET quittter l'euro . Regardez comment vit l'angleterre et la suede ?
L'euro est la propriété privée de l’Allemagne ( avec pays bas ) , contre TOUS les autres pays européens .
a écrit le 25/02/2015 à 8:55 :
La grece DOIT moderniser son administration ET quittter l'euro . Regardez comment vit l'angleterre et la suede ?
L'euro est la propriété privée de l’Allemagne ( avec pays bas ) , contre TOUS les autres pays européens .
a écrit le 25/02/2015 à 8:55 :
La grece DOIT moderniser son administration ET quittter l'euro . Regardez comment vit l'angleterre et la suede ?
L'euro est la propriété privée de l’Allemagne ( avec pays bas ) , contre TOUS les autres pays européens .
a écrit le 25/02/2015 à 8:55 :
La grece DOIT moderniser son administration ET quittter l'euro . Regardez comment vit l'angleterre et la suede ?
L'euro est la propriété privée de l’Allemagne ( avec pays bas ) , contre TOUS les autres pays européens .
a écrit le 25/02/2015 à 8:51 :
Grâce aux analyses de Romaric Godin, on est passé en quelques semaines de "la Grèce _déjà_ en position de force" à un match nul, pour finir sur un score digne d'un Allemagne-Brésil. Mais en bon coach, Romaric Godin arrive à voir des choses positives (entendre qui vont dans son sens), mais pour arriver à ce miracle il a dû aller chercher des mots, voire des lettres, entre les interlignes. Un "cap" par ci, un "itul" par là, puis un "a" et un "tion" sous-entendu, et hop, on a la "Capitulation de l'allemagne devant la grèce !", titre du prochain article de Romaric Godin.
Réponse de le 25/02/2015 à 12:24 :
Vous ne comprenez pas le film!


Pourtant si vous observez les transformations de l'UE, du discours du FMI, de la politique de la BCE, vous avez déjà vu une évolution spectaculaire depuis 2008, et maintenant la commission change son fusil d'épaule! Et cela est rien?

La BCE a mis une grosse claque à l'Allemagne avec son QE, la commission vient de mettre une deuxième sur le cas Grec...

Voila ce qu'on enseignera en histoire des faits économiques dans 20 ans, prenez un peu de recul!
Réponse de le 25/02/2015 à 12:51 :
@gringo : de toute évidence, l'art de faire passer des vessies pour des lanternes semble fonctionner sur certains !
Réponse de le 25/02/2015 à 19:41 :
Intéressant. Quand l'Europe met un "claque" comme vous dites à la Grèce c'est le mépris de la démocratie. Quand selon vous l'Europe en fait de même à l'Allemagne c'est - toujours selon vous - la justice. Donc une démocratie ne vale pas une autre selon certains.
a écrit le 25/02/2015 à 8:40 :
L'evasion fiscal est parfaitement légal. Il serait du reste injuste que les plus riches payent les dépenses votés par le plus grand nombre..
Réponse de le 25/02/2015 à 8:49 :
Hihihihihi! je sais pas si vous plaisantez ou pas, mais c'est rigolo!
Réponse de le 25/02/2015 à 10:00 :
@Nicolas
Vous êtes conscients des énormités que vous écrivez? "l'évasion fiscal est parfaitement légal". C'est immoraux, immoral, immorale, l'évasion fiscaux, fiscal, fiscale :"l'évasion fiscale est parfaitement légale et immorale." Une phrase équilibrée, accordée en genre, à laquelle on peut accoler: "Le riches paient pour les pauvres parce qu'ils ont la chance d'être riches, d'être nés au bon endroit, au bon moment, d'avoir profité de circonstances favorables, et si c'est l'intelligence qui leur a permis d'accéder à la richesse, ce serait faire insulte à leur intelligence de considérer l'évasion fiscale comme un acte positif parce que légal". La cupidité et l'égoïsme sont les préludes à la négation de l'humanité. Vous êtes plus à plaindre qu'à blâmer Nicolas, gardez vos sous, restez assis dessus en continuant à vivre dans l'angoisse de les perdre. Le vieil adage est toujours valable: "On a jamais vu un coffre-fort suivre un corbillard". Amen.
Réponse de le 25/02/2015 à 16:45 :
D'accord et conscient que cela froisse les esprit étroits et il faut mieux parler dans ce cas d'optimisation fiscale
a écrit le 25/02/2015 à 8:12 :
Romain Godin nous explique que finalement les promesses électorales, quelles quelqu'elles soient, ne valent tripette. Merci, mais ça nous le savions déjà. Et encore une fois, cette affaire de Syriza en aura fait la démonstration. Et comment croire qu'en matière fiscale il peut y avoir une justice sociale lorsqu'on sait que les plus riches ont depuis longtemps mis leurs avoirs à l'étranger et que le contrôle des mouvements de capitaux est interdit par les traités ?
a écrit le 25/02/2015 à 7:59 :
Oui, beaucoup de très grosses approximations et de "wishful thinking" dans cet article. Par ailleurs, aucune mention n'est faite des rumeurs concernant l'auteur réel de la liste des réformes. En effet, le Pdf en question est au nom d'un haut fonctionnaire de l'ECOFIN Declan Costello, et non de Varoufakis. L'interprétation des journalistes à ce sujet qui évoque la mise sous pdf d'un document Word ne tenant évidemment pas...
a écrit le 25/02/2015 à 7:31 :
L'article n'est pas bon, le journaliste fait une mauvaise appréciation de la situation la troika a été modifiée c'est la BCE, c'est le FMi qui ont remplacé la troika qui demande des chiffres pas des belles promesses qui ne seront jamais tenus, en plus il ne fait pas de doute que la Grèce ne restera pas dans la zone euro, elle n'est pas faite pour une monnaie. En plus, aucun banque ne prêterait un centime à un débiteur lui demandant de diviser par deux sa dette et lui remettre de l'argent alors que le débiteur est en faillite. Il fallait laisser en faillite le pays. C'est une illusion qui finira par coûter cher aux contribuables européens. Le début de la fin commence.
Réponse de le 25/02/2015 à 8:06 :
Je pense comme vous. Lisez les Echos, le niveau est autrement plus élevé que cette feuille de chou. Ils parlent des 4 pistes pour réformer sérieusement la Grèce, pas juste de mettre un peu de fard...
Réponse de le 25/02/2015 à 8:58 :
@ muppetchaud:...Sauf que «Les Echos» ne sont pas au pouvoir en Grèce!...
Réponse de le 25/02/2015 à 9:27 :
Le fond du problème est idéologique. La politique de Syriza est d'avancer sur ce terrain, montrer qu'il y a une voie autre que celle préconisée par l'Allemagne et mettre ainsi le gouvernement Merkel en difficulté.
Réponse de le 25/02/2015 à 9:39 :
L'évidente prudence de toutes les banques, même allemandes, depuis bien avant les subprimes, confirme ce que dit Tomibiker. On se demande bien qui a accordé à la Grèce, ou à des hôpitaux français ou municipalités UMP, des prêts impossibles à rembourser. Mais la Troïka a su trouver la bonne formule : ruiner un débiteur pour l'aider à rembourser, en servant au passage ses copains par des privatisations mafieuses. Mais pas d'inquiétude : il suffira que Sarkozy aille faire à Athènes une conférence surpayée pour donner la recette des succès économiques de son quinquennat ou de son passage au ministère du budget. Et pour apaiser la querelle Schaüble-Varoufakis, il suffit que Christine Lagarde établisse un tribunal d'arbitrage.
Réponse de le 25/02/2015 à 22:04 :
L'article est de bonne facture et reste avec une analyse près de la réalité du dossier.
Par contre, les commentaires fuses dans tous les sens. Une décision est prise par un gouvernement par rapport aux dossiers mis sur la table. Avant une élection, chaque gouvernement raconte ce qu'il veut et la population gobe. D'ailleurs, vous ne verrez jamais une caméra lors des huis-clos. Le gouvernement grec, a une politique autre que tous les autres en Europe. Il fait peur ! C'est dans ce cadre que les autres pays tous en règle générale lui ont mis des bâtons dans les roues puisque de droite ou du centre. Tous les bureaux des ministères sont tenus soit par la droite, soit par des sbires de l'Allemagne soit par l’Allemagne elle même. Le nouveau gouvernement grec l'a remarqué, ils ont donc fait une tout autre négociation, dans le sens ... gardez bien mon commentaire, nous en reparlerons d'ici 1 an....Ce gouvernement populiste a de grande Ambition !
Réponse de le 28/02/2015 à 22:12 :
Pourquoi personne ne parle de la possibilité pour la Grèce de lancer une monnaie nationale complémentaire à l'euro...
Qui ne sera plus aux mains des banquiers ( les banques centrales ne sont pas publiques et ne peuvent créer d'argent. )
Bref reconquérir notre pouvoir sur la création monétaire et s'en servir autrement, sans révolutionner l'Euro...dans un premier temps.

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