Japon : en 2015, le déficit commercial a baissé de... 78% !

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L'archipel avait glissé dans le rouge en 2011, pour la première fois en 31 ans, conséquence de la catastrophe de Fukushima.
L'archipel avait glissé dans le rouge en 2011, pour la première fois en 31 ans, conséquence de la catastrophe de Fukushima. (Crédits : © Reuters Staff / Reuters)
Le montant des importations a reculé de 18% en valeur, grâce au pétrole moins cher, mais aussi en raison d'une demande atone. Mais, pendant ce temps, les exportations accentuaient également leur baisse.

La chute des prix du pétrole profite au déficit commercial japonais. Après quatre années catastrophiques dans la foulée de l'accident nucléaire de Fukushima, ce déficit s'est en effet réduit de 78% en 2015, selon des statistiques publiées lundi 25 janvier par le ministère des Finances. Le solde négatif s'est notamment établi l'an dernier à 2.832 milliards de yens (21,8 milliards d'euros), à comparer à un déficit historique de 12.816 milliards en 2014.

Un recours accru aux hydrocarbures

Habitué par le passé à d'importants excédents commerciaux, l'archipel avait glissé dans le rouge en 2011, pour la première fois en 31 ans, conséquence de la catastrophe de Fukushima qui a entraîné l'arrêt progressif de l'ensemble des réacteurs du pays et un recours accru aux hydrocarbures pour faire tourner les centrales thermiques. Depuis, le déficit commercial annuel n'avait cessé de grimper.

Mais le Japon a bénéficié ces derniers mois de la dégringolade des cours de l'or noir. Sa facture énergétique a considérablement diminué en 2015: -41% pour les dépenses en pétrole, -32,7% pour les produits pétroliers et -29,5% pour le gaz naturel liquéfié.

Sur le seul mois de décembre, le pays a affiché un excédent de 140,2 milliards de yens (1,07 milliard d'euros), contre un déficit de 665,6 milliards un an plus tôt. Ses comptes s'était déjà inscrits dans le vert en octobre, et auparavant en mars pour la première fois en près de trois ans.

Une reprise fragile

Petit bémol cependant, ses exportations ont accentué leur baisse, reculant de 8% par rapport à celles de décembre 2014, à 6.337,56 milliards de yens (48,75 milliards d'euros), sur fond de ralentissement dans les pays émergents. Elles ont ainsi chuté de 8,6% vers la Chine, partenaire commercial majeur du Japon, et de 10,3% vers la région Asie.

Les importations se sont quant à elles repliées de 18% en valeur, à 6.197,3 milliards de yens, grâce au pétrole moins cher. Mais c'est sans doute aussi le signe d'une demande atone dans un archipel où la reprise reste fragile.

(Avec AFP)

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a écrit le 25/01/2016 à 9:59 :
Espérons qu'ils utilisent ce surplus de finances, évident puisque le Japon a toujours été ultra lié aux importations énergétique, afin de trouver des solutions pour que le réacteur nucléaire perdu de Fukushima soit une bonne fois pour toute stoppé.

Mais mon petit doigt me dit que d'irradier l'océan n'est pas leur préoccupation principale...

Vive les jeux irradiés de Tokyo 2020 ! Les plus spectaculaires de toute notre histoire...

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