Grèce : la vraie nature du troisième mémorandum

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Sans accord sur la dette, le plan d'aide est voué à l'échec.
Sans accord sur la dette, le "plan d'aide" est voué à l'échec. (Crédits : Reuters Christian Hartmann)
Le nouveau "plan d'aide" endettera encore davantage la Grèce sans lui permettre de réellement sortir de l'ornière. Il n'a pour fonction que de "couvrir" les non-dits sur la dette des dirigeants européens.

Le rapport du FMI sur la viabilité de la dette grecque a été perçu comme un « soutien » aux demandes de restructuration d'Alexis Tsipras. Mais son mérite n'est pas là. Il met au jour avec une clarté bienvenue le nœud des six derniers mois de négociations, et pourquoi, au final, ces dernières se sont achevées par une reddition de la Grèce. Ce que le FMI répète (il en est convaincu depuis longtemps), c'est que sans travail sérieux sur le poids de l'endettement public grec, aucun accord n'est réellement raisonnable. Or, quoi qu'on en dise ici ou là, rien ne laisse présager que Berlin accepte d'ouvrir sérieusement le dossier dans les prochains mois, bien au contraire. L'accord du 13 juillet sur la dette ressemble aux engagements pris en novembre 2012 : vagues et sans doute faits pour être oubliés rapidement.

Qui a bloqué ?

Dès lors, lorsque l'on revient sur le déroulé des négociations, on se rend compte que  les blocages ne sont jamais réellement venus de la Grèce ou du FMI, qui demandaient précisément un accord global intégrant ce travail. Le blocage est venu des seuls partenaires qui refusaient toute discussion sur le stock de dettes grecques : les pays de la zone euro. Ce sont eux qui ont contraint le FMI à durcir sa position en exigeant davantage de garanties pour rembourser une dette délirante et, ainsi, à rejeter la proposition grecque du 22 juin, conduisant Alexis Tsipras à convoquer un référendum. Ce sont eux qui ont amené les Grecs à refuser des « réformes » stériles tant que le poids de la dette était aussi lourd. Autrement dit, à refuser une spirale du surendettement qu'ils ont finalement réussi à imposer.

La morale pour couvrir un montage de Ponzi

Les gouvernements de la zone euro, en se cachant derrière des arguments moraux qui ne soutiennent pas l'examen historique et économique (« il faut payer ses dettes »), ont ainsi imposé un nouveau tour de cavalerie financière : la Grèce s'endettera donc auprès du MES (Mécanisme européen de stabilité) pour rembourser les dettes dues à « sa » banque centrale et au FMI. Avec le rapport du FMI, c'est donc l'absurdité du nouveau « plan d'aide » à la Grèce qui éclate au grand jour. Nul besoin de s'interroger longtemps pour le comprendre : ce troisième plan ressemble furieusement aux deux précédents : faire financer ce montage à la Ponzi par des mesures d'austérité qui garantissent avec certitude l'augmentation du poids de la dette grecque et l'incapacité future de rembourser cette dette. Immanquablement, il faudra proposer un quatrième plan qui augurera d'un cinquième...

Pourquoi le poids de la dette a augmenté

On l'a souvent oublié sous la montagne de propos moralisateurs qui se sont déversés sur ce débat, mais le problème de la dette grecque, ce n'est pas son stock nominal qui a reculé depuis 2011, notamment après la restructuration de la dette privée en 2011 (le « PSI »), c'est son rapport à la richesse nationale grecque qui s'est effondré plus rapidement. Les créanciers estiment que cette baisse s'explique par un « manque de réformes. » C'est une position intenable au regard de la trajectoire des finances publiques grecques qui se sont redressées très rapidement, le pays dégageant même un excédent primaire structurel record. La réalité, c'est que ce sont ces « réformes » (en réalité des coupes aveugles) qui ont réduit le PIB et rendu insoutenable la dette. Une preuve suffira : toutes les projections d'impact de la consolidation budgétaire sur la croissance depuis 2010 ont été des erreurs grossières. Bref, c'est la logique à l'œuvre en zone euro qui a échoué. Raison de plus, pour les dirigeants européens, de la poursuivre en l'intensifiant.

Un plan voué à l'échec

Le nouveau plan échouera donc comme les autres puisqu'on se refuse à tirer les leçons du passé. C'est, pour le moment, la seule certitude dont on dispose. La volonté des créanciers de tenir en laisse le gouvernement grec en laissant les banques fermées jusqu'à la signature d'un accord et, sans doute, en laissant le financement de ses banques sous perfusion jusqu'à la réalisation des réformes, va continuer à peser sur le PIB et à maintenir les investissements et les dépenses non essentielles à l'état de projets. Dans un pays ravagé comme la Grèce, ces retards ne sont pas anodins, ils mettent en péril la croissance future. Viendra ensuite la mise en place des mesures d'austérité dans un pays où la demande intérieure est déjà comprimée, ce qui pèsera lourd sur la croissance. La Grèce, l'expérience l'a montré, affiche des multiplicateurs budgétaires importants. Certes, il y aura les 35 milliards d'euros promis par la Commission. Mais n'oublions pas que ces sommes sont en réalité dues à la Grèce. Ce n'est pas une aide, c'est une régularisation. Le poids de la dette va donc encore augmenter. Le FMI prévoit un « pic » pour cet endettement à 200 % du PIB, sachant que toutes ses prévisions passées étaient beaucoup trop... optimistes.

Un « fonds » de privatisation absurde

Sans parler évidemment de ce fameux « fonds » financé par le produit des privatisations que l'on estime à 50 milliards d'euros. Ce chiffre n'est basé sur aucune réalité. Longtemps, le gouvernement grec a demandé à ce que les privatisations soient mieux réalisées, en prenant en compte la valeur réelle des actifs vendus. On a crié au scandale, au manque de volonté. On a demandé d'aller vite. Mais dans un pays à l'économie en lambeaux comme la Grèce, obtenir rapidement des recettes élevées de la privatisation d'actifs ravagés par l'austérité budgétaire et disposant de faibles perspectives (en raison du poids de la dette) relève de l'impossible. Cela relève au mieux d'oeillères idéologiques, au pire d'une inconscience coupable. Entre 2010 et 2015, les privatisations grecques ont rapporté 5,4 milliards d'euros. Ce fonds ne sera donc pas alimenté, c'est un leurre. Mais, à coup sûr, on verra dans la non réalisation des objectifs une nouvelle preuve du manque de volonté hellénique et l'on demandera donc des coupes budgétaires supplémentaires pour compenser le manque à gagner...  Et cela permettra de ne pas évoquer la dette, puisque les Grecs "ne respectent pas les règles". Ce qu'on promet à la Grèce, ce sont, comme le titrait ce mercredi 15 juillet au matin le quotidien conservateur Ta Nea, des « années de plomb. » Le maintien du pays dans la zone euro se fera donc au prix fort.

L'objectif réel des créanciers : cacher leurs mensonges

Ce n'est donc pas la « Grèce » qui a été sauvée lundi 13 juillet, ce sont les non-dits des dirigeants européens qui, pour ne pas perdre la face, pour ne pas reconnaître devant leurs électeurs leurs erreurs, sont prêts à placer un pays de la zone euro dans une position sociale, économique et politique désastreuse. L'erreur d'Alexis Tsipras aura été de croire qu'il pouvait obtenir un « accord mutuellement favorable » comme il l'a martelé pendant cinq mois. L'objectif des créanciers n'étaient pas de trouver un tel accord, c'était de dissimuler leur choix d'avoir monté un monstre financier à partir de 2010 derrière un discours moral pour empêcher d'en assumer les conséquences logiques : le renoncement à une partie de la dette grecque. Irréalisme et populisme : ces deux critiques que l'on a tant appliquées à Alexis Tsipras auraient en réalité dû s'adresser aux créanciers.

Faire payer les générations futures

Les dirigeants de la zone euro sont comme ces « grands menteurs » qui se créent des vies parallèles et doivent en permanence ajouter de nouveaux mensonges aux anciens pour maintenir la cohérence d'une vie qui, au fil du temps, devient de plus en plus intenable. Ces affaires se terminent toujours mal, car le château de cartes finit par s'effondrer. Dans le cas grec, il faudra immanquablement, d'une façon ou d'une autre, en venir à l'annulation des dettes. Si les créanciers s'y refusent, les Grecs feront défaut unilatéralement. L'irresponsabilité des dirigeants de la zone euro éclatera alors au grand jour, car leurs « plans » continuels n'auront fait qu'augmenter la facture. En attendant, tout se passe comme si ces dirigeants ne poursuivaient qu'un seul but : faire porter la responsabilité de cet inévitable moment à leurs successeurs et le fardeau de ses conséquences aux générations futures. Voici où mèneront les leçons de morale de ces dirigeants inconscients.

Occasion perdue

Décidément, la zone euro a raté, durant ce premier semestre 2015, une occasion unique. Dès les premiers moments, Yanis Varoufakis, le ministre grec des Finances d'alors, a proclamé qu'il « ne voulait pas de l'argent des créanciers. » Son but était alors d'ouvrir un vrai débat sur la dette afin que la Grèce puisse rembourser ce qu'elle pouvait rembourser. On comprend alors mieux la haine qui l'a immédiatement entouré : il était celui qui voulait mettre à jour l'immense refoulé qu'il y a sur la dette, celui qu'il s'agit de cacher à tout prix. L'occasion d'en finir avec cette logique a été perdue. Les Grecs et tous les Européens le paieront, au final, très cher.

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Commentaires
a écrit le 21/08/2015 à 7:30 :
Les analyses pertinentes, passionnantes, éclairantes de Mr Godin me manquent
a écrit le 21/07/2015 à 15:19 :
"l'immense refoulé qu'il y a sur la dette, celui qu'il s'agit de cacher à tout prix."

Mais de quoi parlez-vous donc, Romaric ?
a écrit le 19/07/2015 à 8:22 :
Merveilleux Godin qui s'appuie essentiellement sur le généreux FMI...
a écrit le 17/07/2015 à 16:25 :
Le Grexit serait une bonne chose pour la Grèce qui n'a rien à perdre; mais
l'UE devra répondre de la fraude et des combines de ses politiques, ainsi que
l' usurière G...... S... !!!

Evidemment la Grèce est coupable d'avoir profité de la situation et des complicités malhonnêtes.

Solution: Le Grexit, nationalisation des banques, préparation d' une monnaie pour remplacer un Euro destiné à disparaître, comme le prouve l' histoire, etc... "Gouverner, c'est prévoir".
Quitter cette Europe nauséabonde serait salutaire.

D'autres pays ne regrettent pas cette option.

catavrio
a écrit le 17/07/2015 à 9:16 :
Vos articles sur la Grèce sont toujours brillants.

Je rajouterai juste au mensonge de la Troïka ou de l'Eurogroupe, ses intérêts : privatiser la Grèce n'est pas négligeable. De nouveaux biens s'ouvrent à l'investissement juteux. Que la Grèce se sépare d'un monument historique en bord de cote méditerranéenne pour en assurer l'exploitation privée, voilà qui sert bien l'appétit de prédateurs financiers.
a écrit le 17/07/2015 à 9:16 :
Vos articles sur la Grèce sont toujours brillants.

Je rajouterai juste au mensonge de la Troïka ou de l'Eurogroupe, ses intérêts : privatiser la Grèce n'est pas négligeable. De nouveaux biens s'ouvrent à l'investissement juteux. Que la Grèce se sépare d'un monument historique en bord de cote méditerranéenne pour en assurer l'exploitation privée, voilà qui sert bien l'appétit de prédateurs financiers.
a écrit le 16/07/2015 à 22:38 :
Ou en est le taux de recouvrement des impots en Grece !La position du FDG me fait doucement rigoler quand on voit que Tsipras n'attaque en rien les puissances d'argent en Grece .Elles rueraient dans les brancards si elle le faisait, mais on entend rien du coté de la droite grecque !!!!!De plus il est risible de voir l'attitude de Tzypras vis à vis de l'église grecque ,et le FDG ne dit rien ,alors qu'en France les revolutionnaires de 1789 ont nationnalisés les biens de l'église pour garantir les assignats !!!!!!!!!!!!!
Réponse de le 16/07/2015 à 23:54 :
C'est bien un des problèmes structurels.

Pour pouvoir faire rentrer l'impot, il faudrait une administration efficace. Elle est pléthorique (40% de fonctionnaires) mais assez peu efficiente. Pour les impots locaux, il faudrait déjà avoir un cadastre...
Il existe un impôt en Grèce sur les Piscines, mais il n'est payé que par quelques dizaines de personnes. Regardez sur Google Earth la ville d'Athènes vue du ciel, cela donnera une idée du problème.

Pour ceux qui veulent des exemples : http://goo.gl/sDsvui

Par contre, il est sur que cela va prendre du temps à mettre en place, et va bousculer beaucoup d'inertie installée depuis des dizaines d'années et cela va être un changement très dur.
Réponse de le 17/07/2015 à 9:47 :
Le taux de recouvrement des impôts ... et bien figurez vous qu'il se porte tres bien, et se portait deja pas mal avant la crise, comme en témoigne les chiffres officiels de l'Europe :

http://www.les-crises.fr/images/images-diverses/2012/taux-recettes-fiscales.jpg

Il faudra donc chercher une autre explication au problème grec. Quand au 40% de fonctionnaire du commentaire plus haut, peut on y accorder une quelconque crédibilité ? C'est 18% de fonctionnaire, et 40% de dépense publique total (a titre de comparaison, l'Allemagne vertueuse fait 45%) !
a écrit le 16/07/2015 à 19:59 :
La Grece doit à chaque français 700 € ,2800€ pour un couple avec deux enfants .Effacer la dette des grecs c'est voler les français !L'auteur de l'article parle d'un excedent primaire ,ou est il passé ? C'est justement ce qui est demandé à la Grece ,degager un excedent primaire et rembourser chaque année une part de sa dette .Ce pays vit au dessus de ses moyens et aux frais des contribuables européens.Les grecs veulent que ça continue ,l'extreme gauche française aussi .Les 40 milliards prêtés à la Grece auraient étés bien plus utiles pour effacer ou alleger l'endettement de millions de familles françaises qui galérent et dont beaucoup sont saisis,ainsi que des boites françaises fortement endétées qui mettent la clef sous la porte et leurs salariés sur le carreau ,mais pour eux français il n'y a pas d'argent ,pour les grecs SI !Beaucoup de donneur de leçon oublient que la dette ,surtout française, est detenu pour moitié environ par des français et pas les plus riches!Cet argent est placé en Assurance Vie !La dessus il y a le choix entre des unités de comptes donc des actions (la main sur le coeur au FDG personne n'en a ....)ou des fonds en € donc des obligations d'états !Les élus militants et autres soutient d'extreme gauche n'ont pas d'assurance vie ??????????!Le vrais bal des hypocrites et des amnésiques volontaires toutes cette affaire ,mais les plus malhonnete sont pas les états créanciers européens mais la Grece et ses suppots !Il faut interdire le pret d'argent puisque pour l'extreme gauche preter c'est donner ..........
Réponse de le 16/07/2015 à 22:36 :
Je vous invite donc à placer votre argent sous votre matelas ou à le dépenser au jour le jour.
On ne peut qu'être d'accord pour qu'un Etat grec se construise (ou un état européen avec toutes ses caractéristiques régaliennes) mais c'est une politique à courte vue d'étrangler un pays qui ne pourra pas rembourser sa dette parce que son économie va imploser.
D'ailleurs quelles sont les banques qui ont prêté en jouant au monopoly (moi je n'ai rien prêté mais peut-être ma banque si..) sans vérifier la rentabilité ds projets.
Une dette se rembourse, certes avec une évolution favorable du résultat primaire mais surtout parce que le taux de progression du PIB dépasse le taux des emprunts (je ne suis pas sur que ce raisonnement convienne au FDG d'ailleurs)
Un peu court votre raisonnement vengeur...il faudra réviser et penser davantage solidarité (qui suppose que les tricheurs ne puissent pas tricher certes) que compétition de tous contre tous
Réponse de le 16/07/2015 à 22:53 :
Bonne analyse.
Je proposerai que les hommes politiques qui prennent les décision de dépenser le bien commun (i.e. notre argent) soient responsables en cas de problème sur leur biens propres (i.e. ils mettent leur maison en gage et doivent payer avec LEUR argent une partei des dettes générées). Cela éviterai de dépenser n'importe comment sur la Secu, ou la dette.

Ironie du sort, c'est comme cela que fonctionnait la démocratie Grèque du temps de Pericles (450 avant JC). Cela s'est perdu depuis.....
Réponse de le 17/07/2015 à 15:17 :
Selon le rapporteur de la Commission des finances du Sénat la France eétait déjà engagé pour 64,4 milliards avant le nouveau plan d'aide :
Prêt bilatéral de 11,4 milliards d'euros accordé par la france à la Grèce en 2010-2011.
Garanties de 29 milliards apportées par la France au Fonds européen de stabilité financière (FESF)
24 milliards de risques supportés par la france au titre de sa part dans l'Eurosystème (système des banques centrales de la zone euro)

Après la nouveau plan d'aide la France est engagée pour 72 milliards d'euro qu'elle ne reverra probablement jamais. Pour ceux que de tels montants laissent perplexe, cela signifie qu'à terme les contribuables Français offriront aux Grecs qui ne paient pas leurs impôts l'équivalent de 31 porte-avions nucléaires Charles-de-Gaulle ! La solidarité ne consiste pas à payer les impôts des Grecs pour qu'ils s'offrent des retraites à 55 ans et 4,4% du PIB pour son armée quand les les français partent à 65 ans avec 1,9% du PIB pour sa propre armée alors qu'elle est en guerre sur plusieurs fronts.
Au total la Grèce
Réponse de le 17/07/2015 à 16:14 :
Ce n'est pas exact, @quez,. Un état n'est pas à confondre avec un particulier. Les prêts d'état à état sont faits de création monétaire, elle rapporte peu, parfois très peu mais ne coûte rien. Cependant leur base est constituée de confiance et du respect des contraintes imposées. Personne n'est angélique en la matière. C'est une facilité qui est transférée des "grands" pays vers les petits de manière mesurée pour qu'ils adhèrent à certaines conceptions économiques. Rien n'est pris dans la poche des français et les excès favorables aux grecs d'hier peuvent être rapidement lissés. Ensuite la dette française correspond aussi à du crédit qui a été accordé, ne l'oublions pas, ce dernier est peut-être effectivement mal réparti mais c'est une autre question.
Réponse de le 25/07/2015 à 0:05 :
Voir le 17e point de l'article de Pascal Riché, publié dans le Nouvel Obs, "Que répondre à votre ami de droite qui vous bassine sur la Grèce ?": ...

"17. Pourquoi les Français renonceraient-ils à 700 euros chacun, en cas d'annulation de la dette grecque, pour les beaux yeux des Grecs ?"
Parce qu’ils gagneraient beaucoup plus que 700 euros si l’on parvenait à faire redémarrer la croissance européenne, qui est bloquée par l’austérité actuelle ! On peut imaginer que cette annulation s’inscrive dans le cadre d’une conférence plus large, qui conduirait à réduire la dette publique de tous les pays européens.
J’ajoute qu’un effacement de créance de 700 euros par Français n’aurait qu’un impact comptable pour la France. Comme l’explique bien "La Tribune", il ne se traduirait pas par des impôts supplémentaires.
a écrit le 16/07/2015 à 18:11 :
Merci, encore une fois, à Romaric Godin qui est l'un des rares à analyser la crise grecque avec lucidité
a écrit le 16/07/2015 à 16:58 :
merci monsieur Godin avec cet article tellement claivoyant et extremement documenté ce qui m'oucvre des horizons nouveaux sur la chose extremement compliquée sur la Grèce. Merci et encore merci. ^_^
a écrit le 16/07/2015 à 15:39 :
La tabou de la valeur nominale de la dette n 'est rien d'autre que celui des frais financiers que les états versent aux banques: une gabelle que les états imposent aux peuples au bénéfice des rentiers.
Réponse de le 16/07/2015 à 17:50 :
Exactement!
a écrit le 16/07/2015 à 13:23 :
Godin ne comprendra décidément jamais ce ui se passe rééllement ici. Si tout cela avait pour seul but de "cacher" aux opinions publiques ce que Godin décrit, alors j'ai un scoop pour lui: c'est raté et depuis des années.
Si c'etait vraiment le but, le parlement Finlandais n'aurait pas dnné mandat a son ministre de l'economie de ne négocier aucun accord et de faire sortir la Grece de l'EZ De Meme,si ce que Godin raconte était vrai, Schauble n'aurait pas mis sur la table sa proposition de Grexit immédiat.. accompagné de la restructuration de la dette.

Bref, ces exemples montrent que ce que dit Godin n'a pas de sens.

La réalité est différente: 1/Certains gouvernements créditeurs ne veulent PAS preter un centime de plus, soutenu en cela par leur opinion publique. 2/ La plupart des gouvernements des pays créditeurs n'ont AUCUNE confiance dans les paroles des gouvernements grecs (actuels et précedent / a tort ou a raison). 3/ Certains pays crediteurs, et leurs opinions publiques, considerent donc que tout nouveau plan d'aide ne sera jamais remboursé de toute maniere et prefere un grexit que d'accroitre leur perte.

C'est pour avoir négliger cela que la stratégie Varoufakis du Kamikaze de l'Euro était vouée a l'échec. C'est ce qui a conduit l'economie greccque dans le mure ces 5 derniers mois en détruisant le retour de la croissance (de retour en 2014) et en vconduisant les banques grecques a la quasi-faillite. Tsipras ne s'est rendu compte de tout cela que trop tard... rendant inéluctable le choix entre laisser les pays les plus dur bloquer tout, ou s'engager sur quelque chose de tres dur mais quia le merite de remettre la confiance au centre du jeu et de donner un peu d'air aux rares alliés de la Grece.
Tout cela n'empechera pas qu'il faudra restructurer la dette grecque. Mais pour y arriver il n'ya qu'un seul moyen : prouver aux pays et opinions publiques les plus dures (en Finlande, Slovaquie, Allemagne ou pas baltes) que les 3 points que j'ai mentionnés sont desormais le passé et que la Grece fera vraiment des réformes.
Réponse de le 16/07/2015 à 17:11 :
Parce que vous, vous avez tout compris? Permettez moi de rire, jaune hélas!

http://www.liberation.fr/monde/2015/07/15/joseph-stiglitz-l-allemagne-n-a-ni-bon-sens-economique-ni-compassion_1348536?xtor=EPR-450206&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=quot
Réponse de le 16/07/2015 à 19:53 :
Forme péremptoire qui ne parvient pas à masquer les contradictions d'une démonstration aussi creuse qu'à "l'emporte-pièces".Pourquoi ne pas dire avec simplicité qu'une oligarchie neoliberale, clone européen des neocons US, ne peut tolérer un autre modèle économique sur son terrain de jeux ?! Ceci posé, libre à chacun de croire qu'il fait partie de ces happy few, de ces élus auto entrepreneurs entreprenants et winners nés. ...
Réponse de le 16/07/2015 à 22:45 :
@Mokir: et sinon, hormis le proces d'intention vous qvez des qrguments ou des contre arguments? Ou alors ces 4 lignes d'attaque hominem tiennet lieu de toute reflexion?
Réponse de le 16/07/2015 à 22:52 :
@Coquette: ce que dit Stiglitz ne contredit en rien les contraintes politiques que je mentionne. Ceci dit Stiglitz, en economiste americain loin de la realite grecque et europenne, ne comprend pas l'europe et cela depuis bien longtemps.
Pour nourrir votre reflexion, Stiglitz pense que le grexit serait un paradis pour la grece et que la fin de l'euro n'aurait aucune consequence politique sur la survie de la construction europeenne. Vous me permerrtez de douter largelent de sa naivete sur le second point. Quand a son premier point recurent, il a ete demonte completement par.... varoufakis lui meme, ainsi que par plus de 200 economistes grecs qui ont publie une tribune alertant sur le piege mortel que representerait le grexit.

Pour conclure: Stiglitz n'a pas tort sur la betise que represente le refus de restructurer la dette... Mais il oublie un truc fondamental: cet argent appartient a des contribuables qui me nt le droit de vote dans leur pays...
Réponse de le 17/07/2015 à 9:45 :
Godin a parfaitement raison et le scoop, c'est l'étalage sur la place publique des fourberies ou mensonges des réunions d'oligarques de la fausse Union de l'Europe, bâtie avec le ciment de la cavalerie financière et monétaire en pyramide de Ponzi, et en utilisant l'argent des populations bancarisées, quitte à camoufler les pertes de banque en les mutualisant chez les Etats.
Réponse de le 17/07/2015 à 10:49 :
@yokikon: les oligarques dont vous parlez sont les représentants élus des démocraties d'europe. Vous semblez faire un bien grand cas de l'expression démocratique.

Mais a vous lire je suppose donc que vous etes en faveur de laisser les banques grecques faire faillite avec l'epargne des classes populaires grecques (les plus aisé ont transferé leur argent il ya belle lurette)? Car l'argent européen il sert a ca: a empecher ce scenario de se materialiser.
Bien évidement, j"imagine que vous enverrez plusieurs milliers d'euros de don a ceux qui perdront leu epargne en suivant vois recettes ;)
a écrit le 16/07/2015 à 12:50 :
Cela ne va pas plaire pas a tout le monde mais Romaric Gaudin a raison. Il reprend ce que pensent beaucoup de personnes dont des économistes réputés en particulier un prix Nobel d’économie dont j’ai oublié le nom
Certes, les grecs sont les seuls responsables de leur situation. Enfin ceux qui ont gouvernés et les différents lobbys qui les ont entourés et non le peuple grec dans son ensemble qui aujourd’hui est lourdement sanctionné d’une faute qu’il n’a pas commise. Tsipras ne fait que gérer une situation ingérable que lui ont laisser ses prédécesseurs
Les Grèce est responsable de sa dette mais croire a une possibilité de remboursement est une chimère. Si on veut que la Grèce s’en sorte, il n’y a pas d’autres solutions que de restructurer cette dette. Comment peut-on croire que ce remboursement sera possible. Les créanciers savent bien qu’à plus ou moins long terme il y aura un défaut et qu’ils ne reverront pas leur argent. Alors comment expliquer cette attitude négative?
Il faut une Europe plus fédéraliste, plus solidaires avec des règles communes applicables dans tous les pays et non imposer aux pays pauvres les règles des pays les plus fort. Il faut trouver un juste milieu.
La Grèce est en faillite OK mais ce n’est pas le premier pays a qui cela arrive. Certes chaque pays est responsable de ses échecs mais ce n’est pas une raison de les enfoncer plus pour des raisons qu’on a du mal à comprendre. Quand on imagine qu’un état comme la Californie a fait faillite, on ne doit pas etre surpris qu’un pays beaucoup plus pauvre puisse aussi faire faillite. Mais les USA ont assuré cette faillite et apparemment sans drame. Vive le fédéraliste.
Réponse de le 16/07/2015 à 17:08 :
Le nom du prix Nobel en question c'est Joseph Stiglitz. Mais il y a aussi Paul Krugmann. http://www.liberation.fr/monde/2015/07/15/joseph-stiglitz-l-allemagne-n-a-ni-bon-sens-economique-ni-compassion_1348536?xtor=EPR-450206&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=quot
Réponse de le 16/07/2015 à 22:20 :
@gerard 71;La Californie a fait faillite ........Elle a appelée à l'aide la FED banque centrale américaine .Celle ci lui a prêtée de l'argent à la condition qu'elle présente un projet de redressement de ses comptes publics trés severe ,ce que le gouvernement californien a fait en augmentant les recettes (impots et taxes )et en diminuant les depenses (budget de l'état )L'argent n'a été débloqué qu'au fur et à mesure que le gouvernement californien faisait voter par son parlement les mesures necessaires.Qu'es ce que vous croyez qu' aux USA les états sains financierement vont preter à fond perdu pour un état en faillite !En France il y a des exemples de departements et de villes qui ,en faillite ,ont appellée à l'aide .Celle ci est venue qu'aprés un plan rigoureux de redressement de leurs comptes .Il est impensable de croire qu'on peut preter de l'argent à quelqu'un qui ne se met pas en situation de rembourser et qui s'assainit pas ses comptes .Personne au monde ne le ferrait y compris à son meilleur ami ,à ses propres enfants !Le fédéralisme est un leurre ,les USA en sont un exemple criant !Il n'y a pas des états pauvres aux USA ? Que font les états riches US pour leur venir en aide ? Aide toi et demerde toi ,la FED (les autres états ) t'aideront !Pourquoi faut il que la Grece ait un statut particulier !Preter deviendrait il donner maintenant !La Grece doit degager un excedent primaire permanant et rembourser sa dette, non pas en totalité pour arriver à 0 ce qui n'a aucun sens et ce que aucun pays ne fait ,mais pour arriver à un niveau de dette soutenable .La Grece ne doit plus vivre au dessus de ses moyens mais au niveau des moyens de son économie comme le fait tout le monde ;
Réponse de le 16/07/2015 à 22:56 :
Krugman et Stiglitz pense que le grexit serait la situation miracle. Sauf que leur point de vue a ete balaye par Varoufakis lui meme, ainsi que par plus de 200 economistes grecs qui eux connaissent la realite de la structure economique grecque.
La grece aura besoin d'une restructuration de sa dette, c'est certain. Mais cela a l'einterieur de la zone euro... Dans le cas contraire la Grece retourenra au tiers monde sous le poids de l'hyperinflation qui suivrait la sortie de l'eurozone.
Réponse de le 16/07/2015 à 23:39 :
Si on part du postulat que la Grece ne remboursera jamais, pourquoi continuer à Prêter sans rien imposer ?

1) Par genérosité et altruisme : parceque les Français, comme les Allemands, les Finlandais ou les slovènes ont de l'argent en trop, pas de chomage ou de pauvres à la maison et que les SDF sont un mauvais souvenir ? Non.

2) Parceque l'on veut donner du temps à la Grèce pour faire réformes qu'ils n'ont pas fait dans les 5 dernières années, afin qu'un jour dans le futur leur budget soit équilibré, mais surtout sans rien imposer qui risque de porter atteinte à leur droit légitime de décider ou non de rembourser ou de changer quelque chose ? Non.

3) pour sauver l'Europe, menacée par l'incurie économique ? Peut être. L'Europe explosera plus surement si les les pays ne respectent pas leur parole, et pour entrer dans la Zone Euro, les pays s'étaient engagés à ne Jamais dépasser 60% de dette et 3% de déficit. Sans responsabilité, il ne peut y avoir de solidarité durable.

J'en déduis pour ma part trois choses

1) On a pas le choix, mais que les Grecs non plus. SI il y avait une alternative moins douloureuse (sortie de l'Euro/Europe par exemple, ...), ils l'auraient saisie. Ils ne sont ni fou, ni idiots.

2) A force de gabegie, d'irresponsabilité politique, de budgets déséquilibrés et de vie à crédit (en endettant les générations futures), on se retrouve dans des situations impossibles et on fini par perdre sa souveraineté et sa liberté (et vendre les bijoux de famille). C'est vrai pour les personnes, pour les entreprises, mais aussi pour les états. Lisez l'histoire de l'Argentine et du Chili pour vous rafraichir la mémoire. Ou même l'histoire grecque de la fin du 19eme siècle (faillite et perte d'autonomie de la Grèce, déjà).

3) Plus inquiétant, la France fait l'autruche depuis 30 ans (i.e. depuis Raymond Barre) et toute un génération d'hommes politiques de métier, de droite comme de gauche, ont creusé un trou abyssal qui continue de grandir. Sans équilibre budgétaire la France finira elle aussi par en payer le prix et renoncer à sa liberté.
a écrit le 16/07/2015 à 12:16 :
L'Europe de la paix se mue en Europe de la guerre. Terrible, je suis pessimiste sur l'avenir d'un régime aussi autoritaire...
a écrit le 16/07/2015 à 12:16 :
L'Europe de la paix se mue en Europe de la guerre. Terrible, je suis pessimiste sur l'avenir d'un régime aussi autoritaire...
Réponse de le 25/07/2015 à 0:08 :
Toute institution rigide et non reformable est vouée à la disparition. Et, côté rigidité, on peut faire confiance aux Allemands qui gouvernent l' Europe
a écrit le 16/07/2015 à 11:52 :
Vous avez oublié la vraie nature du capitalisme ?
Réponse de le 16/07/2015 à 19:29 :
@gruezka ;Capitalisme ? mais au fait la Grece doit de l'argent aux états et non pas aux banques .Elles doit 40 milliards à la France qui a empruntée pour lui preter ,augmentant ainsi sa propre dette .Hors qui remboursera la dette française si ce n'est le contribuable français donc vous et moi !Les créanciers de la Grece c'est nous et c'est donc bien nous qui sommes des capitalistes ..............
a écrit le 16/07/2015 à 9:38 :
Excellent. Chapeau bas Monsieur GODIN.
Stiglitz et Krugman pensent de même.
Allais était lui contre l'euro. Relire de notre prix Nobel "L'impôt sur le capital".
Réponse de le 16/07/2015 à 23:01 :
Et Varoufakis, le nouveau heros de la gauche radicale, a explique en detail pourquoi il pensait que Stiglitz et Krugman se trompent lourdement.
Krugman n'a jamais rien compris a l'europe, lui qui predisait que les pays d'europe centrale ne rejoindrait jamais ...a peine 6 mois avant que la perspective d'adhesion de ceux ci ne soient reconnu par les gouvernements europeens. Un vrai devin en effet.
Réponse de le 17/07/2015 à 10:23 :
Varoufakis n'as pas LOURDEMENT rétorqué Stieglitz et Krugman, il a juste dit qu'a son avis, les conditions n'étaient pas réunies a un instant T.
a écrit le 16/07/2015 à 9:31 :
Merci à l'auteur pour ses analyses sur la Grèce, c'est l'un des rares journalistes à montrer clairement les mensonges des créanciers européens . L'intoxication médiatique a réussi a tromper une bonne partie de l'opinion publique, on le voit ici au travers de certains commentaires bornés .....
Réponse de le 16/07/2015 à 12:18 :
Ouvrez les yeux ... Un referendum pour faire pression (on croit rêver), 1 semaine après bafouer le vote populaire. L’Europe a toujours dit que faire un référendum c'était si non (défaut sur la dette et sortie de l'Euro) oui accepter les mesures des créanciers (c'est pour ça qu'il ne fallait pas de referendum ...).
Qui a appelé à voter non et accepte des conditions plus dures des créanciers qui sont ulcérés et sans confiance. Qui est le plus menteur ?
Mr Godin à travers ces articles nous ouvre grand les yeux sur ce que peut l'absence de logique politique et économique et cela conduit au Chaos (la situation de la Grèce aujourd'hui).
Réponse de le 16/07/2015 à 17:54 :
Absolument. On peut aussi lire Stiglitz ou Alternatives Economiques.
http://www.liberation.fr/monde/2015/07/15/joseph-stiglitz-l-allemagne-n-a-ni-bon-sens-economique-ni-compassion_1348536?xtor=EPR-450206&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=quot

http://www.alterecoplus.fr/infographies/grace-a-la-crise-de-la-zone-euro-letat-allemand-a-economise-193-milliards-deuros-depuis-2008-201507161243-00001799.html
a écrit le 16/07/2015 à 9:23 :
Les remarques de Mr Romaric ont été entendus, comme la Grèce ne pourra pas rembourser toute seule, un fond qui existe déjà de compensation entre pays de la zone euros va être renforcé par un impôts ou taxe spéciale selon les pays qui sera payé par les contribuables des différends pays de la zone euros pour contribuer au remboursement de la dette grecque.C'est dans les tuyaux de Bruxelles et sera mis en œuvre pendant le mois d'août quand tous le monde est en vacances.
Réponse de le 16/07/2015 à 19:33 :
Le fond est mis en oeuvre le temps que les mesures fiscales prises portent leurs effets
a écrit le 16/07/2015 à 9:19 :
C'est la faute à l'Allemagne si les grecs ne paie d'impôts, pas de TVA, pas de droits de succession, si l'église prémière institution par le patrimoine n'est pas taxé, si les armateurs première richesse ne sont pas imposable. Comment l'état grec arrive donc a vivre, payer ses fonctionnaires ? Avec quelle caisse sont payés les retraités ? Avec l'argent des emprunts ?
Réponse de le 17/07/2015 à 10:25 :
Non, avec l'argent des impôts. D'ailleurs c'est simple, ça fait un an que la Grece paye ses dépenses avec ses recettes. Et c'est probablement le seul pays européen le faire !
a écrit le 16/07/2015 à 9:14 :
En tout les cas ce qui est sur c'est que Hollande porte une lourde responsabilité dans ce chaos. Sarkozy le nerveu serait monter dans son avion des Mars pour faire sauter la ligne rouge du gouvernement Grec (en fait une volonté de non réforme). Notre Hollande a laissé pourir la situation pour ne pas réveiller la gauche de la gauche française. Ce n'est pas un grand Homme. Je parlerais même de médiocrité.
a écrit le 16/07/2015 à 5:49 :
Cher Romaric, il faut mettre des réalités derrière vos mots. Ce que vous appelez « austérité » est simplement la réduction des dépenses publiques, qui excédaient largement la capacité de l’Etat grec, qui avait donc recours à la dette pour payer ses fonctionnaires, retraites etc… L’Austérité est un simple retour à la normale, une mise à niveau des dépenses du pays avec ses recettes.
Oui vous avez raison, quand l’Etat dépense moins cela pèse sur la production de richesses telle que calculée par le PIB, c’est malheureusement le long chemin à emprunter quand on a préfère pendant une décennie la dépense publique a l’investissement productif : la dette contractée par l’Etat grec au cours de la dernière décennie a servie principalement à embaucher des fonctionnaires qui ne servaient à rien et à envoyer des personnes à la retraite à 50 ans. C’est le modèle que vous défendez ?
Malheureusement lorsqu’on dépense, à la fin, il y a toujours quelqu’un qui doit payer. Et en l’occurrence ceux qui payent ici, sont les contribuables allemands qui eux se serrent la ceinture. Il est donc tout à fait normal que la Grèce doive rembourser ce qu’ils considèrent a juste titre comme un véritable vol. Les générations futures d’européens n’ont pas à porter le fardeau des fonctionnaires grecs.
Par ailleurs, il est très important pour la poursuite du projet européen que la discipline deviennent la norme afin que la confiance soit rétablie entre tous les membres de la zone euro, en particulier avec la France qui a trop souvent dépassée les limites et a sur certains aspects des caractéristiques communes avec la Grèce, et que nous monnaie commune puisse rester stable et forte.
Le reste c’est du bla bla.
Réponse de le 16/07/2015 à 7:09 :
La verite n'est pas la priorité de Mr Godin il est plutôt militant

Les grecs avaient un déficit courant de 15 % du PIB avant qu'ils appellent le FMI et l'Europe
revenir à un excédent c'est un effort énorme qui entraîne une baisse du PIB

Il n'y pas d'autre solution sauf envoyer notre argent
Mr Godin aurait du avec Mr Mélenchon conseiller à tsipras de réformer ce bazar d'état grecs plutôt que de cogner sur les banquiers
Mais il n'aurait pas été elus !!
Réponse de le 16/07/2015 à 9:19 :
Ce qu'il y a de bien dans cet article, c'est la photo : c'est sympa de nous mettre trois jolies jeunes femmes sur fond d'Acropole...
Réponse de le 16/07/2015 à 12:40 :
Oui pour que le projet européen puisse se poursuivre il faut respecter une discipline. Mais pour que ce projet soit viable, il faut des règles économiques similaires dans tous les pays. On ne peut pas faire cohabiter des pays qui sont en réalité des paradis fiscaux avec d'autres qui prélèvent des impôts avec des taux plus conforme à la réalité. De même, on ne gère pas un pays de 2 ou 3 millions d'habitants comme un pays de plusieurs dizaines de millions. Tous les pays n’ont pas les mêmes atouts. Un pays industriel comme l’Allemagne ne peut pas être comparé à des pays pauvres venant de l’ex URSS ou des pays comme la Grèce et le Portugal avec une industrie très faible.
La différence de niveau de vie entre les différents pays européens est tellement importante qu’on en profite pour délocaliser des activités. Regarder le nombre d’usines automobiles construites dans les ex pays de l’URSS. Est-ce cela le projet européen? Qu’une oligarchie profite de la pauvreté des autres pour s’enrichir ? Il est normal qu’en investissant dans les pays pauvres on les aide à élever leur niveau de vie. Mais j’ai l’impression que ce n’est pas le but des investisseurs. Ils veulent juste profiter de l’aubaine de la pauvreté de ces pays. Et, en faisant cela ils détruisent de l’emploi dans d’autres pays. Il faut que l’Europe ait une vision plus globale et qu’elle soit plus solidaire. Aujourd’hui ce n’est pas le cas. C’est la juxtaposition de politiques nationales qui cherchent à exploiter les faiblesses des autres et veulent à imposer à d’autres des règles inadaptées.
Pour le succès du projet européen il faut des règles communes et non appliquer celles des pays les plus forts. Il faut que certains pays comme la Grèce fassent des efforts et respecte la discipline commune et que d’autres comme l’Allemagne fasse des concessions pour que ces règles soient acceptables par tous.
Pour la France je suis d’accord. Ce n’est pas l’exemple à suivre. La Grèce a de meilleurs résultats puisse qu’elle a obtenu un excédent primaire que la France est loin d’obtenir. Mais le problème est-il la France ou L’Allemagne? Chacun des pays européens a sa part de responsabilité. Il ne faut pas chercher plus loin a ce qu’on peut appeler l’échec européen
Réponse de le 16/07/2015 à 18:09 :
@Brutus
La Grèce n'a rien volé aux allemands! arrêtez ce bourrage de crâne!
l'Allemagne c'est gavée pendant des années pour ne pas dire des décennies sur le dos des grecs et de la Grèce, à travers le crédit à la consommation dispensé généreusement par les banques ( toutes les banques et établissements financiers, à capitaux grecs mais aussi allemands et français entre autre..)n’oublions pas les crédits d'équipements de biens publics de tous ordres, et grands marchés publics obtenus à grands coups de pots de vin!
Dans cette affaire tout le monde est responsable! la Grèce, L’Allemagne, la France et tous les pays européens qui ont joués à ces "jeux vicieux et malsains".
des commentaires faisant preuve d'objectivité me semblent plus profitables aux lecteurs que de chanter la messe européenne sans nuances et en reprenant le dogmatisme borné et stupide de certains europeistes!
a écrit le 16/07/2015 à 4:16 :
M. Godin, ce que vous dénoncez car vous écrivez toujours à charge contre l'Europe est très intéressant. Cependant, je reste sur ma faim. Dois je souscrire à votre point de vue alors que vous n'apportez aucune preuve? Pourquoi ne pas vous transformer sur le sujet en journaliste d'investigation avec preuves à l'appui ? Ainsi il me serait plus facile de changer de point de vue. Pour l'instant il m'est impossible de trancher tant j'oscille en lisant vos articles entre rejet car je vous trouve trop militant et veritable intérêt si vous avez raison.
Réponse de le 16/07/2015 à 12:42 :
Quand on ne veut pas voir on ne voit rien. La vérité n'est jamais unique. Il faut accepter que d'autres ne pensent pas la meme chose que vous
Réponse de le 16/07/2015 à 23:24 :
Mr Godin n´est pas militant, il comprend simplement se qui se cache derrière les déclarations de facade, avec leur enchènement de mensonges, leur volonté de ne pas accepter leurs erreurs, de ne pas vouloir reconnaitre que l´austérité est une erreur etc.....il voit ce que les autres ne veulent PAS voir.
Réponse de le 17/07/2015 à 13:52 :
Merci Oreste, Gérard 71 et Cat4.
Certains qui réclament "des preuves" sont incroyablement péremptoires et dogmatiques, sans aucun argument, ou alors des faux (ex: le prétendu nombre d'économistes grecs cité par l'un des "débatteurs".
a écrit le 16/07/2015 à 3:35 :
Quoiqu'en dise Mr Godin et ses tentatives de justifications face à ses précédentes analyses erronées, le gouvernement grec a voulu réglé le problème de la Grèce en faisant de la politique plutôt que de l'économie. L'Europe leur a donc répondu par une solution politique, et Tsipras a perdu, entrainant le peuple grec dans une spirale inconnue. Il y aura une suite encore plus tragique à ce feuilleton.
Réponse de le 16/07/2015 à 23:08 :
faux. le gouvernement grec, par l´intermédiaire de Mr Varoufakis ( qui est un économiste) a depuis le début posé le problème sur le plan économique. mais il n´ a eu en face de lui qu´un mur. et il a fini par comprendre que le problème est politique, ils ne veulent pas accepter un gouvernement de gauch radicale, qui en plus leur explique qu´une politique d´austérité est nuisible et que la dette ( qu´ils nont pas contractée est" odieuse" et illégitime) d´après l´audit.
et mr Godin ne fait pas d´analyses erronées, je le suis depuis le début. il n´est tout simplement pas un journaliste -main stream_ et voit ce que les autres essayent de cacher.
a écrit le 16/07/2015 à 2:03 :
Le oui du parlement grec a gagné; la cour constitutionnelle grecque va sans doute faire sauter certaines des réformes votées de ce texte rédigé en anglais.
Quand on pense que toute cette histoire est causée par l'Allemagne qui a constamment refusé de modifier les statuts de la BCE, pourtant elle a bien changé notre BCE depuis 2007 sous le poids de la crise mais surtout de la France et des américains, la BCE s'étant réformé de force contre l'avis constant des allemands; mais la BCE n'est toujours pas une vraie banque centrale, qui peut borner les taux à 2 ou 3% en achetant l'excédent, car si elle l'avait été, il n'y aurait pas eu de crise grecque. Pour rappel la Grèce avait 100%dette/pib en 2006, 110% en 2007 à cause de la crise qui a coulé ses finances puis la dette s'est envolée sous l'effet des taux mirobolants et ce jusqu'à 170%.. et nous la France, on est à 100% cette année ou l'année prochaine, les états-unis ont déjà dépassé les 100%.
Le cas grec était un cas en or massif pour réformer la BCE mais aussi réfléchir à l'économie, la fédéralisation, les euro-bonds; mais rien n'est arrivé car les allemands refusent toute idée d'europe unie. Certains parlent déjà de IVe reich, c'est sans doute exagéré mais quand on regarde sur une carte les alliés de l'allemagne, ce sont les mêmes que pour la 1ère et seconde guerre mondiale( après que l'italie ai changé de camp après la prise de rome).
a écrit le 16/07/2015 à 1:36 :
marre des rafraichissements de la page qui foutent le commentaire en l'air. En tout cas, M Godin, sur la question du remboursement, vous avez tout faux, il ne s'agit jamais d'un remboursement de la dette, mais de la capacité d'assurer le service de la dette. Désolé, je ne peux pas écrire plus, la ménace du rafraichissement....
a écrit le 16/07/2015 à 0:32 :
Le FMI demande aux européens d'alléger tout, ou une grosse partie de la dette grecque, alors que lui-même ne ferait aucun geste, pour des montants de créances le concernant pourtant près de 7 fois moindres que les engagements européens. Quel crédit accorder à un conseilleur qui n'est pas payeur ?
Mr Godin oublie de mentionner que ce rapport a été rédiger avant la conclusion de l'accord de lundi dernier, dont les détails ne sont pas encore connus.
Mauvaise foi totale, mais habile, de ce journaliste omniprésent à la Tribune, concernant les programmes de privatisations passés. Qui peut certifier que la Grèce dégageait un excédent primaire ? C'était peut-être enfin le cas avant l'arrivée de Tsipras, et encore. Et maintenant ? L'Etat grec ne paie plus ses fournisseurs depuis des mois. Quid des centaines de salariés licenciés des entreprises publiques que Tsipras a fait réembaucher, y compris ceux qui avaient pourtant fait l'objet d'un programme d'achat de vote de la part des partis d'opposition ? Cette mesure a dégouté les propres électeurs de Tsipras.
Pour l'instant, toutes les analyses de Mr Godin de ces dernières semaines, se sont avérées fausses, qu'on le regrette ou non. Merci néanmoins de donner un autre point de vue, même s'il s'avère souvent plus militant que journalistique.
Réponse de le 16/07/2015 à 7:08 :
Le FMI c'est 180 créanciers, l'euro 19.
Donc impossible pour le FMI d'effacer une dette.
a écrit le 16/07/2015 à 0:25 :
Il y a pourtant des solutions. Le probleme de la Grece est un probleme bancaire et un probleme de liquidite.
L'Etat n'est pas un debiteur comme les autres parce qu'il a le pouvoir de legiferer sur le credit bancaire.
Les banques grecques sont en quasi-faillite? Alors que l'Etat en profite pour les nationaliser en les saisissant. Je dis bien saisir, ce qui n'implique aucune injection de fonds. Ensuite, l'Etat peut je pense annuler les creances qu'il detient sur lui-meme d'un trait de plume, par compensation.
L'Etat a toute latitude pour agir tant qu'il n'est pas dans le domaine monetaire, mais meme ce domaine, l'euro reste bien la propre monnaie de la Grece. Seule la Grece a le pouvoir de se decreter une nouvelle monnaie.
En prenant l'exemple du sauvetage des banques de Chypre, on voit qu'il y a une certaine marge de manoeuvre.
Il s'est passe la-bas deux choses: 1) le choix des creanciers des banques (actionnaires, preteurs obligataires et deposants) a "raser"
2) La conversion de la dette ELA de la banque centrale de Chypre.
D'abord, l'imposition du controle des retraits n'etait dans son principe que temporaire, le temps que les banques retrouvent leur solvabilite. Par analogie, une fois que les banques grecques redeviennent solvables, on devrait en principe pouvoir lever ces controles.
1) La compensation des creances que l'Etat grec detient sur lui-meme libererait un besoin de financement, un peu comme un apport de fonds propres en nature, ce qui diminuerait d'autant le haircut a appliquer aux autres creanciers des banques, en particulier aux deposants.
2) Voir plus bas...
3) Grace au controle des retraits, L'etat n'est en realite pas force d'emettre des IOU: il inscrit simplement les salaires et pensions au compte des deposants, qui continuent de n'y avoir acces qu'au compte goutte.
3) a) en parallele, l'Etat stimule fortement le credit (ce n'est pas de la creation monetaire), attenuant ainsi la contraction de la circulation monetaire (MV=PQ), et absorbant ainsi progressivement les euros physiques en circulation. Il inscrit egalement les paiements qu'il doit a ses fournisseurs a leurs comptes aupres des banques qu'il detient.
2) L'ELA est un credit de la banque de Grece envers les banques grecques qui n'est pas garanti par les autres banques centrales de la zone euro; c'est une creation monetaire independante que est toleree a titre exceptionnel et temporaire. C'est un credit gage sur des dettes a court terme emises par l'Etat. Les banques (l'Etat) font defaut sur leurs credits ELA; la banque centrale grecque se retrouve elle-meme en situation de faillite, l'Etat la recapitalise egalement d'un trait de plume par compensation. Les autres etats membres de la zone euro n'y perdent rien, parce qu'ils ne garantissaient pas l'ELA.
4) Remarque: dans toute cette affaire, il est necessaire que l'Etat se declare officiellement en defaut envers ses creanciers de l'eurogroupe: puisqu'ils refusent d'eux memes de negocier une reduction de la dette, c'est a la Grece de prendre les devants pour y arriver. Et elle y arrivera parce que meme si sa dette reste politiquement soutenue (et a grand mal), elle est economiquement insoutenable.
5) Conclusion: dans toute cette affaire, le controle des retraits joue un role central et a l'effet exactement inverse de l'emission d' IOU librement negotiables: il permet d'assurer et surtout d'organiser un certain financement de l'economie.
a écrit le 16/07/2015 à 0:04 :
Toutes ces péripéties nous font oublier l'essentiel et c'est heureux que Romaric mette le doigt sur le principal à la fin du fin : la dette ! Mais plus, précisément , il serait plus précis et surtout exact, de parler des raisons de la dette ou des dettes ? Je ne parlerai donc pas de ce que les grecs "peuvent" rembourser comme le dit Romaric mais de ce qu'ils "doivent" légitimement rembourser ! Car , effectivement , une dette ça se rembourse mais encore faut-il voir les conditions dans lesquelles elle s'est constituée , tout où partie !!!!Tout est donc dans les audits demandés par la présidente de la Vouli. Pas de dettes Grecques ( ou une dette bien minorée) pas de problème Grec! Le font du problème est bien là : arrêter l'austérité c'est en réalité arrêter un systéme financier qui génére automatiquement de la dette et surtout , surtout ! des interêts ! En France (ça fait plusieurs fois que je le dis sur ce site) l'audit de notre dette a conclu que 59% de notre dette était illégitime (et encore dans des condtions de prêts de 2% alors qu'avant l'Etat appruntait à sa banque centrale à 0%! Mais les grecs ont fait un mauvais choix : celui de vouloir remettre en cause les montages financiers - car cela revient à ça !_, véritables jeu de monopoly organisé par la finance internationale avec l'appui des politiciens de tous poils qui profitent -à leur niveau- du lbéralisme , en restant dans un cadre : celui du jeu de monopoly !

ps: on trouve sur le net les 38 pages du rapport d'audit de la dette Française .
a écrit le 15/07/2015 à 23:52 :
J'adore les commentaires de Mr Godin. "Les blocages ne sont jamais venus du FMI et des Grecs."
Curieuse façon de récrire l'histoire quand on sait que le FMI à été mis dehors par les grecs (Troika) et que les accords possibles ont été systématiquement rejeté (avec le référendum pour faire pression .....).
a écrit le 15/07/2015 à 23:27 :
Brillant résumé de la situation. Pas grand-chose à ajouter n'en déplaise à Peaudane...
a écrit le 15/07/2015 à 23:17 :
Ce projet d'accord n'est ni plus ni moins qu'un grexit qui ne dit pas son nom! Merci les SCHAUBLE , MERKEL end Co !
Réponse de le 16/07/2015 à 0:04 :
Et Hollande...Qui n'a pas fait pression sur la Grèce pendant 5 bons mois ...Pour trouver un accord laissant l'extrême gauche grec devant les Allemands... droit rigide ...
a écrit le 15/07/2015 à 22:59 :
L’Europe envoyée par le fond, tel le Naufrage du Bugaled Breizh, pris dans les filets du « lucre »
a écrit le 15/07/2015 à 22:30 :
Très bon article.
J'avais commencé un com assez long, mais votre foutu site qui rafraichit automatiquement la page me l'a fait perdre.
a écrit le 15/07/2015 à 22:19 :
Cet article met en lumière l absurdité, l absence totale de discernement des dirigeants de l UE et pour ne pas dire l imbécilite des dirigeants de l UE. La palme de l hypocrisie revient à Hollande. C'est un désastre pour l idée européenne.
a écrit le 15/07/2015 à 21:52 :
Alléluia, austérité est ressucitée, alléluia..!
a écrit le 15/07/2015 à 21:08 :
Je tire mon chapeau à M. Godin qui est capable de refaire l'histoire (dans son cas avec un h minuscule) en fonction des jours ou de l'air du temps !!!
Un jour c'est Tsipras qui refuse à Varoufakis un accord trouvé avec les créanciers lors d'un sommet. Dans un autre article il faut prêter à la Grèce des milliards qui lui sont absolument nécessaire puis il ne faut pas augmenter le poids de la dette. A un autre moment les créancier sont en mauvaise posture puis le gouvernement grec est pris dans un noeud coulant, puis coup d'éclat avec le référendum apportant un soutien populaire qui aujourd'hui fait défaut, etc ...
Difficile métier qu'être économiste, surtout pour un journaliste-commentateur-éditorialiste-militant , mais si agréable à lire dans des articles très fouillés qui se contredisent avec tant de constance !!!
Réponse de le 15/07/2015 à 22:35 :
vous avez du style ;)
Réponse de le 15/07/2015 à 23:12 :
@peaudane: il n'y a que pour des esprits binaire que les articles de RG se contredisent. Pour ma part, je ne vois pas en quoi Godin dans les articles qu'il signe depuis Janvier sur le sujet serait la girouette que vous prétendez. Il est au contraire d'une parfaite cohérence. Relisez et vous verrez..
Réponse de le 15/07/2015 à 23:33 :
Oui je me fais la même réflexion. Incroyable ces articles mais tellement intéressant de voir les commentaires de certains qui boivent ça comme du petit lait. très intéressant pour comprendre comment certains peuvent aller aux extrêmes simplement manipulés par des paroles ou des écrits.
Réponse de le 15/07/2015 à 23:33 :
Oui je me fais la même réflexion. Incroyable ces articles mais tellement intéressant de voir les commentaires de certains qui boivent ça comme du petit lait. très intéressant pour comprendre comment certains peuvent aller aux extrêmes simplement manipulés par des paroles ou des écrits.
Réponse de le 15/07/2015 à 23:33 :
Oui je me fais la même réflexion. Incroyable ces articles mais tellement intéressant de voir les commentaires de certains qui boivent ça comme du petit lait. très intéressant pour comprendre comment certains peuvent aller aux extrêmes simplement manipulés par des paroles ou des écrits.
a écrit le 15/07/2015 à 19:30 :
" Si les créanciers s'y refusent, les Grecs feront défaut unilatéralement. L'irresponsabilité des dirigeants de la zone euro éclatera "... Je partage cet avis .... et la politique anti-inflationniste de la BCE ne fait qu' aggraver le problème!
a écrit le 15/07/2015 à 18:43 :
Dans ce dossier de l'agonie de la Grèce, le gouvernement Valls a organisé un vote en France sur des faits qui concernent la Grèce.

Ainsi dans cette guerre financière le gouvernement Valls et les Parlementaires traitres français se sont rangés allègrement derrière les Allemands et les bandits de la finance dont le pire des paradis fiscaux Luxembourg et son ex patron, de la même manière que le gouvernement de Vichy s'était rangé derrière les nazies.

Telles les batteries de Stalines, une batterie de V ... Valls, eelVertsPâles Sarkozie, Lagarde, Hollande, les RépublicainsPSpâles adeptes de la Vichysation rampante.
Réponse de le 16/07/2015 à 11:55 :
@Vichy. Plutôt que de raconter n’importe quoi sortez de votre rêve d'extrémiste de gauche et n’appelez ceux qui sont pas de votre bord Nazie.
La Grèce a joué avec ces créancier 18 autres états Européens et au moins 108 autres à travers le FMI. D'arrogance en arrogance ils se sont retrouvés devant un mur celui de la sortie de l'Euro (implicite si pas de réformes indispensables). Leur premier ministre qui est d'extrême gauche a vu les conséquences qui arrivaient (faillite bancaire etc et à terme appauvrissement généralisé...) il a finalement cédé.
Ne cherchez pas les extrémistes la ou ils ne sont pas. Si vous voulez vivre comme au temps des soviets dépêchez vous d'aller à Cuba (et à Cuba ça change) voir en Corée du Nord (la le régime est stable ..).
a écrit le 15/07/2015 à 18:41 :
L'UE avec l'euro se révèle tel quel est; non pas coopérative mais contraignante sous la tutelle de Washington et de l'OTAN
a écrit le 15/07/2015 à 18:28 :
Formidable démonstration de ce qu'est L'UE: Un "machin", comme en son temps aurait dit le Général de Gaulle à propos de l'ONU. Et à la tête de ce "machin", nous avons des Merkel, Hollande, Schaüble, Juncker, Dijsselbloëm, ou le mariage de la carpe et du lapin. L'UE ne peut pas fonctionner, l'UE s'est (s'il était possible) encore plus décrédibilisée, l'Euro est un "super-machin" au service des financiers, contre les peuples. L'UE est plus qu'anti-démocratique, c'est une dictature.
Pour en revenir à la Grèce, inévitablement elle sortira de la ZE et de l'Euro, il lui suffit de faire imprimer dans le plus grand secret suffisamment de billets et les sortir au moment opportun. Je vois bien la Russie de Poutine se charger de cette affaire.
a écrit le 15/07/2015 à 18:18 :
Personne n'a jamais complètement tort ni complètement raison. M. Godin a raison quand il prévoit que la situation pourrait être intenable. Car elle le sera si les Grecs persistent dans leur laisser-aller désormais historique, qui est quand même, ne l'oublions pas, la cause de tous les malheurs dont ils accusent les autres. Après tout, ils n'ont eu que les gouvernements qu'ils ont mérités. Tout ça risque donc, effectivement, de finir en catastrophe. Ce qui montrerait aux Français là où aboutit le laisser-aller. Et ce serait déjà ça de gagné : ça servirait de leçon à une certaine gauche bien de chez nous. Il est tout de même sidérant que M. Hollande ait osé insister pour un troisième sauvetage de la Grèce, c'est à dire pour prêter à nouveau de l'argent français dont la perte sera subie par les générations françaises futures. Il est vrai qu'une certaine complicité entre va-t-en guerres et paniers percés ne devrait pas surprendre. Pour les va-t-en guerres, voir le budget militaire grec et le fait que les seuls moments où M. Hollande soit monté dans l'estime de la droite française sont quand il s'est lancé dans de nouvelles "opérations militaires". Quant aux paniers percés, inutile de faire un dessin, s'agissant de la Grèce et de la France.
Réponse de le 15/07/2015 à 23:25 :
@olkatab: les grecs n'ont jamais prétendu que leurs ennuis financiers n'étaient du fait que des autres. Vous racontez absolument n'importe quoi!! Relisez ou écoutez les déclarations de Tsypras et de Varoufakis et vous retrouverez les mêmes distinctions que Godin à faite entre origine de la dette, entretien de la dette et augmentation de la dette publique grecque.
a écrit le 15/07/2015 à 18:14 :
Moi, en tant que Grec, je n'aurai qu'une seule chose à dire : TSIPRAS DEHORS !!
Réponse de le 15/07/2015 à 20:14 :
Ca paraîtrai le minimum !!
Apres autant d'erreurs et de trahison


Sauf pour Mr Godin qui sera sans doute le dernier a le soutenir
Réponse de le 16/07/2015 à 10:23 :
Peut-être que vous n'avez pas compris : Tsipras est le vrai cheval de Troie des banquiers de l'Eurogroupe, c'est de la cinquième colonne la plus infiltrée au gouvernement grec. En le défendant, M. Romaric Godin ne fait que défendre les intérêts RÉELS de l'Eurogroupe, détrompez-vous. LT reste LT fidèle à elle même. Et si l'on me censure tant pis, la vérité éclatera un jour.
a écrit le 15/07/2015 à 18:02 :
Merci et encore merci! Comme quoi il existe encore de vrais journalistes dans la presse mainstream!
a écrit le 15/07/2015 à 17:57 :
Bravo Monsieur Godin, encorne fois un article clair, concis sur la tragédie qui est entrain de se jouer sous nos yeux.
Les Grecs et leurs dirigeants ont une part non-négligeable dans cette affaire, mais comme vous le démontrer l'UE a joué un rôle criminel dans cette affaire et continue de le jouer, n'apprenant rien de la catastrophe qui se joue en Grèce.
Il est triste de constate que l'Europe est entrain de redevenir un protectorat allemand, cela nous rappelle les pires heures de notre histoire commune, comme l'avait déjà signalé Todd chaque fois que l'Allemagne est en position dominante en Europe cela se termine par une catastrophe, l'Histoire est un éternel recommencement.
a écrit le 15/07/2015 à 17:32 :
Bref, le nouveau plan d'aide est pire que l'ancien... tout est perdu des deux cotés !
a écrit le 15/07/2015 à 17:25 :
Monsieur Godin,

Votre plume, la justesse de vos propos et votre clairvoyance m'époustoufle chaque jour davantage.

Je vous remercie de tant soutenir le peuple grec grâce à votre compréhension globale de ce qui l'étouffe un peu plus chaque jour.

Chapeau et merci

Thierry
a écrit le 15/07/2015 à 17:24 :
Au moins dans le parti de tsipras on est honnête on appelle à voter non

Tsipras est le pire des hommes politiques il trahi ces engagements de début d'année , le référendum ,les grecques auxquels il a fait croire à un retour de la vie à crédit

Il a ruiné le pays en 6 mois

Espérons qu'il disparaisse et que Mr Godin mange son chapeau
Réponse de le 15/07/2015 à 18:16 :
@ Réalisme: Il est bien possible que Mr Godin ait déjà commencé à manger son chapeau…. discrètement.
a écrit le 15/07/2015 à 16:58 :
Fallait avoir le courage de faire sortir la Grèce en 2005 .Qui était au pouvoir en 2005 ? eh bien en taule pour malversation et dissimulation de déficit comptable ou la qualification exacte de ce délit doit bien exister.
a écrit le 15/07/2015 à 16:45 :
Le gouvernement grecque vend les originaux des musées et mets des copies à la place.Les touristes ne verront pas la différence et les vrais collectionneurs auront des joyaux dans leurs caves qu'ils auront payé la peau des fesses pour pouvoir les contempler en solitaire et a leurs décès c'est retour au bercail dans le cadre des droit de succession.
Réponse de le 15/07/2015 à 23:42 :
@yoyo: Même si un des buts ultimes de la mise à genoux de la Grèce est d'accéder à des richesses du patrimoine national, pour l'instant vous speculez lorsque vous suggérez que l'état grec va vendre ses originaus et les remplacer par des copies dans les musées.
a écrit le 15/07/2015 à 16:29 :
Encore un article absurde de Romaric Godin. Personne ne doute que la dette grecque n'est pas remboursable. S'il ne peut pas avoir d'annulation de la dette maintenant, c'est pour maintenir la pression afin les Grecs mettent enfin en ligne leurs recettes et leurs dépensent après avoir vecu aux crochets de l'UE et de leurs créanciers pendant 30 ans. Sinon il reste la solution du défaut avec Grexit dans la suite ce qui serait encore plus brutal pour les Grecs. La Tribune dévrait faire attention de ne pas tomber au niveau de Mediapart, Monde Diplo et consorts.
Réponse de le 15/07/2015 à 18:36 :
Vous êtes dans la même situation que les dirigeants européens en fait : incapable de voir que les politiques appliquées sont en échec total et incapable de vous remettre en cause encalminé dans vos croyances. A tel point que lire la contradiction sur vos croyances vous insupporte. Alors même que ces malheureuses contradictions n'émergent que dans 1 ou 2 journaux ( qui contrairement aux autres ne vivent pas de la charité de l’État), rejoints en parti par la Tribune, journaux perdus dans un océan médiatique noyant les citoyens sous la propagande TINA.
Réponse de le 15/07/2015 à 19:01 :
@Picnicdouille: Qui parle de TINA ? Certainement pas moi (et même pas Schäuble). Il y a une alternative, c'est le Grexit. C'est Tsipras et dans leur majorité les Grecs qui ne l'ont pas voulu.
a écrit le 15/07/2015 à 16:13 :
Brillant ! Rien à ajouter.
a écrit le 15/07/2015 à 16:10 :
C'est n'importe quoi Mr Godin essaye de broder des histoires

Tous le monde sait qu'il faudra restructurer la dette
Le probleme n'est pas d'actualité c'est une manœuvre de tsipras
C'est en 2023 que les grecs commenceront à rembourser la dette

Les européens ne veulent pas financer les folies d extrême gauche retraite à 60 ans augmentation du smig etc ..
Ce qui aurait créé de nouvelles dettes

Tsipras à accepté les conditions de la troïka uniquement pour rester au pouvoir et continuer à rouler en Audi

Tsipras ferait mieux de réformer son pays et Mr Godin de rèflechir a toutes ces erreurs d'analyses des semaines passée
Réponse de le 15/07/2015 à 17:46 :
Vous avez probablement mal comprit le problème de la dette grec: le remboursement des INTERETS ont été suspendus a 2023...mais pas le remboursement du CAPITAL ! Et il y a plusieurs milliards a payer la tout de suite...dans les prochains mois.
a écrit le 15/07/2015 à 16:00 :
Romaric Godin a vu juste lorsqu’il parle de montage de Ponzi payable par les générations futures. Cependant, les votes dans les parlements est révélateur. Le parlement Français vote comme un coup d’épée dans l’eau car la France est un pays à souveraineté limitée. L’Allemagne reconnue en tant que nation souveraine par les traités va voter pour de vrai, et là le débat sera intéressant car le Bundestag défendra les intérêts exclusifs des Allemands. Le vote du Bundestag n’est donc pas acquis et vu la tournure des événements en Grèce le Grexit va revenir très vite sur le tapis. Finalement Tsipras restera dans l’Histoire comme un Gorbatchev qui voulait changer l’Empire de l’intérieur. Le plus important est que deux prix Nobel ont validé l’équation Euro=austérité. Lorsque les « blouses blanches » se parlent aussi clairement, l’opinion publique commence à vaciller.
a écrit le 15/07/2015 à 15:59 :
Pour une fois je trouve l'artcile de R. Godin quelque peu radical. Cet accord est un compromise, accepte de justesse. Par ailleurs, le sort de la dette grecque est prise en compte, ce que refusait les faucons auparavant. Il faut donc analyser cette sortie comme un processus dans lequel chacun devra faire des efforts y compris les grecs (qui gouvernent et administrant le pays). Le coup de force de Tsipras a eu la vertu de mettre tout le monde, lui compris, devant ses responsabilites.
a écrit le 15/07/2015 à 15:53 :
Cher Monsieur Godin,

Tout simplement vous remercier de la pertinence et de l'intelligence de vos interventions dans les pages de "La Tribune". Il est heureux, grâce à vous et quelques autres (Jorion, Médiapart et d'autres encore) de pouvoir échapper aux tombereaux d'insanités et de contre-vérités de la presse de caniveau qui sévit partout !
a écrit le 15/07/2015 à 15:46 :
visiblement, Bruno Le Roux et Michel Sapin ne vous lisent pas ...
a écrit le 15/07/2015 à 15:45 :
D’accord avec cet article qui passe sous silence le fait qu’Alexis Tsipras et d’autres dans Syrisa mériteraient de se voir décerner un grand prix de la nullité, dans la conduite des affaires de la Grèce. La capitulation en rase campagne d’Alexis Tsipras est la conséquence d’une stratégie folle menée depuis qu’il est au pouvoir et dont on pouvait facilement prévoir que la conclusion serait celle qui est intervenue. Il devait abolir l’austérité, réduire de moitié la dette grecque en négociant cela avec les « institutions », tout en excluant de sortir de l’euro et tout en excluant même de préparer un plan de sortie de la zone euro. Il ne savait pas que le cadre institutionnel de la zone euro permet d’asphyxier progressivement un État qui se rebelle pour combattre l’austérité et réduire les dettes, de sorte que In Fine cet État n’a pas d’autre choix de que de capituler et de faire ce qu’on lui dit de faire. Si on m’avait interrogé lors de l’arrivée au pouvoir de Tsipras, j’aurais dit qu’avec cette stratégie les choses finiraient comme cela car à partir du moment où il excluait de sortir de la zone euro, les conditions seraient créées pour que sa soumission finisse par devenir inévitable.

Le comble, et c’est aussi pour cela que Tsipras mériterait de se voir décerner un grand prix mondial de la nullité,c’est ce référendum qu’il organise après près de 6 mois de négociations infructueuses avec les créanciers, où il appelle à voter contre leurs propositions et où le peuple vote effectivement contre à plus de 61%. Quelques jours plus tard, le même Tsipras accepte des conditions encore plus dures des créanciers que celles dont il demandé le rejet par référendum car le pays est au bord du gouffre et qu’il n’y a plus d’autre choix que de se soumettre. C’est un signe fort de ridicule et d’amateurisme total .

Je souhaite bien du plaisir au peuple grec avec de tels dirigeants. Le temps qu’ils comprennent quelque chose, et qu’ils savent ce qu’ils font et où ils vont, le pays a vraiment le temps de s’enfoncer de plus en plus.
Réponse de le 15/07/2015 à 17:34 :
Vous croyez que c'est facile lorsque vous voyez augmenter le nombre de sans-abris dans les rues, le nombre de suicides explosés, les personnes non soignées faute d'argent, les personnes dans l'incapacité de se nourrir par manque de moyens ?
Tsipras a été élu par le peuple, il défend le peuple. Les technocrates européens ne lui ont pas fait de cadeau par contre.
a écrit le 15/07/2015 à 15:43 :
Excellent article m.Godin.C'est la fuite en avant,probablement que le défaut grec aurait fait trop de dégats notamment au niveau des cds.Les marchés ne peuvent que monter sinon le système se vaporise.
a écrit le 15/07/2015 à 15:43 :
Il n'y a qu'une solution ami grecs, sorti de cette Union mortifère avant qu'on ne vous montre le chemin.. La poursuite de cette sordide expérience européenne illustre l'état de dépendance des dirigeants européens servile vis à vis des usa, véritables maitres de l' Europe.. Les États-Unis craignaient trop l’effet de contagion sur l’ensemble de la zone euro et sur l’Union européenne, et l’effondrement de tout leur glacis de domination géopolitique sur le Vieux continent.
a écrit le 15/07/2015 à 15:34 :
La seule solution pour les Grecs est de préparer leur sortie de la zone Euro avec les aides à venir , cela me parait un choix judicieux compte tenu des difficulté à se financer dans l'avenir.Giscard à encore raison en bon économiste .
a écrit le 15/07/2015 à 14:51 :
Excellent article.
Il suffit de voir l'évolution de l'euro face au dollar et de la livre sterling pour se rendre compte que personne ne croit en cet accord.
Comment peut-on comparer une Allemagne industrielle et ayant des ressources minières de longue date avec la Grèce qui a été sous le joug des Turcs pendant plusieurs siècles puis de l'Allemagne qui l'a pendant la guerre achevée.
La Grèce ne s'en remettra jamais, mais je crains qu'il en sera de même pour l'Europe
a écrit le 15/07/2015 à 14:24 :
Le billet de R. Godin ignore (pour la n-ième fois) que les grecs refusent l' "austerité" au nom d'un soi-disant droit démocratique de vivre au crochet des autres. Attitude singuliére et qui méconnaît toutes les règles de la monnaie commune.

D'ailleurs, ils peuvent toujours refuser le plan d'aide, libre à eux. On commencera alors un tout nouveau châpitre entitulé Drachme.

Finalement, il y a ce mouvement - très révélateur au démeurant - de boycott des produits allemands en Grèce. Par twitter on appelle à boycotter les produits allemands, mais si j'ai bien compris ce mouvement, l'argent et les crédits allemands ne sont pas boycottés.
Réponse de le 15/07/2015 à 15:22 :
Vous avez des oeillères vous aussi. Ce plan d'aide va enfoncer la Grèce un peu plus et la dette ne sera jamais remboursée. Il ne s'agit pas de savoir sils ont la volonté de rembourser, c'est arithmétique, ils ne pourront pas !
Perso, je pense qu'ils auraient du choisir la sortie de l'Euro négociée. Mais ce n'est qu'une question de temps.
a écrit le 15/07/2015 à 14:20 :
Pour s'en tenir à de simples considérations morales par delà les arguments économiques, ces quelques observations: Varoufakis, si injustement décrié, a montré sans doute du courage et de la lucidité. Je suis par contre effaré par l'extraordinaire mansuétude dont bénéficie Monsieur Tsipras de la part de ses partisans de la première heure. Son discours actuel, il faut le reconnaître, est typique du discours éternel de la collaboration (j'ai évité le désastre, je défends l'intérêt de mes compatriotes pour éviter le pire, donc je reste à la barre en me soumettant...je fais don de ma personne, etc.) face à l'esprit de résistance. S'il n'avait pas le choix, c'est qu'il a échoué. L'honneur et la décence, mais peut-être aussi l'intérêt politique bien compris, l'appelaient à démissionner. C'est désormais un bon garçon qui a su conformer son attitude à celle de ses homologues européens, laquelle consiste à renier leurs engagements de campagne et les verdicts référendaires, c'est à dire à humilier et ravaler la souveraineté populaire, ce qui devrait être tenu pour crime en démocratie! Voici un homme qui se retourne pour présenter définitivement à l'Histoire un visage bovin et sottement satisfait, parmi ses pairs. Qu'en résultera t-il? Rien de bon, ni en Grèce, ni en Europe...Attendons-nous au pire.
Réponse de le 15/07/2015 à 15:46 :
Effectivement,les travailleurs du privé allemands vont aider au recrutement de nouveaux fonctionnaires grecs(comme chaque année),c'est le seul moyen de sauver les banques ,assurances et autres milieux financiers.Un accord plus que bancal!
a écrit le 15/07/2015 à 14:17 :
Il faudra surtout un travail sérieux de la Grèce et de son gouvernement pour remettre le pays en ordre:
- que les impôts soient payés
- que l'état arrête la fraude galopante
- que la TVA soit corrigée
- que les retraites soient réellement diminuées.
- que la Grèce se dote de gouvernants fiables qui ne mentent pas sans arrêt,
Après, on pourra discuter sérieusement de la dette
Réponse de le 15/07/2015 à 15:48 :
encore quelqu'un qui n'a pas lu ce que comptait faire Syryza .......
Réponse de le 15/07/2015 à 16:16 :
C est le programme de Syriza !
Réponse de le 15/07/2015 à 16:16 :
C est le programme de Syriza !
Réponse de le 15/07/2015 à 17:17 :
Alors commençons par la France !
- Nos gouvernements ne nous mentent jamais, sans aucun doute,
- Nos élus ne pratiquent pas l'exil fiscal, même pas le ministre le finances,
- Baissons drastiquement les retraites (si vous êtes retraité, bonne chance pour aider les enfants au chômage. Si vous n'êtes pas retraité, bon courage pour regarder maman et papa chéri ne plus pouvoir se chauffer, ni se soigner...)

Après, on pourra discuter sérieusement de la dette de la France.
a écrit le 15/07/2015 à 14:08 :
Monsieur Godin, dans toute discussion creancier/debiteur, le creancier n'acceptera de consentir a une perte. Il faut que le debiteur utilise l'arme du defaut de paiement pour arriver que le debiteur se retrouve en position de force.
En clair, Monsieur Tsipras aurait dû utiliser l'arme du defaut de paiement des le mois d'avril lors des echeances dues vis-a-vis du Fonds Monetaire International.
Il a prefere entendre en pensant que le temps jouait en sa faveur. Il s'est tres lourdement trompe.
a écrit le 15/07/2015 à 14:08 :
Et voilà, c'est le début de la fin. Nous rappellerons dans 6 mois à notre "courageux" président à quel point son action a maintenir la Grèce dans l'Euro a été "historique". Pourtant, TOUT LE MONDE savait comment sauver la Grèce en 2 temps : 1) Réduction et ré-échelonnement de la dette 2) Sortie accompagnée de l'Euro avec une option de retour quand (si) les finances sont stabilisées (ce qui ne peut se faire qu'à l'aide de grandes réformes, donc de la responsabilité des politiques Grecs). Là, on fait un 3ème plan sur la base des 2 premiers (qui n'ont pas marché) en imposant aux Grecs un accord encore plus dur que celui refusé par réferundum par le peuple. Le plus incroyable étant que tout le monde, Hollande en tête, se félicite d'un accord "historique". Tout faux.
a écrit le 15/07/2015 à 14:00 :
Bravo au journal la Tribune qui écrit ce qu'il pense.
Ce que pense toute personne censée en final.
La Grèce sortira de toute façon, avec une addition encore lourde.
Une addition qui appartient aux banques PRIVEES, qu'elles auront réussi, via un tour de passe passe, a transformé en dette PUBLIQUE (nous).
En 1789, on coupait des têtes pour moins que ça.
Nous verrons, ces prochaines années, le défaut de paiement de la dette européenne.
Préparez vous.
Réponse de le 15/07/2015 à 17:45 :
Voyez-vous richard78, parfois je me demande si ce ne sont pas les coupables qui ont demandé à ce que la peine de mort soit abrogée.

https://www.youtube.com/watch?v=bOROJuSz4v0

La spéculation n'est JAMAIS remise en cause !
a écrit le 15/07/2015 à 13:54 :
Et je voulais rajouter les seuls pays serieux et responsables viv a vis des electeurs sont les allemands et autres pays du Nord dont les politiques ne choisissent pas la fuite pour en profiter eux memes...comme en France ou ils font carriere...
Réponse de le 15/07/2015 à 16:19 :
Sérieux ? Schauble et ses casseroles ? Le Parti des vrais Finlandais ? Ha, ha, ha !
Réponse de le 17/07/2015 à 0:04 :
allemands, pays sérieux? qui ont introduit hartz 4, qui profitent des ex pays de l´est pour faire fabriquer à bas prix des produits qu´ils exportent en faisant du bénef sur le dos des polonais, bulgares etc....un pays a qui on a fait cadeau de 60& des réparations , alors qu´ils avaient tué des millions de gens, et qui n´ont toujours pas remboursé à la Grèce " l´emprunt " fait par les nazis qui ont emporté tout l´or des banques grecques....si vous appelez ca sérieux....
a écrit le 15/07/2015 à 13:49 :
il eut fallu être audacieux et même courageux .Tous nuls dans notre marigot politiques !
a écrit le 15/07/2015 à 13:41 :
Merci pour ce billet qui ose appeler un chat : un chat.
Et peu importe si ça défrise des illusionnistes et manipulateurs de tous poils.
a écrit le 15/07/2015 à 13:39 :
Un énième article à côté de la plaque, qui ignore royalement que le problème de la Grèce, ce n'est pas l'Europe mais bien la Grèce et surtout les grecs.

Quelqu'un a compté les milliards versés dans la Grèce depuis 74 ou même 82 ? Ils sont passés où ?

L'Europe est vraiment bonne fille.
Réponse de le 15/07/2015 à 14:23 :
vous posez sans le vouloir une bonne question. L'argent visiblement n'est pas allé en Grece. Alors ou ? Et est-ce vraiment la faute des grecs dans ce cas ?
Réponse de le 15/07/2015 à 15:30 :
Ok pour le constat. Et alors on fait quoi ? on laisse la Grèce se tourner vers la Chine et la Russie ?
Réponse de le 15/07/2015 à 16:22 :
La Grèce était un pays industrialisé quand elle est rentrée dans la CEE en 1981 : elle fabriquait téléviseurs, voitures, tracteurs, autocars, etc. Aujourd'hui tout ca a disparu... Merci l Europe, merci l Allemagne...
Réponse de le 15/07/2015 à 16:24 :
Les bienfaits du marché commun et de la suppression des barrières douanières.
Réponse de le 15/07/2015 à 16:27 :
L Allemagne s est goinfree en exportant ses produits industriels en Grèce, grâce à Bruxelles et grâce à la corruption. Le retour de boomerang est pour bientôt.
a écrit le 15/07/2015 à 13:26 :
il aurait effectivememnt mieux valu que la grece quittat l'euro, ca aurait eviter 2 ans de turpitudes
quant a la morale, effectivement, si les grecs n'avaient pas gave l'ensemble de leurs interlocuteurs avec la ' democratie' ( dont ils sont les seuls utilisateurs sur cette planette, est ce utile de le rappeler), on n'en serait pas la
dans deux ans ils vont sortir, avec avoir syphonne 150 milliards de plus, qu'on financera par de la dette que paieront nos enfants et petits enfants
a écrit le 15/07/2015 à 13:19 :
Et oui, je comprends que la désillusion soit dure à encaisser mais il ne pouvait en aller autrement lorsqu'on considère l'UE dans son ensemble et les conditions préalables à la création de l'euro que l'Allemagne a imposées. Conditions acceptées alors par la France et renforcées encore avec la ratification du TSCG en début du mandat de F. Hollande. Ce dernier, en allant dans le sens de Merkel dans le dossier grec, n'a fait que réaffirmer ce principe d'adhésion, en cela il est cohérent avec lui-même et ses prédécesseurs.

Croire qu'on peut infléchir la volonté des Allemands et des autres (car il y a aussi d'autres pays favorable à cette politique d'austérité, l'Allemagne n'est pas seule bien qu'elle soit souvent la seule pointée du doigt) relève de l'utopie. La capitulation du gouvernement de Tsipras en est une implacable démonstration.

Une fois qu'on a fait ce constat (i.e. le deuil du rêve d'une Europe sociale, solidaire etc.), il ne reste plus qu'à aller au bout du raisonnement, c'est à dire opter pour une sortie de l'UE et de l'euro, si on veut retrouver la liberté de mener une politique économique et budgétaire cohérente.
a écrit le 15/07/2015 à 13:11 :
Excellent article, bravo et merci !
a écrit le 15/07/2015 à 13:00 :
Mr Hollande a commis une erreur politique au début de son quiquénat : il n'a pas voulu aller au clash avec l'Allemagne pour réorienter la politique Européenne. Le résultat est là : Les Allemands pensent que seul le respect des règles doit être imposer avec violence si nécessaire à tous les pays. Le problème c'est que ces règles sont débiles car au lieu de diminuer la dette elles ont pour effet de l'augmenter ! Combien de morts faudra-ty-il pour changer ces règles folles ?
a écrit le 15/07/2015 à 12:55 :
Dans toute la propagande médiatique française, les journaux réellement sérieux se comptent sur les doigts d'une main, La Tribune en fait parti et vous pouvez en être fier. La Tribune, Le Figaro ( de temps en temps) et l'excellentissime Monde Diplomatique relèvent le niveau désespérant du paysage médiatique Français. Une fois de plus merci. Continuez comme ça.
Réponse de le 15/07/2015 à 14:01 :
Et Jean Pierre Pernaut ....
a écrit le 15/07/2015 à 12:55 :
Je pensais, naïf, que La Tribune était un journal neutre, sans parti pris. Or, que lisons-nous? Une charge de cavalerie contre les institutions européennes, qui ne seraient là que pour humilier, couler et détruire ce qui reste de la Grèce!
Réponse de le 15/07/2015 à 14:06 :
Naif! L'€urope n'a pas les moyens financiers pas plus que le courage de prendre ses pertes, alors on fait rouler la dette et plus tard plus triste... ce sera comme d'habitude nos enfants et petits enfants qui payeront, nous et nos politique ne savent faire QUE cela! Un peuple de mougeons.Mi mouton mi pigeon.
Réponse de le 15/07/2015 à 16:10 :
C'est vraiment trop naïf de croire que LT est un journal neutre, sans partis pris. Justement ! Dans nos forums, faites comme chez vous, vous pouvez insulter Poutine et parler mal des Chinois à votre aise, vos commentaires seront tous publiés, sans problèmes. Toutefois gardez-vous d'en faire de même envers les Américains….. et vous allez comprendre tout de suite la réalité des choses. Ou plutôt, j'espère. :-)
Réponse de le 15/07/2015 à 16:16 :
Ce que vous lisez : juste la vérité ! Mais elle vous dérange apparemment...... sans doute préférez-vous les petites magouilles en coquins/copains !
a écrit le 15/07/2015 à 12:53 :
C'est ça la Zérope. La faillite assurée
a écrit le 15/07/2015 à 12:49 :
Un excellent billet comme d'habitude, félicitations, M. Godin. La dette grecque est une dette illégitime résultant de manigances de banquiers véreux, même payée sur 50 ans, reste une dette illégitime… Il est à craindre que lorsque les banques grecques ouvriront à nouveau, que la population qui a encore de l’argent sur un compte en banque, ne se jette dans un retrait massif à corps perdu.

Cela peut provoquer une panique dans d’autres pays aux conséquences incalculables… Septembre sera chaud. Tout cela est piloté et voulu par ceux qui ont mis les USA en faillite financière et qui voit dans le chaos produit chez les autres, la solution à leurs problèmes domestiques… comme en 14… comme en 39… avec la totale complicité de nos ” élites “. Je vous propose d'élargir vos connaissance à ce sujet en lisant un autre excellent billet sous cette adresse:
www.les-crises.fr/exclusif-la-grece-a-besoin-de-lallegement-des-dettes-bien-au-dela-des-plans-de-lunion-europeenne-le-rapport-de-secret-du-fmi/
a écrit le 15/07/2015 à 12:46 :
Encore un excellent article Mr Godin
merci mille fois pour votre travail !
a écrit le 15/07/2015 à 12:39 :
Les dirigeants politiques sont toujours le produit d'une époque.
La notre est celle d'un capitalisme financier qui se développe sur la généralisation du conflit d'intérêt et de la corruption, un système sans autres visions que les gains que rapporteront la prochaine spéculation, la prochaine spoliation... Leur devise : "après nous le déluge".
L'Europe ressemble de plus en plus aux écuries d'Augias...
Réponse de le 15/07/2015 à 14:09 :
Et de reporter la dette sur les futures générations (retraite,sécu,dette ...)
Réponse de le 15/07/2015 à 17:41 :
Mais le ver est dans le fruit depuis le début
https://www.youtube.com/watch?v=GizWAkMddsg
a écrit le 15/07/2015 à 12:38 :
Cet article accumule les arguments absurdes. Soyons clairs : la problématique grecque ne date pas de ces derniers mois : le pays était en faillite depuis longtemps. Les européïstes se sont pris pour le père Noêl, soit, mais ils n'ont fait que révéler ce qui existait. Un trafic a peut être fait disparaître une moitié de l'argent (qui est revenu s'investir à Londres ou à Paris sous forme d'appartements), soit, mais la dette était sans cela insoutenable pour le pays, Tsipras ayant contribué à l'enfoncer encore plus. La question est donc de parvenir à une assistance totale, que personne au fond n'est obligé de procurer, dans un contexte et dans une pratique acceptables par les autres peuples. Point. Il ne s'agit pas d'un schéma Ponzi dont la boucle est destinée théoriquement à se refermer mais d'un tableau Madoff : un abus sans retour. Cela suppose un certain nombre de mises en conformités et un autre de retenues. Autrement dit de jouer un profil souple et modeste propre à faire accepter les efforts consentis par les créanciers. Cette attitude de sérieux permet la mise en place d'un mécanisme financier qui tourne tout seul du simple fait du partage de la confiance en la signature des grands pays déversée au profit des grecs qui n'en ont pas. Ce mécanisme de création monétaire ne coûte rien, rapporte très peu hors une amélioration du PIB pour le donateurs, mais s'exige absolument serein. Une fois mis en place on ne veut plus en entendre parler. Autrement dit la question du montant évoqué ici n'est plus le problème des grecs car ils n'en ont jamais été maîtres. Ce n'est pas un problème secondaire loin de là mais la seule équation des créanciers. Or, le cinéma fantastique que nous servent les gauchistes du gouvernement grec ne va en rien dans le sens du calme. Ils ne comprennent rien ou donnent cette impression à ce qui se passe et par cette attitude obligent les créanciers à une attitude plus brutale que ces derniers ne souhaitent pas. Ce comportement de voyou amène les pays donateurs à taper vite fort et longtemps. Alors on peut se poser la question sur ce gouvernement : n'est-il pas finalement "l'idiot utile" des hyper libéraux ? Et les journalistes à la dérive qui le suivent ... ?
Réponse de le 15/07/2015 à 14:34 :
«Cet article accumule les arguments absurdes». Lesquels ?

Pour vous distinguer de l'absurdité dons vous accusez l'article, avez-vous vous même autre choses à nous proposez qu'une explication psychologisante superficielle (ils avaient un attitude voyou, les créanciers attendaient du calme, il fallait la jouer modeste blabla), des affirmations non étayées (« Tsipras ayant contribué à l'enfoncer encore plus »), et l'évocation d'un obscur « mécanisme financier/de création monétaire» qui règlerait tout mais dont vous ne détaillez rien ?
Réponse de le 15/07/2015 à 17:47 :
Au contraire "les gauchistes du gouvernement grec" ont tout compris !

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