La vraie différence entre Macron et Le Pen sur l'Europe

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L'Allemagne distribue en toute légalité des tombereaux de subventions à ses entreprises, comme le montrent les statistiques européennes. Pourquoi la France n'est-elle pas capable d'avoir conçu un système plus efficace d'aide à ses propres PME ?
L'Allemagne distribue en toute légalité des tombereaux de subventions à ses entreprises, comme le montrent les statistiques européennes. Pourquoi la France n'est-elle pas capable d'avoir conçu un système plus efficace d'aide à ses propres PME ? (Crédits : Reuters)
En louant la « protection » apportée par l'Union européenne à la France, le président de la République François Hollande omet de souligner que la bonne politique est celle qui poussera le gouvernement à plus d'efficacité pour satisfaire, non pas les règles européennes... mais les citoyens contribuables.

La « grande idée » de l'Union européenne est « de permettre à chacun de nos Etats d'être encore plus souverain », a dit le président Hollande lors de son dernier sommet, le 29 avril, à Bruxelles. En guise d'appel à voter pour Emmanuel Macron, c'est un peu court. Dans un pays où le succès des forces prêtes à bazarder l'héritage européen a réuni plus de 46% des voix, on aurait attendu des arguments plus forts. On aurait aimé une once d'autocritique. On aurait aimé entendre dire par exemple que ce sont autant les politiques publiques que les entreprises qui sont mises en concurrence au sein de cette Union et qu'à ce jeu, les dirigeants politiques français n'ont pas brillé.

Aides aux agriculteurs, PME... le modèle allemand meilleur que le français

L'Allemagne, oui, aide ses agriculteurs grâce à un régime de TVA forfaitaire hyper-avantageux que Bruxelles se refuse à dénoncer. Mais pourquoi la France, grande bénéficiaire par ailleurs des aides agricoles, ne copie-t-elle pas ce modèle puisqu'il est légal et apparemment efficace ? Est-ce par ailleurs la « faute à Bruxelles » si, entre 1980 et 2005, pendant que le nombre d'agriculteurs était divisé par deux, celui des fonctionnaires du ministère de l'agriculture (environ 30.000 !) a continué à augmenter, comme l'a déploré la Cour des comptes à l'époque ? C'est hélas probable car les milliards de la Politique agricole commune versés chaque année à la France et défendus avec la dernière énergie par tous les ministres de l'agriculture se succédant rue de Varenne, n'encouragent guère à la parcimonie.

L'Allemagne distribue en toute légalité des tombereaux de subventions à ses entreprises, comme le montrent les statistiques européennes. Pourquoi la France n'est-elle pas capable d'avoir conçu un système plus efficace d'aide à ses propres PME ?

Indulgence de nos partenaires européens

Quand l'Etat a dépensé 5 milliards d'euros pour mettre sur pied à Saclay ce qui était annoncé comme un joyau de l'excellence scientifique française et que le projet périclite pour cause de querelles entre Bercy et l'enseignement supérieur, entre l'université et les grandes écoles, comme l'a établi la Cour des comptes et rapporté le quotidien Le Monde, faut-il s'en prendre à qui que ce soit d'autre qu'à nous-mêmes ?

Nos voisins payent très cher ce ratage. Rien que pour le projet Grand Paris Express, la ligne de métro 15 Sud, qui doit relier le campus à Paris, la Banque européenne d'investissement (la banque publique de l'UE), cofinancée avec nos partenaires allemand, espagnol, portugais, italien, britannique, etc., a mis 1 milliard d'euros sur la table. Nous sommes plus victimes de leur indulgence que de leur sévérité.

Macron, candidat de l'effort, et Le Pen, candidat de l'autosatisfaction ?

La différence entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen ne tient pas seulement à leur programme, à leur profil, à leur passé. Elle réside aussi dans le fait que le premier prétend utiliser le levier européen pour hisser la décision publique à la hauteur des défis du moment, alors que la seconde flatte ses électeurs dans le sentiment de leur supériorité et joue la carte de la victimisation. C'est une grande différence. La « Grande Nation » serait peut-être plus avisée de sortir un peu d'elle-même, de ses corporatismes et de son colbertisme... que de l'Union européenne. La bonne nouvelle est que l'Europe peut éventuellement l'y aider.

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a écrit le 04/05/2017 à 10:06 :
Pourquoi Mr Macron gigote t il comme Mr Sarkozy quand il s'exprime??
a écrit le 04/05/2017 à 8:32 :
Selon le site d'investigation Mediapart, le prêt de neuf millions d'euros contracté en 2014 par le FN auprès d'une banque russe aurait eu une contrepartie politique : des prises de position pro-russes dans le conflit ukrainien. Le Front national, "parti de l'anti-France" ? L'ironie serait piquante. Le site d'investigation Mediapart révèle, mardi 2 mai, que certaines prises de position du Front national (FN) lors du conflit ukrainien auraient été monnayées en échange du prêt accordé au parti en 2014 par une banque russe. L'enquête, menée conjointement avec le média letton Re:Baltica, révèle les coulisses de cet emprunt de neuf millions d'euros,
a écrit le 04/05/2017 à 3:55 :
Il est très inquiétant de voir à quel point Marine le Pen ne connaît pas ses dossiers, ment en permanence et change d'avis à maintes reprises, elle est instable et non fiable, çà lui a fait largement perdre son débat avec Macron comme les différents sondages le démontrent car elle n'apparaît pas du tout présidentiable contrairement à Macron : http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/05/03/des-intox-du-debat-entre-emmanuel-macron-et-marine-le-pen-verifiees_5121846_4355770.html
Réponse de le 06/05/2017 à 7:57 :
Et Macron a menti sur tout !!!
a écrit le 03/05/2017 à 21:00 :
Le protectionnisme apparaît magnifique: protégeons notre pays de l'extérieur. Mais peu de personnes comprennent les conséquences de l'instauration d'un droit de douane ou de quotas à l'importation. Pour ceux qui ont deux minutes, voici une brève introduction bien faite: www.europa-blog.eu/protectionnisme-effets-pervers
Réponse de le 06/05/2017 à 7:58 :
Le protectionisme aurait un tres gros avantage : il nous obligerait a travailler et a produire mots que nous ne connaissons plus !!!
a écrit le 03/05/2017 à 17:27 :
Macron va faire comme Hollande au début de son quinquennat, parler aux Allemands qui vont l'envoyer paître. Ensuite , il fera comme lui , obéir et appliquer la politique des teutons.
Encore 5 ans qui vont être perdu.
a écrit le 03/05/2017 à 16:14 :
Nous revoyons en France la fin de l'Ancien Régime , quand ce n'était que par faveur ou abus que l'on se sauvait , en l'aggravant, de la banqueroute générale .
Tout était alors coteries et privilèges, tout est aujourd'hui réseaux et passe-droits .
Espérons : une révolution se fera aujourd'hui comme alors , sans couper de têtes, cette fois-ci .
Nous verrons la fin de l'arbitraire monarchique et l'avènement de la démocratie législative .
Ah ça
ira !
Réponse de le 06/05/2017 à 8:00 :
Il y a plusieurs facons de tuer les gens : une d entre elles est de les ruiner !!!
a écrit le 03/05/2017 à 14:38 :
Je pense que les candidats ont des discours opposés sur l'Europe. L'une veut sortir, l'autre veut plus d'Europe. La réalité de bon sens qu'imposeront l'assemblée nationale et le peuple français s'il y a referendum est qu'ils ne feront rien de tout cela. Sortir c'est trop risqué, tout renégocier c'est impossible et vouloir plus d'Europe (défense, budget et alignement socialo fiscal, gouvernement économique...) ce sera refusé par les français qui ont toujours été souverainistes mais qui sont aussi pragmatiques. Il faut sortir la France de l'ornière dans laquelle elle est avec des solutions françaises dans l'Europe telle qu'elle est : TVA sociale, subvention du travail par l'impôt négatif, amélioration de la productivité des services publics...C'est ce que fait l'Allemagne tout simplement. L'Europe n'est ni la cause ni la solution de nos problèmes.
Réponse de le 03/05/2017 à 15:15 :
La collaboration européenne peut offrir des perspectives interessantes, par exemple sur l'industrie de défense, sur l'aide au développement, sur la lutte contre le réchauffement climatique.
Ce n'est pas "la" solution à nos problèmes mais c'est une des solutions.
a écrit le 03/05/2017 à 14:34 :
Certains disent que les jeux sont faits , la banque gagne contre la souveraineté du pays .
a écrit le 03/05/2017 à 14:26 :
La vraie différence sur l'Europe ...

Macron c'est la somme des bandits guerriers mafieux Hollande + Sarkozy + José Manuel Durão Barroso + Jean-Claude Juncker

Marine LEPEN, c'est la raison, la fin de la misère en France.
Réponse de le 03/05/2017 à 14:51 :
Enfin la voie de la raison !
Réponse de le 03/05/2017 à 15:39 :
La fin de la misère en France, c'est quand on n'aura plus des simplistes/complotistes qui racontent n'importe quoi
a écrit le 03/05/2017 à 14:07 :
La vraie différence c'est un régime autoritaire d'un côté, la démocratie de l'autre.
Si la châtelaine du peuple arrive au pouvoir, le peuple sera amené à voir comment on peut utiliser le 49-3 jusqu'à la moelle.
a écrit le 03/05/2017 à 13:00 :
Macron a bien cerné les problèmes français. Exemple l'agriculture. Quand la France transpose les directives européennes en droit français, les normes adoptées sont souvent plus contraignantes que dans d'autres pays, d'où une distorsion de concurrence avec nos partenaires européens. Ce que propose Macron, c'est justement de supprimer ces normes supplémentaires introduites par le parlement français afin de rétablir la compétitivité de l'agriculture française. Contrairement à ce que dit Marine le Pen qui rejette toutes les fautes sur Bruxelles, ce sont bien les chefs d'état qui décident la politique européenne et les parlement nationaux qui ont le dernier mot. Il faudrait également évaluer le poids les lobbys en France et les empêcher de nuire à l’intérêt général.
Réponse de le 03/05/2017 à 14:10 :
mais l'agriculture est un (énorme) lobby.
Réponse de le 03/05/2017 à 15:44 :
C'est tout à fait exact, notre parlement a été défaillant, on peut le critiquer sans faire du populisme.
Il y a aussi un phénomène de superposition réglementaire - une règle existe déjà en France, l'UE propose une règle sur un périmètre équivalent et la France applique cette nouvelle règle sans supprimer la précédente.
Très visible dans le domaine du droit du crédit immobilier où se sont téléscopées des évolutions françaises et européennes sur des sujets proches.
La faiblesse de nos parlementaires est de vouloir réguler sur des sujets où le pouvoir normatif a été transmis à l'UE.
a écrit le 03/05/2017 à 12:50 :
Le point commun est l'absence d'intérêt des autres pays pour nos deux candidats et pour notre élection présidentielle. La France pays de taille moyenne doit laver son linge sale en famille concernant ces problèmes internes, mêmes si certains d’entre nous en font des crises d'adolescent.
Réponse de le 06/05/2017 à 15:42 :
Ben oui la France a perdu sa place de pilote de l'Europe pendant les années 50.
Le post gaullisme a été un désastre.
Mais si nous avions monté un marché commun dans le sens de notre histoire avec l'Afrique au lieu de s'accoquiner avec une trentaine de pays ridicules nous ferions encore partie des plus grands de la planète, ceux qui imposent leur voix.
a écrit le 03/05/2017 à 12:44 :
L'Europe est ce qu'en font tous les acteurs qui participent à sa construction. Chaque acteur voit avant tout son intérêt propre au détriment des objectifs communs.
Il ne peut en être autrement, le PPE est majoritaire, l'Europe est donc libérale.
Est ce pour autant qu'il faut jeter l'Europe avec l'eau du bain et laisser ainsi prospérer les partis nationalistes? Je ne le pense pas, le danger est plus grand qu'une Europe "bancale". C'est le même dilemme entre voter "Macron" ou "LePen. La construction de l'Europe est un travail nécessaire, un combat perpétuel, certes fastidieux et souvent désespérant, mais nécessaire.
Réponse de le 03/05/2017 à 15:06 :
Vous n'avez pas bien lu le programme de Le Pen, ce n'est pas une sortie de l'Europe c'est une Europe différente. L'Europe actuelle est anti démocratique, normative et détruit les droits sociaux acquis dans le passé. L'Europe proposée par Le Pen permet de garder son indépendance, sa monnaie, protège du mondialisme qui est en train d'éradiquer les classes moyennes et propose un accès à plus de démocratie via les référendum.
La concurrence entre pays est terrible en Europe, voir le cas impitoyable de l'Espagne. A qui le tour ensuite...il faut arrêter cela et redonner sa monnaie à chaque pays. On garde l'Euro pour les échanges externe à la zone euro.
Autrement on part tous dans une spirale démoniaque d'appauvrissement...
Je ne parle même pas du profil psychopathe de Macro, ce type est un vrai danger, ces profils narcissiques qui s'infiltrent à la tête des états, ça peut nous entraîner dans des guerres que les français ne désirent pas.
Réponse de le 03/05/2017 à 15:48 :
LePeniste et Mélanchoniste se retrouvent une fois de plus pour promouvoir une autre europe... dont aucun pays ne veut.
Seul le gouvernement Grecque partage cette vision d'une europe différente, pour les 25 autres, c'est noway.
Vous êtes en dehors de l'histoire. MLP/JLM c'est la querelle du marchand de poissons et du Forgeron dans Astérix, qui dans leurs querelles ne voient rien de l'histoire qui se déroule autour d'eux.
a écrit le 03/05/2017 à 11:23 :
Excellente analyse et conclusion.
Le pire, c'est que l'on dispose de tous les chiffres et études pour faire des choix rationnels
Il est vrai aussi que l'UE ne sait pas se mettre en valeur, se "vendre". Pire, même ce qui n'est pas du ressort de l'Europe lui est parfois reproché. On a souvent constaté avec quelle facilité nos dirigeants s’exonèrent de leur propre responsabilité nationale, rendant à présent difficile tout argumentaire positiviste.
Surtout quand face à la rationalité il y a la démagogie et la mauvaise foi historique. Celle qui rejette toutes les fautes sur les autres, les étrangers, les riches, les pauvres, les cultivés et les diplômés faisant partie du "système".

La vraie différence entre Macron et LePen, c'est que l'on a d'un côté des progressistes et de l'autre... une espèce de conglomérat nationaliste, ou national socialiste, projection archaïque qui se propage même dans un monde civilisé et qui se retrouve notamment dans la volonté de perpétuation des discriminations et des conflits. L'histoire l'a montré, c'est une méthode souvent employée que de designer des boucs émissaires et des ennemis. Quitte parfois à en fabriquer.
L’extrême droite tente de faire de l'UE son "bouc émissaire", la première victime symbolique d'un rite sacrificiel. Première, car une fois admise cette idéologie devient incontrôlable et mène au nazisme.
En dehors de la rationalité des chiffres, il faut aussi chercher des explications du côté de John Dollard, de Peter Glick et de la théorie de la frustration-agression.

Comme le rappelait quelqu'un, la construction de l'Union Européenne, c'est aussi une question de "choix de civilisation" et un rempart contre les extrémismes de toutes sortes.
Réponse de le 03/05/2017 à 12:31 :
Mais que faites-vous des resultats du referendum de Mai 2005?
Mais que faites-vous de la Democratie? de la volonte du peuple?
Qui est en train de virer vers les extremes?
Réponse de le 03/05/2017 à 12:36 :
Macron pour moi ne sera pas en mesure de changer l'Union Europeenne, quand il sera President de la France il visera la presidence de l'Europe, pays construit contre la volonte de 55% des Francais, qui est etreme? Je pose la question ?
Réponse de le 03/05/2017 à 15:52 :
LE référendum de 2005 ne portait pas sur le projet européen, mais sur l'organisation des institutions. (Importance du parlement, rôle de la commission etc...). C'était un projet hautement démocratique, qui permettait un contrôle plus direct du parlement sur de nombreux points, qui a été rejetté bêtement par les populistes béats qui pleurent aujourd'hui?
Le référendum de Maastricht est celui qui a institué l'Euro et les contraintes sur le budget, l'inflation etc... La choix démocratique des 3% et de l'Euro a été fait il y a bien longtemps, 2005 n'a pas rapport avec ce choix.
Réponse de le 06/05/2017 à 15:56 :
"un rempart contre les extrémismes de toutes sortes."
Glup's!, et ceux qui veulent adopter les Turcs , qui ont accepté les Serbes, prets à prendre les Ukrainiens.
C'est pas un rempart mais une butte de terre tout au plus.
a écrit le 03/05/2017 à 10:51 :
Foutaise, monstrueuse foutaise !
La vraie différence entre Macron et Le Pen sur l'Europe est la différence entre l'Europe des nations indépendantes et souveraines chez elles, autrement dit confédérale de De Gaulle et Le Pen, et l'union fédérale vue par le fossoyeurs des souverainetés Jean Monnet, c'est à dire tyrannisée par une commission technocrate défendue par Macron qui la veut encore plus fédarliste.
C'est toute la différence entre se mouvoir librement sur ses deux jambes et se trouvé contraint à un fauteuil roulant guidé par des mains étrangères.
Réponse de le 03/05/2017 à 11:23 :
J'adore comment certains essaient d'accoler l'héritage de De Gaulle avec Le Pen, alors que la PME politique Le Pen a été fondée précisemment sur l'héritage inverse : Celui du pétainisme et de la collaboration avec l'Allemagne nazie.
Réponse de le 03/05/2017 à 15:55 :
De Gaulle était un homme de vision et d'avenir, conscient de l'évolution inéluctable des sociétés humaines.
L'associer à la vision rétrograde du monde de Le Pen, c'est une vaste blague.

Demandez à Mme Le Pen ce qu'elle pense de la fin de l'Algérie Française ?
Différence entre la vision de De Gaulle et l'archaïsme du FN.
a écrit le 03/05/2017 à 10:17 :
je ne suis pas un fan du FN. mais ce ne sont pas nos partenaires, les boulets ?
austérité généralisée, déclin démographique/émigration, dumping social/précarisation massive, dumping fiscal/paradis fiscaux, pauvreté/inégalités croissantes, sous-investissement, dépense de Défense ridicule (indulgence de la France...), etc...
alors que la France investit (investissement public/infrastructures, R&D/connaissance, logement, investissement des entreprises, famille/fécondité, Défense, Santé, etc...).
a écrit le 03/05/2017 à 9:40 :
L'un veut créer de l'abstrait en sacrifiant du concret, tandis que l'autre veut sortir de se monde virtuel pour avoir les pieds sur "Terre"!
a écrit le 03/05/2017 à 9:37 :
Les différentes familles de pensées sont en recomposition . En gros on peut dire : portes ouvertes à tous les vents contre un chez soi .Tant que le débat n aura pas été tranché , le clivage gauche droite sera en attente , et dans ce débat il y manque la classe ouvrière il serait temps qu elle se décide .
Réponse de le 03/05/2017 à 16:07 :
Au sein de l'Europe, nous pouvons conserver un minimum d'ouverture et de contrôle.
En dehors de l'UE, notre poids politique, économique, diplomatique nous contraindra soit à la fermeture totale façon Venezuela/Corée du Nord , soit à une ouverture non contrôlée face aux géants économiques, soit à une marginalisation autocratique façon Turquie.
Il y a donc 4 schémas d'évolution, pas 2.
a écrit le 03/05/2017 à 8:59 :
"Nous sommes plus victimes de leur indulgence que de leur sévérité"

Indulgence à géométrie variable selon que vous soyez riche ou puissant, on peut donc quand même sérieusement interpeler l'europe et lui demander pourquoi elle est si indulgente avec les pays qui donnent le plus et particulièrement intraitable, voir cruelle comme avec la grèce alors que c'est GS qui a truqué les chiffres du pays avec l'aval des autorités européennes afin que ce pays puisse y entrer, avec les petits pays et du coup on peut se poser la question du pourquoi d'un marché uni si c'est pour faire comme si on ne l'était pas.

Votre article va bien plus loin que les messes néolibérales de l'oligarchie européenne qu'on se coltine sans cesse dans les médias de masse, c'est un fait et je vous en félicite maintenant on a beau tourner le problème sous tout ces angles cette europe là est gangrénée à la base.

"Une Europe à refaire" https://www.monde-diplomatique.fr/2016/07/HALIMI/55948 (gratuit)
a écrit le 03/05/2017 à 8:28 :
excellent article qui remet les pendules a l heure ! Le gros des problemes francais ont une origine francaise et pas europenne. Outre la gabegie FNSEA, on peut aussi citer la politique du logement cher qui detourne l investissement des entreprises et plombe la compétitivite (eh oui si vos employés doivent payer cher pour se loger, ils vont pas travailler pour pas cher), le lapinisme qui incite a produire des futur chomeurs, la cosanguinite & le copinage de nos dirigeants (X ou ENA). en cas d echec comme Lauvergeon ou Tchuruck, il ny a aucune sanction)
Réponse de le 06/05/2017 à 15:52 :
Ben non je ne trouve pas le logement spécialement cher, les technologies ont évolué, ça se construit de plus en plus vite et les prix sont stables.
Et un couple jeune avec 2 salaires en fixe sans avoir spécialement d'argent d'avance accède facilement à la propriété.
En gros on peut être proprio avec pour la même somme que vous réclame l'office hlm.

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