Restauration : l'Umih se dote d'un nouveau chef, mais la guerre continue
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Le premier syndicat de l'hôtellerie-restauration, l'Umih, s'est doté d'un nouveau président lundi : Roland Héguy, président de la section basque de l'organisation a été élu avec 80,2% des voix, en tandem avec Hervé Becam, président de l'Umih Finistère, au poste de vice-président.
La participation lors du scrutin a dépassé les 90% - un taux inédit -, affaiblissant Christine Pujol, ancienne présidente de l'organisation, qui continue à revendiquer le poste, et qui avait demandé à ce que les présidents de départements ne participent pas à l'élection de lundi. Or seuls "cinq ou six" sur 102, selon Roland Héguy et Hervé Becam, n'ont pas pris part au vote.
Christine Pujol s'est enfermée dans le bureau de la présidence au siège de l' Umih depuis mercredi soir. Elle conteste la légalité de l'assemblée générale extraordinaire (AGE) qui, en novembre dernier, l'a destituée, ainsi que toutes les décisions qui ont suivi. Elle a également porté plainte pour "harcèlement".
Procédure en référé pour expulser Christine Pujol
S'estimant "fondée à occuper son propre bureau", Christine Pujol dénonce, dans un courrier au procureur, "la stratégie de tension" imposée par la nouvelle direction, qui "fait en sorte qu'elle ne puisse recevoir ni courrier ni collaborateur ou partenaire, ni de quoi permettre l'exercice effectif de sa mission". Elle estime par ailleurs l'élection de lundi "illégitime", a-t-elle expliqué à l'AFP (Agence France Presse), puisque issue du coup de force en novembre dernier.
De son côté, Roland Héguy ne renonce pas à la procédure en référé engagée pour faire expulser Christine Pujol et sa collaboratrice, "occupantes sans droit ni titre". L'audience devant le juge aura lieu ce mardi à 16 heures. "Notre action s'arrêtera à la minute où Mme Pujol aura quitté le bureau", a assuré Hervé Becam.
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L'accord salarial signé en décembre remis en cause
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Le conseil d'administration de l' Umih devait par ailleurs examiner dès lundi la possibilité d'attaquer devant la justice administrative l'accord salarial, signé en décembre, par trois syndicats patronaux mais pas par l'Umih, ni par une de ses branches le GNC (groupement national des chaînes, qui fédère surtout des chaînes hôtelières) et appliqué depuis le 1er mars. L'Umih estime que les trois syndicats signataires (Synhorcat, Faghit, et CPIH) ne sont pas représentatifs de la profession. L'Umih veut à ce propos demander une "enquête de représentativité" au ministère du Travail pour réévaluer la force de chaque organisation et déterminer celles habilitées à négocier avec les syndicats de salariés.
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