François Baroin promet de lutter contre le déficit

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Le nouveau ministre du budget, François Baroin, promet que la lutte contre le déficit public sera "la pierre angulaire" des réformes que souhaite mener le président Nicolas Sarkozy durant les deux dernières années de son mandat."Nous allons, dans le cadre du budget triennal 2011-2013 adresser un message très fort d'inflexion du déficit et de maîtrise des dépenses". L'agence de notation financière Fitch qui a récemment inquiété les marchés en mettant sous surveillance la note du Portugal maintient la note souveraine de la France à "AAA". Mais elle craint une dérive budgétaire française et pointe le "peu de mesures importantes de réduction des dépenses jusqu'ici annoncées".

Le nouveau ministre du budget, François Baroin, promet ce mercredi, dans une interview aux Echos, que la lutte contre le déficit public sera "la pierre angulaire" des réformes que souhaite mener le président Nicolas Sarkozy durant les deux dernières années de son mandat."Nous allons, dans le cadre du budget triennal 2011-2013 adresser un message très fort d'inflexion du déficit et de maîtrise des dépenses". Le gouvernement va "continuer d'appliquer strictement, entre 2011 et 2013, la règle d'une progression des dépenses de l'Etat limitée à l'inflation"."Et puis nous allons mener une réforme essentielle sur les retraites".

Le déficit public 2009 sera "légèrement moins élevé" que les 7,9% du produit intérieur brut (PIB) prévus, précise le ministre, qui prévoit pour la "mi-mai" une deuxième conférence sur le déficit. François Baroin se dit favorable à l'idée d'un "débat" sur l'inscription dans la constitution d'une règle d'équilibre des finances publiques" sans être "sûr qu'il soit possible d'envisager une modification de la constitution avant la fin de la législature".

Le ministre du Budget confirme par ailleurs que la règle du non remplacement d'un fonctionnaire du deux partant à la retraite sera "appliquée sur la période 2011-2013, comme elle l'a été ces dernières années". "Mais cette règle n'est pas uniforme pour tous les ministères. Elle est déclinée selon les secteurs prioritaires et la mise en oeuvre des réformes".

Il s'exprime également sur la question de la réduction des niches fiscales, souhaitant une étude "au cas par cas au regard des évaluations qui sont en cours. Le coup de rabot sur l'ensemble des niches me semblerait une facilité. Je souhaite sur cette question un débat vertueux au Parlement". Alors que le débat agirte fortement la majorité ces derniers jours, il défend le "bouclier fiscal". "C'est un bon principe d'équité fiscale. Laissons le dispositif fonctionner sur la durée et faisons le bilan. J'entends tous les arguments qui sont aujourd'hui développés et je ne doute pas que ce sera un des sujets, notamment avec la majorité, au coeur du débat budgétaire".

Ses propos sur la priorité donnée à la réduction du déficit tombe à pic. L'agence de notation financière Fitch qui s'est récemment illustré en mettant sous surveillance la note du Portugal ce qui avait inquiété les marchés s'est en effet penchée sur le cas de la France. Elle maintient certes sa note souveraine maximum à "AAA" (Triple A), toujours assortie d'une perspective stable. Selon elle, la France a plutôt bien résisté à la crise avec un produit intérieur brut (PIB) en recul de 2,2% en 2009 - son plus fort repli depuis la seconde guerre mondiale - contre un repli de 4% pour l'ensemble de la zone euro.

Mais elle estime que la reprise y demeure "fragile" et surtout que la dégradation de ses finances publiques la place dans une situation très délicate. L'agence de notation pointe notamment la prévision de déficit de 7,9% du PIB en 2009, soit "le plus élevé parmi les pays de la zone euro notés AAA".

Surtout, Fitch prévoit que la dette publique française va dépasser 88% du PIB d'ici 2011, comme au Royaume-Uni. "Seuls les Etats-Unis auraient un niveau de dette supérieure parmi les pays notés AAA". La France prévoit de réduire son déficit public de 8,2% du PIB cette année à 3% en 2013. Mais le gouvernement français table "sur la fin des récentes aides fiscales, sur une reprise forte et sur une nette baisse des dépenses" relève Fitch pour qui "peu de mesures importantes de réduction des dépenses ont jusqu'ici été annoncées". A ses yeux, il existe "un risque significatif de dérive budgétaire".

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a écrit le 31/03/2010 à 17:15 :
Si j'ai bien compris, réduction du déficit budgétaire par compression de la masse salariale de nos "petits" fonctionnaires, assortie de la suppression de "niches fiscales".
Hardi petit, on a traité le problème.
Bien, mais qu'en est-il des dépenses de nos "hauts fonctionnaires"
Notre situation financière étant catastrophique, ( dixit notre premier ministre), il est évident que vous devez rechercher la moindre économie .
Et tant pis pour notre "standing", l'Elysée n'a qu'à se mettre en veilleuse dans l'attente de jours meilleurs.
Je n'ai pas de conseils à vous donner, mais je vous en supplie, apprenez à compter.





a écrit le 31/03/2010 à 14:42 :
IMPRESSIONNANT !!! : La dette Francaise augmente de 10 000 Euros toutes les 4 secondes (environ)..!!!.. 2500 Euros par seconde !!! ... Tout va bien !!! dormez tranquilles (d'un oeuil) et surveillez bien vos tirelires !!!
a écrit le 31/03/2010 à 14:32 :
C'est une bonne décision et il lui faut la tenir. Mais arrêtez de lui donner des conseils de café du commerce !
a écrit le 31/03/2010 à 13:32 :
Pour réduire le déficit, il n'y a pas 36 solutions : baisser les dépenses, par exemple plus de jet privé à 116 000 euros pour Alain Joyandet mais une téléconference et augmenter les impôts, par exemple, la TVA à 25% au lieu de 19.6%
a écrit le 31/03/2010 à 12:30 :
A voir absolument et à faire voir :
http://g.langue.de.bois.free.fr/les_compteurs/compteur_de_la_dette.html
a écrit le 31/03/2010 à 12:28 :
Il y a une voie royale pour réduire les dépenses : supprimer au moins la moitié des députés, sénateurs, conseillers divers et variés départementaux et régionaux et allouer à ceux qui restent une allocation unique quel que soit le nombre de mandats exercé (plus ou moins bien) avec obligation de résultats. Comme cela nos "chers" politiques se rendraient peut-être enfin compte ce que signifie gagner sa vie. Et pourquoi continuer à leur offrir voitures, voyages et gardes du corps à nos frais, nous les contribuables essorés par leurs soins ?
a écrit le 31/03/2010 à 10:01 :
Puisque nous sommes dans une époque où la masse salariale sert de levier d'ajustement et que les avantages acquis sont de plus en plus rognés.. il serait bon que la classe politique renonce à certains privilèges régaliens qui offusquent la plupart des français et si pour exemple certains de leurs privilèges liés à leur fonction devaient disparaitre, ce signal fort envoyé serait apprécié dans cette période de crise où beaucoup souffrent...
a écrit le 31/03/2010 à 8:51 :
CA FAIT 30 ANS QUE L ON COURRE APRES 1 CROISSANCE QUI N ARRIVE JAMAIS.MEME NICOLAS NE L A PAS ARRACHE AVEC SES DENTS.ON DELOCALISE SANS CESSE,LES ECONOMIES DE COUTS DE PRODUCTION SONT REPERCUTES SUR LE COUT DU CHOMAGE .
IL FAUT REFAIRE LES CALCULS A L ENVERS SINON LES ENARQUES NOUS PREPARENT LA RETRAITE A 70 ANS,15% DE TAUX DE CHOMAGE,LA RICHESSE POUR LES VIEUX ET LA MISERE POUR LES JEUNES.
a écrit le 31/03/2010 à 8:27 :
F. Baroin va réduire son salaire, celui des autres ministres et ex. présidents, les dépenses somptueuses de l'Elysée, redistribuer les fonctionnaires là où il en manque et virer les autres.... NON!!! c'est IMPOSSIBLE !!!
a écrit le 31/03/2010 à 7:44 :
Ne plus remplacer un fonctionnaire à l'identique est contre productif. Nous nous en rendons compte dans le privé . Car cela ne diminue pas pour autant les déficits. Des économies sont pourtant à effectuer mais sur certaines autres dépenses exagérées de fonctionnement. Mais quand viendra un véritable dirigeant et non pas des technocrates on sortira de ce trou..
a écrit le 31/03/2010 à 7:36 :
Les réformes nécessaires à la baisse de la dette ne seront recevables par les français que si ces efforts sont équitablement répartis ! C'est essentiel ! Ainsi, la réforme sur les retraites ne sera audible qu'avec au préalable une réforme de la retraite des parlementaires qui demeurent de très privilégiés du système ! Quand aux dépenses de l'Etat les vols privés couteux des ministres comme le dernier en date devront être totalement supprimés ! Les français ne sont pas réfractaires aux réformes quand elles sont nécessaires, motivées et justes ! M. BAROIN à vous de jouer !
a écrit le 31/03/2010 à 4:52 :
heureusement qu'on a lance le grand emprunt celà contribuera a diminuer notre dette ? , non serieusement on voit juste une chose ces dernieres années , la succession des ministres du budget , intenable de dire le contraire de ce qu'on fait .

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