Le Sénat transfère 4 millions d'euros à l'enseignement privé

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A l'occasion du vote du budget 2011 de l'Education, les sénateurs ont adopté un amendement qui transfère 4 millions d'euros à l'enseignement privé, malgré l'opposition du gouvernement.

La désapprobation ouverte du gouvernement n?y aura rien fait. Dans la nuit de mardi à mercredi, à l?occasion du vote du budget de la mission enseignement scolaire par la Haute Assemblée, les sénateurs ont, à l?encontre du président du groupe UMP du Sénat, adopté un amendement qui transfère 4 millions d?euros à l?enseignement privé.

Cet amendement, déposé par le sénateur UMP Jean-Claude Carle (Haute-Savoie), déjà auteur d?une loi sur le financement des écoles privées (La Tribune du 24 octobre 2009), vise selon lui à rétablir l?équilibre entre privé et public en matière de suppressions de postes. Alors que ces dernières restent au même niveau pour le public en 2010 et 2011 (16.000 suppressions), elles progressent dans le privé de 1.400 à 1.633 postes. Le transfert de 4 millions d?euros équivaut ainsi au rétablissement d?environ 250 postes (100 emplois équivalents temps plein travaillé).

Un raisonnement que ne suit pas le ministre de l?Education nationale, opposé, comme les syndicats, à cet amendement. Mercredi, à l?occasion d?un point d?étape sur l?année scolaire 2010-2011, il a démonté la démonstration du sénateur rappelant être défavorable à cet amendement. "L?enseignement privé sous contrat représente 20% des élèves. Il bénéficie donc à ce titre de 20% des moyens. Or quand les moyens baissent, il est normal que le principe des 20% s?applique également ", a estimé Luc Chatel. L?Education nationale perdant 16.000 emplois, l?enseignement privé aurait donc dû perdre 20% de ces 16.000, soit 3.200 postes. Or le gouvernement ayant pris en compte le fait que le privé dispose de moins de personnels (remplaçants personnels administratifs?), il a réduit cet effort à 1.633 postes.

"C?est une répartition équitable", a insisté le ministre en prenant soin de prévenir que "le gouvernement fera valoir sa position en commission mixte paritaire" (chargé d?aboutir à la conciliation des deux assemblées sur un texte). Mercredi, l?Unsa Education a dénoncé un amendement contraire "aux dispositions législatives en vigueur".

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Commentaires
a écrit le 03/12/2010 à 9:55 :
le Sénat fait doublon avec l' Assemblée nationale! 2 chambres parlemantaires, c'est du gâchis popur nos finances publiques ! Eh Sarkozy, un référundum populaire s'impose! Eh "Presse" , à toi de relayer mon message !
a écrit le 03/12/2010 à 4:06 :
ouais bon ok c'est de l'argent public qui part vers des boites privées et payantes.. Ceci dit 4 millions d'euros c'est quand même des cacahuètes par rapport au PIB de la France et à tout le pognon que l'on fout pour essayer d'éduquer (un peu) des mecs comme moi qui de toute façon n'en ont rien mais rien de chez rien à foutre du système^^mdr et qui ont arrêté de produire de la richesse depuis longtemps(pas d'en consommer mais j'espère que ça viendra un jour et que tous ces industriels de M. vont faire faillite^ et se retrouver à la rue ainsi que les potiticiens )
a écrit le 02/12/2010 à 19:03 :
Je vous pose une simple question, grands penseurs que vous êtes : Mettriez-vous vos enfants dans une école privée musulmane? Sûrement pas. Tous les gens que je vois mettrent leurs enfants dans le privé sous couvert que c'est mieux que le public, la discipline, l'ordre (et patati et patata...) . En général il ne faut pas discuter longtemps avec eux pour comprendre que cette décision est souvent du racisme larvé. Ils enlèvent leurs enfants du public car à leurs yeux c?est l'école du tout venant, de la racaille. Une décision simplement raciste....Mes enfants méritent mieux que de côtoyer les racailles....". C'est navrant et c'est pour cela que je pense que pas 1 cts d?argent public ne devrait aller aux écoles privées. Tu veux que tes enfants aillent dans le privé? Et bien payes....
a écrit le 02/12/2010 à 13:48 :
vous dites : "là ou l'école publique est absente, règne la barbarie, l'arbitraire, le chaos et surtout pour longtemps le malheur des enfants"... heureusement que l'école privée remplit les vides de l'école publique !
a écrit le 02/12/2010 à 11:53 :
Sauf que n'en déplaise au gouvernement le privé qui scolarise 20% des élèves a en réalité beaucoup moins de moyens que le public, donc l'équilibre prétendu par Mr Chatel est théorique. Les sénateurs sont plus au courant des réalités du terrain
Réponse de le 02/12/2010 à 12:16 :
Bonjour monsieur Socrate, je partage votre avis, mais il faut préciser que les 20% d'élèves sont pour 68% d'entre eux dans l'enseignement primaire et sur ces 68% du primaire 79,75% en classes maternelles ou prè-maternelles, pour des raisons de garde d'enfants. Là aussi il n'y à pas de miracle et la multiplication des pains, est au lac...le privé; à ce jour, se maintient là ou le public cède du terrain par déviation des crédits de l'éducation vers d'autres priorités budgétaires selon nos gouvernants.
a écrit le 02/12/2010 à 10:54 :
L'ecole publique n'est pas devenue un dépotoire, ce sont les gouvernements respectifs incaplables d'imposés la laïcité qui l'on conduit à cette situation.

Réponse de le 02/12/2010 à 12:00 :
Que veut dire imposer la laïcité ?
La laïcité consiste à la reconnaissance et au respect de toutes les religions, et non à leur extermination comme cela a été vu et se voie encore dans les régimes totalitaires. Ce dont rêve aussi des marxistes bien de chez nous.
a écrit le 02/12/2010 à 10:35 :
Nous vivons des temps de "révélation" ce Sénat ou doivent siéger des parangons de Vertu, colonne sur laquelle se pose une partie importante de l'édifice public qu'est la Nation. C'est bien au-delà de la HONTE, c'est une traîtrise de l'élection, c'est un détournement des fonds publics qui ont déjà sauvé les banques, c'est un VOL.
Bref notre France devient cette Rome décadente, offerte aux appétits lubrqiues et dévoyés de gérontes apeurés, et de nobliaux d'une élite qui ne sait que se reproduire elle seule et préserver ses intérêts sur la servitude des ilotes que nous, les personnes ordinaires devenons tous, davantage chaque jour.
Une HONTE, une honte? UNE TRAHISON DE LA REPUBLIQUE QUI POURTANT LES NOURRIT!
a écrit le 01/12/2010 à 19:31 :
Je me demande pourquoi financer par des deniers publics l'école musulmane catholique juive ou goldorak.....Vive la laicité. Je me demande si ce senateur aurait deposé son amendement si 95 % de l'école privé avait été musulmane.....Que les parents qui envoient leurs rejetons dans ces boites privées en payent le prix fort , cela donnera plus de ressource pour l'ecole de la république laique.
Réponse de le 02/12/2010 à 8:23 :

Si l'école publique n'était pas devenue ce qu'elle est, c'est à dire un dépotoire, nous n'aurions pas besoin de mettre nos enfants dans le privé. ET cela n'a rien à faire avec la religion.
Réponse de le 02/12/2010 à 10:44 :
L'école publique est présentée médiatiquement comme cet endroit, que vous qualifiez de manière outrageante, mais à laquelle pourtant vous, vos parents et vos grands parents doivent d'être sortis de l'ignorance et d'avoir ainsi pu bâtir un pays, qui est la France. Croyez vous monsieur, que ces réflexes "consuméristes" se résumant à cet adage imbécile : je paye donc je dois être bien servi peut s'appliquer à l'école, qui plus est publique.
Sachez monsieur, et ce n'est pas un sophisme, car vous n'apprendrez rien, qu'une Institution se doit d'être respectée, et que nombre des professeurs et autres personnels qui y travaillent doivent la plupart du temps pallier, aux insuffisances caractérisées de l'éducation parentale.
Je ne sais quel type de parent vous pouvez être, ni même si vous en êtes un, mais, l'école publique se meurt de la démission globale et caractérisée d'une société devenue obsessionnelle de la réussite rapide, pour soi et surtout sans les autres, l'état s'en occupe. Sachez enfin monsieur que là ou l'école publique est absente, règne la barbarie, l'arbitraire, le chaos et surtout pour longtemps le malheur des enfants, notre seul et unique avenir monsieur, indépendamment du fait que vous soyez père ou pas.
N'oubliez pas quel enfant vous avez été, et songez que d'autres enfants sont à venir.
Réponse de le 02/12/2010 à 10:44 :
L'école publique est présentée médiatiquement comme cet endroit, que vous qualifiez de manière outrageante, mais à laquelle pourtant vous, vos parents et vos grands parents doivent d'être sortis de l'ignorance et d'avoir ainsi pu bâtir un pays, qui est la France. Croyez vous monsieur, que ces réflexes "consuméristes" se résumant à cet adage imbécile : je paye donc je dois être bien servi peut s'appliquer à l'école, qui plus est publique.
Sachez monsieur, et ce n'est pas un sophisme, car vous n'apprendrez rien, qu'une Institution se doit d'être respectée, et que nombre des professeurs et autres personnels qui y travaillent doivent la plupart du temps pallier, aux insuffisances caractérisées de l'éducation parentale.
Je ne sais quel type de parent vous pouvez être, ni même si vous en êtes un, mais, l'école publique se meurt de la démission globale et caractérisée d'une société devenue obsessionnelle de la réussite rapide, pour soi et surtout sans les autres, l'état s'en occupe. Sachez enfin monsieur que là ou l'école publique est absente, règne la barbarie, l'arbitraire, le chaos et surtout pour longtemps le malheur des enfants, notre seul et unique avenir monsieur, indépendamment du fait que vous soyez père ou pas.
N'oubliez pas quel enfant vous avez été, et songez que d'autres enfants sont à venir.
Réponse de le 02/12/2010 à 12:43 :

Impossible de continuer sur ce forum! Désolé, la conversation était intéressante.
J'ai tant à dire sur ces sujets et mon coeur est si lourd de ce que nous vivons.
Connaissez-vous Jean-Paul Brighelli ?
Réponse de le 02/12/2010 à 22:11 :
Oui je connais et trouve intéréssante son analyse sur la fabrique du crétin, plus positive que celle de Claude Duneton dans la fin des années 70. je vous laisse un message sur son blog?

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