Sécheresse : des aides pour arroser les agriculteurs

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Bruno Le Maire a annoncé ce mardi des indemnisations pour les agriculteurs. Le fonds national de garantie des calamités agricoles sera mobilisé "à hauteur de plusieurs centaines de millions d'euros". Le Crédit Agricole va par ailleurs mettre à disposition des agriculteurs 700 millions d'euros de prêts de trésorerie.

Jamais la France n'a connu un printemps aussi chaud depuis 1900... A l'heure actuelle, plus de la moitié des départements font l'objet d'arrêtés restreignant l'usage de l'eau... Les agriculteurs, et plus particulièrement les éleveurs, sont en première ligne. Faute de fourrage, certains sont même contraints d'abattre leur bétail. Dans ce contexte d'urgence, Bruno Le Maire, qui a convoqué hier les préfets, a réuni ce mardi les représentants des organisations agricoles ainsi que des producteurs, des industriels et des distributeurs des filières animales. A l'issue de cette rencontre, le ministre de l'Agriculture, qui continue d'exclure l'instauration d'un impôt sécheresse, a fait plusieurs annonces.

Le premier consiste en l'activation du processus d'indemnisation des exploitants affectés par la sécheresse dans le cadre du fonds national de garantie des calamités agricoles (FNGCA). Ce fonds créé en 1964 est, en théorie, alimenté à parité par les cotisations des agriculteurs et par les pouvoirs publics. Mais cela fait plusieurs années que le l'Etat manque à ses obligations et est contraint à chaque calamité de débloquer via des décrets d'avance les fonds nécessaires aux indemnisations. Bruno Le Maire a précisé que Les premiers arrêtés du fonds de garantie des calamités agricoles seront pris à partir du 12 juillet pour une indemnisation à partir du 15 septembre. Quant au montant final de l'addition, il devra être de plusieurs centaines de millions d'euros.

La deuxième annonce concerne le Crédit Agricole. La banque verte a décidé de mettre 700 millions d'euros de prêts de trésorerie à la disposition des éleveurs a indiqué le ministre.

Enfin, Bruno Le Maire a expliqué qu'en termes de priorité l'accent sera mis sur le transport ferroviaire de fourrage et qu'une cellule logistique pour le transport de paille a été mise en place. Les assureurs ont aussi accepté d'étendre la garantie de responsabilité pour le transport, la manipulation et le stockage des pailles.
 

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Commentaires
a écrit le 10/06/2011 à 7:23 :
et si les agriculteurs prenaient comme tout le monde les assurances nécessaires , ils auraient moins souvent recours à l'ETAT. les autres travailleurs cotisent bien à une assurance chômage pour préserver leur salaire.
"privatisation des gains et nationalisation des pertes "est une excellente formule, pleine de vérité. c'est exactement ce qu'il se passe.on partage les pertes avec les voisins mais on engrange les gains dans sa cassette personnelle.
a écrit le 01/06/2011 à 20:22 :
le modérateur pourrait-il supprimer au moins un message identique sur 2 d'Eiffel qui quelquesoit le sujet arrive a caser son couplet sur l'immigration?
une fois ça va, tous les jours ça gave!
juste pour info j'aimerai bien verifier son arbre généalogique pour vérifier lequel de ses ancêtres a immigré !
a écrit le 01/06/2011 à 19:45 :
Voilà une restructuration agricole qui ne souffre pas de l'aspect naturel. Maintenant, même les décisions politiques sont teintées de Bio;
a écrit le 01/06/2011 à 19:43 :
Voilà une restructuration agricole qui ne soufre pas d'un aspect naturel. Même les décisions politiques prennent l'allure du Bio.
a écrit le 01/06/2011 à 6:05 :
J'espère que les politiques vont prendre conscience que les ressources agricoles de la France sont de plus en plus aléatoires et qu'il faut prendre des mesures pour limiter les besoins de consommation de denrées alimentaires. Et là, il n' y a pas 36 solutions, mais une seule, la régulation de la démographie et notamment tendre vers un solde des flux migratoires nul avec un arrêt total de l'immigration clandestine qui provient justement de pays qui n'ont pas su réguler leur population en fonction de leurs ressources alimentaires.
a écrit le 31/05/2011 à 20:09 :
MON CRÉDIT AGRICOLE ! MON CRÉDIT AGRICOLE !
POURQUOI M?AS TU ABANDONNÉ ?


Ne croyez-vous pas que dans les petites communes l?emprunteur cautionné par ses voisin sera toujours poursuivi par la pensée que s?il ne payait pas , les autres seraient obligés de payer pour lui : il ne voudra pas s?exposer à perdre l?estime générale par son manque de loyauté ».

Jules MÉLINE
Le 23 février 1885, Louis MILICENT, auditeur au Conseil d?État, déposait les statuts de la première Caisse de crédit spécifiquement agricole. Son ambition est simple : « Les uns apportent leurs capitaux momentanément disponibles et leurs économies pour les mettre à la disposition de ceux qui en ont temporairement besoin. ». Il s?agit de la Caisse de SALINS dans le Jura.
Le modèle coopératif et mutualiste mis en place a conduit notre agriculture à l?une des premières places dans le monde. Il s?inspire d?un modèle millénaire déjà connu à Babylone.

Les agriculteurs sont à la fois propriétaires, gestionnaires et clients de la banque.

Le drame se produit en 2001, lorsque la Caisse Nationale devenue Crédit Agricole SA est introduite en bourse.

Ses principaux actionnaires restent les sociétaires au travers des 44 Caisses Régionales, mais cette banque devenue commerciale ne fonctionne absolument plus selon les principes coopératifs et mutualistes.

Cette disparition d?un outil essentiel pour l?agriculture, s?inscrit dans l?évolution normale de notre agriculture en décomposition depuis la mise en place par Sico MANSHOLT, nouveau fléau de Dieu, d?une politique démentielle. Ceci s?est accompagné depuis la fin des années 60 de la disparition du modèle d?organisation coopérative en agriculture qui était essentiel pour sa survie.





Face à la misère croissante des petits agriculteurs et à l?impossibilité où ils sont de trouver des financements, aujourd?hui de la trésorerie face au drame de la sècheresse, les inventeurs de l?eau tiède ne trouvèrent rien de mieux que la microfinance, dans laquelle s?est même engouffré allègrement Crédit Agricole SA à la suite de DANONE grand admirateur de Muhammad YUNUS.

DANONE qui faisait dans le yaourt et dans l?eau, se mit à faire dans l?économie sociale et la charité publique, en utilisant la microfinance, toute première étape du modèle coopératif ancestral, et en en restant là.
Il fallait bien en effet que DANONE, qui s?est attaché à faire disparaître l?exploitation familiale par la promotion de l?agriculture industrielle et les délocalisations, fit semblant de faire du social en faisant l?aumône à ceux qu?il avait décidé de mettre sur la paille, cette même paille qui fait cruellement défaut aujourd?hui.

Ceci revenait à démontrer que les petits agriculteurs en voie de disparition doivent être enfermés dans le ghetto des plus pauvres parmi les pauvres, et ne doivent pas avoir accès à la banque classique, ni revenir au modèle coopératif, le seul qui leur permette le recyclage permanent de la monnaie crée à la sueur de leur front, et non par de nouveaux instruments financiers dont on déplore la toxicité.

Un nouveau drame intervient avec la sècheresse dont beaucoup voudraient, à tort sans doute, trouver la cause dans le rôle de l?Homme dans le réchauffement climatique.
Ce n?est pas par une limitation des émissions de CO2 ou de méthane par l?agriculture, que l?on pourra agir sur le climat, ce n?est pas non plus en appliquant à cette même agriculture des restrictions draconiennes dans l?utilisation de l?eau/ Il ne faut pas oublier que l?agriculture est le seul secteur économique qui par le jeu de la photosynthèse recycle infiniment plus de CO2 qu?elle n?en émet et qu?elle a besoin pour cela de pratiquer l?irrigation.

Il est urgent face au réchauffement climatique sur lequel nous ne pouvons rien, de trouver le moyen d?adapter l?agriculture à cette situation. Les techniques du dry-farming mises en ?uvre par des agronomes français dans la province française d?Algérie et adoptées par bien des pays, sauf le notre devraient être remises à l?honneur/

Il faut en attendant aider les agriculteurs, les éleveurs notamment, pour qu?ils n?abandonnent pas une activité infiniment plus vitale pour notre pays que les activités liées au numérique ? on parle de 1 500 000 emplois potentiels dans le domaine du numérique, il ne reste en France que quelques 700 000 agriculteurs !- Le Ministre de l?agriculture cherche auprès des banques la trésorerie nécessaire à l?achat de paille pour éviter d?abattre les animaux.

La seule façon Monsieur le Ministre de procurer à ces malheureux la trésorerie dont ils ont besoin pour acheter du fourrage, voire de la paille, bien piètre nourriture pour les animaux, est de revenir à ce modèle coopératif, l?outil essentiel dont ils étaient propriétaires, qui permit il y a cent trente ans le développement de notre agriculture, et que nous avons cru intelligent de leur confisquer et de le démanteler pour satisfaire aux exigences insensées de la Politique Agricole Commune
Réponse de le 01/06/2011 à 5:40 :
LE CREDIT AGRICOLE! CHEZ EUX LES CHOUX SONT GRAS! SUR LE DOS DE QUI!!!!!
a écrit le 31/05/2011 à 18:41 :
Ne serait-il pas temps de creuser des réservoirs et pendant qu'on y est, des digues qui devraient nous protéger de la montée des eaux ?
Réponse de le 01/06/2011 à 12:35 :
tout a fait !
a écrit le 31/05/2011 à 14:26 :
Et encore une opération de pseudo-capitalisme. Personne ne partage quand il y a des bénéfices. En revanche, dès le moindre pépin, on fait appel au contribuable !!!! Y en a marre et c'est tout simplement scandaleux !!!
a écrit le 31/05/2011 à 13:40 :
Privatisation des gains et nationalisation des pertes. Exactement comme les banquiers.
a écrit le 31/05/2011 à 11:45 :
AUX AGRICULTEURS, MON GENDRE FAIT PARTIE DES VOTRES, MALGRES QUE CERTAIN FRANCAIS PENSENT QUE VOUS FAITES PARTI DES PRIVILEGIERS, ET BIEN QU'IL PRENNENT LE MANCHE! ILS VERRONT LA VIE D'UN AGRICULTEUR,DES REVENUS DE MISERE, DES HEURES DE TRAVAIL ! PAS DE CONGES , IL FAUT EN AVOIR DU COURAGE POUR ETRE AGRICULTEUR!
a écrit le 31/05/2011 à 11:39 :
la pompe des aides est munie d'un clapet anti-retour !Quand ça va bien on encaisse en silence et quand ça va moins bien c'est le contribuable qui vole au secours . Le communisme paysan . ON EN A MARRE !
Réponse de le 31/05/2011 à 12:15 :
Mwai mwai... je crois qu'il n'est pas nécessaire d'enfoncer un peu plus les agriculteurs qui sont déjà bien au fond du trou...
Réponse de le 31/05/2011 à 13:44 :
La pompe des aides comme vous le dite n'est pas aussi rentable que vous voulez bien le croire. Le fond de calamité agricole est une sorte de trésor de guerre que tous les agriculteurs financent par un impôt spécifique et dans lequel l'état abonde également dans une moindre mesure. Ce fond sert donc d'amortisseur financier en cas de crise. L?état y investit aussi car l'agriculture bien qu'on veuille penser le contraire est un secteur stratégique fragilisé par son manque de rentabilité. L'état fait pour une fois bonne utilisation des deniers publiques en soulageant une activité qui risque gros sur une année de production très faible (on parle de -30% sur les céréales) et préserve ainsi son indépendance d'approvisionnement pour les années à venir.
Réponse de le 31/05/2011 à 13:59 :
Oui mais ceux-ci rangés en rang d'oignon derrière la FNSEA n'ont pas anticipé les marchés porteurs tels que le bio pour lequel la paysannerie française n'arrive que péniblement à couvrir que 10% des besoins nationaux. L'agriculture productiviste finira par avoir leur peau... en plus d'avoir celle des consommateurs.
Réponse de le 31/05/2011 à 18:42 :
Je crains que les éleveurs bio ne soient encore plus dans la mouise que les autres avec cette satanée sécheresse
Réponse de le 31/05/2011 à 19:31 :
Beaucoup de paysans sont propriétaires de terres et on en voit très peu au regard des autres biens immobiliers.
quand les terrains deviennent constructible les paysans n'hésitent pas à faire jouer la spéculation.
par contre quand ça va mal on entend parler de nos chers assistés.

il y a des primes dans tous les sens et bien vendez vos bêtes, ça vous empêchera pas d'encaisser les primes de vaches allaintantes!
Réponse de le 01/06/2011 à 5:21 :
CA S'EST VRAIS! ILS PARTAGENT PAS, CE QUI EST DANS LA CHAUSSETTE NE RESSORT PLUS, TVEUX PAS CHTE DONNE MA FEMME GA!

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