Jean-Noël Guérini mis en examen

L'homme fort du parti socialiste dans les Bouches-du-Rhône est passé devant le juge Charles Duchaine chargé de l'instruction sur des marchés publics présumés frauduleux de l'agglomération marseillaise. Il a été mis en examen pour marché publics frauduleux.
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L'homme fort du Parti socialiste des Bouches-du Rhône, Jean-Noël Guérini, a été mis en examen jeudi dans une affaire de marchés publics présumés frauduleux de l'agglomération marseillaise.

Le sénateur et président socialiste du conseil général des Bouches-du-Rhône était convoqué chez le juge d'instruction Charles Duchaine et sa mise en examen trouble un PS engagé dans la primaire qui doit désigner son candidat à la présidentielle.

Il est mis en examen pour des faits de prise illégale d'intérêt, de trafic d'influence et d'association de malfaiteurs avec son frère Alexandre en vue du trafic d'influence et du recel de trafic d'influence.

"C'est le seul à être mis en examen pour association de malfaiteurs, ce qui est un non-sens juridique", a déclaré Patrick Maisonneuve, avocat de Jean-Noël Guérini. "C'est le signe qu'on a décidé d'abattre politiquement cet homme."

Plusieurs dirigeants du Parti socialiste, dont le premier secrétaire par intérim Harlem Désir, qui a parlé de "boulet moral" en évoquant Jean-Noël Guérini, ont demandé son retrait dans le cas d'une mise en examen.

Mais son cas est loin d'être le seul dans la région et, si une telle mesure devait se généraliser, elle pourrait rapidement clairsemer les rangs socialistes au-delà de la personnalité du président du conseil général des Bouches-du-Rhône.

Un autre sénateur socialiste du département, le maire de Berre l'Etang Serge Andréoni, est pour sa part convoqué dans la même affaire, le 14 septembre, pour des faits présumés de complicité de trafic d'influence.

La cour d'appel d'Aix-en-Provence a pour sa part condamné mercredi à deux ans de prison ferme, cinq ans d'inéligibilité et 100.000 euros d'amende le président socialiste du Syndicat d'agglomération nouvelle (San) Ouest Provence.

RETOUR DES REVENANTS

Agé de 64 ans, Bernard Granié était jugé pour des faits de favoritisme et de corruption passive.

En première instance, en janvier 2010, il avait été condamné à un an de prison ferme pour avoir perçu 300.000 euros d'une société de traitement des déchets à laquelle il a fourni des informations confidentielles relatives à un marché public.

Il n'a jamais quitté ses fonctions au San et reste adjoint à l'urbanisme de la mairie de Fos-sur-Mer.

La députée socialiste des Bouches-du-Rhône, Sylvie Andrieux, fait elle aussi l'objet d'une mise en examen, depuis le 8 juillet 2010, pour "complicité de détournement de fonds publics et complicité de tentative d'escroquerie".

Elle est soupçonnée d'avoir fait verser plus de 700.000 euros à des associations "paravent" pour obtenir les voix d'électeurs dans sa circonscription des quartiers nord de Marseille, alors qu'elle était vice-présidente en charge de la politique de la ville au conseil régional.

Pour compliquer encore la donne, le PS doit aussi composer avec le retour de ses vieux fantômes comme le maire d'Istres, François Bernardini, qui annonce qu'il y reviendra après en avoir été exclu en 2001 pour avoir mené une liste dissidente.

Son adhésion par internet a été rejetée mardi par le PS qui rappelle que la réintégration d'un membre exclu doit être entérinée par la fédération des Bouches-du-Rhône et recevoir l'aval du bureau national des adhésions.

Elu maire d'Istres en 2001, François Bernardini a été contraint de démissionner l'année suivante en raison d'une condamnation à cinq ans d'inégibilité pour abus de confiance.

Réélu en 2008, il est aujourd'hui vice-président du Syndicat d'agglomération nouvelle Ouest Provence et candidat potentiel à la succession de Bernard Granié si ce dernier devait jeter l'éponge en raison de ses ennuis judiciaires.

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Commentaires 6
à écrit le 09/09/2011 à 5:48
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Pas d'(inquiétude après la tempête ce Monsieur aura sa place dans un ministère ou autres entités payées par le citoyen nous avons actuellement au Chateau un ancien de Grenoble. La politique fleurte souvent avec la ligne jaune et parfois tombe dans le...

à écrit le 08/09/2011 à 20:38
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Martine savait qu'elle cautionnait une association de malfaiteurs : Montebourg le criait assez fort . Quel sens politique . Une vraie braderie comme à Marrakech !

à écrit le 08/09/2011 à 17:36
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Pauvre France; Aprés DSK et les milliards de Mme Sinclair Aprés Mme Royal et son fonds de soutien Bergé Aprés M.Hollande qui confie son vote à un ahuri!!Voici M.Guerini et une nouvelle casserole!!!! Ne parlons pas des élus qui cumulent les dépen...

à écrit le 08/09/2011 à 15:04
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De novembre 1986 à octobre 1987, alors qu'il est président de SOS Racisme, Harlem Désir est également salarié par l'« Association régionale pour la formation et l'éducation des migrants », basée à Lille en tant que « formateur permanent » et il perço...

le 08/09/2011 à 17:49
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entierement d'accord avec vous, de gauche a droite aussi loin que le regard peut porter que voit-on ques des repris de justices et des magouilleurs

à écrit le 08/09/2011 à 12:12
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Les affaires sont les affaires, au moment ou l'on demande aux français de se serrer la ceinture, il faudrait que les détenteurs du pouvoir fassent le ménage chez eux. Hélas, les récents évènements ne plaident pas dans ce sens.

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