Sécurité sociale : la baisse de l'activité rend peu crédible son financement

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Lourdement taxés, les industriels et les mutuelles ne pourront assurer seuls la poursuite du rééquilibrage des comptes sociaux.

Projet de loi de finances (PLF), projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), mêmes combats ? Les millésimes 2012 de ces deux textes qui orienteront les politiques économiques et sociales du gouvernement l'année prochaine semblent déjà caducs. En cause, l'hypothèse de croissance de 1,75 % sur lesquels ils ont été bâtis et qui, compte tenu du ralentissement de l'activité observé dès le printemps, sera vite révisée.

Examiné par les députés depuis mardi, dans le sillage du PLF, le dernier PLFSS du quinquennat et de la législature prévoit de ramener à 13,9 milliards d'euros en 2012 le déficit du régime général de la Sécurité sociale. Pour mémoire, ce déficit s'élevait à 18,2 milliards en 2011. Cette réduction du « trou de la Sécurité sociale » est rendue possible par la réforme des retraites, déjà votée en octobre 2010, mais aussi à toute une série de mesures visant tout particulièrement à réduire les dépenses sociales. Certaines étaient intégrées au collectif budgétaire 2011, d'autres au PLF 2012. « L'équilibre de l'assurance-maladie est désormais à portée de la main. Il est atteignable en 2015. Mais pour y parvenir, il faudra continuer à agir de la seule manière responsable qui soit : en maîtrisant les dépenses. C'est la seule stratégie crédible pour redresser durablement nos comptes », a expliqué Valérie Pécresse.

Stimuler les recettes

L'hôpital devra par exemple poursuivre ses efforts de rationalisation et d'efficience, permettant de dégager 450 millions d'économies. Quant au déremboursement de nouveaux médicaments, il allégera de 770 millions d'euros les dépenses de santé. Mais ce n'est pas en donnant la seule priorité à la réduction des dépenses que le gouvernement pourra poursuivre le rééquilibrage des comptes de la Sécurité sociale. Stimuler les recettes est tout aussi urgent. Certes, des mesures en ce sens sont présentées. Via le relèvement de certaines taxes, des baisses de prix ou la substitution des génériques, l'industrie pharmaceutique versera 960 millions d'euros à l'État et les mutuelles seront davantage encore mises à contribution. (lire ci-contre). En s'intensifiant, la lutte contre la fraude, qui a rapporté 458 millions en 2010 - le montant de la fraude est estimé à 20 milliards ! -, apporterait aussi quelques subsides supplémentaires. Toutefois, si le montant de ces recettes est à peu près certain, celles provenant du produit des cotisations des salariés du privé sont moins sûres. Compte tenu du ralentissement de l'activité, la hausse prévue de 3,7 % de la masse salariale paraît désormais ambitieuse, fragilisant les objectifs de ce PLFSS.

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Commentaires
a écrit le 31/10/2011 à 9:28 :
pourquoi ne touche t on pas aux calculs étonnants des prix de journée en cas d'hospitalisation : entrée la veille au soir d'une intervention,vers environ 17h, à jeun, intervention le lendemain, sortie en fin d'après-midi avec une biscotte et un thé , total 24h, facturées deux jours ?????
a écrit le 28/10/2011 à 6:40 :
Je suis migraineuse grave et tous les jours je prenais des triptans (57euros la boite de 12). Après avoir essayé tous les traîtements (béta bloquant) des neurologues m'ont même conseillé de voir un psy.. Solution facile plutôt que de me dire on ne sait pas. J'ai consulté un acupunteur pour les oreilles qui m'a fait arrêter ces traitements.Il me les a remplacer par un médicament qui coûte 4.05euros la bôite de 15. Maintenant j'en prends deux par semaine. Comme j'étais droguée j'en ai bavé pendant un an. Je comprends les drogués c'est vraiment dure.
Réponse de le 28/10/2011 à 10:12 :
Faites l'amour le plus souvent possible et avant de dormir, vos problèmes de migraine seront résolus.

Mersi
a écrit le 28/10/2011 à 3:23 :
Il y a un moment ,nous n'y sommes pas encore ,ou cotiser plus ,payer plus de taxes , pour ne plus avoir de travail ,de soins, d'ecole ,de retraite ;la situation ne sera plus acceptable
a écrit le 27/10/2011 à 18:12 :
des génériques trop chers en France , une augmentation du chômage et donc une baisse des cotisations ! trop de petits salaires voilà aussi une explication au Trou de la sécu !
Réponse de le 27/10/2011 à 18:32 :
Il faut aussi ajouter un abus croissant des dépenses... On le voit tous au quotidien
a écrit le 27/10/2011 à 17:10 :
Mouais....les vraies économies ne sont elles pas :
- une VERITABLE négociation des prix des médicaments par l'état car d'après un récent rapport de je ne sais plus qui, nous payons en moyenne de 15 à 30 % plus chers les médicaments que dans la majorité des autres pays Européens.
- Ensuite, pourquoi lorsque j'ai besoin d'un traitement de 7 jour avec 1 cachet par jour on me vends une boite de 14 ??? dans beaucoup d'autres pays le pharmacien vous donne 7 cachets, basta.
Vu le nombre de médicaments consommés en France (on est au top !), je pense que les économies sont énormes...Ah oui, les labos pharma, les pharmaciens qui souffrent en ce moment (les pauvres mdr) ne sont pas trop d'accord.

Il n'y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.
Réponse de le 27/10/2011 à 21:03 :
Tout a fait d'accord , ça ce serait de la vrai bonne gestion .... mais la bonne gestion du gouvernement consiste a ne pas trop toucher le lobby des industriels ni des toubibs (qui commencent a être très confortablement payés par l'état les mutuelles et nous pour faire de moins en moins ... travailler moins pour gagner plus et ils votent tous Sarko , on comprend pourquoi ...) ...et par contre culpabiliser le citoyens lambda ....
Réponse de le 28/10/2011 à 11:25 :
Les médicaments plus cher en France que dans les autres pays européens (P.U.)? Hmm ne serait-ce pas plutôt l'inverse? A moins que vous ne parliez de la consommation (Quantité)!

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