Des atomes pas très crochus entre écologistes et socialistes
Jean-Christophe Chanut
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Les différends ont été cachés sous le tapis. Le psychodrame du mois de novembre 2011 semble quelque peu oublié. Le ciel serait-il redevenu bleu dans le royaume des roses et des verts ? A voir. Car la réponse dépend de la nature réelle des relations entre Europe Ecologie-Les Verts (EE-LV) et le Parti socialiste si François Hollande accède à l'Elysée.
La filière Mox au coeur du psychodrame entre le PS et Europe Ecologie-Les Verts
Certes, Michel Sapin, l'un des négociateurs du "contrat de législature" liant EE-LV et le PS se veut confiant : "Nous avons signé un contrat très raisonnable qui évitera les surenchères entre les deux tours de la présidentielle et même après". Certes, fin 2011, les deux partis ont fini par s'entendre sur la rédaction de l'accord devant unir les deux formations. Le litige portait sur un paragraphe concernant l'avenir de la filière Mox. Le parti écologiste souhaitant sa disparition... D'où le fameux psychodrame. Finalement, le passage litigieux a été réintroduit où chaque mot a été pesé.
Ainsi, il est prévu d'accompagner la baisse de la part du nucléaire dans la production électrique d'un plan de reconversion de la filière Mox permettant de maintenir le nombre d'emplois par la mise en ?uvre de centres d'excellence du traitement des déchets et du démantèlement. Précision très importante, il est également indiqué qu'au cours de la prochaine législature, "les activités dans les filières concernées avec les emplois afférents seront maintenus dans les deux sites de production, La Hague et Marcoule". Cette disposition, précise t-on au PS, constitue une véritable "garantie de paix" puisqu'elle est inscrite noir sur blanc dans l'accord de législature qui a été adopté à 74% lors d'un vote du Conseil fédéral d'EE-LV.
La rénovation des réacteurs dépend de l'évolution de la consommation énergétique
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En contrepartie, François Hollande, on le sait, s'est engagé à réduire d'ici 2025 de 75% à 50% la part de l'énergie nucléaire en France, ce qui n'a pas manqué de déclencher l'ire de la droite. Pour ce faire, comme le précise Michel Sapin, "Il y aura parallèlement un encouragement à augmenter toutes les énergies renouvelables et un vaste plan sera lancé pour permettre à un million de logements par an de bénéficier d'une meilleure isolation thermique. Si les résultats sont concluants, avec une baisse significative de la consommation, il ne sera pas alors nécessaire de rénover les réacteurs en fin de vie".
Jean-Christophe Chanut
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