Consommation : hausse des prix en février

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Après un mois de janvier en recul, les prix à la consommation ont affiché une hausse de 0,4 % en février en France. En cause : la hausse des prix des services, des produits pétroliers ainsi que des produits frais.

Les prix à la consommation en France ont progressé de 0,4% en février après avoir reculé d'autant en janvier, et se sont accrus de 2,3% sur un an, a annoncé mardi l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) dans un communiqué. La hausse des prix en février provient de l'accroissement saisonnier des prix des services, du renchérissement des produits pétroliers et de l'augmentation des prix des produits frais, a précisé l'Insee.

Cette dernière augmentation résulte des difficultés rencontrées dans la production et l'acheminement de ces produits compte tenu des températures particulièrement basses observées en février, ajoute l'institut. Les prix des produits manufacturés sont restés en revanche quasiment stables. Hors tabac, l'indice des prix à la consommation a augmenté également de 0,4% en février (+2,2% sur un an) et, corrigé des variations saisonnières, il a progressé de 0,1% (+2,3% sur un an).

Vacances d'hiver, assurances auto et péages en hausse

Les prix des services se sont affichés en hausse de 0,5% le mois dernier (1,6% sur un an). Avec les vacances scolaires d'hiver, l'hébergement de vacances a bondi de 30,8% (5,0 sur un an), tandis que les voyages touristiques tout compris s'appréciaient de 9,8% (0,8%). Les assurances automobiles ont également augmenté de 2,6% (2,8% sur un an), les péages et parkings de 1,8% (2,5%), l'assainissement de l'eau de 0,8% (5,8%), sa distribution de 0,4% (2,8% sur un an) et les maisons de retraite de 0,3% (2,7%). A contrario, des baisses de prix ont été observées sur les "autres services culturels" (-2,9%; -2,5% sur un an) et sur les prix des télécoms (-1,3%; -7,6 % sur un an).

L'énergie est toujours plus chère. En février 2012, elle s'est renchérie de 1,0% (7,8% sur un an), dans le sillage de la hausse des prix du pétrole brut. Ce renchérissement a affecté les prix des carburants (1,3% en février; 8,5% sur un an) et ceux des combustibles liquides (4,1%; 16,1%). Parmi les produits manufacturés, l'habillement et les chaussures ont été stables (+1,7% sur un an). La literie a progressé de 3,1% (7,7% sur un an), la parfumerie et les produits de beauté de 0,6% (2,0%) et l'horlogerie, bijouterie et joaillerie de 1,7% (12,1%).

Automobiles neuves, produits pharmaceutiques et appareils photo en baisse

Des promotions ont été à l'origine de la baisse des prix des automobiles neuves (-1,4%; +0,8% sur un an). Quant aux prix des produits pharmaceutiques, ils ont diminué de nouveau (-0,7%; -1,7%) tout comme ceux des équipements photo et cinéma (-1,1%; -13,9% sur un an) et audio-visuels (-0,5%; -13,1% sur un an). Les prix de l'alimentation ont augmenté en février de 0,6% (3,8% sur un an) avec une hausse marquée des produits frais (3,0% contre 1,3% en février 2011; +0,2 % sur un an). Ces hausses ont concerné tout particulièrement les légumes (+8,7%).

Hors produits frais, les prix de l'alimentation se sont accrus légèrement (0,2%; 4,4% sur un an). Le prix des alcools a continué de croître (1,9%; 5,8% sur un an) et la taxation des sodas a affecté les prix des boissons gazeuses, jus et sirops (0,9%; 8,5% sur un an). L'indicateur d'inflation sous-jacente, c'est-à-dire hors prix volatils (produits pétroliers, produits frais...) et prix administrés (électricité, gaz, tabac...), s'est affiché stable (1,4% sur un an).

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Commentaires
a écrit le 13/03/2012 à 18:33 :
Souvenons du politicien et non du directeur de la banque de France M. Noyer qui expliquait que les prix allaient chité et de ce fait il ne fallait pas augmenter le taux du livret A et notre ministre de l'économie acquisait il faut dire que notre ministre n' aque le nom pour le ereste son classement explique ses peu de compétences d'ailleurs actuellement aux abonnés absents comme pendant la crise d'ailleurs car le vrai ministre est M. Muscat conseiller du Président. Ce dernier qui nous raconte des fables pour être réélu devrait commencer par respecter les règles misent en place et non faire une économie d'environ 900 millions d'? sur le dos des épargants mais de ceux la il se moque.
a écrit le 13/03/2012 à 13:18 :
A voir ce que ça donnera quand il sera temps de revoir/ajuster le taux du Livret A. Le gouverneur de la BDF avait estimé que la situation devait s'améliorer (boule de cristal ?).
a écrit le 13/03/2012 à 9:39 :
Nous sommes en stagflation, et ce depuis quelques temps. Ca se remarque le plus parmi les classes populaires et leur paupérisation rampante mais digne. La situation est grave.
a écrit le 13/03/2012 à 6:55 :
Mais comme on a eu "plus de pouvoir d'achat" (merci monsieur Sarkozy) cette hausse est sans douleur.

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