Prix alimentaires : les céréales flambent en février

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Les prix alimentaires mondiaux ont de nouveau progressé en février pour le deuxième mois consécutif en raison notamment de la hausse des céréales due à une mauvaise météo, a annoncé jeudi l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

Alors que la fin de 2011 avait été synonyme de décrue des prix alimentaires après un pic au début de l'année, 2012 marque le retour à la hausse. Selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), les prix alimentaires mondiaux ont de nouveau progressé en février pour le deuxième mois consécutif. Et la mauvaise météo est en partie responsable.

En février, l'indice établi par la FAO a enregistré une hausse de 1% par rapport au mois de janvier à 215 points, ce qui reste toutefois inférieur de 10% au record absolu de février 2011, quand l'indice avait atteint 236 points.

Le blé ne faiblit pas

L'organisation souligne l'importance de la hausse du cours des céréales, notamment du blé, alors que selon ses nouvelles prévisions, publiée également ce jeudi, la production mondiale de blé de 2012 sera proche du record de 2011, avec 690 millions de tonnes.

Malgré ces perspectives de production rassurantes, les marchés du blé ont néanmoins bénéficié jusqu'ici d'une offre serrée et le début de l'année a été marqué par les inquiétudes suite à la vague de froid qui s'est abattue en 2012 sur les récoltes en Europe et dans la Communauté d'Etats indépendants.

Le maïs et le sucre plus chers, la viande stable

Les prix du maïs aussi ont augmenté en février, essentiellement du fait d'une demande à l'importation plus forte en Asie, de la baisse du dollar et des coûts de transport et de prévisions négatives en ce qui concerne les récoltes en Afrique du Sud. Autre denrée en hausse: l'huiles et les matières grasses (239 points en hausse de 2%), sous l'effet notamment du faible accroissement de la production d'huile de palme et de l'équilibre précaire attendu de l'offre et de la demande des huiles végétales totales.

Et enfin le sucre a progressé de 2,4% à 342 points tout en restant encore inférieur de 18% à celui de février 2011. L'essentiel de la hausse du mois dernier s'explique par les conditions météorologiques défavorables au Brésil, premier producteur et exportateur mondial de sucre.

En revanche, la viande est restée stable et les prix des produits laitiers à très légèrement reculé. Ce très léger recul par rapport à janvier s'explique essentiellement par la chute des cours du lait écrémé en poudre et de la caséine. Quant aux prix du beurre, du fromage et du lait entier en poudre, ils sont restés relativement stables.

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Commentaires
a écrit le 08/03/2012 à 17:31 :
Le dérèglement du climat dûe au CO2 qui lui est dûe au surpeuplement, diminue les récoltes et les besoins augmentent d'une part, pour pallier à la demande supplémentaire dûe à l'augmentation de la population et d'autre part pour répondre aux besoins nouveaux créés par les agrocarburants encore appelés nécrocarburants par les écologistes. Si nous continuons ainsi à ne pas réguler la démographie de la planète, celle-ci assurera cette régulation par une famine mortelle régulatrice.

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