Rigueur : Hollande dans les traces de Delors ?

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François Hollande, qui a commencé sa carrière politique en accompagnant Jacques Delors, semble marcher dans les traces de son mentor : comme Delors en 1983, il assume la rigueur, jusqu'à passer outre ses conséquences économiques.

L'année 1983 avait pu être qualifiée, du point de vue de la conjoncture, d'année de la « récession Delors ». En mettant en ?uvre la rigueur, terme employé pour la première fois, Jacques Delors, sous l'autorité de Pierre Mauroy et François Mitterrand, avait organisé la chute de l'activité économique. François Hollande, qui a commencé sa carrière politique en soutenant Jacques Delors (il était président des clubs deloristes Témoin), et qui ajoute des hausses d'impôts aux hausses d'impôts, ne s'inscrit-il pas dans la lignée de l'ancien ministre des Finances? Après la récession Delors, la récession Hollande?

Delors avait fait chuter le pouvoir d'achat
En 1983, le PIB avait encore augmenté (+1,2%) , mais à l'époque, ce chiffre dont se contenterait aujourd'hui le gouvernement Ayrault, était vu comme dramatiquement faible. On qualifie les années 1970 d'années de crise... à voir les statistiques de croissance (proche de 4% en moyenne de 1976 à 1979), il y a de quoi relativiser. Mais, surtout, les Français ont alors ressenti les effets de la politique économique. Leurs revenus ont commencé à baisser en 1983. En 1984, ils ont chuté comme jamais (-2,4% de pouvoir d'achat par ménage, un chiffre jamais enregistré avant ni depuis par l'Insee, qui a établi des statistiques à partir de 1950). Un recul directement lié à la politique assumée et conduite par Jacques Delors de désindexation des salaires, de dévaluation (synonyme de baisse du pouvoir d'achat extérieur) et de prélèvements fiscaux exceptionnels.

Le redressement sous la pression de l'extérieur
Bien sûr, près de trente ans ont passé. Les moyens de la politique économique ont radicalement changé. La politique salariale n'existe quasiment plus. Par définition, les traditionnelles dévaluations ont disparu avec l'instauration de l'euro.
Mais l'idée du redressement sous la pression de l'extérieur est toujours bien présente. En mars 1983, c'est le spectre de la mise sous tutelle de la France par le FMI qui effrayait la classe politique.
Aujourd'hui, si François Hollande tient à l'objectif de 3% de déficit public en 2013, un objectif considéré comme dangereux par de nombreux économistes, c'est bien parce que l'annonce d'un report de cet engagement déclencherait une véritable crise avec nos « amis » allemands.

30 milliards d'euros d'impôts en plus,  du jamais vu
Or, aucun économiste sérieux ne peut prétendre que les 30 milliards d'euros ou presque d'impôts supplémentaires qui frapperont les acteurs économiques en 2013 n'auront pas d'impact négatif, sur l'activité. Le seul argument des experts favorables à cette politique est que son abandon provoquerait une crise européenne encore pire (sanctions des marchés).
30 milliards, car, pour comparer le niveau des prélèvements de 2013 à celui de 2012, il faut ajouter aux 20 milliards d'impôts nouveaux annoncés par François Hollande les 6 milliards de recettes supplémentaires que procureront les hausses de prélèvements votées en juillet, et la montée en puissance des décisions prises par Nicolas Sarkozy.

Par rapport à ce qui était esquissé en juillet (15 milliards d'impôts en plus en 2013), François Hollande a donc ajouté renforcé d'un tiers la potion amère.
30 milliards, c'est 1,5 fois le fameux plan Juppé de 1995 (y compris en tenant compte de la hausses des prix). Un Alain Juppé dont François Hollande avait pu dire qu'il « incarnait physiquement l'impôt ». En outre, quand l'ex-président de l'UMP avait imposé ses hausses d'impôts en rafale, à la mi-1995, l'économie française était en situation de croissance - certes faible - et non en stagnation. Les prélèvements massifs dont François Hollande a fait l'annonce dimanche sont donc encore plus mal venus...
Comme Jacques Delors voulait combattre l'inflation, François Hollande, s'estime « en situation de combat », contre le déficit public, d'abord. Jusqu'au moment où il percevra que le remède de cheval infligé à l'économie française l'enfonce plus qu'il ne la redresse.
 

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a écrit le 12/09/2012 à 14:57 :
L'économie française n'en sortira pas indemne d'une politique de hausse massive d'impôts. Je pense qu'il vaut mieux prendre le risque d'une hausse des taux d'emprunts et éviter une politique d'austérité. C'est la politique suivie par le gouvernement chypriote.
a écrit le 11/09/2012 à 15:24 :
continuons à faire exploser les dettes et laissons les à nos enfants et petits enfants...
Réponse de le 11/09/2012 à 19:38 :
D'accord avec vous, de toute façon j'ai pas d'enfant.
a écrit le 11/09/2012 à 15:15 :
vous préféreriez qu'on continue à dépenser de l'argent que l'on a pas et à laisser ces dettes aux générations suivantes ... Ou étiez vous quand années après années, nous étions en déficit ? certainement trop occupés comme les autres lobby à protéger vos niches fiscales j en suis sur...ben voilà vous avez déjà mangé votre pain blanc des décénies à venir....désormais il va falloir apprendre à vivre avec les miettes.
Réponse de le 11/09/2012 à 17:32 :
Croyez vous que les quinquagénaires n'ont pas été trompé par les politiques au sujet des déficits et particulièrement la droite qui s'est mise à endetter la France pire que les socialistes (cf Balladur, Chirac et sarkosy). En qui peut on faire confiance si la droite soi-disant rigoureuse imite et dépasse les habitudes socialistes.
a écrit le 11/09/2012 à 13:06 :
Il ne faudrait surtout pas mélanger les torchons avec les serviettes !
Delors était un personnage politique d'une envergure notable avec des qualités certaines tandis que le petit françois n'a rien de tout ça, malheureusement pour nous. Il n'a pas été élu président, c'est Sarkozi qui a été rejetté.
N'est pas Delors ou Barre qui veut.
Plus les jours passent et plus c'est pire !...
Réponse de le 11/09/2012 à 15:28 :
Bravo, on sent bien la puissance de votre analyse ! Vous faites parti des gens qui diront dans 15 ans , n'est pas Hollande qui veut ! . Une chose est certaine la critique est plus simple que l'art de diriger ...
Réponse de le 11/09/2012 à 16:01 :
Tout à fait d'accord avec vous et c'est pourquoi Delors n'a pas souhaité diriger, car il pensait ne pas en avoir toutes les capacités : cela s'appelle de l'honnêteté.
Malheureusement l'honnêteté est une valeur en voie de disparition, surtout chez les politiques quels que soient leurs penchants et en plus, je le répète, hollande est bien loin d'avoir la "carrure" d'un Delors ou d'un Barre pour ne citer qu'eux.
a écrit le 11/09/2012 à 10:14 :
Différence majeure entre les deux hommes, Delors connaissait ses limites, il ne s'est pas présenté à la présidentielle conscient qu'il n'avait pas la carrure.
Réponse de le 11/09/2012 à 10:53 :
Faux ! Il pensait tracer la voie pour sa fifille ...
a écrit le 11/09/2012 à 9:44 :
Je suggère un article a la rédaction de La Tribune : combien rentrerait-on d'impôts suplementaires si tous les députés europeens (francais) et deputes en France ainsi que les sénateurs et autres élus départementaux et régionaux payaient leurs impôts comme tous les autres citoyens ! Après tout, la devise de la république française c'est liberte, ÉGALITÉ et fraternité, non ?
Malheureusement, je sais que je ne serai pas suivi car c'est lever le rideau sur un très gros tabou. Il y a longtemps que les députés se régalent et se votent des droits sans que nous ayons notre mot à dire car ils font tout cela en cachètte !!
Réponse de le 11/09/2012 à 10:33 :
Allez monsieur Hollande un peu de courage , tous les français sans exception ont les memes devoirs face à l'impot! supprimez ce privilège
Réponse de le 11/09/2012 à 15:23 :
Oui, je suis depuis longtemps d'accord avec l'abolition de tous ces privilèges scandaleux et je suggère que nous demandions à La Tribune de nous accorder un encart afin d'écrire une lettre ouverte à notre Président, lettre qui pourrait être lue par tous les français de tous bords.
Teste à savoir si La Tribune serait prête à jouer le jeu ... Chiche ?
Réponse de le 11/09/2012 à 19:32 :
Vous aurez remarqué que je m'écris à moi même sous différents pseudo compte tenu que personne n'a d'opinion.
Réponse de le 12/09/2012 à 1:54 :
@ Missile
Non, vous n'êtes pas seul puisqu'apparemment nous partageons le même soucis d'équité et regrettons vous et moi que l'égalité devant l'effort réclamé ne soit demandé qu'aux seuls citoyens n'ayant pas de mandat populaire tel ministre, député, sénateur ou autres édiles.
Il faudra bien qu'un jour ces "nantis" qui se cachent derrière leurs mandats électoraux acceptent enfin eux aussi de contribuer à l'éffort collectif.
AUX ARMES CITOYENS ! ! !
a écrit le 11/09/2012 à 9:31 :
Il faut remarquer que la répartition des "économies" proposées par F. Hollande ( 2/3 en impôts) va à l'encontre des préconisations de la cour des comptes: augmenter les impôts entraînera une chute de la consommation, des licenciements et une récession! La CDC demandait des économies sur le budget de fonctionnement de l'état! Ce qu'avait fait avec succès Schroeder! Mais Moscovici avait déclaré que la CDC n'avait pas à donner son avis....
Réponse de le 11/09/2012 à 11:09 :
expliquez comment sans relance keynésienne que nos finances ne permettent plus, on peut éviter la récession ? N'importe quelle solution (baisse des dépenses, augmentation des impôts) conduisent au même résultat. C'est cette notion qu'il faut accepter: relisez la cigale et la fourmi. Les français doivent cesser de rêver ou de se prendre la tête pour les plus avertis. Pour sortir de l'anxiété que nos économistes nous infusent depuis 2008, restez zen, accepter la recession et replier vous sur votre famille et cultivez votre jardin potager.
Réponse de le 11/09/2012 à 12:04 :
On ne parle pas de relance, coûteuse et vouée à l'échec, mais simplement de stabilisation :éviter trop de licenciements, garder la consommation (c'est lié!) et...... Essayer de tenir, sachant que les allégements des frais de fonctionnement de l'état, souvent redondants ou inutiles, diminueront mécaniquement les emprunts nécessaires. Mais cela test un vœux pieu, car ce n'est pas dans la mentalité du gouvernement de diminuer ses dépenses !
a écrit le 11/09/2012 à 8:58 :
Ne pourrait-on pas s'intéresser aux niches fiscales et aux sommes coquettes non imposables de tous nos élus et de les publier aux millions de français que l'on culpabilise et que de surcroît on rackette comme ce n'est plus permis. A quand l'attribution de "menteur" aux hommes politique...car qu'ils soient de droite ou de gauche, le discours est le même et le les méthodes aussi...
a écrit le 11/09/2012 à 8:05 :
En 1983 l inflation avoisinait les 14% pour une croissance de 4%....
a écrit le 11/09/2012 à 7:20 :
a quoi sevent les rapports de la cour des comptes ...sinon a occuper des fonctionnaires ...ou a ?????combien ça coute aux contribuables
a écrit le 11/09/2012 à 5:54 :
Le gel du barème augmentera l'impôt pour 16 millions de foyers. Et l'alignement de la fiscalité du capital sur celle du travail sera très pénalisant.

François Hollande a annoncé ou confirmé hier une série de mesures fiscales qui rapporteront plus de 8 milliards. Or les hausses d'impôt devront atteindre 10 milliards. Les ménages ne sont pas au bout de leur peine, le danger se concentrant sur l'ISF.
? Gel du barème: 1 à 1,5 milliard

C'est la mesure qui frappera le plus les classes moyennes. François Hollande a annoncé dimanche que le barème de l'impôt sur le revenu (IR) ne serait pas indexé sur l'inflation pour les revenus de 2012, imposés en 2013. Reniant une des promesses de campagne du PS, le gouvernement poursuit donc la voie ouverte par l'équipe Fillon, qui avait gelé le barème dès cette année. La mesure de la précédente majorité a entraîné cette année une hausse de l'IR d'environ 2 % pour les 27 millions de foyers qui en payent. En outre, 100.000 à 200.000 ménages qui échappaient auparavant à l'IR se sont retrouvés imposés. Il a suffi que leurs revenus augmentent un peu pour franchir le seuil d'imposition, désormais figé. Pour que ce phénomène ne se reproduise plus, le gouvernement va mettre en place une décote permettant d'annuler ou de réduire l'impôt à payer. Ce système s'appliquera aux ménages de la première tranche (ceux dont le taux d'imposition est de 0 %) et de la deuxième tranche (taux d'imposition de 5,5 %). Soit à 20 millions de foyers, qui échapperont ainsi à l'effet du gel. En revanche, les 16 millions de ménages des trois dernières tranches actuelles - on est loin ici des seules classes aisées, puisque cela commence à 11.897 euros de revenu fiscal - verront bel et bien leur IR augmenter de 2 % en 2013. «La recette devrait être comprise entre 1 et 1,5 milliard en 2013», estime Vincent Drezet du Syndicat national Solidaires finances publiques.
? Alignement de la fiscalité du capital: 4,5 milliards

Cette fois, ce sont les 3,3 millions de ménages des deux dernières tranches actuelles qui seront pénalisés. Avec l'alignement de la fiscalité du capital sur celle du travail, leurs dividendes, leurs intérêts, plus-values de cession d'actions ou de ventes de biens immobiliers seront taxés au barème de l'IR, c'est-à-dire au taux marginal de 30 %, 41 % et 45 % (quand cette nouvelle tranche sera créée), selon leurs revenus. Or actuellement, les plus-values sont imposées à 19 %. Les dividendes peuvent l'être à 21 % et les intérêts à 24 %. Ce coup de massue fiscal devrait rapporter 4,5 milliards. En outre, l'abattement de 40 % sur les dividendes passerait, selon nos informations, à 20 %.
? Tranche à 45 %: 0,7 milliard

Une tranche d'IR à 45 % sera créée pour les revenus dépassant 150.000 euros par part. 700 millions de recettes attendues.
? Niches fiscales et quotient familial: 1,8 milliard

Le plafond des niches fiscales sera ramené à 10.000 euros par foyer fiscal, contre 18.000 euros et 4 % du revenu actuellement. De ce plafonnement et d'autres rabotages, le PS attendait 1,3 milliard de recettes. La baisse du plafond du quotient familial, de 2336 à 2000 euros par enfant, concernerait un million de foyers et rapporterait 450 millions à l'État d'après l'Institut Montaigne.
? Surtaxe à 75 %: 0,3 milliard

Cette surtaxe s'appliquera à toute personne gagnant plus d'un million d'euros, qu'elle soit célibataire ou en couple. Face à la bronca, le gouvernement est revenu sur l'aménagement envisagé pour les couples (imposition à partir de 2 millions). Sportifs et artistes seront taxés. Mais les revenus du capital seront exonérés (et donc les plus-values pour la revente d'une entreprise). Au total, 2000 à 3000 personnes seraient concernées. La mesure rapporterait 300 millions d'euros.(LE FIGARO)
Réponse de le 11/09/2012 à 9:46 :
Ce qui me frappe chez les éditorialistes, c'est que quand les marchés spéculent sur nos dettes, ces éditoralistes appellent à la réduction des déficits. Quand les gouvernements s'y attaquent, on crie au coup de massue fiscal et à la crainte de la récession. Qu'ils m'expliquent comment faire pour respecter les 3% de déficit dès la fin de l'année sachant qu'un programme de baisse des dépenses publiques nécessite tout un armada législatif et n'est donc pas réalisable en quelques mois. Pour les partisans du travail et non de la rente, imposer les intérêts des comptes au barême de l'IR semble raisonnable.
Réponse de le 11/09/2012 à 10:38 :
la reduction des deficits passent avant tout par une reduction des depenses et non forcement par une hausse des impots or c'est plus facile de plumer le citoyen que de s autoappliquer des reductions de depenses ( pour toutes les fonctions de l etat, senat, assemblee , colectivités territoriales , departement etc)
Réponse de le 11/09/2012 à 11:14 :
pas dit le contraire, il me semble ! sauf que la réduction des dépenses doit se faire sur des secteurs administratifs peu ou pas utile comme celles citées dans votre réponse. Mais cela ne se fait pas en 6 mois , même si je doute que gauche et droite puissent remettre en cause leurs propres élus.
Réponse de le 11/09/2012 à 23:54 :
@figaro: belle récap des mesures auxquelles ils faut s'attendre. Soit, mais l'évaluation de leur incidence est probablement fausse: si le gouvernement se base, par exemple, sur le montant des dividendes perçus en 2011 pour évaluer les mesures applicables pour 2012, cela suppose que le montant des dividendes reste le même. En ce qui me concerne, j'estime payer suffisamment d'IR. Donc si le taux monte, je me prendrai moins de dividendes, pour ne pas payer plus, en attendant (espérant?) des jours meilleurs. Et un détenteur d'immeuble, actuellement vendeur, risque fort de changer d'avis, et donc de ne pas payer d'impôt sur la plus value du tout... Donc, que valent ces évaluations? C'est du flan, comment peuvent-ils croire qu'on va se laisser tondre encore plus court sans réagir???
a écrit le 11/09/2012 à 5:43 :
DELORS VITE !!!
a écrit le 11/09/2012 à 0:04 :
Sans rapport direct, mais quand on se demande si Hollande peut réussir, je me demande pourquoi on a droit depuis des mois à la photo de Montebourg en Une de La Tribune (édition abonnés) à droite de la Une usr le journal en ligne avec ces mêmes mots: "Peut il réussir?"... Pourquoi toujours l'impression qu'on pousse l'image de ce type... Un hasard certainement, mais au regard de l'actualité, ça paraît totalement déplacé.
a écrit le 11/09/2012 à 0:03 :
Le choix c'est imposé de lui même faire de la relance avec des caisses vides et sans l'appuis d'une banque centrale ça aurait été une première. Prions pour que l'activité se maintienne, et que l'on tire profit du plan de relance en Chine ou du Qe US. Après tout la croissance mondiale est encore là.
a écrit le 10/09/2012 à 22:29 :
Ce qui frappe c'est que la France se retrouve toujours en position de soumission : FMI , agences de notation , Allemagne . Le gaulois est trop souvent dans les cordes , il suffit de voir les raclées qu'il a ramassées sur les champs de bataille Heureusement que les américains nous sorte du trou et nous aident à crier on a gagné ! Aujourd'hui Mr Arnaud chargé de 40 milliards postule pour devenir belge et peut être monégasque . Le gouvernement compensera en ouvrant 40 milliards de subventions pour l' accueil du multi- inculturalisme durable .
a écrit le 10/09/2012 à 22:25 :
ce qui est drole, c'est tous ces gens qui ont vote pour lui !!!!!!!!! et qui vont lui semer le ca... dans un mois !
il va peut etre avoir droit a des saccages de sous prefectures !
Réponse de le 10/09/2012 à 23:48 :
Puisque La Tribune a censuré mon post précédent, vivement dans un mois qu'on rigole ;-))
a écrit le 10/09/2012 à 22:10 :
A TOUS CEUX QUI S'INQUIETENT DE LA FAILLITE ANNONCEE grace à Normal 1er ... Voyez quand même un élément positif dans ce qu'il vient d'annoncer : plus vite on va toucher le fonds et plus vite on pourra changer les choses, donc mieux vaut que cela aille vite que de trainer en longueur version Sarkozy. J'espère que bientot un mouvement apolitique d'union nationale (ou sacrée) se formera pour enfin réfléchir (et expliquer en toute transparence aux francais) aux problèmes et trouver de vraies solutions sans faire de politique politicienne ... I have a dream ...
Réponse de le 11/09/2012 à 4:33 :
Je pense la meme chose. Et c est pour cela que je n etais pas trop triste que Hollande gagne. Mais qui sait? Peut etre que lorsque l on va toucher le fond on creusera encore!
a écrit le 10/09/2012 à 21:52 :
ceux qui nous bassinent du matin au soir avec la rigueur sont ceux-là même qui, avec l'argent du contribuable, ont offert des garanties à hauteur de 142,7 Mds au titre du MES ( dont 50,80Mds à la Grèce), 32,85 Mds au titre du sauvetage de Dexia, 20 Mds au titre du sauvetage du Crédit immobilier de France, 20 Mds au titre du sauvetage des banques espagnoles, 16, 24 Mds pour le capital du MES, 11, 4 Mds pour des prêts bilatéraux à la Grèce....
Récapitulons: 142,7 Mds +32,85Mds +20Mds +20Mds +16, 24 Mds + 11,4 Mds =243,19Mds !
Stop à l'omerta sur le pillage des finances publiques!
Réponse de le 10/09/2012 à 23:20 :
Notre destin (sans aucun doute funeste) se joue à Karlsruhe le 12. Soit les allemands acceptent le MES et ce seront les contribuables qui paieront, soit ils refusent et c'est la fin de l'UEM. Pas réjouissant comme perspective d'avenir... Il n'est plus temps de chercher les responsables de ce cataclysme mais plutôt de trouver les moyens d'en sortir.
a écrit le 10/09/2012 à 21:43 :
La dévaluation, c'est la baisse du pouvoir d'achat, c'est le laxisme et l'ignorance économique contre le dogme, la doctrine, le dictat, la fin des libertés, l'Est, la fin de l'Homme, la mort... La France est gouvernée par des idéocrates à l'idéologie du sud Européen fondée sur la paresse et la paupérisation. Demain peut-être, un monde nouveau? Fondé sur autre chose que le népotisme.
a écrit le 10/09/2012 à 21:29 :
Bon article qui ne présume rien de bon pour l avenir!
a écrit le 10/09/2012 à 21:27 :
Quand les journaux économiques, se mettent au politique, c'est qu'on peut acheter des bureaux et des ordinateurs! Chirac en 74, n'a leuré personne avec sa relance Keyneisienne, coup d'épée dans l'eau, dont le gouvernement suivant s'est fait une doctrine. Le terme est abject, il est comme un inquisiteur qui condamne nos créateurs et moult salariés qualifiés... au goulag ou à l'expatriation! On entend dire certains que les allemands dévaluent l'euro par les bas salaires de l'Europe de l'Est, on oublie Renault qui ne vit que par Nissan... les instigateurs de l'économie Concorde et de la Fin de la France face au rayonnement de l'Allemagne devraient être envoyés dans des écoles autres que celles de la bureaucratie! L'humanité a déjà assez donné dans les tyrans de l'Etat, les mandarins et autres janissaires à la solde!
Réponse de le 10/09/2012 à 22:29 :
pardon de vous le dire abruptement, mais barre a visse les boulons comme peu de gens ( avant delors ;-)) qques annes plus tard); il a laisse les caisse s pleines et le pays redresse, ca a donne plein d'idees a des gens en 81, qui en 83 ont fait le pire plan d'austerite jusqu'a celui ... a venir ........... raymond barre etait un grand homme, a redresse le pays ' france', et en a eu ' un merci a la francaise', paix a son ame
a écrit le 10/09/2012 à 21:09 :
C bien suivons l'excellent ex des pays comme la grece,l'espagne,irlande,portugal etcetc de tout ces pays qui sont dans une spirale infernale,la recession renforcant la recession....Bravo a l'allemagne qui est entrain de s******** tout les pays europeens
a écrit le 10/09/2012 à 20:22 :
Quand Mr Delors a eu la possibilité de se présenter à la présidentielle, il s'est empressé de dire que cela ne l'intéressait pas. C'est en réel fonctionnaire socialiste qui a participé à l'organisation l'Europe et nous en voyons le résultat. Notre président augmentent les impôts des entreprises et des particuliers mais rien sur comment relancer l'économie pour créer des emplois qui créeront de la valeur ajoutée pour le pays.
a écrit le 10/09/2012 à 20:14 :
Pauvre mec : http://www.20minutes.fr/sport/1000559-jeux-paralympiques-quand-francois-hollande-fait-coucou-athlete-malvoyante
a écrit le 10/09/2012 à 20:10 :
vous confondez rigueur et austerité,
comme Delors Hollande instaure l'austerité, sans aucune rigueur, la rigueuri supposerait faire des economies. Desastre assuré
Réponse de le 10/09/2012 à 21:59 :
Et que pensez-vous de vertu et laxisme?
Réponse de le 10/09/2012 à 22:18 :
Erreur monseigneur, faisons simplement la différence entre l'activité et la démolition, voulez-vous une guerre ou bien la prospérité?
a écrit le 10/09/2012 à 19:33 :
Il n'y a aucun avenir ici. Alors comment faut-il faire pour quitter la France ?
Réponse de le 10/09/2012 à 19:42 :
Va en Espagne et tu va vite revenir ..
Réponse de le 10/09/2012 à 19:43 :
Chuuut !! tu vas te faire lyncher, comme B.Arnault !!
Réponse de le 10/09/2012 à 20:00 :
Pour l?Espagne, je préfère autant rester ici, cela m'évitera bien du tracas, on arrivera a leur situation certainement plus vite que tu ne le penses . Enfin, si tout cela te plait, personnellement je te conseil la Grèce. Moi je cherche simplement à bosser et à m'en sortir. Chacun son trip.
Réponse de le 10/09/2012 à 20:21 :
Seb, tu vis ou? Tu as quelle formation/competences?
Réponse de le 10/09/2012 à 20:50 :
Je vis prés de Lille. Formation: Pharmacien et par extension tout ce que l'on peut faire quand on a géré une petite structure: technicien de surface, plomberie, électricité... Bien envie de me réinstaller mais pas du tout le contexte actuellement, alors j'attends mais le temps me semble bien long (A 8 EBE du prix de cession, on réfléchi a 2 fois !, surtout quand l'EBE baisse chaque année) . En même temps les programmes délirants et sans avenir des politiques ne me poussent pas a prendre un risque. Alors, comme beaucoup, j'imagine, j'ai envie d'un avenir mais je ne le vois plus ici. Le ratio bénéfice/risque penche beaucoup trop du coté risque. Mais reste la question: que faire...
Réponse de le 10/09/2012 à 21:31 :
La fuite n'est pas une option... on ne construit pas une société sur le sable, ça c'est la base!
Réponse de le 10/09/2012 à 22:06 :
Si tu as une formation technique, certains pays comme l'Australie ou le Canada sont très demandeurs actuellement. Fais-toi embaucher par une boîte locale (aujourd'hui avec Internet c'est facile), ne sois pas trop regardant sur les conditions, apprends le système et fais-toi un nom. C'est ce que j'ai fait après mon service militaire et ça ne m'a pas trop mal réussi. Si j'étais resté en France, j'aurais végété à un poste subalterne toute ma vie.
Réponse de le 10/09/2012 à 22:37 :
@@Question, Pour le CANADA c est mort en particulier pour quebec, ils ont trop de demandes !!!!!!! Il y a 2 ans d attente avant d avoir les papiers ! D ailleurs le scandale de cette fin d annee c est la suppression pure et simple des dossiers en trop, on parle de 20.000 !!!!!!
RESTE L AUSTRALIE, HONG KONG, SINGAPORE!!!!!!
Réponse de le 11/09/2012 à 0:28 :
La Suisse, très demandeuse de diplômes médicaux. Salarié? Le salaire est double, mais la vie est un peu plus chère. Installé? C'est un peu plus complexe, mais tout à fait faisable. Le diplôme français est assez coté.
Réponse de le 11/09/2012 à 4:42 :
Si vous voulez partir je vous conseille le Luxembourg, la Suisse ou la Belgique (essayez la ville de Bernard Arnaud). Je vis a l etranger, mais loin et c est dur de quitter la famille, les amis et le pays pour ne les voir que quelques jours tous les 2 ans. Il
a écrit le 10/09/2012 à 19:29 :
Apres le tou de la secu et celui du budget la france a enfin trouvée son fossoyeur, le ps en a encore de nombreux
Réponse de le 10/09/2012 à 21:41 :
Il faudrait savoir : soit le PS n'a rien glandé pendant 100 jours comme le dit l'UMP, et tous nos problèmes datent de SARKO, soit ils ont pris des mesures.
Accordez vos violons !
a écrit le 10/09/2012 à 19:17 :
Vite, il faut se faire embaucher dans la fonction publique....poussez vous.. laissez moi passer.... comme les Francais du privé sont assez aveugles pour accepter l'augmentation du racket fiscal sans broncher.. autant ne pas se gêner !
Réponse de le 10/09/2012 à 21:42 :
SARKO a augmenté les taxes sociales de 7% et voulait augmenter la TVA de 2%.
C'est pas du racket fiscal l'UMP ?
Réponse de le 10/09/2012 à 22:05 :
Attendez, chacun son tour, d'abord ceux qu'on a formé à cet effet et qu'on a laissé à la rue... j'ai des amis thésards en grattage de terre, comment on dit déjà paléotruc, qui n'ont jamais trouvé le moindre emploi depuis maintenant 15 ans... c'est un peu rude comme sort, pour ceux qui ont trimé dans le système éducatif français.
Réponse de le 10/09/2012 à 22:21 :
@ Democratix : la seule différence étant que l'UMP comptait augmenter les impôts sur une assiette large (ce qui rapporte énormément) et non sur une hausse des taux drastiques comme la gauche qui en rétrécit l'assiette en conséquence (ce qui coûte cher en terme de perte de recettes....)
Réponse de le 10/09/2012 à 22:27 :
On va voir de combien au total et d'ici 2 ans ton pote hollo va augmenter les taxes sociales, et la CSG et on verra si d'ici là la TVA n'aura pas bouger. Avec Sarko ça aurait fait mal au cul cette difficile période à venir mais avec hollo c'est carrément la crise hémorroidale et ça va saigner. Bien rouge. On reparlera de racket c'est sur. En tous cas je rentre de l'étranger et il n'y a pas si longtemps on étaient encore respecté, maintenant on fait Pitier tellement la nouvelle gouvernance est à côté de la plaque
a écrit le 10/09/2012 à 19:13 :
Considèrant la rentabilité et les privilèges souverains des Paradis fiscaux,je suggère d'accorder l'INDEPENDANCE à un Canton rural défavorisé du plateau de MILLEVACHES,c'est au fond de la Corrèze,de la Creuse et Haute-vienne,loin de la côte d'Azur /Le Canton choisi serait candidat,sa population consultée par réfèrendum /Au fond du terroir le limougeaud malin,saisirait vite sa chance et le sens de ses intérêts / La Région négligée est ignorée des largesses de l'Etat,la Population est laborieuse,vertueuse et la délinquance anormale,les vieux subsistent de peu isolés,en bêchant le potager,loin des services sociaux/ Il serait intéressant de suivre la croissance économique,démographique du nouvel ETAT,PNB,l'importance de la flotte marchande sous son pavillon,BANQUES,Casinos,Le TIROIR CAISSE serait ouvert à toutes les combines,Consulats,timbres,passeports,visas,permis divers,Bref,le PACTOLE ,car la TRIPLE NATIONALITE serait accordée à ceux qui bénèficient déjà de la DOUBLE/ Le Droit Fiscal,Pènal,Successoral serait peaufiné et attractif./.
a écrit le 10/09/2012 à 19:04 :
Mais enfin pourquoi ne pas réformer à fond la structure administrative du pays qui représente une véritable gabegie ? C'est tabou. On va voir si la réforme engagée avec le Conseiller territorial va être abrogée ? Les impôts locaux qui commencent à arriver ont véritablement explosé. taxe foncière : +4% pour une ville du Grand est et... +10% pour de département. Sans oublier évidemment la comcom et la Région. délirant.+
Réponse de le 11/09/2012 à 0:31 :
Conseiller territorial ? C'est abrogé....
a écrit le 10/09/2012 à 18:50 :
Le systeme dans lequel la France s est englue est un systeme de financement de la croissance par la dette. Un systeme qui ne peut nous mener que dans le mur.
Réponse de le 10/09/2012 à 19:30 :
J?approuve mais comment faut-il faire pour quitter le navire avant qu'il ne sombre?
Réponse de le 10/09/2012 à 19:47 :
De la croissance? Vous êtes gentil. La réalité est que nous avons financé les politiques clientèlistes de la classe politique.
a écrit le 10/09/2012 à 18:50 :
Comme quoi il est bon de se rappeler qui on a promu à la tête de l'UE depuis des années: des nuls qu'on a encensés pour nous faire accepter les politiques coercitives de l'UE et de la Commission. Rien n'a changé. Pour la plupart des gens dont le seul mérite a été de faire l'unanimité pour qu'on se débarasse d'eux nationalement et qui n'ont servi d'autre maître que leurs idéologies funestes, au mépris des peuples.
a écrit le 10/09/2012 à 18:37 :
et la rigueur ...pour le budget de l'état..non?? 30 milliards, c'est 6% des prélèvements obligatoires hors prélèvements sociaux ! en réduisant les dépenses de 6%, on n'augmentait aucunement les taxes sur les entreprises qui par définition sont les seuls a pouvoir créer de la croissance (y compris pour le budget de l'état) et des emplois (donc hausse du revenu moyen) ! On ne rajoutait pas un centime à la fiscalité pesant sur les ménages donc sur la consommation, pilier des revenus de l'état !! C'est la recette appliquée en Allemagne par un certain G.Schroeder ... ça ne leur a pas mal réussi, aux allemands ..!!! ...non ?
Réponse de le 10/09/2012 à 18:59 :
Une réduction de 6% des dépenses de l'état, en fin de compte c'est énorme, surtout dans notre économie hyper dépendante du commandes publiques.
Réponse de le 10/09/2012 à 19:47 :
Parce qu'une augmentation des prélèvements de 6%, c'est pas énorme peut-être ??!! Et sans parler des effets colatéraux !!! Quand aux commandes publiques, à vous lire, c'est donc les dépenses publiques qui enrichissent le pays : mais alors allons-y jusqu'au bout : 100% de prélèvement de tous les revenus, et redistribution intégrale par l'état !! Vive la corée du Nord !!!

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