Supervision bancaire européenne : Ayrault veut du concret "avant la fin de l'année"

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Une ambition que le premier ministre a manifestée devant les députés, une semaine après que la chancelière allemande Angela Merkel a souhaité que cette réforme soit mise en place "pas à pas".

Certains craignent que l'Allemagne ne freine le projet de supervision bancaire unique. Ce n'est visiblement pas le cas de Jean-Marc Ayrault. Le premier ministre a déclaré mardi à l'Assemblée que la France voulait toujours concrétiser "avant la fin de l'année" le projet de supervision bancaire européenne.

"L'union bancaire est également en marche. D'ici la fin de l'année 2012, une supervision intégrée des systèmes bancaires de la zone euro, adossée à la Banque centrale européenne (BCE), sera mise en place", a promis le premier ministre lors de sa "déclaration sur les nouvelles perspectives européennes" à l'Assemblée.

La semaine dernière, la Chancelière allemande Angela Merkel avait affirmé que la supervision bancaire européenne devait être mise en place "pas à pas", sans précipitation.

M. Ayrault a par ailleurs rappelé que "la France est favorable à la perspective d'une mutualisation d'une partie de la dette par l'émission d'"eurobonds", qui là aussi suscitent des résistances de l'Allemagne. "Il est temps aussi qu'à l'échelle de toute l'Europe, et la France le fera, une nouvelle législation bancaire sépare la gestion des dépôts des activités à risque", a prévenu M. Ayrault, pour qui "la finance doit être au service de l'économie et non de la spéculation".

Le projet de supervision bancaire avait été exposé le 12 septembre dernier par la Commission. L'objectif avait été jugé ambitieux: il s'agit en effet de soumettre à la surveillance de la BCE les 6.000 banques de l'Union européenne. Il a reçu aujourd'hui le soutien du groupe d'expert présidé par Erkki Liikanen.

Voir notre analyse sur le rapport Liikanen

 

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Commentaires
a écrit le 02/10/2012 à 23:39 :
Mais on ne devrait pas laisser des gens sans compétence économique dire de telles choses (ou alors ce sont ses conseillers qui sont nuls). Qui dit union bancaire dit mutualisation des garanties des dépots, et donc si la Grèce tombe nous allons payer pour les dépots des grecs dans les banques ayant fait faillite. Est-ce bien raisonnable de vouloir détruire notre pays en ruinant ses concitoyens ???
a écrit le 02/10/2012 à 22:23 :
Allez hop, Angela : François H. t'as bien obligé à renegocier le traité européen, non ? alors maintenant Jean-Marc EXIGE que tu accepte TOUT avant la fin de l'année !...sinon ... sinon ...heu ..?!
a écrit le 02/10/2012 à 19:57 :
il n'est pas cense etre prof d'allemand? on ne lui a pas montre comment ca marche, un allemand? s'ils croient que les germains vont accepter la retraite des francais a 50 ans ' payee par personne via les eurobonds', il se fout le doigt dans l'oeil jusqu'a l'epaule !!!

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