Que font les PME de leurs bénéfices ?

 |   |  422  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : REUTERS)
Selon une étude réalisée par ATH, une association technique de cabinets d'audit et de conseil, 76% de la valeur ajoutée et des bénéfices des PME sont perçus par les salariés.

Ce n?est pas parce que le gouvernement a lancé son Pacte pour la compétitivité que le sujet est clos. En attendant que la compétitivité de l?industrie tricolore retrouve des couleurs, de nombreuses études et suggestions devraient alimenter le débat.

Selon une étude réalisée par ATH, une association technique de cabinets d?audit et de conseil qui publie la deuxième édition de son ouvrage consacré au partage de la valeur ajoutée et des bénéfices dans les PME, les salariés perçoivent 76% de la valeur ajoutée et des bénéfices des entreprises de moins de 250 salariés, via les salaires, les cotisations sociales, les primes, la participation et l?intéressement. Quand celles-ci font des bénéfices, bien entendu.

L?entreprise empoche 7% de la valeur ajoutée et des bénéfices qu?elle dégage

La répartition du solde se répartit ainsi: 10% pour l?Etat et les collectivités locales à travers les impôts et taxes liés à l?exploitation et l?impôt sur les sociétés, 7% pour l?entreprise, 7% pour les actionnaires avec la distribution de dividendes.

Les résultats de cette étude expliquent la diminution chronique du taux d?autofinancement des entreprises, qui se situe désormais à un plancher historique - 65,9% en 2012 contre 81,5% en 2010 ! - , et leurs difficultés à investir, embaucher et innover. «Cette prépondérance du facteur coût du travail dans la répartition de la valeur ajoutée et des bénéfices montre l?urgence d?agir significativement sur ce poste. L?arbitrage pris par le gouvernement, diminution des impôts plutôt que des charges sociales, répondra?t?il complètement aux objectifs de recherche de compétitivité? Faut?il y associer des conditions? L?étalement dans le temps de la mesure ne dilue?t?il pas son effet?», interrogent les auteurs.

Réformer la fiscalité, le coût du travail....

«Cette étude devrait permettre d?éclairer les décisions à prendre pour rendre aux entreprises une compétitivité sur les coûts suffisante et leur permettre d?investir en vue de retrouver une compétitivité hors coût performante», estime Pierre Godet, le président d?ATH qui suggère de mettre la fiscalité au service du développement des entreprises à long terme en simplifiant et stabilisant la fiscalité notamment, et d?optimiser le facteur travail. Comment? En flexibilisant le marché du travail, en réduisant le coût du travail favorisant la réindustrialisation.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 30/11/2012 à 23:25 :
comment peut-on assimiler les salaires et charges dans la part des 76% de bénéfices distribués aux salariés ? Cet article a bien été fait par un journaliste de la Tribune ??
Alors il faut reprendre les cours >> qu'est-ce qu'un bénéfice pour une entreprise ?

NAVRANT....
a écrit le 30/11/2012 à 19:04 :
Réduire le coût du travail,dites-vous...?Pour favoriser systématiquement,énergiquement les
entreprises françaises à occuper les "marchés" en France(et Outre-Mer),il faut avoir le cou
rage de vendre totalement,intégralement "hors taxes" les produits faits dans l'Hexagone;ce
qui mettrait un sacré coup de turbo aux entreprises françaises,à la relance de l'emploi,et-globalement-à la relance de l'économie en France...
Pour récupérer les "manque-à-gagner" induits par cette "politique de croissance",rien de
+ simple que créer un impôt(un seul) sur le CA des entreprises(~ 7 à 8% l'an) + une taxa
tion maximale sur les importations,destinées à les vendre au même prix que les produits
fabriqués en France...Et quitte à "ponctionner" les salariés par l'infâme IR,quitte à ne le
faire que par prélèvement infinitésimal sur tous les "placements" et dépôts en banques,
sans omettre les "bénéfices" réalisés par les banques sur les "crédits à la consommation"
et autres pénalités,% des crédits revolving fixés par les banques...Ensuite,il faudra redou
bler d'imagination pour approvisionner les régimes de retraite,les caisses d'indemnisation
des chômeurs et "laissés-pour-compte" de tous poils,filières de formation et reconversion
professionnelles destinées aux plus fragiles "travailleurs" du monde économique,de l'entre
prise...Okay...?Qui dit mieux...?Quant au "déficit" de la SS,il serait vite comblé,sans mê
me faire acte d'un optimisme "révolutionnaire",non?Par contre,il faudrait un "pouvoir politi
que" moins "frileux",plus..."entreprenant"...Il existe,c'est sûr...A condition que les citoyens,
les électeurs veuillent bien faire ce qu'il faut pour le porter haut,au sommet de l'Etat,des
institutions...
a écrit le 29/11/2012 à 20:41 :
Entreprises de moins de 250 personnes = entreprises de sous-traitance pour une majorité.
Ces entreprises ne font pas de marge car le prix des produits vendus est pressuré par les entreprises donneuses d'ordres. De plus ces dernière paient leurs achats à des délais qui font de leurs fournisseurs leurs banquiers à taux zéro. Ainsi elles font les bénéfices alors que les premières assurent l'emploi. Il est donc assez logique de voir des ratios comme annoncer dans l'article. Les trésoreries exsangues sont du pain bénis pour des banquiers vautours. Et quand ces politiques d'achats ravageuses ont fait 250 chômeurs de plus, elles partent s?exercer sous d'autres cieux...
Réponse de le 29/11/2012 à 22:16 :
Vrai, vrai et encore vrai! Très bonne connaissance du tissu des PME. On oubli souvent de le dire, mais un très grand nombre de PME/PMI Françaises sont des entreprises de sous-traitance (auto, aéronautique, nucléaire...). Pour beaucoup à la limite de l'atelier déporté (quasi mono-client). Aucunes marges de man?uvre (ni de marges d'ailleurs) complètement prises au piège des/du client dominant (jusque dans la gestion quotidienne dés-fois), des fournissuers (souvent gros eux aussi), des banquiers et des prud'hommes via le Code du travail. Dans ces conditions parler d'ETI à l'Allemande, d'exportation et de marges est une gageure dans 99% des cas (sauf spécificités). Qui au ministère sait ou veut bien savoir celà???
a écrit le 29/11/2012 à 19:04 :
Pourquoi une photo de casino, s'est pour démontrer que les entreprises vont joué leurs bénéfice au casino ?
a écrit le 29/11/2012 à 17:34 :
Article bien demago,c mme parisot qui l'a ecrit? Si les salaries touchent 76%(moins vu que l'auteur de l'article inclus les taxes preleve par la commune, etcetc) les sommes touches sont bien moindre que les dividendes percus ou les bonus eventuels....
Diminuer la part des salaires....Et cet arent ira bien entendu dans l'innovation,la formation pas pour augmenter les dividendes....
a écrit le 29/11/2012 à 16:38 :
Il y a un très gros problème de gestion et de répartition des bénéfices chez nos entrepreneurs français.
Tout d'abord ils n'ont pas la mentalité d'autofinancement, et d'autre part ils sont mal formés à la gestion et mal entouré pour être conseillé à ce sujet car le seul but du banquier aujourd'hui est de capter en placement les bénéfices dégagés. Pour un rôle de conseil éclairé il faut passer par des experts indépendants.
Il est évident que essentiel du bénéfice ne peut-être consacré à la masse salariale dans une PME en devenir. Une PME bien installée peut par contre consacrer une part importante du bénéfice à récompenser ses salariés mais ne doit pas perdre de vue l'investissement et surtout l'auto-financement.
Malheureusement les patrons perdent souvent de vue que la rémunération peut se faire sous formes d'avantages et d'amélioration de condition de travail (crèche d'entreprise, restaurant d'entreprise, lieux de détente, téléphone portable et ordinateur portable, aide au logement, voiture de fonction etc ...) plutôt que systématiquement sous forme de subsides financiers.
Aujourd'hui beaucoup d'entrepreneur voient leurs entreprise comme une machine à sous et oublient trop facilement l'investissement, l'auto-financement et surtout l'innovation.
Tout cela relève de la formation et du bon sens, cette dernière chose fait cruellement défaut par ces temps dit "de crise".
a écrit le 29/11/2012 à 16:31 :
C'est décevant de la part de La Tribune... Que vient faire cette photo en illustration? Depuis quand les systèmes de répartition, de collecte et de redistribution sont-ils neutre en termes de coûts et en quoi le fait de payer des fonctionnaires (ou assimilés) pour le faire est-il imputable au bénéfice des salariés? Ce sont plus que des approximations, c'est de la désinformation. La part qui revient de fait au secteur public et assimilé est bien plus importante.
a écrit le 29/11/2012 à 16:21 :
76%. C'est une honte. Il faut virer ces salariés qui coûtent beaucoup trop cher.
Réponse de le 30/11/2012 à 19:17 :
Solution d' "appoint" bien "pratique",n'est-ce pas...?Là où il y a de la gêne,y'a pas de plaisir
...
a écrit le 29/11/2012 à 15:59 :
Titre racoleur et article pas assez complet. Pour voir directement l'étude : http://www.observatoireath.com/ath-observatoire/cms/144/zoom-sur-le-partage-de-la-valeur-ajoutee-et-des-benefices-de-500-pme-ed-2012.dhtml Ce qui est amusant est la définition de la Valeur Ajoutée, expliquée par ATH comme le chiffre d'affaires - les achats - les autres charges externes. Normal, en ce cas, que les salaires et charges salariales représentent plus des deux tiers vu qu'ils sont retranchés APRES... On pourrait donc aussi dire que les salariés contribuent à hauteur de 75% à la valeur ajoutée de leur entreprise (preuve qu'on peut vraiment faire dire ce qu'on veut aux chiffres, mdr !) La deuxième info intéressante est la répartition des BENEFICES : 16% pour les salariés (interessement et participation principalement), 22% à l'état, 29% aux actionnaires et 32% à l'entreprise. Dommage que ces chiffres n'aient pas été donnés dans le détail de l'article...
Réponse de le 29/11/2012 à 17:41 :
Pour Mouep. C'est ça la définition de la valeur ajouté : Le chiffres d'affaires - les achats. C'est la base retenu pour la tva. Je ne vois donc pas de problème.
Réponse de le 29/11/2012 à 21:37 :
Depuis que la notion de partage de la valeur ajoutée est statistiquement étudiée,elle oscille autour 66/34.Cette étude ne fait que confirmer que les scores des PME sont très mauvais.
Les faits ont la tète dure, mais les frontières de l'UE sont ouvertes et la République a signé les traités.A bon entendeur, salut!
Réponse de le 29/11/2012 à 21:40 :
très très souvent le salaire du dirigeant actionnaire varie en fonction du résultat... pour éviter de payer l'IS ou encore il se retrouve dans les achats sous forme de prestations de service payées à la holding, expliquer ensuite que les salariés empochent le pactole c'est faux. Mais cette info n'est pas publique.
Réponse de le 29/11/2012 à 22:08 :
Visiblement ,Vous connaissez bien les dirigeants de PME. Si il s'augmente le salaire, il paye donc des charges sociales.
Si la PME fait des profits. Sur 100 ? de profits bruts - 33 % d'IS = 67 % / ? de bénéfices distribuables x 36 % de prélèvements libératoires = 24 %/? empochés par l'ETAT donc 33 + 24 = 57?.
IL reste au patron actionnaire donc 100 - 57 = 43 % /? .Si ce Monsieur achète en France
- 20 % de TVA = 8,6 ? empochés par l'ETAT : La valeur achat est donc environ SEULEMENT 34 ? .
L'Etat cad VOUS :les PREDATEURS aurez dérobé légalement 66 ? sans y avoir aucunement contribué à la création de richesse commune.Si la holding fait des profits ou non ,elle paye aussi des taxes , mème à l'étranger..
Réponse de le 30/11/2012 à 19:13 :
Tant que les chefs d'entreprises seront confrontés à faire des calculs d'apothicaires pour savoir comment faire prospérer leur "boîte",alors il n'y aura pas de "relance économique"...
Surtout en y laissant des "nuits blanches",son moral et sa santé,si ce n'est sa "fortune"...!
C'est l'avis d'un fonctionnaire...!
a écrit le 29/11/2012 à 14:20 :
Je propose de diminuer le cout du travail en allégeant la charge administrative des entreprises
Si l'entreprise arrive grace à des simplifications administratives à réduire les effectifs de son service comptable c'est autant de salaires + charges en moins !!!
a écrit le 29/11/2012 à 14:11 :
Il est bien certain que dix pour cent pour les "élites" du monde dirigeant est scandaleux vu les résultats.
a écrit le 29/11/2012 à 12:11 :
Je trouve ahurissant d'illustrer l'article avec une photo de casino, je sais même pas si Libé aurait osé faire ça. Ça en dit vraiment long sur l'état de décrépitude intellectuelle avancée auquel est parvenu notre pays, lorsque dans une journal - qui plus est économique - la valeur ajoutée est illustrée par des gains de casino.
Mais bon, ce n'est pas très étonnant dans un pays dont 75% des jeunes rêvent de devenir fonctionnaires.
Réponse de le 29/11/2012 à 12:18 :
serait ce une honte de vouloir devenir fonctionnaire ?
Pour ma part je ne voudrais pas avoir à m'occuper des gosses des autres, vu la mentalité des parents aujourd'hui, et vous êtes l'exemple typique.
Réponse de le 29/11/2012 à 12:42 :
La fonction publique ne sert qu'à créer des règlements et éventuellement à les faire respecter. En aucun cas elle ne crée de valeur, c'est juste un gros poids mort. Et c'est de ça que nous mourrons à petit feu.
Réponse de le 29/11/2012 à 12:53 :
Ils ont raison de vouloir devenir fonctionnaire. Vous le comprenez lorsque vous souhaitez prendre votre retraite. Selon la CARSAT, un fonctionnaire partira avec 82 % de son dernier salaire, un salarié privé 54 %, un indépendant 25 %. Jusqu'à présent, lorsqu'un indépendant vendait son fonds de commerce (seulement 43 % d'entre eux), cette plus-value lui permettait de vivre une retraite correcte. Avec la nouvelle taxation sur les plus values, il n' y a plus d'intérêt à entreprendre en France. Ceux qui disent le contraire ne connaissent pas la règlementation, les chiffres et encore moins le métier. La mentalité des parents est peut être difficile. Et celle des clients comme vous ? En France, il vaut mieux être fonctionnaire. Agrégé à la retraite, c'est 4340 ? net par mois !
Réponse de le 29/11/2012 à 13:34 :
Merci, ces chiffres devraient être enseignés aux lycéens et futurs électeurs ...
Les principes de justice et d'équité sociales ne doivent pas être revendiqués que par les seuls ouvriers de Florange ...
Réponse de le 29/11/2012 à 18:06 :
C'est marrant tout le monde s'est jeté sur mon observation à propos des jeunes qui veulent devenir fonctionnaire, alors que le coeur de mon propos était de dénoncer la photo de casino en guise d'illustration, et tout ce que ça sous-entend comme perception de l'entreprise dans ce pays... incroyable que personne ne semble trouver cela démentiel.
a écrit le 29/11/2012 à 12:06 :
Malgré la folie incroyable de la situation actuelle, il ne manquera pas de marxistes pour nous expliquer que 76% ce n'est pas encore assez, c'est 100% qu'il faudrait.
Réponse de le 29/11/2012 à 12:16 :
c'est qu'il y a toujours des rageux pour la ramener et critiquer (c'est purement français) des choses qui ne sont plus d'actualités...
Réponse de le 29/11/2012 à 16:00 :
@bruno: as-tu seulement lu Marx pour en parler ? Si ces théories étaient aussi nulles que tu le crois, il y a longtemps qu'on n'en parlerait plus :-) le communisme est une hérésie parce que la notion de communauté est stupide: nous n'avons que des intérêts particuliers qui quelquefois sont les mêmes pour un groupuscule de personnes, mais certainement pas pour toute une communauté. Les travaux de Marx sont avant tout des travaux portant sur l'économie et pas sur une idéologie politique, même s'ils ont parfois été utilisés dans ce sens.
Réponse de le 29/11/2012 à 17:59 :
Oui, enfin il n'empêche que la théorie de la valeur-travail de Marx est une totale bêtise. A sa décharge, on peut dire qu'il n'a fait que l'emprunter à Ricardo, et que cela représentait la pointe du savoir de l'époque. Le problème, c'est qu'en poussant les conséquences de cette théorie jusqu'au bout, il arrive à des conclusions manifestement absurdes (à savoir que la plus-value du capital est illégitime et donc "spoliée" aux travailleurs - or, pour qu'il y ait spoliation il faut qu'il y ait violence et coercition, ce qui n'est pas le cas puisque les capitalistes sont en concurrence les uns avec les autres et que personne n'est forcé de travailler pour l'un plutôt que l'autre, ni empêché de devenir lui-même entrepreneur). Du coup, tout bon penseur/philosophe/scientifique en aurait conclu que les prémices de base étaient fausses, mais lui en a malheureusement conclu qu'il fallait faire la révolution...

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :