La France, pays à risque en 2013 ?

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Pierre Mosocivici, le ministre de l'Economie, maintient l'objectif de 0,8% de croissance en 2013Copyright Reuters
Pierre Mosocivici, le ministre de l'Economie, maintient l'objectif de 0,8% de croissance en 2013Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2012. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Le risque existe de tomber dans le piège de l'austérité, où austérité, récession et pressions des marchés s'entretiennent, estiment les économistes de Dexia Asset Management

Les choses vont plutôt mieux dans la zone euro, depuis le changement de pied de la Banque centrale européenne, le 6 septembre, date de l'annonce du nouveau programme de rachats de dettes « pour des montants illimités ». Comme le relèvent les économistes de Dexia Asset management, dans une étude rendue publique ce mardi, les tensions sur les banques centrales des pays dits de la « périphérie » de la zone euro (Grèce, Portugal, Irlande, Espagne...) se sont réduites.
La crise est-elle finie, pour autant? Anton Brender et Florence Pisani, de Dexia, soulignent que les « principaux risques résultant d'une gestion de la crise « au fil de l'eau » viennent maintenant des plus grands pays de la zone ». A savoir : l'Espagne, à laquelle tout le monde pense, « mais aussi l'Italie et la France ».

Risque d'une chute de l'activité en 2013
Le principal risque, c'est celui d'une chute de l'activité plus forte que prévu. Le gouvernement français se singularise en accentuant les restrictions budgétaires en 2013, alors qu'ailleurs, l'effort a déjà été fait, pour une grande part. Il faudrait donc que le secteur privé prenne le relais de la dépense, en accentuant celle-ci. Mais il n'en prend pas le chemin. Les entreprises françaises présentent une situation financière plutôt dégradée, avec des taux de marge en baisse. Logiquement, elles ne dégagent aucune épargne. Pas de quoi inciter à l'investissement.
Le risque, alors, c'est celui du piège de l'austérité, soulignent les économistes de Dexia « où austérité, récession et pressions des marchés s'entretiennent ». Un risque qui «a clairement augmenté pour l'Italie... mais aussi pour la France ! » écrivent-ils. Très concrètement, s'agissant de la France, «si la croissance tombait au dessous de zéro, les marchés commenceraient à vraiment s'inquiéter » estime Florence Pisani. Des tensions apparaîtraient alors sur les taux d'intérêt, qui, bien évidemment, plomberaient encore plus l'activité, et renforceraient la défiance des marchés. D'où la mise en place d'un véritable cercle vicieux...
Quel est le risque d'un tel enchaînement ? « Avec deux points de PIB de restriction budgétaire en 2013, on se trouve à la limite de ce qui est envisageable sur une année » estime Florence Pisani.

 

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Commentaires
a écrit le 07/12/2012 à 14:19 :
On entend dire qu'à 52 pour ceux qui lisent dans les livres, les entreprises s'écroulent dans la compétition mondiale. Ma question: sommes-nous suicidaires ou bien rejettons-nous les entreprises?
a écrit le 06/12/2012 à 0:28 :
lui c'est MOSCOU-VICHY, la culture bolchévique pour la gestion politicienne et les sujets tordus et la manipulation pour faire monter l'extréme droite afin de couper l'herbe sous les pieds de la droite
a écrit le 05/12/2012 à 18:45 :
"Comme le relèvent les économistes de Dexia Asset management,"
Sans doute les économistes d'une banque qu'il a fallu sauver avec l'intervention de la France et de la Belgique sont ils une référence pour les journalistes de la Tribune !
On se demande d'ailleurs s'il y a une analyse derrière cet article autre que le point de vue de ces économistes !
Réponse de le 06/12/2012 à 9:23 :
ah, j'attendais le premier âne pour faire l'amalgame ; félicitations, c'est vous :-)
a écrit le 05/12/2012 à 14:12 :
si le pouvoir ne baisse pas la dépense publique inefficace, ce qui permettrait de relancer l'économie sans toucher aux prestations sociales, retraites...(au moins 30% de gains), il va être obligé effectivement de pratiquer "l'austérité", c'est à dire diminuer les prestations aux citoyens. C'est toute l'absurdité de la gestion à la française, comme si on était assis sur un tas d'or mais qu'on continue à s'endetter jusqu'à la mort économique. quand est ce qu'il va y avoir un début de commencement de la gestion la plus élémentaire dans le domaine politico-administratif ? quand est ce que les médias vont avoir un brin de logique économique et pédagogique plutôt que jouer les pyromanes, animateurs de brassage d'idées gratuites les plus irresponsables ?? tous les français pragmatiques ont compris l'équation et la solution et attendent la vérité et les actions, on nous brasse du vent et on s'enfonce
Réponse de le 06/12/2012 à 0:25 :
100% d'accord, il faudrait des gestionnaires de la société civile, des vrais, mais ceux qui ont essayé ont compris l'énorme inertie de l'administration, sa capacité à la passivité d'application, et l'absence de toute logique de fonctionnement du monde politique, voir le livre de francis Mer, c'est édifiant et désolant, on a un boulet qui tue la france par sa totale absence de gestion et de pilotage, et qui étouffe l'économie par les charges induites au tonneau des danaides de la dépense publique
a écrit le 04/12/2012 à 23:46 :
Le socialisme est l'ennemi de l'homme. En quoi les humanistes doivent-ils l'aider?
Réponse de le 07/12/2012 à 14:12 :
Voyez les agissements de Papandréou: on pille le pays, on dilapide, on fait des millions de chômeurs et on part avec le magot, 500 million. C'est moral ça?
a écrit le 04/12/2012 à 23:29 :
C'est la république du privilège, en quoi c'est de justice?
a écrit le 04/12/2012 à 23:29 :
C'est la république du privilège, en quoi c'est de justice?

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