Concilier compétitivité et équité, c'est possible, et c'est même recommandé

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La France recèle un fantastique gisement de compétitivité à condition qu'elle rompe avec la défiance qui divise les pouvoirs publics des citoyens, d'après un rapport de l'INSEAD. L'équité dans le juste retour des efforts engagés doit être le gage de cette confiance retrouvée.

Décidément, le dialogue social est à l?honneur en France. Le gouvernemental qui veut en faire un instrument essentiel des réformes, se voit confortée par un rapport de l?Insead, la grande école d?affaires internationales. Son thème : l?équité et la compétitivité. Pour réaliser cette étude, l?Insead a interrogé près de 600 anciens élèves, tous cadres dans de grandes multinationales françaises et étrangères et qui connaissent bien l?Hexagone. Ce panel est volontairement international afin de gommer les réflexes nationaux.

Une révolution culturelle

Cette étude plaide pour une véritable révolution du rapport entre le politique et le citoyen, et l?enjeu n?est pas des moindres puisqu?il est question de compétitivité et donc d?emploi. Pas de réformes sans l?implication des Français, pourrait-on résumer. Les auteurs du rapport jugent impérieux d'adopter une approche plus pédagogique et transparente vis-à-vis d'eux. Transparence, communication, égalité de traitements des acteurs, nouvelle éthique dans la prise de décision? Une gageure ? Non, une question de méthodologie dont l'équité constitue la valeur cardinale, d?après les auteurs du rapport.

Or, les Français ont besoin de gages de confiance. La France souffre d?un véritable déni, d?un manque de projets "sur dix ou vingt ans". Les Français ne peuvent plus être tenus "dans l?ignorance des grandes questions économiques et sociales, mais pleinement acteurs des décisions et des choix d?orientations qui les concernent". C?est par leurs efforts de transparence et d?équité, que les pouvoirs publics pourront y parvenir.

L'art de la synthèse...

Le dialogue social doit être rétabli avec une nouvelle méthodologie qui favorise la concertation et la confrontation d?idées. Il faut sortir de l?affrontement "thèse" contre "antithèse" et cultiver une nouvelle forme de synthèse. Cette nouvelle culture du dialogue doit également se transposer au niveau des entreprises. Il leur incombe de réactiver la notion de culture d?entreprise dans l?esprit des salariés. Ouverture sur le monde, méritocratie, équité, exemplarité? Les auteurs jugoient que les nombreux atouts de la France ne sauront être valorisés autrement que si celle-ci reprend confiance en elle, plutôt que de s?engluer dans le conflit permanent.

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Commentaires
a écrit le 06/12/2012 à 16:37 :
Qui doit commencer ???
Réponse de le 06/12/2012 à 21:55 :
L'Etat, bien sûr, puisque c'est lui qui dirige ... Y'a du boulot !

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