Candidature au Medef : Saint-Geours out, Gattaz en piste

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La fédération de la métallurgie (UIMM) s'est prononcée en faveur de Pierre Gattaz dans la course à la présidence du Medef. Le PDG de Radiall, qui incarne plutôt la ligne "dure" du patronat, a été préféré à Frédéric Saint-Geours pourtant président de... l'UIMM. En revanche, selon nos informations, la Fédération française du bâtiment (FFB) se rangerait derrière Patrick Bernasconi, président de la Fédération nationale des travaux publics

Pour la fédération de la métallurgie (UIMM), la plus puissante des organisations adhérentes du Medef, c'est donc Pierre Gattaz  qui serait le mieux à même de succéder à Laurence Parisot  le 3 juillet prochain. L'UIMM s'est déterminée après avoir entendu lors d'un "grand oral" chacun des six candidats encore en course. Certes, la décision de l'UIMM est importante, mais elle n'a rien d'officielle dans le processus de désignataion. La véritable inidcation sur qui fait office de favori sera donnée le 3 juin lorsque le Conseil exécutif du Medef procèdera à son tour à un "grand oral" et fera connaître qui est son favori pour l'élection du 3 juillet par les 561 votants de l'assemblée générale du Medef.

Un patron de combat

Ceci dit, Pierre Gattaz dispose avec ce soutien d'un sérieux atout. D'autant plus qu'il a été préféré à Frédéric Saint-Geours, pourtant président de... l'UIMM (et qui le reste tout en renonçant à sa candidature pour diriger le Medef). Le choix de Pierre Gattaz (obtenu très largement avec 149 voix contre 69 pour Frédéric Saint-Geours)  - déjà soutenu par Denis Kessler, l'influent patron du groupe Scor - montre qu'un epartie du patronat souhaite un président ayant un profil de combattant. Pierre Gattaz, patron de l'entreprise Radiall, incarne en effet une ligne plutôt dure qui veut en découdre avec le gouvernement socialiste et qui souhaite aller vite et fort dans le détricotage d'un certain nombre de règles, notamment en droit social. Il milite ainsi ouvertement pour la fin des 35 heures et la suppression de toute référence à une durée légale du temps de travail. Il se dit aussi davantage en faveur des accords d'entreprises que des grands accords interprofessionnels. Bref, un homme qui ne fera pas beaucoup de cadeaux à la majorité en place... Un peu comme Ernest-Antoine Seillière à la fin des années 1990, même si les profils des deux hommes sont très différents.

Le bâtiment se rangerait derrière Patrick Bernasconi

Quant à la Fédération française du bâtiment (FFB) qui procédait aussi ce 18 avril à un "grand oral" des candidats, elle se serait rangée, selon nos informations, derrière Patrick Bernasconi, président de la Fédération nationale des travaux publics (FNTP)

 Posez ici vos questions à Pierre Gattaz qui sera l'invité de l'émission "Les Décideurs de La Tribune" le lundi 22 avril à 12h30

Retrouvez ici toute l'actualité de la bataille pour la présidence du Medef sur notre mini-site dédié

 

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Commentaires
a écrit le 20/04/2013 à 9:41 :
Notre pays a besoin d'un vrai dialogue social afin de ramener le curseur social sur un centre de gravité qui soit pérenne. Je doute que les apôtres des lignes dures qu'ils soient du patronat ou syndicalistes soient a la hauteur de cet enjeu. Nous avons vu pendant des décennies une dérive au tout social, alors que les représentants du Medef et du CNPF d'antan, étaient des partisans de la ligne dure. Nous avons sous Laurence Parisot réalise une avancée importante bien qu'insuffisante en matière de réforme du travail, s'il vous plaît continuons.

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