Auto-entrepreneurs : qui sont-ils, combien sont-ils et que gagnent-ils ?

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Sylvia Pinel, la ministre de l'Artisanat, rencontre ce jeudi matin les "poussins", les bruyants défenseurs du statut de l'auto-entrepreneur. Une nouvelle étape dans cette bataille qui a pris un caractère polémique depuis une dizaine de jours. L'occasion de faire une photographie de ce nouveau monde un peu rapidement baptisé entrepreneurial. Et de tordre le cou à certaines idées reçues.

Depuis plusieurs jours, les projets de modification du régime de l'auto-entrepreneur font beaucoup de bruit et ont même provoqué quelques couacs gouvernementaux. Pour tenter de calmer l'agitation, la ministre du Commerce et de l'Artisanat, Sylvia Pinel, reçoit ce jeudi 6 juin, séparément, les anti et les pro-auto-entrepreneuriat, regroupés au sein du mouvement des poussins" .

A 9h se tiendra une réunion de travail sur l'évolution du régime de l'auto-entrepreneur avec les représentants de l'Union professionnelle artisanale (UPA), l'Assemblée permanente des chambres de métiers et de l'artisanat (APCMA), la Fédération française du bâtiment (FFB) et la Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment (CAPEB). Puis à 11h30, Sylvia Pinel s'entretiendra avec Adrien Sergent, à l'initiative du mouvement des "Poussins". Enfin à 17h15, elle assistera à une réunion sur cette même thématique avec les représentants de l'Union des auto-entrepreneurs (UAE) et de la Fédération des auto-entrepreneurs (FEDAE).

En attendant de connaître les contours de la réforme du statut, évoquée dès sa campagne pour l'élection présidentielle par François Hollande, La Tribune dresse un bilan de ce régime, quatre ans et demi après son instauration le 1er janvier 2009.

Que représentent les auto-entreprises parmi l'entrepreneuriat total?

Le dernier bilan du dispositif fait état de 895.000 auto-entrepreneurs administrativement actifs au mois de février 2013, selon la caisse nationale du réseau des Urssaf, l'Acoss. Le régime séduit plus ou moins selon les années : si en 2010, 358.588 auto-entreprises avaient été créées selon l'Insee, il n'y en a eu que 291.721 en 2011 mais 307.478 l'année dernière. Selon des données IGAS (l'Inspection générale des affaires sociales), l'activité en auto-entreprise génère 0,23% du Produit intérieur brut français.

En 2012, 56% des créations d'entreprises se sont faites sous le régime de l'auto-entrepreneuriat, une proportion importante (et conforme à celle de la période 2009-2011) que l'on visualise dans ce graphique diffusé par l'Insee :


Mais au dernier trimestre 2012, le statut a semblé s'essouffler. Le nombre total d'entreprises créées a chuté de 12,1% entre octobre et novembre selon l'Insee, essentiellement du fait de l'effondrement du nombre de nouvelles auto-entreprises.

>> Le statut de l'auto-entrepreneur a du plomb dans l'aile

Pourtant, le statut semble intéressant à une large majorité des auto-entrepreneurs. Au printemps 2012, 88% d'entre eux se disaient satisfaits de ce statut, 68% d'entre eux considéraient que cela favorise la diminution du travail illégal en France et 68% pensaient que cela permet à beaucoup de personnes de sortir de leurs difficultés financières, selon un sondage Opinion Way publié en juin 2012.

Qui sont les auto-entrepreneurs ?

Ce sont majoritairement des hommes (57%), dont l'âge est compris entre 40 et 59 ans pour la moitié d'entre eux, selon l'Observatoire de l'auto-entrepreneur daté de juin 2012, réalisé par Opinion Way pour l'Union des Auto-Entrepreneurs (UAE). On compte tout de même une part plus importante de femmes parmi les auto-entrepreneurs que parmi les entrepreneurs en général (34% de femmes contre 29% de façon générale) selon l'Insee. Il y aussi plus de jeunes : 43% des créateurs ont entre 20 et 34 ans, contre 34% pour les autres statuts d'entreprises.

Base: ensemble des auto-entrepreneursen activité en mai 2012 Source: Observatoire de l'Auto-Entrepreneur de juin 2012

Les auto-entrepreneurs choisissent de créer leur entreprise afin de développer une activité de complément (pour 40% d'entre eux) ou d'assurer leur propre emploi (40% également). Selon un note de l'Insee datée de février 2012, trois auto-entrepreneurs sur quatre n'auraient pas créé d'entreprise sans ce régime et quatre secteurs concentrent les auto-entreprises : le soutien et le conseil aux entreprises, les services aux ménages, le commerce et la construction (BTP). Environ 5,5% des auto-entrepreneurs font du développement de sites web.

Que gagnent-ils ?

Depuis le 1er janvier 2011, tout auto-entrepreneur est soumis à l'obligation de déclarer son chiffre d'affaires à chaque échéanc trimestrielle, quel qu'en soit le montant, même s'il est nul. Moins de la moitié (49%) des auto-entrepreneurs dégagent un chiffre d'affaires. Leurs revenus s'avèrent donc souvent faibles et irréguliers. Selon une étude Insee publiée en septembre 2012, à peine un quart du millions d'auto-entrepreneurs existant sont parvenus à dégager un revenu continu sur ses trois premières années d'existence. Dans 9 cas sur 10, ce revenu ne dépassait pas le SMIC en 2011. Au dernier trimestre 2012, la majorité de ceux qui ont dégagé un chiffre d'affaires ont réalisé des recettes comprises entre 1 et 1.500 euros sur l'ensemble de la période.

Un rapport de l'Insee portant sur le revenu moyen des auto-entrepreneurs et daté de septembre 2012 révèle que 70% d'entre eux cumulent un salaire, une pension de retraite ou une ressource autre en plus du revenu de leur activité d'entrepreneur. Cela se confirme quand on sait que seuls 21% des auto-entrepreneurs consacrent 100% de leur temps à cette activité, selon le 7e Observatoire du statut, réalisé par Opinion Way en avril 2012.

Globalement, dans un même secteur d'activité, les auto-entrepreneurs gagnent moins que les autres entrepreneurs. L'Insee indiquait en septembre 2012 que moins d'un sur dix percevait un revenu comparable à celui des autres non-salariés du secteur. "En 2011, le revenu non salarial des auto-entrepreneurs ayant débuté en 2009 atteint très rarement un niveau comparable à celui d'un non-salarié du même secteur en 2009" notait l'Institut. Les indépendants "classiques" gagnent sept fois plus que les auto-entrepreneurs, selon une note de l'Insee de mai 2013.

Des entrepreneurs comme les autres ?

Bien que la grande majorité (74%) d'entre eux disaient se sentir "des entrepreneurs comme un autre" en mai 2012, ils étaient en même temps seulement 24% à vouloir évoluer vers un autre statut.

LIRE AUSSI :

>> Auto-entrepreneur : les 7 pommes de discorde

>> Auto-entrepreneurs : les "Poussins" pioupioutent de plus en plus fort

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Commentaires
a écrit le 24/08/2013 à 22:17 :
Je suis très surpris que pas un journaliste d'économie (y compris des grands médias d'économie de la presse écrite ou de la TV) ne démontrent pas par des calculs simple le bon de chiffre d'affaires qu'un autoentrepreneur devrait faire POUR AVOIR LE MEME NET ! Par exemple, le taux de revenu par rapport au chiffre d'affaire (CA) d'un autoentrepreneur de profession libérale est actuellement de 76,3% (21,5% + 2,2%) : pour 100 euros de CA, il lui reste 76,3 euros après prélèvement des charges sociales et paiement des impôts en prélèvement libératoire (environ 70% s'il ne bénéficie pas du prélèvement libératoire de l'impôt sur le revenu. Mais en passant au régime d'entreprise individuelle ces prélèvements seraient de 31% de prélèvement sociaux et au moins 10% d'impôts sur le revenu (une partie à 5,5% et une partie à 14% jusqu'à 26420 euros de revenu imposable). Alors, pour 100 euros de CA, son revenu disponible après prélèvements sociaux et paiement de l'impôt sur le revenu serait donc 100 - 31 - ((100-31)* 0,10) = 62,1 euros. Ainsi pour 32600 euros de CA, le revenu actuellement disponible après impôts est de 32600 x 0,763 = 24873 euros de revenu disponible pour l'année ; alors qu'il passera à 32600 x 0,621 = 20244 euros, soit 4629 euros de revenu disponible (net de charges sociales et d'impôt) en moins sur l'année... Et que pour gagner les 24873 euros nets nets actuels il va falloir passer à un CA de 24873 / 0,621 à 40053. Cela pour les autoentrepreneur n'ayant que leur activité d'autoentrepreneur pour seul revenu. Pour celles et ceux qui ont des revenus par ailleurs, l'impact négatif sera bien supérieur encore. Mesdames et messieurs les économistes de La Tribune et de BFM Business, OSEZ expliquer CE SCANDALE émanant d'un gouvernement qui se dit "socialiste" !
a écrit le 17/07/2013 à 11:23 :
La France c'est mort.
Arrêtons d'être des vaches a lait.
J'ai crée ma societe en angleterre directement en ligne chez www.creation-societe.pro/
a écrit le 16/06/2013 à 15:28 :
Mr le Président comment un gouvernement peut envoyer autant de gens tout droit vers la misère la plus totale, beaucoup d'entrepreneurs ne feront jamais 40.000 Euros de Chiffre d'Affaires et on n'a aucune possibilité de vivre de manière décente. Le palier risque d'être infranchissable pour beaucoup d'entre nous.

Avec comme alternatives:

1) Le travail au noir au delà de 19.000 Euros
2) Quitter la France pour de plus verts pâturages, il y a plein de beaux pays beaucoup plus accueillants pour un petit entrepreneur.
3) Faire du troc entre auto-entrepreneurs.
4)Le RSA

Avec cette mesure le gouvernement fait tout pour casser la moindre initiative individuelle et pour pousser les gens à la précarité la plus totale. Probablement le plus gros plan social que la France aie jamais connu et qui prend forme dans le silence le plus total. Tant pis pour les milliers de personnes supplémentaires qui se retrouvent au chômage ou avec de mini jobs dans les prochaines années?Tant pis pour les jeunes qui souhaitent créer leur propre emploi, pour les petites retraites, pour les handicapés qui ne trouvent pas de boulot, pour les chômeurs longue durée en galère, pour les femmes au foyer, tant pis pour ceux qui ont une activité qui ne fait pas forcement beaucoup de chiffre d'affaires type les métiers d'arts qu'on aime tant mettre en avant pour l'image culturelle Française, le savoir faire made in France. Pour les soutenir en revanche, il n'y a plus personne. On claque la porte entrouverte sur les doigts des créateurs d'entreprise qui souhaitent juste créer une entreprise, la tester, puis grandir à leur rythme. Une petite poussine dans l??uf en colère
a écrit le 07/06/2013 à 13:36 :
En tant que Consultant, je connais très bien le statut social et fiscal des A.E., que j'ai étudié dès sa création. J'affirme que Sylvia PINEL et le gouvernement ne connaissent pas ledit statut....??? Les artisans peuvent déduire leurs charges, leurs frais et amortir leurs investissements avant de calculer leur bénéfice net sur lequel ils régleront leurs charges et l'IRPP. Le calcul des charges des A.E. portent sur 100 % de leur C.A. et ils ne peuvent, ni déduire les charges et frais, ni amortir leurs investissements. N'hésitez-pas à m'informer si vous en connaissez un qui gagne NET par mois, après IRPP, le SMIC ?
Ce sont bien ces raisons qui m'ont toujours fait penser que cette activité ne pouvait être que complémentaire, sauf à repenser complètement, dans un sens favorable aux A.E., les textes inadaptés dès l'origine et économiquement stupides.
Je suggère au gouvernement de sous traiter le problème, pour le régler, à des professionnels compétents.
a écrit le 07/06/2013 à 13:24 :
Ici beaucoup de désinformateurs, voudraient faire croire que le RSI est complètement à part des autres régimes d'assurance maladie. Faux. Il existe bien plusieurs organismes de recouvrement URSSAF, RSI (regroupement des trois caisses, celle d'artisan, commerçant, profession libérales (existantes jusqu'en 2005, et que la loi Madelin a regroupé en 1 seule pour simplification. (depuis 2009, il faut y ajouter les AE) Il existe aussi la caisse MSA (pour les agriculteurs). Actuellement le déficit de la RSI est de 1,7 milliards pour 3,5 millions indépendants affiliés, compensé tous les ans par le produit d'une taxe que lui verse l'Etat, à savoir la contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S), taxe acquittée par les sociétés dont le chiffre d'affaires est supérieur à 760 000 euros. http://lexpansion.lexpress.fr/election-presidentielle-2012/le-regime-social-des-independants-dans-le-viseur-de-hollande_281252.html#YDjTXRcyjFcLk332.99
@ chewbacca, il faudrait arrêter de désinformer. les AE ont droit aux indemnités journalières, mais ne cotisent pas pour les accidents de travail donc ne sont pas couverts. http://www.news-assurances.com/fiche-pratique/indemnisation-dun-auto-entrepreneur-en-accident-de-travail/016764558
Les indépendants ne cotisent pas pour le chômage comme les eurl, sarl; ils n'ont pas droit. Ce ne sont pas des arguments.
A COCOG : les professions libérales AE ont droit aux indemnités journalières.
http://www.rsi.fr/sante/indemnites-journalieres/montant-de-lindemnite.html
Beaucoup de désinformation de la part des AE dans ce forum!
Réponse de le 16/06/2013 à 14:59 :
Idée reçue: On ne cotise pas et on ne paye pas d?impôts:
Au niveau fiscal, il y a deux grandes familles: Les BNC (bénéfices non commerciaux) et les BIC (bénéfices industriels et commerciaux)
En fonction de l'activité commerciale, artisanale ou libérale, les auto-entrepreneurs sont imposés sur le chiffre d'affaire de manière différente.
On cotise à la Cipav ou au Rsi en fonction de notre activité, en choisissant le statut auto-entrepreneur, on opte automatiquement pour une déclaration en micro-social simplifié (automatique pour les auto-entrepreneurs, par ailleurs on parle assez peu du régime micro-entreprise, pourtant proche de l'auto entrepreneur).
Explication de la déclaration en micro-social simplifiée: les auto-entrepreneurs cotisent directement sur un chiffre d'affaire en fonction d'un barème établi par l'état en fonction du type d'activité.
Les auto-entrepreneurs cotisent, ils payent sur leur chiffre d'affaire sans déduction de charge (loyer d'un local, matériel, voiture...), contrairement au régime réel ou déclaration contrôlé qui, eux, payent sur un bénéfice (Chiffre d'affaire-charges= bénéfice).
PETIT RAPPEL IMPORTANT: ne pas confondre chiffre d'affaire et bénéfices!!!

Ensuite on a le choix d'opter pour le régime micro-fiscal simplifié (les impôts), on choisi ou non de payer les impôts à la source, mais on paye nos impôts comme tout le monde!!!
Une petite poussine dans l??uf en colère
a écrit le 07/06/2013 à 9:43 :
Nos dirigeants sont tellement intelligents qu'ils font même ch... des auto-entrepreneurs dont le C.A. tourne autour de 1500 ? par trimestre. C.A. n'est pas bénéfice..!! Vous voyez bien que si les Français ne réagissent pas ce Pays est mort.
a écrit le 07/06/2013 à 6:41 :
Pour beaucoup d'AE, ce statut les autorise à "survivre", avoir une activité, se roder, croire en un possible avenir meilleur !
Tuer ce statut grossirait les rangs du chômage sans pour autant améliorer les affaires de ceux qui critiquent et veulent la suppression de ce statut.
Que nos braves Ministres cessent de vouloir changer ce qui marche et essaient plutôt de corriger ce qui ne marche pas !
Réponse de le 07/06/2013 à 10:03 :
Si le gouvernement était compétent, il ne s'attaquerait pas à aux A.E. dont les 3/4 ne gagnent pas, net,le 1/4 d'un SMIIC par mois, après paiement des charges calculées, je le rappelle, sur 100 % du C.A., sans possibilité de déduire les frais... !!! LA FRANCE EST MORTE.
a écrit le 06/06/2013 à 21:00 :
Il faut bien admettre que l'AE ne créée pas de w salarié ni de vrais entreprises capables demain de créer de l'emploi. C'est l'entreprise low cost au mieux, couverture au pire.
Entrepreneur en SARL depuis 11 ans, j'ai recours à des services d'AE pour des prestations web ce qui me permets d'avoir des prix à 30 ? de l'heure pour des prestations courtes. Une infime minorité développeront une entreprise, mais ça peut-être aussi une façon de se tester.
Réponse de le 16/06/2013 à 15:01 :
Idée reçue: on paye moins que les autres entreprises en déclaration réelle, et donc on représente une concurrence déloyale:
Le régime de l'auto-entrepreneur est certes simple mais il n'a pas pas que des avantages: plafonnement du chiffre d'affaires qui fait qu'en pratique il est difficile de dégager un bénéfice important, la non récupération de la TVA qui peut couter cher en fonction de l'activité (prix du matériel, de machines...) et surtout le calcul des charges sociales sur le chiffres d'affaires.
Le régime n'est pas adapté aux activités qui nécessitent un fort investissement de départ: local, boutique, voiture pro, grosse machine...
Plus les charges de fonctionnement de l'activité (loyer de bail commercial, fournitures, assurance, essence...) seront élevées, plus grand sera l'écart entre le chiffre d'affaires et le bénéfice réel, et moins le régime sera adapté.
Car l'auto-entrepreneur sera imposé sur un montant qui ne correspondra pas du tout à la réalité économique de son entreprise.
Il y a beaucoup d'auto-entrepreneurs qui payent plus de cotisation que si ils étaient au régime réel (en raison de frais trop importants), leur choix est donc lié à la volonté d'éviter la paperasse Française et/ou lié au manque de connaissance comptable et/ou pour tester une activité.
Il faut savoir que le jeu, pour tout chef d'entreprise au régime réel (plus particulièrement les grosses boites qui ont les moyens d'élaborer des systèmes complexes pour payer le moins possible de taxes) est d'augmenter leurs charges pour payer moins, tout en restant dans le cadre légal.
En France les petits payent pour les gros, c'est ce qu'on apprend en 1ère heure de cours de fiscalité!

En fait chaque entrepreneur peut faire le calcul et voir si il est gagnant ou non avec ce régime.
Le régime est adapté pour des entrepreneurs qui travaillent à domicile et on peu de frais.
Ce régime est aussi un outil qui permet de tester une activité, de recommencer, de réajuster, d'apprendre de ses erreurs, de grandir (et donc faire disparaître les frais liés au changement de régime). En moyenne il faut 3 ans pour qu'une entreprise soit viable.
Une petite poussine dans l??uf en colère
a écrit le 06/06/2013 à 17:41 :
Derrière cette affaire, il y a le lobbying intense, de la CAPEB. Actuellement les chambres des métiers sont en train d'envoyer des courriers à TOUS les membres (autoentrepreneurs compris!) pour leur demander d'exiger la mise à mort du statut d'AE. Sachant que les AE sont minoritaires dans le secteur du bâtiment, sachant que le CA des AE ne représente que 0.7% de celui du bâtiment (tu parles d'une concurrence!), je me demande ce que cache cet acharnement... Il aurait été plus juste et plus pertinent que la CAPEB demande à ce que tous (artisans, indépendants et professions libérales) puissent bénéficier du paiement des charges en fonction du CA d'affaire réellement réalisé comme les AE. Voilà qui aurait été constructif et qui aurait amélioré la vie de tout le monde. Artisans, vous etes très mal défendu!
Réponse de le 07/06/2013 à 16:50 :
Ne plus voir un concurrent à 100 km à la ronde pour appliquer les prix qu'il veut, bien souvent prendre l'argent des clients pour faire faillite dans les mois qui suivent.
Réponse de le 16/06/2013 à 15:05 :
Mr le Président, simplifiez les démarches (qui n'ont strictement aucune utilité, à moins que leur but soit de décourager les petits chefs d'entreprise) pour tout le monde au lieu de vous attaquer aux plus petits. La fiscalité française est complexe, sa construction s'est faite au fil du temps sans la cohérence et la simplicité qui devraient pourtant la rendre accessible à tous. C'est, à mon sens, le véritable problème!!!

L'autre problème pour les autres régimes , c'est le système de forfait provisionnel... Chiffre Affaire ou pas Chiffre Affaire, faut payer quand même sur une base qui est régularisée à N+2 ...Minimum de cotisations de base (un véritable droit de cuissage à la Française pour le poussin encore dans l??uf, moi avec mon activité de céramiste: BNC - CIPAV 1ère année = 7036 euros + 686 euros et en 2ème année: 10739 euros!!!)
Et quand le chiffre affaire fais le yoyo d'une année sur l'autre... C'est le grand bordel dans la trésorerie ... On est le seul pays au monde où l on paye AVANT de travailler !!!!
a écrit le 06/06/2013 à 16:28 :
Le sytème des auto entrepreneurs devrait être fermé pour une seule raison s'il devait y en avoir une : Il faut 4 ans de cotisation de protection sociale/retraite dans ce mécanisme pour une année dans le régime normal. Tout le monde paie, retraités, employés, chômeurs, pour le confort promis à certains d'un second emploi pour la plupart du temps [des professeurs qui donnent des cours privés, des salariés qui conseillent les clients de leur entreprise, police qui fait des prestations de sécurité....] L'administration des entreprises, elle devrait être fortement simplifiée en contrepartie.
Réponse de le 16/06/2013 à 15:09 :
Une vie d'entrepreneuse comme une autre à la sauce du gouvernement Français:

-19.000 euros de Chiffre d'affaire max avec le régime de l'auto-entrepreneur: MERCI DE PAS CONFONDRE CHIFFRE AFFAIRE ET BÉNÉFICE!!!

-Charges sociales + fiscales (BNC+Cipav+impôts à la source) : 4.465 euros.
Il me reste donc 14.535 euros
-6100 euros de charges par an: abonnement Edf pour four céramique + cuissons céramique + voiture + Assurances + Terre + matières premières + Paypal + Etsy + emballages + banque + expo + eau + fournitures diverses.
= 8435 euros de bénéfice par an = 702 euros de bénéfice par mois
7 ans d'études et de stages (diplômée des métiers d'arts: je sais pas moi ça représente quand même la création, le savoir-faire, l'innovation, le made in France ) et je dois vivre avec 702 euros! Merci le gouvernement pour la création d'un régime qui ne permet pas d'en vivre !!! (alors que mes frais de fonctionnement seraient en partie gommés avec la possibilité de faire un chiffre d'affaire plus important, mais bon ...)

Donc après 2 ans à 702 euros par mois maxi de bénéfice me voilà devenue trop riche pour le gouvernement, je quitte donc le régime pour la micro-entreprise. (le régime le proche à l'auto-entrepreneur: même barème de cotisation, même limite de chiffre d'affaire que l'auto-entrepreneur actuellement, non assujettis à la TVA, même possibilité pour le prélèvement fiscal libératoire forfaitaire (les impôts payé à la source) bref très très proche du régime de l'auto-entrepreneur)

Logiquement, mes charges en micro-entreprise ne seront pas celles d'un démarrage d'activité mais tiendront compte de mes années précédentes en auto-entrepreneur. C'est juste une continuité d'activité avec un simple changement de régime.
Une bonne nouvelle j?échappe donc au minimum de cotisations de base (un véritable droit de cuissage à la Française pour le poussin encore dans l??uf, moi avec mon activité de céramiste: BNC - CIPAV 1ère année = 7036 euros + 686 euros et en 2ème année: 10739 euros!!!)

Il est vrai que les cotisations sont pareilles, mais par contre la différence réside dans le fait qu'elles ont ont un caractère uniforme, chaque trimestre la même somme, et quand un trimestre est mauvais, il faut s'acquitter de la même somme de cotisation, contrairement à auto-entrepreneur qui paye lui en fonction de son chiffre affaire mensuel et c'est de la paperasserie en plus, bref des emmerdements absolument injustifiés et surtout un découragement à l'esprit d'entreprise. Tout l'inverse de ce qu'il faudrait faire, quoi...

Le gouvernement détruit notre régime pour nous faire remplir des papiers et pour foutre le bordel dans nos trésoreries!!! Mais pourquoi??? Le gouvernement voue un amour aux formalités Kafkaïennes!
Mais quelle bande d?emmerdeurs.
La vérité le gouvernement souhaite faire plaisir aux grands patrons qui font du lobbying!!!

Une petite poussine dans l??uf en colère
a écrit le 06/06/2013 à 15:54 :
moi famille monoparentale
moi 54 ans
moi fille passe son bac
moi au chomage avant
moi nourrir ma famille grace au statut d'AE depuis 3 ans
moi pas faire concurrence a la France mais aux emplois délocalisés
moi donner beaucoup d'argent a l'urssaf
moi validé mes trimestres a la retraite
mais moi pas avoir le droit au indemnités journalières si malade car profession libérale
moi bientôt tout arrêter moi me mettre au RSA et moi prendre pognon a la société
a écrit le 06/06/2013 à 14:56 :
Si on veut etre objectif, il faut faire le calcul sur des bases non tronqué c'est à dire une entreprise de meme taille (pas de salarié) et ayant le même chiffre d'affaire auprès des particuliers (principale clientelle des auto-entrepreneurs) et vu que pour certains, la TVA n'est pas un avantage, on va le rajouter à l'entreprise classique histoire de lui donner un "inconvenient" pour prouver que l'AE ne paye pas assez.

Pour 30 000? de service, l'AE va payer 24.6+2.2 de prelevement liberatoire soit 26.8% du chiffre d'affaire, l'auto-entrepreneur payera 8040?

Si pour la même activité (on va dire qu'il y a 15 000? de frais annuel), la même en entreprise avec TVA, cela donne :
TVA à payer = 19.6% * (30 000 - 15 000) = 2940
Resultat = 15 000 - 2940 = 12 060
40% de charge sociale = 4824

Soit un total à payé de pour l'entreprise classique taxé a 19.6: 7764

L'entreprise classique paye donc quasiment la même chose avec une marge de 50% et plus la marge est faible, moins l'auto-entrepreneur est concurrentiel.

Dans le batiment, on est a 7% donc on refait le calcul

TVA à payer = 7% * (30 000 - 15 000) = 1050
Resultat = 15 000 - 1050 = 13 950
40% de charge sociale = 5580

Soit 6630? à payer en taxe ce qui represente 1100? de moins à payer que pour l'auto-entrepreneur.

Si les entreprises du batiments ralent, c'est parce qu'ils se goinfrent sur les marges et que certaines entreprises du batiment se font voler leurs travail au noir par les auto-entrepreneurs.
a écrit le 06/06/2013 à 12:38 :
Depuis la création des AE, avec le cummul de l'ACCRE et du statut AE, en réalité l'état n'a pas beaucoup (c'est le moins qu'on puisse dire) encaissé de charges sociales, car il faut 3 ans avant d'arriver au niveau de charges normal (deja très bas) des AE soit 24,60% cette année, vu la dégressivité de l'ACCRE. Du coup il en faut des AE pour compenser juste un seul employé ou indépendant aux charges sociales normales ...
a écrit le 06/06/2013 à 11:47 :
Depuis 3 ans, ce sont les entreprises de très petite taille (EURL et SARL) qui mettent la clef sous la porte à cause de la concurrence déloyale des auto-entrepreneurs qui cassent les prix et sabotent le travail. Que l'on accorde un an pour mettre le pied à l'étrier, c'est une bonne chose, il faut être Fair-Play. Mais au delà d'un an, l'auto entrepreneur doit avoir validé son modèle et rentrer dans le rang en passant au statut d'EURL/SARL.
Et je parle bien de concurrence déloyale. En effet, puisque je paye tout mes impôts et taxes au prix fort, je suis obligé de les répercuter sur mon prix de vente, sans quoi mon business est déficitaire. Les Auto Entrepreneurs qui ne travaillent que quelques jours en me font concurrence ont bien moins de taxes à payer et peuvent donc aligner un prix plus bas tout en faisant plus de bénéfice que moi. Je peux affronter 1 Auto-entrepreneur, mais je ne peux pas en affronter 895000. C'est de la concurrence déloyale, ou de la distorsion de concurrence, comme vous voulez. Ils sabotent le travail en acceptant des conditions inacceptables juste pour gagner des marchés en cassant les prix et en ne fournissant pas les même livrables. Peut importe, ils n'ont pas de réputation à tenir, ne travaillant que pendant leurs congés (et oui, d'après le graphique, 42% sont par ailleurs des salariés ou des retraités) pour gagner un peu plus. Des entreprises clientes fermées car employant du personnel au rabais, des petits fournisseurs ayant mis la clef sous la porte en licenciant leurs rares employés (encore des CDI en moins), et des AE qui continuent à casser le marché. Il faut absolument stopper cette hécatombe avant qu'il ne soit trop tard !
Réponse de le 16/06/2013 à 11:32 :
Ayant eu les deux statuts successivement, je sais exactement ce que je paye dans les deux cas...
Je suis AE depuis 2010 dans le domaine de la traduction, après une trentaine d'années en statut "classique".

Je paye un peu * plus de taxes en AE *, pour un CA moyen de 28 000 ? environ du fait que je ne peux plus déduire les frais et que je ne peux plus avoir de crédit de TVA (clients intracommunautaires ou plus loin donc pas de recueil de TVA dans les deux cas, mais récupération de TVA sur les achats dans le cas du réel).

Donc quel est l'avantage ? Il est simple : c'est une profession dont les revenus sont très irréguliers, et mon état de santé est aussi irrégulier. Je ne peux plus me permettre de garder 15 000 ? de côté d'avance pour les charges en cas d'année plus faible.
Donc il reste deux choix (bien sûr aucun client ne paye en liquide ce type de travail) - limiter les encaissements à 19 000 ? jusqu'à temps que le peuple vire enfin ce gouvernement d'incapables - ou déménager à l'étranger : les autres pays d'Europe et du monde disposent presque tous de statuts extrêmement favorables pour les entrepreneurs individuels, avec des plafonds bien plus hauts et des charges obligatoires bien plus faibles et pas payables d'avance.

Quant à vos soit-disant "services" reçus en échange des dizaines de milliers d'euros de cotisations que j'ai versés, vous pouvez vous les garder, je refuse par avance de voler le moindre centime par ce système de retraite à la Ponzi auquel on nous oblige à souscrire. Et les soins médicaux soit-disant les meilleurs du monde n'ont fait qu'empirer mon cas (en principe parfaitement traitable rapidement).
a écrit le 06/06/2013 à 11:26 :
on aimerait que cette ministre s'attaque a ceux qui font du BLACK dans toutes les professions ,et qui font de la concurrence déloyale a beaucoup d'AE qui se déclarent.Pourquoi toujours mettre des batons dans les roues de ceux qui bossent et innonder de subventions ceux qui ne foutent rien?
a écrit le 06/06/2013 à 10:27 :
On peut se poser la question de la légitimité de Mme Pinel à décider du sort de centaines de milliers d'auto-entrepreneurs.

En effet, son profil Wikipédia ainsi que ses différentes biographies, voire hagiographies publiées font apparaître un profil "de cabinet" c'est-à-dire le profil d'un responsable politique n'ayant (une fois de plus) jamais travaillé dans une entreprise !

Que peut donc savoir Mme la Ministre de la situation au quotidien des auto-entrepreneurs de leur insécurité voire de leur précarité ?

Toujours bien positionnée grâce à l'aide de son mentor Mr Baylet, Mme Pinel n'a en effet aucun souci à se faire : elle aura toujours un emploi.

Il faut absolument que Mme Pinel conçoive que nous ne vivons pas tous dans le même monde et que celui dans lequel moi je vis est dur et bien loin des ors des cabinets ministériels.

Peut-être quelqu'un au gouvernement saura lui faire prendre conscience de cet état de fait. Malheureusement, cela ne semble pas être le cas de notre premier ministre qui, fait exprès (?), a aussi un parcours très éloigné de l'entreprise.

D'ici-là, la lutte continue et même si Mme Pinel pense qu'en arbitrant fin juin c'est-à-dire au début des congés d'été, il faut qu'elle sache que les entrepreneurs ne seront pas eux en vacances, mais bien là pour défendre le seul statut qui leur permettre de maintenir difficilement la tête hors de l'eau. Mais peut-être veut-on nous enfoncer ?

Je déplore enfin, le manque de mobilisation des instances de l'opposition, bien plus virulentes sur les questions de société (dont les Français dans leur grande majorité se moquent) que de la situation des citoyens face à la plus grande crise que notre pays ait traversée depuis 1929.
Réponse de le 16/06/2013 à 15:23 :
Le régime de l'auto-entrepreneur est certes simple mais il n'a pas pas que des avantages: plafonnement du chiffre d'affaires qui fait qu'en pratique il est difficile de dégager un bénéfice important, la non récupération de la TVA qui peut couter cher en fonction de l'activité (prix du matériel, de machines...) et surtout le calcul des charges sociales sur le chiffres d'affaires.
Le régime n'est pas adapté aux activités qui nécessitent un fort investissement de départ: local, boutique, voiture pro, grosse machine...
Plus les charges de fonctionnement de l'activité (loyer de bail commercial, fournitures, assurance, essence...) seront élevées, plus grand sera l'écart entre le chiffre d'affaires et le bénéfice réel, et moins le régime sera adapté.
Car l'auto-entrepreneur sera imposé sur un montant qui ne correspondra pas du tout à la réalité économique de son entreprise.
Il y a beaucoup d'auto-entrepreneurs qui payent plus de cotisation que si ils étaient au régime réel (en raison de frais trop importants), leur choix est donc lié à la volonté d'éviter la paperasse Française et/ou lié au manque de connaissance comptable et/ou pour tester une activité.
Il faut savoir que le jeu, pour tout chef d'entreprise au régime réel (plus particulièrement les grosses boites qui ont les moyens d'élaborer des systèmes complexes pour payer le moins possible de taxes) est d'augmenter leurs charges pour payer moins, tout en restant dans le cadre légal.

En fait chaque entrepreneur peut faire le calcul et voir si il est gagnant ou non avec ce régime.
Le régime est adapté pour des entrepreneurs qui travaillent à domicile et on peu de frais.

Il est vrai que les cotisations sont pareilles, mais par contre la différence réside dans le fait qu'elles ont ont un caractère uniforme, chaque trimestre la même somme, et quand un trimestre est mauvais, il faut s'acquitter de la même somme de cotisation, contrairement à auto-entrepreneur qui paye lui en fonction de son chiffre affaire mensuel et c'est de la paperasserie en plus.

L'autre problème pour les autres régimes, c'est le système de forfait provisionnel les deux premières années ... Chiffre Affaire ou pas Chiffre Affaire, faut payer quand même sur une base qui est régularisée à N+2 ...Minimum de cotisations de base (un véritable droit de cuissage à la Française pour le poussin encore dans l??uf, moi avec mon activité de céramiste: BNC - CIPAV 1ère année = 7036 euros + 686 euros et en 2ème année: 10739 euros!!!)
Et quand le chiffre affaire fais le yoyo d'une année sur l'autre... C'est le grand bordel dans la trésorerie ... On est le seul pays au monde où l'on paye AVANT de travailler !!!!

Bref des emmerdements absolument injustifiés et surtout un découragement à l'esprit d'entreprise. Tout l'inverse de ce qu'il faudrait faire, quoi...
Mr le Président, simplifiez les démarches (qui n'ont strictement aucune utilité, à moins que leur but soit de décourager les petits chefs d'entreprise) pour tout le monde au lieu de vous attaquer aux plus petits.
Une petite poussine dans l??uf en colère
a écrit le 06/06/2013 à 10:24 :
La très faible proportion du nombre de fonctionnaires ayant créé une activité en plus de leur statut ( a comparer au nombre de salariés) alors qu'ils disposent en moyenne de plus de temps libre, démontre à quel point cette frange de la population est frileuse et peu en prise avec le reste de la société.
a écrit le 06/06/2013 à 9:51 :
Sylvia et autres polticiens n'ayant jamais vraiment travaillé , FOUTEZ LEUR LA PAIX, allez manger un coup (à nos frais ) et vous aurez, au moins, évité de faire une mauvaise action contre des gens qui se bougent ( mal vus en France, les gens qui se bougent )
a écrit le 06/06/2013 à 9:23 :
Tout ce dont on peut être sûr sur les auto-entrepreneurs, c'est qu'il y en a beaucoup qui ne gagnent rien.
a écrit le 06/06/2013 à 9:22 :
Cet article ne reflète pas les soucis des femmes dans tous les secteurs pour pouvoir cumuler une activité non rémunérée (élever leurs enfants, souvent en plus maintenant en foyer monoparental, étant conjointe collaboratrice de leurs époux entrepreneurs en plus de leur propre activité et sous ce statut pas de rémunération et pas compté dans les statistiques des actifs) avec leur auto-entreprise. Impossible dans ces cas là de prendre un temps plein avec ce statut d'AE ou avec celui d'une entreprise traditionnelle. Sauf qu'en entreprise traditionnelle il sera calculé des forfaits de cotisations à avancer sur du temps plein et régularisées un ou deux ans après par le RSI ou encore parce que les obligations d'une entreprise traditionnelle sont plus contraignants et nombreuses qu'en AE.
Ce sont donc celles là même qui tentent de conserver un lien social et professionnel sans être assistées qui seraient les premières touchées en cas de modification du statut car ce serait considéré comme leur activité principale (l'autre n'étant pas rémunérée ni reconnue comme "travail") et devraient donc abandonner leurs projets et revenir à la charge de la société plutôt que générer des cotisations et contribuer à la bonne marche de l'économie. Ceci même si individuellement elles ne font pas beaucoup de chiffre d'affaires collectivement cela donne une masse à ne pas négliger, ni réprimer leur élan.
Réponse de le 06/06/2013 à 9:47 :
Attention au seuil de chiffre d'affaires pour valider des trimestres de retraite avec le statut d'AE alors que le statut de conjoint collaborateur a justement été créer pour combler ce manque.
Réponse de le 06/06/2013 à 10:00 :
c'est bien ce qu'un enarque qui n'a jamais travaille est incapable de comprendre ( tt comme il n'arrive pas a comprendre que, quitte a monter une entreprise qui a vocation a se developper, autant la creer tt de suite aileurs qu'en france, ca evitera les malentendus plus tard...)
a écrit le 06/06/2013 à 9:04 :
J'ai deux cas un artisan pour la toiture OK j'ai payé mais je n'ai pas encore la facture.
Le chauffage central artisan travail ????. Le probléme c'est que en france on n'aime pas
avoir de concurrence ? Tous les deux paient des impots et autres charges, mais comme
le travail devient rare il faut bien un coupable. Dans ma famille on préfére les auto-entrepreneurs pas d'apprentis qui travaillent par obligation !
a écrit le 06/06/2013 à 8:59 :
Le problème posé est le suivant comment fait-on pour faire évoluer ceux qui ont choisis ce statut et qui ambitionne un développement de leur entreprise,s'ils ne sont que 5% ,c'est déjà cela.Ce raisonnement devant évidemment s'appliquer à l'artisanat traditionnel,nous qui avons un déficit de 400 pmi > 50 personnes en France par rapport à l'Allemagne.
Bon vous allez me dire tu ressasses certes ! nous ressassons,vous ressachiez !
Réponse de le 06/06/2013 à 9:10 :
Et si les intéressés étaient seuls capables de faire les choix et les évolutions qu'ils souhaitent ? c'est hors de votre raisonnement ?
Réponse de le 06/06/2013 à 9:19 :
30.000 ? de chiffre d'affaires pour un artisan du batiment en activité principale ce n'est pas viable dans le temps .Que le Statut d'AE permette le démarrage est une bonne chose mais au dela de trois en ans il faut s'interroger d'autant qu'à cotisations minimales correspondent des prestations du même ordre ( exemple retraite )
a écrit le 06/06/2013 à 7:40 :
La question est de savoir si tous les gains sont déclarés.
Réponse de le 06/06/2013 à 8:05 :
Par qui ? Par les artisans ?
Réponse de le 06/06/2013 à 8:12 :
C'est en effet une bonne question à poser à tous les indépendants ....

C'est pour cela que je milite pour zero TVA, zero cotisation sur les salaires .... au profit d'une taxe sur les mouvements financiers, de compte à compte, y compris entre entreprises, ainsi que sur les retraits d'argents liquides...
même l'économie parallèle contribuerait mieux qu'aujourd'hui.
Réponse de le 06/06/2013 à 8:14 :
C'est vrai que les artisans sont irréprochables !!!
Réponse de le 06/06/2013 à 8:45 :
@Artizon et Poussin
Les artisans, commerçants et les professions libérales ne sont pas exemptes de critiques, mais elles déclarent toutes des chiffres d'affaires, paient de la TVA, du RSI, des assurances.
De ce fait, elles participent au financement de leur SS et de leur retraite, pour laquelle un minimum d'un peu plus de 7000?uros de bénéfice est nécessaire pour valider 4 trimestres sur une année.
La plupart des AE, surtout ceux qui ont une mono-activité sont incapables de générer cette somme, avec des conséquences sur leurs futures retraites. Ca peut être un choix, mais qu'il faudra payer cash en cas de maladie, d'accident, et au seuil de la vieillesse.
Réponse de le 06/06/2013 à 9:27 :
Parce que, quand ils sont au chômage, ils financent leurs retraites ? Il faut arrêter ! Le chiffre d'affaires est plafonné... au delà de ce chiffre, le statut change ! En fait, le gouvernement cède au lobby du bâtiment ! C'est lamentable ! Il me semble que, s'il y a un secteur où le travail au noir a toujours été très développé, c'est bien le bâtiment (enfin presque, je pense à un autre secteur où les professionnels n'hésitent pas à avoir recours à des petites mains payées en espèces)... Cela, chacun le sait, mais cela n'émeut personne. Le revenu moyen d'un AE tourne autour de 500 euros, vraiment, quelle menace pour les professionnels du bâtiment ! LOL
Réponse de le 06/06/2013 à 10:31 :
Quel est l'autre secteur?

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