Qui est Benoît Bartherotte, l'homme qui flingue son (ex) ami Bernard Tapie ?

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Cet homme d'affaires girondin au passé chargé a connu sa journée de célébrité ce jeudi en confiant des propos explosifs au quotidien Sud Ouest. Portrait d'un personnage remuant qui côtoie people et politiques.

Ses confidences au journal Sud Ouest auront suffit à le propulser au c?ur de l'actualité de ce jeudi. Il faut dire que le girondin Benoît Bartherotte n'y est pas allé de main morte : "En 2007, le soir de la victoire de Nicolas Sarkozy, on l'a tous vu exulter : « ça y est, j'ai les sous". Il semblait sûr de lui, l'avenir a prouvé qu'il avait raison, mais à court terme", aurait-il  en parlant de Bernard Tapie, dans une interview publiée mercredi soir sur le site du quotidien. Il n'en fallait pas plus pour que la machine médiatique s'emballe. Voilà Benoît Bartherotte pressé de clarifier ses propos, après un démenti formel de l'ancien dirigeant de l'OM aujourd'hui à la tête du journal régional La Provence, qui s'est exclamé ce matin : "Ce type dit n'importe quoi sur moi".

Le girondin, habitant de Lege-Cap-Ferret, reconnait rapidement qu'il n'était pas avec Bernard Tapie le soir de l'élection de Nicolas Sarkozy mais considère que ce soir-là, l'homme d'affaires "a fait le tour des plateaux de télévision en exultant, on comprenait "ça y est, j'ai les sous". "Il est évident qu'il avait fait élire Sarkozy et qu'il estimait qu'on lui devait un renvoi d'ascenseur", a-t-il soutenu sur BFMTV. Sud Ouest en avait déjà fait l'arbitre du duel Tapie-Le Pen qui s'était joué en 2010.

Seul face à la mer

Ce grand barbu de 67 ans est une "grande gueule". Plusieurs articles de presse, rédigés il y a quelques années, brossent le portrait d'un capitaine qui défend ses terres  du Cap Ferret face aux rugissements de la mer, un brin égocentrique et dont le franc-parler contribue à lui donner cette image. Il faut dire que l'homme, atypique, a englouti une bonne partie de ses économies dans la construction, depuis plus de vingt ans, d'une digue longue de 500 mètres aux abords de sa grande et verdoyante propriété du Cap Ferret.

Son adversaire? L'érosion qui grignote ses terres. Un phénomène naturel qui serait dû au bouleversement du système de flux marins dans le bassin d'Arcachon suite à l'édification il y a près d'un siècle et demi de la ville d'Arcachon. A contre courant avec la législation, il interdit l'accès à la bande de littoral qui borde sa propriété, et a même construit sa demeure sur un terrain classé inconstructible, s'attirant les foudres de la justice et des autorités administratives locales.

Benoît Bartherotte ferait néanmoins quelques exceptions et permet à quelques uns de ses hôtes - de Leonardo Dicaprio à Isabelle Adjani en passant par le prince Albert de Monaco - d'aller y étendre leur serviette. Car pour financer son ouvrage, cette figure devenue emblématique du Cap  loue à prix d'or de luxueuses « cabanes » au c?ur de son domaine. En 2008, il avait déjà jetée à l'eau l'équivalent de 5 millions d'euros de roche et de béton.

Ce ne sont pas là ses seuls liens avec des célébrités. Il côtoie pêle-mêle Bernard Laporte, Pierre Palmade, Nathalie Baye ou encore Audrey Tautou. Certaines de ces relations datent de l'époque où il était dirigeant de la maison de couture Esterel, dont le milliardaire Jean-Baptiste Doumeng lui avai laissé les rênes après qu'il eut été directeur au sein de la maison Louis Féraud. Il assurera ensuite la direction de Lexmar-France, repreneur pour le moins improbable des chantiers navals de la Normed, une affaire qui se terminera pitoyablement. S'il prend la parole aujourd'hui au sujet de Bernard Tapie, c'est qu'il l'a côtoyé dans les années 1980 et jusqu'au milieu des années 1990. Selon certains médias, il l'aurait rencontré alors qu'il était homme d'affaires à Paris, puis dans l'est de la France.

Un parcours politique sinueux

"Tapie assistait à mes défilés de mode. Il me prenait pour un génie, voulait à tout prix s'associer avec moi (...) Il insistait (...) mais jamais je n'ai voulu faire affaire avec lui" s'est-il confié dans la presse. "J'ai toujours pensé que je pourrais l'amener à comprendre la nécessité des principes. L'intérêt et la moral peuvent se rejoindre" a-t-il poursuivi.

Comme Tapie, Bartherotte s'est un temps rapproché du monde politique. "Le Ferret-Capien participe à la campagne de Tapie dans les Bouches-du-Rhône lors des législatives de 1993 qui l'opposent à Jean-Marie Le Pen", raconte le quotidien Sud Ouest. Il aurait même flirté avec l'autre camp peu de temps après en accompagnant la communication du chef de file du FN juste avant un débat télévisé le confrontant à... Bernard Tapie.

Les raisons qui auront poussé à ce revirement restent un mystère. En 1996, il s'oppose lui aussi au Crédit Lyonnais, et conteste en justice le rachat d'Adidas. Il créé alors l'Association des petites porteurs pour l'annulation de la vente litigieuse d'Adidas (APPAVLA) et obtient ainsi le versement de 600 millions de francs (l'équivalent de 91,5 millions d'euros) de la banque. Mais selon lui, "les turpitudes du Lyonnais ne font pas la vertu de Tapie", qui avait "risqué (...) surtout (l'argent) du contribuable » puisque « c'était le Crédit Lyonnais qui avait avancé la majeure partie des capitaux".

Fils d'un officier de cavalerie, élevé chez les jésuites, et père de sept enfants, Benoît Bartherotte a même joué pour le cinéma aux côtes de Julien Doré et Marina Hands dans un long métrage daté de 2010, réalisé par Pascal Thomas, intitulé "Ensemble, nous allons vivre une très très grande histoire d'amour... ". Pas avec Tapie en tous cas.

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Commentaires
a écrit le 03/10/2015 à 20:23 :
Article cousu de fautes!!
a écrit le 14/06/2013 à 17:55 :
un ex-ami qui vous veut du bien!
a écrit le 14/06/2013 à 13:09 :
"Il est évident qu'il avait fait élire Sarkozy et qu'il estimait qu'on lui devait un renvoi d'ascenseur", a-t-il soutenu.
Tiens donc, B Tapie a donc autant de pouvoir en France , l'un des deux plane si ce n'est les deux !! mdr
a écrit le 14/06/2013 à 9:29 :
Comment avoir confiance à tous ces hommes qui nous gouvernent et qui pensent à leur propre porte-monnaie.. Et cela ne date pas d'aujourd'hui et on risquerait d'être très surpris si on remontait à des années en arrière.. Et nous, pauvres citoyens ont doit bien déclarer ses revenues (sans erreur ou attention à la sentence). On doit envoyer nos déclarations avant telle date et les payer sans retard (sinon Attention....). Nos hommes politique ne doivent ils pas nous donner l'exemple et si ils ne savent pas comment gérer leur argent et bien qu'ils fassent des dons, de plus ils peuvent le déclarer sur leur impôts....
a écrit le 14/06/2013 à 8:38 :
Attendez, on fait tout un plat pour les déclarations d'un mec qui n'était même pas avec Tapie ce soir là???????????????? C'est du sérieux le journalisme en France.
-Le girondin, habitant de Lege-Cap-Ferret, reconnait rapidement qu'il n'était pas avec Bernard Tapie le soir de l'élection de Nicolas Sarkozy mais considère que ce soir là, l'homme d'affaires "a fait le tour des plateaux de télévision en exultant, on comprenait "ça y est, j'ai les sous".-
a écrit le 13/06/2013 à 23:24 :
Vive le panier aux crabes et tous en prison !
a écrit le 13/06/2013 à 23:00 :
Ce personnage ne vaut pas mieux que les autres, et il est bien regrettable que des média en mal de sensationnel lui donnent la parole et rapportent benoîtement ses propos sans faire la moindre enquête ou vérification. C'est malheureusement un trait contemporain de la presse.
a écrit le 13/06/2013 à 21:54 :
1 chose me gène dans son entreprise de démolition : "on l'a tous vu exulter : « ça y est, j'ai les sous"" affirme-t-il : mais lorsqu'on creuse un peu, il se reprend ... en tout cas, c'est mon interpretation, est-il contraint de préciser au journaliste qui insiste (vu sur BFM) ... il voudrait faire accuser quelqu'un, aussi antipathique soit-il, sur son interpretation, qu'on pourrait aussi qualifier de son imagination !!! 2e affirmation de ce personnage qui me choque : il estime vu lors du même interview) que ce sont les français, à travers le Credit Lyonnais, qui ont pris tous les risques, puisque le rachat par Tapie d'Adidas a été financé par prêt bancaire !!! Mais alors, pour tout achat par prêt bancaire, selon lui, la banque devrait récupérer l'investissement dès lors que c'est rentable et que l'opération est bonne ??? (parce que si elle ne l'est pas, la banque ne renonce pas pour autant au remboursement du prêt, quitte à mettre en faillite l'emprunteur !!!) Curieuse manière de considérer la propriété d'un emprunteur !! -tu gagnes, tu donne à la banque, tu perds, tu lui rembourse pret et intérets !!!-
a écrit le 13/06/2013 à 21:54 :
1 chose me gène dans son entreprise de démolition : "on l'a tous vu exulter : « ça y est, j'ai les sous"" affirme-t-il : mais lorsqu'on creuse un peu, il se reprend ... en tout cas, c'est mon interpretation, est-il contraint de préciser au journaliste qui insiste (vu sur BFM) ... il voudrait faire accuser quelqu'un, aussi antipathique soit-il, sur son interpretation, qu'on pourrait aussi qualifier de son imagination !!! 2e affirmation de ce personnage qui me choque : il estime vu lors du même interview) que ce sont les français, à travers le Credit Lyonnais, qui ont pris tous les risques, puisque le rachat par Tapie d'Adidas a été financé par prêt bancaire !!! Mais alors, pour tout achat par prêt bancaire, selon lui, la banque devrait récupérer l'investissement dès lors que c'est rentable et que l'opération est bonne ??? (parce que si elle ne l'est pas, la banque ne renonce pas pour autant au remboursement du prêt, quitte à mettre en faillite l'emprunteur !!!) Curieuse manière de considérer la propriété d'un emprunteur !! -tu gagnes, tu donne à la banque, tu perds, tu lui rembourse pret et intérets !!!-
a écrit le 13/06/2013 à 19:13 :
Et s'il avait raison?
Si ce qui suit est exact, alors c'est bien possible

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/arbitrage-avant-la-reunion-a-l-elysee-tapie-rencontrait-sarkozy_1257396.html

Et bien voilà, on a la liste de la bande organisée et le nom du chef.
a écrit le 13/06/2013 à 18:41 :
Vous ne maîtrisez guère l'orthographe!!
a écrit le 13/06/2013 à 18:41 :
Visiblement, le parrain flanby, il a besoin d'indics pour salir les autres (incapable qu'il est de redorer son blason)... Il est pas trop regardant sur la qualité... C'est combien le tarif ?

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