Racket au CICE : les chefs d'entreprises parlent

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Cité 14 : Tour Bambell, Pierre Gabus, Romuald Reutimann, Les Humanoïdes associés
Cité 14 : Tour Bambell, Pierre Gabus, Romuald Reutimann, Les Humanoïdes associés (Crédits : DR)
Choqués, déroutés, excédés, plusieurs dirigeants d'entreprises décrivent à La Tribune la méthode employée par leurs clients pour leur rétrocéder tout ou partie du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi. Edifiant.

Les menaces de Pierre Moscovici, le ministre de l?Economie et des Finances et d?Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif semblent être sans effet sur certains chefs d?entreprises. Sous couvert d?anonymat, pour ne pas se froisser davantage avec leurs clients, laissant ainsi à la médiation inter-entreprise accomplir sa mission, trois chefs d?entreprises ont décidé de parler, d?évoquer le racket au crédit d?impôt pour la compétitivité et l?emploi (CICE) dont ils ont été les victimes ces dernières semaines.

>> Lire aussi: Crédit d'impôt compétivité: une fausse bonne idée?

Effectif depuis le 1er janvier 2013, le CICE est disponible pour les entreprises imposées d'après leur bénéfice réel et soumises à l'impôt sur les sociétés ou à l'impôt sur le revenu. En 2013, première année de montée en charge, le taux applicable est de 4% de la masse salariale brute supportée au cours de l'année pour les rémunérations inférieures ou égales à 2,5 SMIC. Il atteindra 6% dès 2014.

« La demande a été brutale et autoritaire. En mai, en quelques mots policés, un de nos gros clients appartenant au secteur du luxe nous a indiqué dans un courrier recommandé que l?argent du CICE ne nous appartenait pas. Il me demandait comment je comptais lui rétrocéder une partie du CICE sachant que je devais comprendre l?importance de ma réponse dans les relations commerciales que nous entretenons », explique un dirigeant d?entreprise de travail temporaire basée en PACA qui emploie une soixantaine de salariés permanents et plus de 3.000 intérimaires.

Le 22 avril, un autre client, moins important, lui adressait un courrier électronique pour lui réclamer 50% du montant du CICE qu?il s?apprêtait à toucher. Or, pour l?instant, celui-ci n?a fait ni demande de préfinancement du CICE, ni de demande de CICE !

"J?ai pris le risque de leur répondre par la négative"

Egalement à la tête d?une entreprise de travail temporaire, un autre chef d?entreprise a connu une expérience similaire. « Les services comptables d?un de mes clients m?ont également demandé par lettre recommandée ce que je comptais faire pour eux après avoir touché le CICE. Après l?avoir bien mesuré, j?ai pris le risque de leur répondre par la négative. Je n?aurai pas eu la même attitude avec mes clients les plus importants. J?ai également envoyé promener un artisan qui dès mars réclamait ce qu?il considérait comme son dû », explique-t-il.

« La pression est constante. Si ce n?est pas par lettre recommandée ou courrier électronique, le sujet est tout le temps évoqué lors des négociations commerciales. Mes apporteurs d?affaires m?expliquent que ce serait bien que je fasse un geste pour être sûr de remporter un appel d?offres ou pour voir prolonger mon contrat avec tel ou tel client. Un grand compte m?a récemment adressé un premier courrier m?expliquant que ce serait bien que je réévalue mes tarifs au regard des différents crédits d?impôts parmi lesquels le CICE, dont bénéficiait l?entreprise. Dans un second courrier adressé quelques jours plus tard, le sigle CICE avait disparu mais le mal est fait, la pression est désormais de mon côté. Je ne sais pas encore comment je vais lui répondre », indique un industriel sarthois.
 

Exemple du courrier reçu par un dirigeant de PME

Rupture de la confiance

Pour les chefs d?entreprises, les conséquences de ce racket sont multiples. « Il y a une rupture de la confiance. Pour agir ainsi, notre client n?a visiblement pas perçu la valeur ajoutée de nos prestations. Il ne se rend pas compte qu?en nous forçant ainsi à rogner le petit supplément de marge que peut nous offrir le CICE, il fragilise mon entreprise », déplore l?un d?entre eux. "Cette attitude est d'autant plus inique que nos clients peuvent aussi bénéficier du CICE. Ils peuvent ainsi gagner surles deux tableaux parce que le rapport de force est largement en leur faveur", poursuit un autre.

Qui est le fautif ? Les dirigeants interrogés font preuve d?une relative mansuétude à l?égard de leurs clients. « La concurrence est très sévère, les directeurs des achats et les services comptables sont également sous pression. Plutôt que de les montrer du doigt, il serait plus juste de responsabiliser les directions générales qui leur fixent des objectifs de rentabilité irréalistes », estime un dirigeant.

>> Lire aussi: Le CICE est toujours mal connu...mais il serait efficace

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Commentaires
a écrit le 07/01/2014 à 17:54 :
Oui c'est du racket organisé, les multinationales pressent comme des citrons les ETT, nous ne sommes plus à des coefficients de 2.10 à 2.40! mais plutot de 1.75 à 1.95 et avec des remises arrières demandées par les acheteurs. Les marges brutes sont catastrophiques entre 3 et 5% Maximum. Ce qui ne permet pas même d 'amortir nos structures et frais, ce sont les pme et pmi qui vont survivrent les ETT , et nous sommes tous sur le fil du rasoir. Les grands groupes nous font tous du chantage, ETT ne céder surtout pas, nous avons besoin du CICE
a écrit le 30/07/2013 à 10:03 :
il ne faut pas tout mélanger et je ne trouve rien de choquant dans la requête des clients. Il me semble normal en effet qu'une entreprise de travail temporaire rétrocède le CICE dans la mesure où ce n'est pas elle qui crée les emplois.
Réponse de le 18/10/2013 à 16:05 :
Il ne faut pas tout mélanger effectivement, mais alors pourquoi les entreprises ne passent elles pas par un CDD ou un CDI qui leur permettrait de bénéficier du dispositif? Ce sont elles qui souhaitent mélanger les avantages de l'intérim (flexibilité et ne pas être l'employeur..) et les avantages fiscaux.....
a écrit le 28/07/2013 à 7:55 :
cela fait longtemps maintenant que je ne suis plus en France (ni en Europe), et franchement, chaque jour qui passe me conforte dans ma décision! On est encore loin de la simplification annoncée et promise. cela dit en passant, c'est une aubaine pour les cabinets d'audit et autres conseillers en tout genre: une telle mesure leur assurera des carnets de rendez-vous bien remplis pour les 4 ans à venir lol!!!
a écrit le 25/07/2013 à 16:52 :
Merci aux Enarques qui n'ont jamais mis les pieds dans une entreprise d'avoir inventé un système aussi tordu.
Et après cette super invention, on nous annonce que tous les problèmes vont être résolus par la simplification. Lol
a écrit le 25/07/2013 à 16:16 :
le vrai pb dans l'histoire est que le CICE n'est pas obtenu de façon systématique. Son utilisation doit être expliqué aux salariés de l'entreprise et répondre à certains critères (investissement, emplois, ...) et peu le cas échéant être retoqué par le FISC et l'entreprise se voir redresser. Le plus le CICE n'est perçu que l'année suivante. Ainsi, demander à un fournisseur de rétrocer une partie du CICE c'est lui demander :
- de faire une avance de trésorerie
- surenchérir ses couts d'investissementsen versant une partie du montant de l'investissement au client ! Ainsi une ETT qui veut recruter quelqu'un pour elle devrait reverser 4% du salaire au client !!!??????
- prendre le risque du redressement fiscal

Bref c'est la loose, non ?
a écrit le 25/07/2013 à 16:07 :
Il faut savoir que le monde de l'entreprise est une jungle dans laquelle le s/traitant quel qu'il soit est un variable. Un homme a été plébiscité à une époque pour savoir pressé le citron de la sous traitance M. Carlos Ghon. le travail en flux tendu pour une grande entreprise veut dire stock chez le S/traitant. Lorsqu'une entreprise n'arrive plus à pressuriser ses s/traitant il reste l'autre arme la nouvelle ligne service qui souvent n'est qu'un leurre mais qui permet de maintenir ou de grossir la marge. Les entrepreneurs sont entre eux des requins sans grande considération pour le petit le variable. La grande distribution mais également le bâtiment sont dans les eaux très chaudes ces eaux remplies de requins et de milliers de poissons que l'on mangent dans retenue. Et le politique dans cette jungle, l'imbécile qui légifere dans le brouillard le plus complet avec comme conseillers en général des sbires qui ne connaissent de l'entreprise que les cours à minima de l'ENA ou qui nagent dans les IEP, ceux qui se régalent les lobbies.
a écrit le 25/07/2013 à 15:51 :
Si certaines formulations peuvent être maladroites (rarement) les entreprises finales demandent légitimement la renégociation qui est permanente des termes des contrats en leur faveur. ce sotn tout de même elles qui emploient les salariés! S'agissant de fabrication la demande est également légitime. En effet le couple fournisseur distributeur agit pour un développement conjoint. le fournisseur doit aider s'il en a la possibilité à l'évolution de son distributeur dans son propre intérêt. Ici la question est de vendre plus donc de distribuer plus et particulièrement à l'international. Le Ministre Moscovici montrerait s'il insistait qu'il n'a rien compris au commerce. Les pleureurs pitoyables quant à eux vont se trouver dans l'obligation de baisser leur tarif face à une position qui va se rigidifier de la part des distributeurs. Ceux qui refuseront iront exercer leurs talents ailleurs. Après tout : la mesure ne concerne que la part vendue en grande distribution, rien m'empêche les pleureurs de développer leurs propres activités. C'est ça la liberté.
a écrit le 25/07/2013 à 13:04 :
le CICE est de toutes façons à côté de la plaque. La majorité de ces crédits vont aller à des boites qui ne sont pas en rapport avec l'exportation ou des problèmes de délocalisations (intérim, cliniques privées, SNCF...), sujet initialement prioritaire afin de rendre (un peu plus) concurrentielles nos PME.
a écrit le 25/07/2013 à 11:58 :
Dans le cas précis des entreprises de travail temporaire et des SSII avec délégation de personnel en régie, il est vrai que la question peut se poser. La valeur ajoutée créée par ces sociétés repose uniquement sur le personnel délégué. Le CICE est alors purement de la marge. Quand une agence d'intérim facture de 2,1 à 2,4 fois le salaire brut réel de l'intérimaire au client, il y a déjà une marge substantielle par rapport aux 44% de charges patronales. Si ces charges baissent de 4% ou 6% en 2014, je ne suis pas choqué par le fait que le client, comme pour ses propres salariés, bénéficie d'une baisse du coût de ce "salarié délégué dans son entreprise.
a écrit le 25/07/2013 à 11:56 :
cela fait plaisir de voir le gouvernement socialistes faire des cadeaux aux patrons capitalistes aisés!les français s'en souviendront aux prochaines élections
a écrit le 25/07/2013 à 11:14 :
L'état ,par l'intermédiaire de nos énarques, avec l' immense mansuétude qu'on lui connaît, a imaginé une nouvelle usine à gaz appelée CICE. Les industriels qui préfèrent avoir recours au contrat d'intérim, plutôt que d'embaucher en CDI, pour de bonnes raisons de flexibilité, ont flairé la bonne piste, pensant qu'une partie de cette manne devrait leur revenir. On discerne aisément les limites d'un système où les règles sont dictées par des gens qui n'ont jamais mis les pieds dans une entreprise.
La seule solution : Pourquoi ne pas exclure du périmètre d'obtention ce type d'entreprise (qui ne produit rien, je veux parler des agences d'intérim) , cela obligerait peut-être les entrepreneurs à embaucher en direct (si ce gouvernement avait la capacité à comprendre, une fois pour toute, que le dogme de la protection de l'emploi à tout prix ,en matière d'économie, ne peut plus avoir cours aujourd'hui.....mais le clientélisme politique a encore de beaux jours devant lui).
a écrit le 25/07/2013 à 11:01 :
N'est-ce pas ce qu'on appelle la concurrence libre et non faussée ?
De quoi se plaignent-il exactement ? Que leurs clients essayent de faire jouer la concurrence en utilisant les arguments qui leur paraissent percutants ?
le marché n'a t il pas toujours raison ? Si leurs clients trouvent mieux et moins cher ailleurs ils partent, sinon ils restent. C'est la loi du marché, mais s'ils veulent une économie soviétisée qu'ils le disent, ça doit pouvoir s'arranger.
a écrit le 25/07/2013 à 10:42 :
je vois que les entrepreneurs sont beaucoup critiqués,et d?après certains,ils n'en ont jamais assez.
donc d?après ces critiqueurs , les patrons sont riches. je ne comprend donc pas pourquoi il n'y as pas plus de créateurs d'entreprises .ce dont je suis sur c'est que quant on est capable de rien on la ferme .
a écrit le 25/07/2013 à 10:12 :
Le CICE a été conçu pour améliorer la compétitivité par la baisse des coûts de production. C'est officiel. Il est logique que les client réclament les baisses de prix correspondantes. Seulement si les fournisseurs s'exécutent, l'objectif du CICE est atteint
a écrit le 25/07/2013 à 9:59 :
Les requins se disputent pour le morceau de viande... Encore une aide couteuse qui ne sert à rien parce que nos chers énarques, qui ont toujours été fonctionnarisés, ne comprennent rien à l'économie réelle : pauvre France !
a écrit le 25/07/2013 à 9:01 :
comme disait coluche , quand il pleut des roubles , seuls les pauvres n'ont pas de sacs , ben il devient évident que les gros veulent leur part du gâteau , ils n'en ont jamais assez , aides sur le smic , aides sur les charges diverses et variées , 1500 aides diverses et variées , et là hop 20 milliards de plus , les menaces des gros est clair : cet argent ne vous reviens pas , il est a nous .. ben voyons .. et le con tribuable ? , c'est lui qui eponge ces cadeaux , car c'est encore des cadeaux , c'est ecoeurant de voir comment cet assistanat au nom de la lutte sur le chômage ( depuis 1976 ) est vain et dilapidé , d'autres pays s'en sortent mieux sans ces aides , car ces aides étouffent l'idée aux grosses entreprises a aller chercher des parts de marché ailleurs qu'a l'état .. l'état c'est tellement proche et il est gentil , il donne et des qu'on grogne il donne encore plus .. lamentable ..
a écrit le 25/07/2013 à 8:23 :
Est-il pensable que les entreprises d'intérim bénéficient du CICE pour d'autres salariés que les leurs ? C'est à dire que les entreprises d'intérim bénéficient du crédit non pour le personnels qu'elles recrutent pour fonctionner mais pour les personnels qu'elles mettent à disposition de tiers ? C'est vraiment cela qui a été mis en place ou ma compréhension est erronée ? Le jeu normal du CICE serait que les entreprises utilisatrices cessent de faire appel à de l'interim et recrutent en CDD ou CDI compte tenu de l'allègement du coût du travail. Si les entreprises d'interim rétrocèdent le CICE (qu'elles ne devraient pas percevoir pour les salariés mis à dispositions de tiers) aux utilisateurs, le CICE aura manqué son but évidemment. Supprimer le CICE pour les personnes recrutés en interim semble être la solution non ?
Réponse de le 07/01/2014 à 17:56 :
Quand on ne connait pas on se tait
a écrit le 25/07/2013 à 1:45 :
Il suffirait sans doute de dénoncer publiquement ceux qui racollent et de leur coller une bonne taxe accrue très fortement en cas de récidive.
a écrit le 24/07/2013 à 22:10 :
Tiens, comme c'est bizarre, lorsque les crédits d'impôts concernaient les particuliers, les patrons trouvaient normal d'augmenter leur tarif sous prétexte qu'une partie de la note était payée par l'Etat. Mais là, comme les bénéficiaires du crédit d'impôts sont des entreprises, les clients se rebiffent face aux fournisseurs... Il suffit de voir le prix des poêles, éoliennes et autres photovoltaïques pour voir que quand c'est pour leur poche, les patrons ont toujours su détourner les aides de l'Etat. Bien sûr, on ne parle pas de l'immobilier neuf et des aides perçues à la fois en crédit d'impôt aux propriétaires et en allocations versées aux locataires... Là, chut, c'est normal, les entreprises doivent profiter de la manne...
a écrit le 24/07/2013 à 20:22 :
sociétés d'intérim, qui ont une masse salariale importante mais ne produisent rien !
a écrit le 24/07/2013 à 20:02 :
C est le cout du travail qui est mis en cause, vous ne rendez vous pas compte ?!?!?
a écrit le 24/07/2013 à 19:45 :
C'est en France que ça se passe, et pas avec des clandestins ni des étrangers, It's a free world de Ken Loach...
a écrit le 24/07/2013 à 17:41 :
quand vous êtes face à la GMS on vous demande votre bilan, coût d'achat de diverses matériels .... bref on vous fout à poil .... à vous de savoir si vous avez la possibilité de dire "merde"... le film "la vérité si je mens " résume en partie cela !
a écrit le 24/07/2013 à 17:36 :
Ca choc qui ?
Ce sont juste des patrons, comme beaucoup d'autres, qui crachent sur la politique sociale en place mais qui sont les premiers à vouloir en tirer bénéfice...
Réponse de le 07/01/2014 à 18:04 :
Oui je crache sur la politique sociale qui a fait de notre société des assistés, des fainéants et des profiteurs! Et tout les salariés paient ce sytème pourri mais les entreprises aussi. Regardez un peu les marges en peau de chagrin des entreprises de travail temporaire et vous comprendrez que celles ci ne sont pas rémunérées à leur juste valeur. Alors Non pas de retrocession du CICE au multinationales qui les pressent comme des citrons!!
a écrit le 24/07/2013 à 17:28 :
Cet article n'est pas sérieux et même trompeur, car il prend pour unique exemple les sociétés d'intérim, qui ont une masse salariale importante mais ne produisent rien ! Dénoncer un "racket" revient ici à justifier que les sociétés d'intérim gonflent leurs marges grâce au crédit d'impôt. Il est au contraire souhaitable qu'elles répercutent ce "gain" en baissant le prix de leurs prestations, de façon à ce que le client "producteur" gagne en compétitivité, ce qui lui permettra de baisser ses prix pour gagner des parts de marché ou d'investir pour mieux se développer.... ce qui est l'objectif du CICE. Messieurs les journalistes, réfléchissez avant d'essayer de faire un scoop !
a écrit le 24/07/2013 à 17:22 :
Ce rapport examine comment les gouvernements, institutions financières nationales et multinationales collaborent dans de nouveaux projets en france pour réorganiser les ressources en terres et en eau et créer des infrastructures industrielles sur des millions d?hectares dans le but d?assurer une production soutenue de produits de base et des bénéfices pour les marchés. Le concept de " , impliquant plusieurs grandes entreprises. Décrits comme des opportunités de développement, en particulier pour les petits agriculteurs, les "Corridors" de croissance agricole en france sont néanmoins susceptibles d?être plus avantageux pour les entreprises et les gouvernements. Ils ont le soutien des institutions internationales, Plus récemment, la plupart de ces mêmes acteurs se sont de nouveau réunis autour de la Nouvelle Alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition, qui vise à renforcer et étendre ce concept de "corridor".
a écrit le 24/07/2013 à 17:00 :
Une usine à gaz. Une simple baisse des charges aurait été plus lisible pour les entrepreneurs et aurait comporté moins d'effets pervers.
Mais pour nos bureaucrates de Bercy, il ne faut jamais faire simple quand on peut faire compliqué
a écrit le 24/07/2013 à 16:28 :
ne vous inquiétez pas en FRANCE il faut travailler 7 mois pour l?état et après l?état emprunte pour les 5 mois restant , CHERCHER l?ERREUR,...moi chef d'entreprise je n'y comprends rien! vive paul emploi nous devrions tous les mettre chez paul
a écrit le 24/07/2013 à 16:05 :
Bref : le CICE est une usine à gaz de plus qui introduit une distorsion de plus dans l'économie française. Pas de quoi en faire une thèse : on est dans le quotidien, là.
a écrit le 24/07/2013 à 15:56 :
Le problème c'est pas le CICE, c'est l'intérim. C'est toute la législation du travail qu'il faut repenser. Il y a des milliards à économiser pour l'Etat et pour les entreprises, pour peu que chacun prenne vraiment ses responsabilités.
a écrit le 24/07/2013 à 15:54 :
La parfaite illustration que les mécanismes socialistes sont systématiquement dévoyés de leur but initial et finissent par faire plus de mal et d'injustice qu'ils ne font de bien. C'est la même chose avec les particuliers en matière de la politique sociale française. Tout fini toujours par une arnaque. Conclusion, pour aider les entreprises, il faut moins de taxes et de charges en tous genrse et moins de subventions, qui au passage font aussi l'affaire des politiques qui se rendent indispensables et accroissent leur pouvoir (de nuisance) grâce à elles. Pour ce qui est des politiques sociales, il faut être très prudent et moins naïf.
a écrit le 24/07/2013 à 15:37 :
Une nouvelle démonstration de l'inutilité économique des aides versées aux entreprises sous forme d'exonération d'impôt et de cotisations sociales. Les premières exonérations de cotisations sociales ont été instaurés en 93 pour un montant de 3 milliards. On est arrivé à 30 milliards sous Sarko. 200 milliards d'aides publiques sont versées sous différentes formes aux entreprises et ce, sans effet réel sur le niveau d'emploi. Les 20 milliards supplémentaires du CICE suivront le même chemin. Les entreprises pratiquent l'aubaine et rien d'autre, on embauche pas parce que l'on a des aides mais parce que l'on a des débouchés solvables. En réduisant les dépenses publiques ont réduit d'autant les débouchés potentiels. Comme toujours se seront les grands groupes qui maximiserons leurs profits au détriment de la collectivité publique et des PME.
Réponse de le 02/08/2013 à 13:08 :
Les missions régaliennes d'un état sont: la défense, la police, la justice, le pouvoir de battre monnaie et de ,collecter l'impôt... Ca ne va pas loin... la santé, l'éducation ne sont malheureusement pas des missions régaliennes. Etat obèse ? je vous demande de me dire les secteurs où il y a trop d'agent. C'est facile de lancer des phrases à l'emporte pièce. Les services de l'Etat on été particulièrement été saignés, les services relevant des autorités préfectorales ne sont plus que l'ombre d'eux même. . Trop de profs ou de médecins peut être ? Les collectivités publiques ont embauchés pour faire face aux importants transferts de compétence et pour développer leurs services publiques. Peut être préférez vous que des missions de service public soient confiés à des entreprises privées qui rémunèrent des actionnaires plutôt que des services en régies directes ? C'est un choix idéologique qui ne vaut pas mieux qu'un autre.
a écrit le 24/07/2013 à 15:15 :
quand l'etat joue au gendarme et au voleur ça peut coincer
a écrit le 24/07/2013 à 14:59 :
Le jour où les politiques et les fonctionnaires (les mêmes) comprendront l'économie il fera plus chaud qu'aujourd'hui.Ou alors ils ont tout compris uniquement à leur avantage.
a écrit le 24/07/2013 à 14:42 :
Les "chasseurs" de subventions et autres aides existent depuis des années dans les grosses boîtes. Ca doit faire au moins 20 ans que j'en entend parler!
a écrit le 24/07/2013 à 14:41 :
Il suffit d'identifier ces entreprises , de quantifier leurs cice et de le reverser aux entreprises subissant la pression de ces cowboys
je pense que cela calmerait tout le monde
a écrit le 24/07/2013 à 14:34 :
Une boite de 60 employés qui gère 3000 intérimaires.
a écrit le 24/07/2013 à 14:18 :
Attention, dans l'interim, un gars qui est payé 15 EUR de l'heure, est refacturé 29 par l'agence d'interim (charges sociales + marge). c'est vrai qu'avec ce CICE, on paye pour des charges qui ne sont plus payée par l'agence. Sur des grands compte, ça doit se voir.
a écrit le 24/07/2013 à 14:14 :
Ca choque personne 60 employés permanents et 3000 interimaires?
a écrit le 24/07/2013 à 14:04 :
Typique contre-effet d'une mesure visant partiellement, et non complètement, une portion du pays dont on a la charge. Une mesure de restriction comme une mesure d'allègement de charges doit concerner tout le monde.
De plus, ce maudit CICE a eu un autre effet pervers : Amener les entreprises à réviser à la baisse les salaires à l'embauche des cadres et techniciens confirmés. Une idiotie.
La seule mesure pour une relance : Faire revenir les industries en France et ne plus taxer l'investissement.
a écrit le 24/07/2013 à 13:59 :
Rien de nouveau, çà se fait déjà beaucoup avec le Crédit d impôt recherche.

Mais je l 'accorde comme d habitude c 'est les petits qui trinque et les gros qui encaisse!!
a écrit le 24/07/2013 à 13:53 :
principalement la GMS !
a écrit le 24/07/2013 à 13:43 :
bravo Hollande
démonstration que ces fonctionnaires technocrates sont justes bon a monter des usines à gaz qui font perdre du temps au administratifs des firmes et travailler des fonctionnaires pour rien juste pour controler
une baise de X% de charges aurait tout réglé
et après ils nous font des grands messes sur la simplification : Pitoyable
arrêtez le pouvoir des fonctionnaires de Paris
s
a écrit le 24/07/2013 à 13:43 :
Les entreprises soit disant rackettées sont des sociétés de travail temporaire.
Il n'y a aucune raison que l?allègement ne soit pas conféré à l'entreprise réellement utilisatrice. qui est celle qui paye les charges sociales.
a écrit le 24/07/2013 à 13:39 :
ah les politiques de boutiquiers, je te prends ça, je te donne ça, quel bordel !
a écrit le 24/07/2013 à 13:38 :
Les comptables ont pris le pouvoir, ils sont une des causes de l'affaiblissement de la France ; ces commis , acheteurs et autres financiers , quels piètres patriotes , planqués depuis toujours , agenouillés devant leurs petits profits ....
a écrit le 24/07/2013 à 13:29 :
je vous certifie a l?intérieur de l?Europe il ni a pas de frontière, mais je vous rassure on retrouve tout le monde
a écrit le 24/07/2013 à 13:28 :
Cet article est parfait. Il met en exergue la totale absurdité d'un gouvernement qui d'un côté prélève sur les entreprises via une multitude de prélèvements obligatoires, avant de reverser via le CICE une aide aux entreprises de l'autre côté. Quel non-sens! Le seul intérêt est de donner plus de travail aux fonctionnaires chargés de faire fonctionner l'application de cette mesure.

Bienvenue en France, patrie de l'anti-pragmatisme et de la suradministration.
a écrit le 24/07/2013 à 13:28 :
Des qu'il y a de l'argent publique, les requins sont toujours la pour en grapiller une partie au préjudice des travailleurs et des petits patrons qui ont la fibre sociale et sociétale.

D'ailleurs n'avez vous pas remarqué que les riches continuent à s'enrichir malgré la crise. devinez qui sont les berner !!!!!!!!
a écrit le 24/07/2013 à 13:27 :
Lorsque les négriers sont en détresse, sont-il frappés par le remords? Il y a de quoi douter.
a écrit le 24/07/2013 à 13:22 :
Le rapport Gallois proposait des allègements de charges, réclamés par tous, financés par une augmentation de la TVA. Come ce gouvernement de nabots ne pouvait accepter une solution simple, ils ont monté cette usine à gaz qui, essentiellement leur permettait de gagner un an. Une fois de plus, quand on a affaire à des incompétents qui ne réfléchissent pas plus loin que la moitié de leur nez, on obtient des effets indésirables.
a écrit le 24/07/2013 à 13:02 :
Lamentable , j'aime mon pays mais je me pose de plus en plus de questions sur la mentalité de clochards et le manque d'éducation de ses habitants ...
a écrit le 24/07/2013 à 13:01 :
encore une AIDE qui ne sert a rien ET certain assaieNT deja d EN profite???
a écrit le 24/07/2013 à 12:54 :
le but du cice a la base, c'est de rendre competitives des entreprises exposees a la concurrence internationale en moderant le cout du travail; c'est precisement tt le contraire des entreprises de travail temporaire qui ne sont exposees a aucune concurrence de ce type... y a t il des exemples dans le domaines de l'industrie, de l'informatique, ou autre, ca serait autrement plus parlant?
a écrit le 24/07/2013 à 12:50 :
mais à ceux qui ont monté cette usine à gaz !

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