Le crédit d'impôt compétitivité, une fausse bonne idée ?

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Dans une étude publiée par un laboratoire de Science Po (le LIEPP), un économiste estime que le crédit d'impôt compétitivité, mis en place à la suite du rapport Gallois, rate sa cible en ne se concentrant pas uniquement sur les hauts salaires et en étant, au contraire, limité aux salaires n'excédant pas 2,5 Smic. De ce fait, le "coût" des salaires élevés ne diminue pas. Ce qui n'incite pas les entreprises à investir dans une montée en gamme des produits qui aurait pu améliorer la compétitivité du "made in France" sur les marchés internationaux

Faut-il étendre aux hauts salaires le dispositif d'allègements de cotisations sociales jusqu'ici réservé aux rémunération ne dépassant pas 1,6 Smic ? Le récent rapport Gallois sur la compétitivité préconisait cette solution pour aider l'industrie française à investir dans une montée en gamme afin d'améliorer sa compétitivité sur les marchés internationaux. Dans une note publiée par le Laboratoire interdisciplinaire d'évaluation des politiques publiques (LIEPP) de Sciences Po, Clément Carbonnier, maître de conférence à l'Université de Cergy-Pontoise, dresse les avantages et les inconvénients de cette préconisation et s'interroge sur l'efficacité du ccrédit d'impôt compétitivité et emploi (CICE).
On se rappelle que Louis Gallois, commissaire à l'investissement, dans son rapport remis fin 2012 au gouvernement, préconisait un élargissement des allégements de cotisations sociales jusqu'à 3,6 Smic alors qu'ils décroissent actuellement progressivement entre 1 Smic et 1,6 Smic. Finalement, l'Assemblée nationale à voté un crédit d'impôt (le fameux CICE), applicable en partie dès 2013, tenant compte des rémunérations jusqu'à 2,5 Smic.

Le crédit d'impôt ne permet pas de baisser le coût du travail des hauts salaires

Ce n'est sans doute pas suffisant pour l'auteur de la note car « les allégements de cotisations sur les bas salaires des vingt dernières années [le premier dispositif date de 1993], diminuant le coût du travail à bas salaire et augmentant le coût pour l'employeur d'accorder des salaires plus élevés, auraient incité les entreprises à investir dans les productions de moindre qualité, employant des salariés pour de faibles salaires. Un rééquilibrage des coûts des salaires faibles et élevés par un élargissement des allègements de cotisations aux hauts salaires inciterait symétriquement les entreprises à investir dans des production de meilleure qualité ».
Or, pour Clément Carbonnier, la décision du gouvernement de limiter le crédit d'impôt à la masse salariale inférieure à 2,5 Smic « ne correspond pas à cet objectif. Car si une telle mesure réduit le coût du travail, y compris qualifié, elle ne diminue pas l'écart entre les coûts du travail qualifié et peu qualifié. Elle ne diminue donc pas non plus la tentation de privilégier les investissements dans les productions de moindre qualité ».

Le crédit d'impôt n'incite pas à investir dans des productions de meilleure qualité

De fait, les allégements Fillon de cotisations sociales continuent de ne s'appliquer qu'aux seuls salaires compris entre 1 et 1,6 Smic... en plus du crédit d'impôt. Et pour les salaires supérieurs à 1,6 Smic, il n'y a « que » le crédit d'impôt (jusqu'à 2,5 Smic).  L'auteur insiste donc : « pour inciter à investir dans les productions de meilleure qualité, il conviendrait de diminuer le coût employeur d'une augmentation de salaire net, c'est-à-dire soit de cibler les nouveaux allègements sur les plus hauts salaires uniquement, soit de remonter les coûts des salaires inférieurs ». Mais cette deuxième proposition pose un problème. Car augmenter les coûts salariaux au niveau du Smic pourrait s'avérer pénalisant pour les emplois non qualifiés. Plusieurs études ont en effet montré que les allègements sur les bas salaires ont eu un impact positif pour l'emploi. Symétriquement, un retour sur ces allègements risquerait de détruire des emplois peu qualifiés.

Des alternatives au crédit d'impôt

Aussi, pour sortir de ce dilemme, l'auteur se demande si l'arme du crédit d'impôt est bien la meilleure pour inciter l'industrie française à monter en gamme. Selon lui « offrir un crédit d'impôt sur un marché ne permet pas de contrôler la répartition de ses avantages entre les différents acteurs de ce marché : les sommes bénéficieraient aux salariés en hausses de salaires et aux actionnaires en hausse de dividendes, et donc seulement partiellement à des investissements innovants ».
En conclusion, pour booster l'industrie française, l'auteur recommande d'utiliser « d'autres politiques publiques plus efficaces », dont certaines sont préconisées par le rapport Gallois : faire jouer à l'Etat un rôle plus direct et actif dans l'innovation en créant un Commissariat à la prospective ; renforcer les incitations directes à travers le maintien du crédit d'impôt recherche ; pour pallier les difficultés des entreprises à financer leurs innovations, il serait plus utile de créer un préteur public direct que d'instituer « un crédit d'impôt sur la masse salariale ». C'est en partie l'objectif dévolu à la nouvelle Banque publique d'investissement (BPI).
 

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Commentaires
a écrit le 29/01/2013 à 20:02 :
N'étant pas un économiste , je me bornerai donc tout d'abord à rappeler que le "rapport Gallois "devait être enterré par le nouveau gouvernement au pouvoir , comme d'ailleurs d'autres rapports préconisant à peu près les mêmes mesures Se souvient -on aussi de la rapidité avec laquelle M Ayrault a fait sienne une partie seulement de ce rapport ? La perplexité manifestée ensuite par M Gallois ( BFM Business ) sur un "détricotage " éventuel ultérieur par les députés PS et, plus précisement aussi sur l'efficacité de la llimitation du montant retenu , m'a convaincu de l'inanité partielle du résultat à en attendre
Réponse de le 30/01/2013 à 14:44 :
hélas, aucun politique ou fonctionnaire n'est payé en fonction des résultats, donc aucune culture pour le moindre changement, la moindre amélioration d'efficacité, donc rien ne change, tant pis pour le privé qui doit travailler encore plus pour les financer
a écrit le 29/01/2013 à 15:32 :
La vérité derrière ce crédit d?impôts et le sommet bidonné pour l'emploi est Moscovici, le vice président du cercle de l'industrie. Ce sont tout simplement des tractations en coulisses pour les futurs renvois d?ascenseurs et reconversions sur le dos des salariés et des petites/moyennes boites. Cette usine à gaz est illisible à moins d'avoir un service spécialise, ce qui est le cas du CAC40 et affidés. Tout ces trucs sont des rideaux de fumée et tout a déjà été négocié en coulisses.
a écrit le 29/01/2013 à 14:45 :
1/ Le niveau scolaire baisse
"La Suisse vient de décider que les titulaires du bac L français ne pourront désormais plus s'inscrire dans un établissement universitaire helvète. La baisse du niveau scolaire des Français qui agite notre pays s'est d'ores et déjà répandue chez nos voisins" (Source Atlantico)
a écrit le 29/01/2013 à 11:32 :
Ce Monsieur a raison : les sorties de crise des entreprises automobiles des USA sont l'exemple que l'innovation et la recherche sont nécessaires pour sortir des crises et recréer de l'emploi : à partir de là, il serait effectivement plus efficace de placer le crédit impôt compétitivité sur les hauts salaires dédiés à l'innovation et compétitivité. Le fait de placer ce crédit d'impôt sur les bas salaires interroge sur l'objectif réel : placé sur les bas salaires, cet impôt compétitivité n'aurait il pas pour incitation à encourager le recrutement des emplois non qualifiés ?
Alors, ce crédit compétitivité, quelle motivation : pour l'innovation ou pour l'emploi de poste non qualifiés ? A moins que l'on argumente qu'un regain de compétitivité ne se fasse sur la baisse des coûts de production... Quel modèle économique voulons nous pour la France : production de produits à faible VA ou recherche de VA par l'innovation ou la recherche appliquée ?
a écrit le 29/01/2013 à 10:47 :
La question fondamentale est simple: Est-ce que le crédit d'impôt peut rendre les entreprises plus compétitives?
Les réponses sont multiples et édifiantes: D'une part, NON, un crédit d'impôt est un crédit d'impôt, il n'a pas d'effet direct sur la compétitivité. D'autre part, OUI, un crédit d'impôt de 10 euro, permet d'investir 10 euro dans des mesures qui peuvent améliorer la compétitivité d'une entreprise. Les reflexions, de Mr Carbonnier sont donc inutiles ,le post de "johnmckagan" le dit bien, réductions des coûts sur la masse salariale (disons de 10 euro) et bien c'est 10 euro, MAIS potentiellement pour " inciter l'industrie française à monter en gamme" comme le préconise ce Monsieur. Les problème est là dans cette "évidence" que l'industrie doit "monter en gamme", voir "innover". Donc il suffirait d'avoir (les bons objectifs) par exemple des bon chercheurs pour trouver les produits miracles ("innovants") pour re-devenir compétitif? Bien avant cette chimère de l'innovation, il y a besoin d'améliorations de l'offre pour rester ou devenir concurrentiel. Ce n'est vraiment pas l'état qui sait quoi faire! Le terme "usine à gaz" pour réduire la charge fiscale est approprié. La culture française du fin pilotage de l'industrie à travers des dispositifs "intelligents" est un très coûteux drame national! Nous ne manquons vraiment plus de preuves irréprochables de l'échec formidable de la France à vouloir piloter une industrie en voie de disparition! Les conclusions de Mr Carbonnier qui revendique "de créer un Commissariat à la prospective et de renforcer les incitations directes à travers le maintien du crédit d'impôt recherche" sont désolentes et inquiétantes.
a écrit le 29/01/2013 à 9:28 :
Pour etre méchant je pourrais dire : "et un rapport de plus" .Sur le fond je pense que ce monsieur se trompe en se focalisant sur le cout du travail .Les freins à notre développement économique sont nombreux et à mes yeux la lourdeur administrative pése autant que le cout des salaires+ charges .Prenons le cas d'une entreprise qui a un service administratif et comptable de 5 personnes et bien à ce stade vous pouvez vous dire que le temps de travail d'une personne est employé à répondre à des demandes d'info émanent de plusieurs administrations .Conclusion vous simplifiez l'administratif, vous supprimez un non productif et vos prix de revient baissent et vous devenez plus compétitif .
Réponse de le 29/01/2013 à 10:03 :
Vous avez raison, je rajouterai qu'il faudrait aussi supprimer tous ceux qui "pondent" ces genres de propositions dont la philosophie est de pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer!
Le simple serait d'utiliser la masse salariale de l'entreprise dans son ensemble, et, pour aller dans le sens des compliqués pour ne pas les traumatiser avant leur licenciement, de mettre une pondération en fonction du pourcentage de bas salaires.
Réponse de le 29/01/2013 à 11:01 :
A PNV Vous êtes encore de ceux qui considèrent les administratifs comme des improductifs ce qui est faux. Le coût des administratifs n'a pas un impact direct sur les coûts directs de production mais sont répartis sur l'ensemble des services de l'entreprise. Donc votre raisonnement est complètement erroné.
Réponse de le 29/01/2013 à 11:41 :
Vous prenez une entreprise de 20 salariés avec 15 productifs et 5 administratifs si du fait de la simplification administrative vous supprimez un administratif cela diminue d'autant vos charges salariales ( salaire+charges) avec incidence sur les prix de revient .
Je ne vois donc pas où mon raisonnement est erroné ?
Exemple : sal+charges= 30.000 ?/an par salarié x 20 = 600.000 ? ,vous supprimez un administ. la masse salariale +charges est ramenée à 570.000 ? soit une baisse de 5% qui se répercute sur les couts de revient !
Réponse de le 29/01/2013 à 12:32 :
@ pnv : L'administration produit également; d'ailleurs les économies des pays les plus riches se sont dotés d'un système normatif et administratif complexe. Le challenge aujourd'hui est d'être en mesure de gérer cette complexité d'une manière de plus en plus simple et moins couteuses. Le secteur des services (beaucoup de taches administratives d'ailleurs) a été longtemps en croissance au détriment de l'industrie manufacturière. Un autre problème: la productivité n'est qu'une composante de cette nébuleuse compétitivité. Et le problème principal : pourquoi augmenter la complexité des taches administrative de l'état (avec un nouvel dispositif de crédit d'impôt)? Un état qui a su prouver son manque d'organisation, d'orientation et d'efficience d'une manière extraordinaire. Parlons de productivité de l'état et de sa compétitivité; oui l'état français ne performe que très mal en comparaison avec d'autres. Et ne réduisons pas compétitivté à productivité.
Réponse de le 29/01/2013 à 13:55 :
Nous sommes donc d'accord quand vous écrivez " parlons de productivité de l'état et de sa compétitivité " c'est ce que j'appelle " les lourdeurs administratives" qui pèsent autant que les charges sociales .
Réponse de le 29/01/2013 à 14:18 :
@ pnv: oui, l'état n'est qu'une société de service : au servive des citoyens et soumis à la même pression que tous acteurs économiques. il doit être productif (efficience administrative), mais avant tout efficace. Dans ces 2 dimensions, il y a du potentiel de progrès pour l'état français...) Et comme vous le dites, un état a une influence sur la compétitivité des entreprises. Qu'il se concentre à bien rendre service aux entreprises (et aux citoyens) lui-même, au lieu de donner des leçons de gestion d'entreprise à travers "l'incitations fiscales": des éniemes montages et dispositif fiscaux, là tout le monde en profitera.
Réponse de le 29/01/2013 à 14:22 :
Je suis désolé mais une entreprise de 20 personnes n'a pas 5 administratifs mais tout juste deux donc votre raisonnement est utopiste ou alors vous êtes dans une entreprise à fort résultat net et dans ce cas la question de productivité ne se pose pas. Allez donc voir une entreprise dans le secteur agro-alimentaire et vous me direz si il y a cinq administratif pour 20 productif et nous en reparlerons.
Réponse de le 29/01/2013 à 15:06 :
Prenez le service après vente d'une concession automobile moyenne de marque française ou étrangère qu'importe .Pour 15 productifs mécaniciens,carrossiers,peintres vous avez 4 à 5 improductifs ; le chef d'atelier,une facturière et deux réceptionnaires,l'un en mécanique,l'autre en carrosserie et bien les standards de gestion constructeurs incitent les concessionnaires à supprimer la facturière ( improductive) et à confier son travail aux réceptionnaires pour faire baisser la masse salariale du compte d'exploitation du SAV .
A la lumière de ce qui précède si mon raisonnement vous parait toujours utopiste je vous invite à le vérifier auprès des professionnels concernés .
a écrit le 29/01/2013 à 9:02 :
C'est normal que le crédit d'impot ne frappe pas les hauts salaires, il y a un surplus de demande de travail qualifié. Il n'y a donc pas besoin de l'augmenter davantage avec un crédit d'impot. Par contre il y a un excès d'offre du travail peu qualifié.
Réponse de le 29/01/2013 à 9:30 :
Le but de ce crédit d'impôt devrait être de favoriser l'innovation pour assurer des emplois à l'avenir. Baisser les charges plus généralement, pour être plus compétitif et assurer des emplois à long terme.
Mais à vouloir être juste un dispositif de plus pour réduire les charges sur les bas salaires, je pense aussi qu'il rate sa cible. Ce ne sont pas les plus petits salaires qui font la recherche et développement, donc l'innovation invoquée pour bénéficier du dispositif sera sûrement "fabriquée".
Ces politiques d'aides sont trop court termistes et ne résoudront pas le problème de fond de la compétitivité.
a écrit le 29/01/2013 à 8:15 :
Bien qu'étant de droite, je m'astreins à lire "La Tribune" tous les matins.
Je suis étonné par beaucoup de "commentaires" qui transpirent l'envie et la jalousie. Mon voisin gagne de l'argent, ce n'est pas parce que je suis plus bête ou plus fainéant que lui, c'est uniquement du à l'injustice, et donc il faut le taxer ( lourdement ) et redistribuer ( de préférence à moi !)
Cette mentalité est propre à la France et est distillée depuis 40 ans par l?Éducation Nationale, les médias et la "Nomenklatura", cf. les derniers propos de V. Peillon sur le rôle de l'école...Nous ne sommes pas sortis de l'auberge.
Réponse de le 29/01/2013 à 15:07 :
On ne doit pas lire les mêmes commentaires. Perso, je suis effarée par le prolibéralisme et le chacun pour soi égoïste prôné par la plupart des commentateurs ^^ Vous déplorez que certains estiment que si le voisin gagne plus, c'est un injustice. Moi, je déplore que trop ici disent que si le voisin gagne moins, c'est qu'il est plus bête ou plus fainéant. Là où Peillon a raison, c'est que l'éducation détermine bien souvent l'orientation de toute une vie. Et force est de reconnaître que NOTRE école publique ne parvient plus à réussir sa mission d'éducation de qualité pour tous, pour le fils d'ouvrier comme pour la fille de profs ou le petit-fils de cadre sup ou de médecin... Or, quand les jeunes savent d'emblée qu'ils n'auront pas les mêmes chances que les autres dès le collège (et ce même en travaillant d'arrache-pied) parce qu'ils sont issus de tel ou tel milieu social, c'est une machine à créer du désespoir.
Réponse de le 29/01/2013 à 15:35 :
"notre école ...ne parvient plus" c'est délibéré notre élite n'a jamais admis la démocratisation de l'enseignement comme cela a existé pendant une courte période qui correspond à peu prét aux 30 glorieuses où un enfant d'ouvrier ou d'agriculteur pouvait faire des études supérieurs ou médecine sans difficulté .Depuis les portes se referment progressivement et Peillon comme ses prédécesseurs est l'otage de l'institution et des syndicats de l'éducation nationale .
a écrit le 29/01/2013 à 8:13 :
Voilà une affaire comique la grande majorité de nos élus passent par cette école ringarde sauf pour garder ses prévilèges. Lorsque l'on fait l' état de l'économie française gérée par les politiques qui nous viennent des deux plaies de notre Pays l'ENA et S.po on se dit que toute idée des "fins" stratéges de ces écoles, est encore une idée de déclin.Pour quand une interdiction d'avoir des responsabilités nationales pour ces destructeurs des valeurs.
a écrit le 29/01/2013 à 7:51 :
Vous pouvez chercher dans toutes les directions,la seule solution,c'est une taxe sur l'énergie pour financer les retraites.Qui est capable de le faire comprendre à nos économistes?
Réponse de le 29/01/2013 à 9:20 :
@Gépé001: +1 ! Une taxe de 1% sur toutes les énergies (électricité, gaz, hydrocarbures) serait indolore pour les Français et permettrait de financer les retraites.
Réponse de le 29/01/2013 à 9:37 :
Une taxe sur l'énergie pour financer les retraites? Vous vous rendez compte de l'énormité de ce que vous dites? Le système de retraites doit muter pour assurer à terme son autofinancement, c'est à force de bricolages comme celui que vous suggerez que le financement des postes budgétaires devient délirant incompréhensible et malsain.
Réponse de le 29/01/2013 à 10:55 :
On a connu par le passer la vignette auto " pour les vieux ", la TVA à 33% sur les produits de luxe, des solutions il y en a, le financement des retraites actuel ne peut être supporté par les futures générations, il va bien falloir trouver un financement lier à notre surconsommation en tout genre où une taxe minime paraîtrait indolore.Mais pour éviter le matraquage systématique la réduction des dépenses est la première solution.
Réponse de le 29/01/2013 à 11:16 :
Comment pouvez-vous recommander comme retraité EDF une taxe supplémentaire après celle pour les nouvelles énergies au 1er janvier qui vient de renchérir l'électricité de 2,5% alors que lorqu'il s'est agit de faire passer la contribution des salariés d'EDF de 10 à 20% pour leur propre consommation de gaz et d'électricité, vous vous êtes élevés contre !
J'attends aussi avec impatience le procès en correctionnel de la CCAS d'EDF avec ses implications à la CGT et au P.C. au Printemps et vous verrez que la gestion de VOTRE CCAS laisse à désirer.
a écrit le 29/01/2013 à 6:06 :
Ce n'est pas en compliquant les regles que l'economie Francaise va retrouver la forme!... C'est le coeur de certains Francais (ceux qui ne travaillent pas ou ne travaiellent pas dur) qui est a changer. Il faut pour cela une moralite... qui n'existe plus pour un grand nombre de gens... "Travaillez, prenez de la peine,... le travail est un tresor"... plutot que "Allons y! Profitons de tout et DE TOUS!" A bon entendeur, salut!
a écrit le 29/01/2013 à 6:00 :
Les Sciences Po feraient mieux de faire profil bas vu les scandales qui entourent cette vieille et couteuse institution. Quant aux analyses de professeurs simplets qui theorisent a tout va a l'appui de leurs statistiques frelatees...ca vaut pas un bon suppositoire et dans tous les cas on l'a dans le Q.
a écrit le 29/01/2013 à 4:49 :
ce Liepp a-t-il quelques compétences en lieu et place de théoriser sur la théorie ??
combien est payé Clément Carbonnier pour nous sortir cela ??
combien de temps avez-vous passé dans une usine ??
tout cela n'est pas sérieux !!!!
Réponse de le 29/01/2013 à 9:24 :
Le Salaire minimum d'un maître de conférence à l'Université est 4000e/mois net et 6-7h/jour à l'école. Sérieux et pas sérieux, elle fait son boulot mais elle fait le boulot du gouvern;))
a écrit le 29/01/2013 à 2:45 :
Dispositif type usine à gaz qui va surtout profiter aux grandes entreprises. Beaucoup de PME ou TPE n'auront droit qu'à des miettes. Bel effet d'annonce comme toujours (gouvernement de gauche ou droite c'est pareil) mais les conditions pour y avoir droit seront telles que peut seront éligibles et finalement l'état s'en tirera pas trop mal.
Comme il est fauché et qu'il dépense plus qu'il ne gagne nous n'avanceront pas, dans un an ou deux il nous ressortira une autre formule magique et hop!
a écrit le 29/01/2013 à 2:40 :
Curieux cette proposition! Le crédit d'impôts même pour les hauts salaires. Les "enarques" viennent de s'apercevoir qu'ils ne peuvent plus venir "pantoufler" et se "goinfrer" dans le privé avec des très hauts salaires sans être ponctionner fortement.'
a écrit le 29/01/2013 à 1:20 :
la compétitivité c est rendre un produit plus atttrractif qu' un autre, l' image d' un pays c' est une compétition en été, quel est le rapport; innovation, un sujet à durement reflechir
a écrit le 29/01/2013 à 0:30 :
Pourquoi faire simple quand on peut compliquer, c'est décidément, la politique de l'administration et de l'Etat.
Pourquoi faire de montage d'impôt recherche, des niches fiscales des subventions par si, des confiscations par la, avec tout le travail et le casse tête qui a derrière, et tous les vautours de l'argent public qui rodent autour ?
Pourquoi ne pas simplement baisser les cotisations, taxer moins, et laisser la nature faire son travail d?équilibrage ?
Pourquoi pratiquer le keynésianisme étatique tout le temps, alors que Keynes lui même le prévoit que pour des périodes données ?
On sait tous que le keynésianisme étatique n'est pas une exception d'une période, mais du provisoire éternel.
Le collectivisme étatique peut être soutenable jusqu?à un certain degrés, et après, c'est la chute assurée, et malheureusement, on est entrain de dépasser le point l?équilibre.

a écrit le 28/01/2013 à 21:07 :
Comment faire croire que la mauvaise gestion et vision de nos entreprises sont lies au fait que l'etat ne cree pas une nouvelle niche fiscale.Allez a nos portes monnaies,les riches demandent plus d'argent,ils veulent faire main basse sur l'etat providence en ne laissant rien aux pauvres et se goinfrant toujours plus
Réponse de le 29/01/2013 à 4:46 :
mauvaise gestion et vision ?? quelles sont vos preconisations monsieur l'industriel ???
a écrit le 28/01/2013 à 19:57 :
un "commissariat à la prospective", ou comment permettre aux entreprises qui ne dépendent que des commandes d'états pour faire vivre leurs R&D et ponctionner encore un peu plus
d'argent public.
Réponse de le 28/01/2013 à 21:20 :
+1
Je propose également un "centre national d'accompagnement de projet technologique" , un "pôle de conseil public en management et études de marché", un "centre ministériel d'étude de faisabilité technique et industrielle", le tout supervisé par un "haut conseil à l'innovation".
On augmente la TVA de 10 points pour financer tout ça et voila!
(comme quoi moi aussi je peux dire des c....ries sans avoir fait science-po ni l'ENA)

Réponse de le 29/01/2013 à 2:46 :
Ce laboratoire de Sciences Po est devenu un "think tank" de l'oligarchie énarchique. La preuve il ne préconise que de comités "duschmol" et des machins "théodules qui ont pour seul objet de procurer des fromages juteux aux élites étatiques
a écrit le 28/01/2013 à 19:50 :
Je ne vois pas où est le problème. Si il y a un crédit d?impôt même si cela ne s'applique qu'à une tranche de revenu , cela réduit mécaniquement le cout de la masse salariale, ce qui baisse le cout du travail et donc augmente la compétitivité.
Si la France ne monte pas en gamme c'est parce que ceux qui ont les competences techniques pour le faire ne sont pas mis en avant, en terme de salaire notamment mais aussi en terme de décisions.
a écrit le 28/01/2013 à 19:49 :
L'ancien crédit d'impôts (CIR pour Crédit d'Impôts Recherche) est une aberration. En effet, et pour l'avoir vécu dans 3 entreprises différentes, aucunes de celles-ci ne faisaient de la recherche et de l'innovation ! Qui dit mieux ?
Réponse de le 29/01/2013 à 12:10 :
Le crédit d'impot compétitivité me semble avoir un impact très faible sur le coût du travail : dans ma société (TPE de 3 salariés ingénieur) après simulation, le crédit serait au mieux de 1000 ? par an à comparer avec la masse salariale qui dépasse les 100 000 ?. Le crédit d'impot est donc inférieur à 1% du coût des emplois à mettre en parallèle avec les dossiers et obligations que cela va engendrer, cela ne vaut vraiment pas la peine !

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