Rapprochement entre école et entreprise ? Le gouvernement y croit

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L'école et l'entreprise se rapproche
L'école et l'entreprise se rapproche
Le gouvernement en est convaincu. Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre et Vincent Peillon, le ministre de l’Education nationale installe ce vendredi le Conseil national éducation économie (CNEE). Son objectif est claire : dynamiser les relations entre l’école et le monde économique.

Les entreprises en ont rêvé, Vincent Peillon l'a fait ! Ce vendredi, Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre et Vincent Peillon, le ministre de l'Education nationale, installent le Conseil national éducation économie (CNEE). Son objectif : dynamiser les relations entre l'école et le monde économique.

Articuler le système éducatif avec les besoins des entreprises

Précisément, il est "chargé d'animer une réflexion prospective sur l'articulation entre le système éducatif et les besoins du monde économique" ainsi qu'un "dialogue permanent entre leurs représentants sur la relation entre l'éducation, l'économie et l'emploi", explique le ministère de l'Éducation.

Il pourra également faire des recommandations, donner des avis, solliciter des expertises et porter des projets. Autres missions du CNEE : "Favoriser le dialogue et la connaissance des initiatives, développer des initiatives qui existent déjà mais qui sont parcellaires, comme davantage de témoignages d'entrepreneurs ou de salariés dans les établissements scolaires, le développement de mini-entreprises et la promotion de la culture d'entreprendre". Une quinzaine d'associations, dont "100.000 entrepreneurs", "Entreprendre pour apprendre", "Jeunesse et entreprises", mènent actuellement ce combat.

Le comité se penchera également sur la formation, via l'alternance et l'apprentissage, en particulier dans les filières d'avenir.

"Ce dialogue, je le disais, entre l'école et l'économie, l'école et l'entreprise est indispensable.
Il est indispensable parce qu'il est aussi un des éléments de la réussite du grand chantier, qui
prendra des années mais qui est une ambition nationale et collective, qui est celui de la
refondation de l'école. Il est indispensable pas seulement pour l'école mais pour les jeunes, Il
est indispensable pour l'économie elle-même, pour mener ce combat pour l'emploi, pour
mener ce combat contre le chômage, pour mener ce combat pour la compétitivité, pour
l'innovation, pour une économie réinventée, plus performante mais aussi plus exportatrice", a déclaré Jean-Marc Ayrault lors de l'installation du CNEE.

Jean-Cyril Spinetta connaît bien la maison

Comme l'annonçait la rumeur, le CNEE sera présidé par Jean-Cyril Spinetta, l'ancien dirigeant d'Air France-KLM dont le parcours professionnel fut jalonné de plusieurs expériences à l'Éducation nationale. Il fut notamment adjoint d'enseignement de 1961 à 1969, chef du bureau des investissements et de la planification au ministère de l'Éducation nationale de 1972 à 1976 et directeur des collèges au ministère de l'Éducation nationale de 1983 à 1984.

En 1997, il s'est également vu confier par Claude Allègre alors ministre de l'Education nationale, une mission sur le recensement des gisements d'emplois dans le secteur de l'Éducation.

Le Medef et les syndicats conviés

Au total, 27 membres composent ce comité, dont cinq chefs d'entreprise parmi lesquels Jean-Louis Beffa, l'ancien dirigeant de Saint-Gobain et Henri Lachmann qui présida Schneider Electric, cinq représentants des employeurs, dont Pierre Gattaz, le président du Medef, des secrétaires généraux de syndicats, des représentants de syndicats d'enseignants, des directeurs d'administration et deux présidents de régions.

D'autres actions en cours

Le gouvernement ne compte pas sur ce seul comité pour rapprocher l'école et l'entreprise. Conformément à ce qu'avait annoncé François Hollande lors des Assises de l'entrepreneuriat, un programme éducatif sur l'esprit d'initiative et l'innovation est actuellement en cours d'élaboration, de la sixième à la terminale et dans l'enseignement supérieur. Ce contenu pédagogique doit être validé à l'automne par le Conseil des programmes.

En outre, un dispositif entrepreneur-étudiant sera bientôt créé pour permettre à ceux qui créent une entreprise à l'issue de leurs études de continuer à bénéficier du statut d'étudiant.

Vers une modification des manuels scolaires ?

Le tout jeune CNEE parviendra-t-il à modifier le contenu des manuels scolaires depuis longtemps décrié par les entreprises en raison de l'image peu flatteuse qu'ils leur renvoient ? Peut-être ! Le ministère demande au CNEE de développer des contenus pédagogiques et de former le personnel de l'Éducation nationale.

Publié en 2008, le rapport Guesnerie reconnaît à certains manuels scolaires une insuffisance à décrire le monde économique tel qu'il est et un traitement partiel et souvent négatif de l'économie de marché.

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a écrit le 20/10/2013 à 16:10 :
Après des années à vouloir que tous les jeunes passent par le bac, et, en conséquence, à baisser le niveau d'exigence en termes de connaissances, de savoir-faire et comportement, voilà qu'on découvre l'intérêt du professionnel. Le problème, c'est que, contrairement aux lycées, les entreprises n'accepteront pas que les jeunes viennent glander dans leurs murs.
a écrit le 20/10/2013 à 11:46 :
c'est à se demander si ces politicards sont capables de reconnaître l'intérêt de ce rapprochement quand on connait un peu la mentalité de certains proviseurs et professeurs bornés qui croient que la formation professionnelle ne peut se faire bien, qu"en milieu scolaire. Et tout le périphérique des gens du ministère ( inspection générale en tête qui ne connaissent pas et ne veulent pas connaître l'apprentissage, mais seulement les classes prépas). D'un autre côté il y a une grande partie de l'artisanat qui déçoit très vite les jeunes en ayant aucune pédagogie et demandant au bout de 8 jours de connaître le métier et en ne les respectant pas au niveau accompagnement et charge de travail. C'est tout un climat en fait et tous les députés issus de la fonction publique n'y connaissent rien, ils n'ont jamais vu une entreprise au coeur de son fonctionnement. Vite un stage pour eux.
a écrit le 20/10/2013 à 10:45 :
LA FORMATION DES DES JEUNES EST UN TRAVAIL, qu il faut faire evolue suivent les bessoins des entreprisses et les nouvelles entreprisse serons tellement moderne en tecnologies ? il y a plusieurs gros problemes les patrons invite dans vos conseil sont du siecle passe ? alors que les nouveaux patrons on une formation evoluees par LE PROGRES SCIENTIFIQUE ; L AUTRE GROS PROBLEME C EST qu il n y a plus assez de formation t el que les metiers manuels est qu il commence a y avoir un manque de mains d oeuvres dans ces secteurs , donc il a du travail pour prendre les bonnes dessitions des nouvelles formations en france , , , ? ? ?
a écrit le 20/10/2013 à 9:59 :
Celà fait combien d'années que cette évidence est dite, redite par les observateurs sans que pour celà les mentalités changent? Le monde de l'éducation n'a aucune culture de l'entreprise et pire encore, pour eux c'est impensable d'associer le travail avec la formation. Les enseignants dans leur grande majorité, ne voient que par le fonctionnaire d'état, c'est dire combien il sera dure de changer leur mentalité. Et pourtant, qui fournit la richesse du pays, richesse qui par ailleurs leur donne leur salaire par l'impot? Non, tant que l'éducation nationale sera dirigée par des socialistes l'entreprise ne pourra etre l'interlocuteur des formations. La paresse intellectuelle des caciques de l'éducation nationale est patente, on ne change rien, on est tellement bien comme celà. Seule, un coup de balai pour sortir du jeu de l'éducation tous ces marxistes, pourra remédier à mettre en osmose TRAVAIL et FORMATION
a écrit le 20/10/2013 à 8:50 :
On est toujours aussi fasciné par les manuels scolaires d'histoire géo ou d'économie (ils sont trop pro ou anti entreprise, ils sont imprégnés de marxisme ou non, etc...)....mais ils ne représentent que 15% de l'enseignement. L'essentiel est de savoir s'exprimer, raisonner et compter, ensuite on peut se débrouiller en entreprise. Mais évidemment si ces fondamentaux ne sont pas acquis, l'entreprise ne pourra pas faire grand chose...
a écrit le 19/10/2013 à 19:46 :
on ne demande pas au gouvernement d'y croire mais de l'imposer. l'école et l'entreprise doivent travailler ensemble et pas seulement pour une seule filière technique mais pour toutes les filières générales
a écrit le 19/10/2013 à 18:25 :
... pas moi ... avec des jeunes cons qui croient n' avoir que des droits, pas des devoirs ... nous sommes pas sortis de l'auberge !!!!!!!!!!!!!!!!!!
a écrit le 19/10/2013 à 12:56 :
Le principal problème, c'est que le monde de l'entreprise ne s'occupe plus de ses jeunes. Au contraire, elle attend que le système éducatif français fasse tout le travail, de sorte à récupérer et exploiter pour son plus grand profit une ressource parfaitement formatée. Cela pose plusieurs problème. Le premier, c'est que les stagiaires ne vont plus dans l'entreprise pour apprendre, mais pour se faire exploiter et remplacer un salarié (c'est normallement interdit, mais c'est devenu la norme). Le second, c'est que l'entreprise ne forme plus ses embauché à sa metiers et à ses outils. ma formation proefessionnelle en France est un vaste gachis. Le troisieme, c'est que l'éducation nationale ne pourra jamais (même avec la volonté et les moyens) coler au plus juste aux besoins des entreprises qui évoluent trop vite.
a écrit le 19/10/2013 à 11:11 :
A la fin des années 60, début 70 j'étais dans une école de la chambre de commerce de Paris et tous les samedi matin il y avait des cadres d'entreprises qui venaient nous parler de leur travail .
Courant des années 2000 mon fils faisait un bts réparation automobile ...en deux ans pas un seul professionnel n'est intervenu !!!!
Réponse de le 19/10/2013 à 11:37 :
Vous avez tout dit, l'Education Nationale socialo-bolchevique et le monde de l'entreprise c'est vouloir marier l'eau et le feu, une totale incompréhension surtout depuis le plan Université 2000 d'un certain JOSPIN qui n'avait comme but que d'envoyer 80% d'une classe d'âge au BAC, on voit le résultat aujourd'hui : 50% de bacheliers qui ne passent pas la 1ère année de l'université, un apprentissage en panne et des métiers manuels recalés par manque de candidats.
Réponse de le 19/10/2013 à 12:50 :
@val : l'époque n'est plus la même entre les années 60 et aujourd'hui 50 ans plus tard (un demi siècle). Il y a internet et Google, et les enfants ont bien plus de sources d'information que nous n'en avions à notre époque. Je me souviens, il fallait acheter des fascicules où on expliquait les métiers, et ou il y avait des photos de professionnels heureux de leur travail. Maintenant, si on est motivé par un domaine, on trouve tout sur internet. La rencontre faciale est moins utile.
a écrit le 19/10/2013 à 0:45 :
Je ne comprends pas très bien la finalité, est ce de valoriser le role de l'entreprise avec toutes ses composantes ou seulement celui de l'entrepreneur.
Réponse de le 19/10/2013 à 11:17 :
Les deux serait bien : l'entreprise comme acteur économique mais aussi de connaitre les motivations des chefs d'entreprises : leur travail au quotidien , leurs objectifs à moyen ou long terme , leur mode de prises de décisions etc..
a écrit le 18/10/2013 à 22:13 :
L'école de la République comme l'université de la république sont fondamentalement nèo-marxistes. Elles forment des zombies inadaptés au monde du travail. Pour effectuer un rapprochement, il faudrait que les enseignants marxistes fassent des stages de rééducation dans des camps de vacances ou la règle serait l'autocritique.
Réponse de le 19/10/2013 à 14:09 :
je partage de plus en plus votre analyse ...les résultats se ressentent .... bien nous avons des problèmes on en connaît les causes le traitement est inapplicable
a écrit le 18/10/2013 à 21:16 :
Tous les intellos de gauche et fonctionnaires y compris n'ont que du mépris pour les chefs d'entreprises au cursus commercial ou technique. Y a qu'à regarder le gouvernement actuel, c'est du Courteline !
Réponse de le 18/10/2013 à 22:30 :
Hollande a fait HEC, il ne doit pas detester tant que ca le cursus commercial...
a écrit le 18/10/2013 à 18:01 :
Des enseignants du publics dont la majorité sont à gauche dans le monde de l'entreprise du secteur marchand. Les pov's vont souffrir de voir des chefs d'entreprise, salariés du privé productifs et compétents avec des semaines à 39/43/55 heures par semaine très loin de leur univers style club med...
Réponse de le 18/10/2013 à 20:42 :
Oh oui! Je sens qu'ils vont souffrir de voir des gens aussi compétents que Mr Lagardère Fils, ou Mr Tchuruk, ou Mr Oudéa...

Des gens compétents pour sur!
a écrit le 18/10/2013 à 17:51 :
"dynamiser les relations entre l'école et le monde économique." == C'est mal barré avec une "école" qui ne sait ni lire, ni écrire et surtout ni compter en arrivant au lycée !
Réponse de le 18/10/2013 à 21:08 :
Arrêtez de dire n'importe quoi ils ne font aucune erreur pour remplir leur demande de chômage et quand ils reçoivent la somme quand ils en manque ils s'en rendent compte. Ils savent bien mieux lire, écrire et compter qu'on ne le crois. Mais bon ce lever le matin pour rien, je les comprends... Les licenciement, délocalisation, l'exploitation par des heures sup non payé et un salaire bas au nom de la crise pendant que le patron s'offre une petite augmentation n'encourage pas a travailler!
a écrit le 18/10/2013 à 17:34 :
Si c'est pour payer des frais de scolarité à une entreprise pour qu'elle nous emploi sous couvert de nous apprendre le métier ... forcément les patrons seront pour ^^
Réponse de le 18/10/2013 à 21:10 :
En plus ils pourront leur offrir un stage tous les mercredis... Avec leur petits doit ils peuvent atteindre plein d'endroit que les adulte ne peuvent aller.
a écrit le 18/10/2013 à 17:18 :
Peut être mais peut on les croire ?? Lol
a écrit le 18/10/2013 à 16:49 :
C'est une très intéressante nouvelle. Nombre d?enseignants sont de culture trotskiste, et assimilent l'entreprise au grand capital ! Sauront-ils s'adapter ?...
Réponse de le 18/10/2013 à 17:10 :
Tout à fait d'accord avec vous ! La culture économique du corps enseignant étant quasi inexistante, il faudrait commencer par une année de cours du soir pour les professeurs. Mais comme ils font partie de la clientèle du gouvernement, c'est illusoire.
a écrit le 18/10/2013 à 16:39 :
Je crains fort que ce ne soit qu'un v?u, car une bonne partie du corps enseignant n'a pas encore compris que des études, cela doit déboucher sur un métier.
Par ailleurs, on laisse se fourvoyer des étudiants dans des études longues, qui n'ont aucun débouché .
D'où le fameux : "j'ai un diplôme bac+5, et on ne me propose que d'être hôtesse de caisse", cela en fait des aigris, mais c'est bon pour les stats du chômage..
Réponse de le 19/10/2013 à 12:45 :
Les étudiants (et leurs parents qui les conseillent) doivent aussi faire preuve d'un peu de lucidité. Quand un père ou une mère entend sa fille lui dire "je vais l'orienter vers un licence et une maîtrise en histoire de l'art", il faut peut être lui expliquer que c'est parfait si elle ne compte pas travailler.
Réponse de le 19/10/2013 à 13:04 :
Il y a eu deux superbes reportages à la télé mardi soir sur France 2 intitulé "Génération quoi ?". Deux chapitres intitulés "Master chômage et Master classe" et "Bac ou crève". Il y avait une diplômée en histoire de l'art qui décidait de revenir sur les bancs pour prendre un nouveau cursus. Je n'ai rien contre l'histoire de l'art, c'est juste que j'ai trouvé tous ces témoignages touchants. Il faut améliorer l'orientation des jeunes et leur donner des perspectives. C'est un incroyable gâchis.
a écrit le 18/10/2013 à 15:42 :
avec des profs qui ne connaissent rien d une entreprise ...j en doute .........pour comprendre il faut avoir fait la ...tache
Réponse de le 19/10/2013 à 10:30 :
Par contre, n'importe qui peut comprendre les profs et leur métier sans l'avoir été apparemment...
Réponse de le 19/10/2013 à 11:21 :
Savez "pamoi" que beaucoup d'anciens cadres se reconvertissent dans l'enseignement et que d'un autre coté des enseignants ....deviennent artisans , commerçants , professions libérales ...........vous voyez rien n'est perdu .
a écrit le 18/10/2013 à 15:37 :
C'est le mariage du mammouth et du pigeon.

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