Quand l'UMP conseille au Medef de se méfier du "virage" de Hollande...

 |   |  798  mots
Le oprésident de l'UMP ne croit absolument pas au virage social-libéral de François Hollande
Le oprésident de l'UMP ne croit absolument pas au virage social-libéral de François Hollande (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2013. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Jean-François Copé, président del'UMP, met en garde le Medef sur le pacte de responsabilité proposé par François Hollande. Il y voit "un piège", le président n'ayant pris aucun "virage social-libéral et n'ayant aucun moyen". L'UMP propose de supprimer les 35 heures... et les allègements de cotisations sociales.

"Je dis au Medef, attention ne troquez pas votre vigilance contre un plat de lentilles"... Avec cette adresse à l'organisation patronale envoyée par Jean-François Copé, lors de la présentation de ses vœux à la presse, le président de l'UMP, a voulu signifier qu'il ne croyait absolument pas au virage social-libéral du président de la République depuis que celui-ci a proposé au patronat un "pacte de responsabilité". Et de prévenir les dirigeants d'entreprises:

"François Hollande ne fera aucun tournant social-libéral parce qu'il n'en a pas les moyens budgétaires, il ne fait rien pour baisser les dépenses publiques. Il n'a pas non plus les moyens politiques de ce tournant",

Le "pacte de responsabilité est un piège"

Jean-François Copé a d'ailleurs pilonné l'initiative de François Hollande, l'accusant d'avoir "un gigantesque temps de retard" par rapport à la compétition économique mondiale. Pour lui, l'idée de baisser les "charges" des entreprises en échange de créations d'emplois "est un piège". "Baisser les charges, c'est un minimum. Il faut faire beaucoup plus. Il faut mettre le paquet sur l'innovation, l'organisation du travail, le temps de travail". Certes, il admet que le transfert des 35 milliards d'euros de la politique familiale, actuellement supportés par les entreprises, serait utile, mais encore une fois, pour lui, ceci ne peut être qu'un début.

Pour le président de l'UMP, alors que "l'Allemagne, le Royaume-Uni et même l'Espagne repartent de l'avant, François Hollande n'a construit aucune réforme indispensable". Sa politique n'est "pas de construire mais de détruire, au nom de l'idéologie. C'est une politique anti-entreprise, anti-travail, anti-liberté, dont la faute originelle est le choc fiscal, avec plus de 50 milliards d'euros d'impôts et de charges sociales en plus", a-il insisté.... Oubliant de préciser que cette somme comprend également les mesures de François Fillon de 2011 et 2012.

En grande forme, Jean-François Copé a aussi qualifié de "feuilleton minable qui s'est terminé en déconfiture" la promesse présidentielle d'inversion de courbe du chômage, alors que "plus d'un demi-million de Français supplémentaires se sont inscrits à Pôle emploi, toutes catégories confondues".

Le "nouveau" programme économique de l'UMP adopté le 25 janvier

Bien entendu, Jean-François Copé a opposé à la politique menée depuis 2012 par François Hollande le futur programme économique de l'UMP qui sera adopté lors d'un Conseil national du partis le 25 janvier.

Un programme qui propose de restaurer la "liberté économique", notamment en "sortant définitivement des 35 heures". La durée du travail devant être fixée par chaque entreprise après négociation. Il souhaite aussi que l'assurance chômage soit réservée à ceux qui cherchent réellement un travail et qui acceptent une formation.

Plus fort, il propose une baisse de 65 milliards d'euros des prélèvements pesant sur les entreprises et les ménages. En échange, il compte réaliser 130 milliards d'euros d'économies dans les dépenses. Comment ? Le président de l'UMP a donné quelques pistes: disparition partielle des départements, fin du statut à vie pour les nouveaux fonctionnaires, établissement de la retraite à 65 ans dès 2023... Et suppression des 22 milliards d'euros d'allègements de cotisations de sécurité sociale pour les entreprises "liés au 35 heures".

Lire aussi: "Baisse de la dépense publique: une question à 130 milliards"

La fin des 35 heures ... et des allègements dégressif de cotisations sociales

Cette dernière mesure est assez étonnante. Certes, c'est au moment de l'instauration des 35 heures sous Lionel Jospin que le gouvernement  avait décidé d'instituer une aide compensatoire aux entreprises. D'où la mise en place d'un allègement dégressif des cotisations sociales pour les salaires compris, à l'époque, entre un et 1,8 Smic. Et ce pour les entreprises respectant les 35 heures hebdomadaires

Mais, une fois revenue aux affaires, la droite a généralisé cet allègement. En 2003, le ministre du Travail, qui n'était autre que... François Fillon, avait décidé que toutes les entreprises quelle que soit la durée du travail appliquée, pourraient bénéficier de cette aide pour les salaires compris entre 1 et 1,6 Smic. L'aide dégressive avait donc été totalement déconnectée du temps de travail.

Or, c'est ce dispositif que Jean-François Copé souhaite maintenant supprimer. Certes, cela  permettrait à l'État de réaliser une économie : il n'aura plus besoin de rembourser à la Sécurité sociale les allègements concédés aux entreprises. En revanche, non seulement ceci se traduira pour ces dernières par une hausse du coût du travail mais aussi, in fine, cela aura pour conséquence de conduire à une hausse des prélèvements obligatoires en France ! Soit exactement l'inverse de l'effet recherché par le président de l 'UMP...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 24/02/2014 à 23:18 :
Je n'ai pas compris quelles furent les "contreparties" données par l'Etat socialiste et les syndicats aux entreprises et aux ménages qui ont été victimes de milliards d'impôts, charges ou contributions supplémentaires.
a écrit le 09/01/2014 à 20:46 :
Aucune annonce nouvelle, il a sorti la machine à répétition, il patine,....
a écrit le 09/01/2014 à 18:50 :
Copé! Un autre pître, dans un style différend de $arkozy de Nagy Bocsa, mais tout aussi efficace dans la capacité à dire des contre-vérités, des âneries, et même des mensonges.
a écrit le 09/01/2014 à 12:21 :
oui certes, mais tout le monde se fout de ce que pense Cope…...
a écrit le 09/01/2014 à 11:02 :
il n'a vraiment toujours pas compris que les francais on marre des priviléges QUAND AUJOUD'HUI IL defend l'IMMUNITE DE DASSAULT IL MANQUE DE RESPECT aux français et a la justice
Réponse de le 09/01/2014 à 12:10 :
Oui exact, Copé se moque de la France et des Français, c'est sa nature profonde et celle de l'UMP UDI
Réponse de le 09/01/2014 à 13:42 :
Que dire de plus ? Ces élus n'ont rien compris. Marre de ceux qui ne nous promettent
que du rêve ?
a écrit le 09/01/2014 à 10:46 :
Pour qui se prend-il????Si les patrons accordent à Hollande un prudent bénéfice du doute, pour quelle raison le "patron"(quasi-autoproclamé) de la Droite UMP (UMP dont le bilan est fort à discuter) donne-t-il des conseils aux professionnels?On REVE
a écrit le 09/01/2014 à 10:42 :
Pour une fois je suis d'accord avec Copé tout ça c'est du travail à deux balles, ce qu'il fut faire c'est mettre en place une orientation tout autre, logique, plus de responsabilité des français, plus de liberté pour les choix qu'on fait, moins de secteur public ou de dépenses publique (celles ci doivent refluer de 57% du PIB actuellement à 47 ou 48%, niveau allemand), il faut donc un plan d'action cohérent qui passe par des privatisations ds entreprises publiques, de la cession du capital de ces entreprises encore détenu par l'Etat (à l'exception de golden shares ou de prise de participations ponctuelles dans des entreprises en diifculté comme PSA), d'une partie des hopitaux et des universités, et la fin de la Sécu telle qu'elle existe aujourd'hui.
a écrit le 09/01/2014 à 9:10 :
Se méfier est bien la moindre des choses . la confiance est partie depuis un bon moment et ne reviendra pas. ne reviendra plus. la France a besoin d'une grande réforme mais elle n'a surtout pas besoin de manoeuvres opportunistes dont le seul but est de capitaliser des votes. nous n'avons pas besoin de politiciens mais de Politiques.
a écrit le 09/01/2014 à 7:40 :
Qui peut croire à la capacité de l' UMP de gouverner la France ? L' UMPS n'est pas crédible. Depuis 40 ans, l' UMP et le PS sont au pouvoir en France. Avec comme résultat, la situation que l' on connait : UMP = PS = UMPS = chomage de masse (11% officiels), paupérisation de la population, corruption, politique d'mmigration et insécurité.
En comparaison, actuellement, le taux de chomage en Suisse est de 2,5% (c'est le pratiquement le plein emploi), en Autriche et en Allemagne de 5 % environ.
Réponse de le 09/01/2014 à 18:45 :
@UMPS LE NAUFRAGE
La Suisse ne serait pas aussi un paradis fiscal dont les bons résultats en seraient la conséquence?
a écrit le 09/01/2014 à 7:28 :
Qui peut croire à la capacité de l' UMP de gouverner la France ? L' UMPS n'est pas crédible. Depuis 40 ans, l' UMP et le PS sont au pouvoir en France. Avec comme résultat, la situation que l' on connait : UMP = PS = UMPS = chomage de masse (11% officiels), paupérisation de la population, corruption, politique d'mmigration et insécurité.
En comparaison, actuellement, le taux de chomage en Suisse est de 2,5% (c'est le pratiquement le plein emploi), en Autriche et en Allemagne de 5 % environ.
a écrit le 09/01/2014 à 3:24 :
Mais qui peut croire que l'UMP est plus capable que le PS. Que l'opposition est belle mais tout aussi minable aux manettes. Je ne suis FN mais il y beaucoup de vérité dans le slogan de Mme Le Pen UMPS. M. Copé a besoin d'exister car sur le fond il n'est rien, président d'une partie de 300000 militants du moins dans sa bouche c'est à dire rien à l'échelle de la population française guère mieux ou moins bien qu'un syndicat tout aussi inutile, à l'identique d'un PS qui comme l'UMP affectionne la dette et le chômage.
Pas très sérieux le camarade de droite mais nous sommes en politique dans le discours pas dans l'efficacité un mot inconnu en politique. Le cinéma parisien montre le niveau de ce parti.
a écrit le 08/01/2014 à 22:59 :
Hollande ? Il fait du hors piste ....
a écrit le 08/01/2014 à 21:46 :
je connais un paquet de TPE où ils vont devoir acheter des jeux de société pour passer le temps. En ce moment ce n'est pas les travailleurs qui manquent, c'est le travail à faire.
a écrit le 08/01/2014 à 21:44 :
l'ardoise incommensurable, il devrait faire profil bas pendant encore un an ou deux, attendre 2017 plutôt que de casser du Hollande à longueur de journée, ce qui va finir par le rendre sympathique.
a écrit le 08/01/2014 à 21:18 :
Jamais la France ne se libéralisera car c'est politiquement et sociologiquement impossible. Il faut attendre la faillite puis la révolution. Mais ce pays peut très bien mourir à petit feu aussi. Il vaudrait mieux qu'il se brise et qu'on révolutionne ensuite. Ça laisserait éventuellement un espoir. Malheureusement plus personne n'y croit. Les socialistes ont achevé l'avenir. Il faut donc émigrer.
a écrit le 08/01/2014 à 19:17 :
laissons le pain au chocolat là ou il est... pensons serieusement à des politiques non polemique , non clientéliste , enfin le moins possible , responsable , hirch , wauquiez, valls , jupé.
Réponse de le 08/01/2014 à 21:44 :
En effet, vous citez les responsables du merdier, votre liste est trop limitée ... pour faire simple et compréhensible,
responsables du merdier : UMP Nouveau Centre UDI PS.
a écrit le 08/01/2014 à 19:04 :
sont dégoûtés à l UMP! Ben oui celui qu'ils appellent le tout mou, l'incompétent etc...à coup de petits cailloux fait son chemin et suis d'avis qu'il aura pas à rougir de son bilan en 2017.
Ca fait un petit moment, devrait changer de nom à droite c'est encore ce qu'ils font de mieux avec la guerre des chefs, parce que côté programme....
a écrit le 08/01/2014 à 19:01 :
Le monde politique c'est de la merde .... alors la Copé est pleine .... François idem !!!!!!!!!!!! j'oubliais Marine aussi !!!!!!!!!!!
a écrit le 08/01/2014 à 18:59 :
Quand on voit le bilan désastreux de sa gestion de la France ces 15-20 dernières années, l'UMP (et surtout Mr Copé !) ferait mieux de faire preuve d'un peu d'humilité et de la mettre sérieusement en sourdine !
a écrit le 08/01/2014 à 18:54 :
le raid vient d'arreter deux delegues cgt pour sequestration, une gamine de 8 ans a etait matraque
a écrit le 08/01/2014 à 18:50 :
Un virage social libéral , et il y en a qui pensent que c est possible .
a écrit le 08/01/2014 à 18:29 :
Je ne l'aime vraiment pas, mais pour le coup il a raison sur la situation d'Hollande. Il est malheureusement trop tard pour un virage social-libéral. Quand on ne sait pas évoluer, on est condamné à des changements violents. D'ici quelques années (voire quelques mois), la France n'aura pas d'autres choix que de recourir à une politique ultra-libérale avec des ajustements brutaux, notamment dans la fonction publique. Cela fait 30 ans qu'on le sait et que l'on ne change rien, et ça y est nous voilà au pied du mur. C'est affligeant ! Et le plus triste dans tout ça, c'est que cela arrive en grande partie par la faute des conservateurs de gauche, des syndicats et consorts qui ont bloqué toute évolution du pays par pure idéologie. C'est triste au fond, car ce sont ceux que la gauche est sensée protéger qui vont le plus souffrir.
a écrit le 08/01/2014 à 18:19 :
mr cope doit évoluer ou prendre sa retraite un exemple qui choque ;il annonce la retraite à 65 ans alors que le probleme est en premier l'alignement des regimes . si l'alignement n'est pas fait avant il ne sera jamais fait . supprimer les departements ok qui va payer toutes les charges(venus d'en haut) qui leur incombent .par contre si nous supprimons le sénat et la moitié des deputes personne ne s'en apercevra c'est cela les vrais économies
a écrit le 08/01/2014 à 18:09 :
L'UMP a eu 10 ans pour abroger les 35 heures. Il est vrai que la priorite de Sarkozy a ete de permettre aux ministres de retrouver automatiquement leur poste de parlemenatire.
Réponse de le 08/01/2014 à 18:33 :
C'est vrai c'est inexcusable. La droite n'a pas fait ce qu'il fallait car elle avait trop peur de la gauche et des syndicats capables de bloquer le pays à tout moment. D'un côté, c'est bien qu'Hollande ait été élu. A lui aujourd'hui d'assumer les errements de son courant idéologique... si lui même à la moindre conviction, ce à quoi on peut douter vues les retournements de veste depuis son élection.
Réponse de le 08/01/2014 à 19:01 :
mouai bof. me souviens d'un ptit Président qui disait que les grèves ont les voyaient même pas et d'un parti socialiste atomisé alors elle a bon dos l'opposition de la gauche et des syndicats.Non, la droite a favorisé comme toujours sa clientèle de blindés, de grands patrons et des professions réglementées et le président s'est occupé de son fiston, de son divorce et de son mariage et brassé un maximum de zef entre 2 coup sd'identité nationale..
Réponse de le 08/01/2014 à 23:03 :
@@gilbert : je bois vos paroles !
Réponse de le 08/01/2014 à 23:09 :
Sarkozy a toujours été contre le retour aux 39h et il avait parfaitement raison : on ne se fait pas élire en expliquant qu'on ne payera plus les heures sup car elles sont intégrées au salaire normal...de plus c'est plus compliqué pour un patron d'imposer du temps partiel quand il n'y a pas de commande plutôt que de donner les heures quand il y en a. Enfin les 100 Ge d'économies proposées par l'UMP sont totalement farfelues. Bref l'UMP a encore beaucoup de travail avant de retrouver une crédibilité..
a écrit le 08/01/2014 à 18:06 :
Purement politicien... Quel crédit lui accorder ?

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :