Plus de temps, plus d’argent… comment le gouvernement veut réformer les ZEP

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Revaloriser les revenus des enseignants pour les attirer dans les zones d'éducation prioritaires. C'est le pari du gouvernement annoncé lors de la conférence de presse de François Hollande mardi qui a d'ailleurs promis une réforme "d'une ampleur sans précédent". Voici ce que l'on pouvait en retenir. Lors du Conseil des ministres mercredi, puis dans les colonnes du Parisien ce jeudi avant une conférence de presse dans la matinée, le ministre de l'Education Vincent Peillon a détaillé son projet.
Les fameuses ZEP reçoivent un nouvel acronyme. Elles sont rebaptisée REP, pour "réseau d'éducation prioritaire". Le nombre d'établissement concerné reste le même "autour de 1000 réseaux", dont 350 "regrouperont les situations les plus difficiles", indique le texte de la réforme.
Les indemnités versées dans l'éducation prioritaire seront doublées. Le but : encourager la stabilité des équipes dans les établissements, selon le compte rendu du Conseil des ministres de mercredi. Aujourd'hui, la prime pour travailler dans l'un de ces établissements est en moyenne de 100 euros par mois environ.
"On va leur donner du temps pour se former, organiser un travail en équipe ainsi que le suivi des élèves", promet le ministre dans une interview au Parisien publiée ce 16 janvier.
L'enveloppe supplémentaire allouée par Bercy pourrait atteindre 100 millions d'euros selon le Figaro . Le ministre a contredit cette information sur RTL ce jeudi
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"Il n'y a pas un euro de plus, mais je les affecte différemment (...) ?Ce sera 300 à 400 millions d'euros"
Dans le Parisien, il a par ailleurs indiqué:
En tout, en prenant compte des 100 millions supplémentaires avancés par les Figaro, l'ensemble des mesures de cette réforme coûterait 350 millions d'euros.
Répondant aux critiques sur l'affectation de ce budget qui serait inégalement réparti, le ministre se défend en affirmant à la radio que l' "on consacre aujourd'hui 50% d'argent public en plus pour un élève du centre parisien que pour un élève de Créteil."
Le but de cette réforme : "l'objectif du quinquennat est que les écarts de performance scolaire entre les enfants de l'éducation prioritaire et les autres ne dépassent pas 10%".
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Refonder l'éducation prioritaire publié par Fil_actu
(Article créé le 16/01/2014 à 08:18, mis à jour à 10:44)
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