Le plan de reprise de Mory Ducros est validé par la justice

 |   |  407  mots
Le patron de la fédération des transports de la CFDT, André Milan, a finalement accepté de signer l'accord
Le patron de la fédération des transports de la CFDT, André Milan, a finalement accepté de signer l'accord (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
L'accord de reprise concerne 2.2210 salariés, répartis dans 50 agences. Des mesures sociales sont prévues pour les 2.850 salariés non-concernés.

Soulagement à Mory Ducros. L'offre de reprise du transporteur par son actionnaire principal Arcole Industries, a été validée jeudi soir par le tribunal de commerce de Pontoise.

Placée en redressement judiciaire fin novembre, l'entreprise compte 5.000 salariés dont plus de la moitié ne seront pas repris par Arcole. L'actionnaire propose de reprendre 2.210 salariés, et 50 agences sur 85 dans une nouvelle société, en cours de constitution, dont il est actionnaire majoritaire.

Âpres négociations 

Les pourparlers entre Arcole et la CFDT, premier syndicat dans l'entreprise, s'étaient durcis après l'appel lancé lundi par un petit groupe de salariés "exhortant" la CFDT et la CGT à signer l'accord exigé par Arcole sur le plan social. Une "manipulation" et une "provocation de trop" des cadres de Mory Ducros et Arcole, selon la CFDT.

À quelques heures de l'examen de l'offre devant le tribunal de Pontoise, mardi, le syndicat durcit le ton et refuse de signer. Arcole menace de jeter l'éponge. Mory Ducros frise la liquidation judiciaire immédiate du groupe et le licenciement de tous les salariés.

Les discussions continueront jusque dans la salle d'audience, et le patron de la fédération des transports de la CFDT, André Milan, signera finalement lui-même cet accord, après le refus du délégué CFDT de Mory Ducros de le faire.

Mesures sociales pour les salariés non repris 

Au départ, Arcole proposait d'injecter "5 millions d'euros (...) On termine dans la dernière proposition à 17,5 millions d'euros, plus un prêt de l'État de 17,5 millions, et 30 millions d'euros pour les salariés" qui seront licenciés, en complément des indemnités légales de licenciement, a expliqué M. Milan pour justifier sa décision.

Les 2.850 salariés qui perdront leur emploi vont bénéficier du contrat de sécurisation professionnelle, avec l'assurance de 97% du salaire pendant un an, et d'une bourse à l'emploi alimentée par les entreprises du secteur, a indiqué mardi le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg.

Cette bourse sera également ouverte aux "salariés des entreprises sous traitantes, qui seraient licenciés suite à la fermeture d'agences de Mory-Ducros", a-t-il ajouté jeudi soir, précisant que 500 offres d'emplois ont déjà été déposées.

Issu fin 2012 de la fusion des entreprises Mory et Ducros, le groupe Mory Ducros a perdu 79,5 millions d'euros lors de son dernier exercice pour un chiffre d'affaires de 765,5 millions. Sa dette d'exploitation s'élève à 202,7 millions d'euros.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 07/02/2014 à 10:06 :
Voir maintenant... la rentabilité de cet investissement dans 6 mois....?

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :