"Nous devons ouvrir une bataille pour faire baisser l'euro" (Montebourg)

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D'après Montebourg, une dépréciation de 10% permettrait d'accroître notre taux de croissance de 1,2%
D'après Montebourg, "une dépréciation de 10% permettrait d'accroître notre taux de croissance de 1,2%" (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2013. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Le ministre du Redressement productif considère que la surévaluation de l’euro est problématique et a réaffirmé dimanche sa volonté de le ramener à un niveau plus bas.

L'euro fort, de nouveau la cible d'Arnaud Montebourg. Le ministre du Redressement productif a réaffirmé, dans une interview publiée dimanche soir dans les Echos, sa volonté de "faire baisser l'euro", estimant que son niveau actuel "annihile les efforts de compétitivité" lancés en France.

"Comme ministre de l'Industrie, je considère que l'euro est sorti de ses clous par une surévaluation qui est devenue problématique aux yeux de tous pour nos entreprises. Entre 2012 et 2013, il s'est apprécié de plus de 10% face au dollar et de plus de 40% face au yen", a déclaré Montebourg au quotidien économique.

"Nous avons la zone la plus dépressive au monde et la monnaie qui s'apprécie le plus au monde. Cette situation est ubuesque", a-t-il regretté. 

"Niveau raisonnable"

D'après "la direction du Trésor, une dépréciation de 10% permettrait d'accroître notre taux de croissance de 1,2%. Cela créerait 150.000 emplois, améliorerait la balance commerciale et réduirait notre déficit public de 12 milliards", relate Arnaud Montebourg.

"Nous devons ouvrir une bataille politique pour faire baisser l'euro. L'euro doit être au service de notre économie et de notre industrie. Il ne s'agit pas de le dévaluer mais de le ramener à un niveau raisonnable et supportable."

Fin octobre, Montebourg s'était déjà prononcé en faveur d'une telle mesure expliquant que "dix pour cent, c'est 13 centimes, ce n'est pas la mer à boire». 

Selon le ministre du Redressement productif, "notre priorité est d'abord d'exporter davantage car nous avons enregistré un déficit commercial extérieur de 61 milliards d'euros en 2013", souligne-t-il assurant que "l'euro pénalise l'industrie au lieu de la soutenir dans la grave crise de compétitivité que nous traversons".

Le déficit commercial français s'est toutefois réduit de 9% en 2013, passant à 61,2 milliards d'euros. Dans le détail, le déficit commercial hors énergie a atteint 13,5 milliards, soit  près de deux fois moins qu'en 2011.

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Commentaires
a écrit le 10/02/2014 à 15:33 :
l'euro ou le suicide de la france. Cette monnaie nous aura ruiner.
Réponse de le 10/02/2014 à 19:26 :
elle ne nous a pas tous ruiné. Elle a juste fortement voir même énormément éloigné les salaires des riches de ceux des pauvres tous en rendant pratiquement égaux ceux des classes moyennes et basses
a écrit le 10/02/2014 à 15:29 :
l'europe va mourrir économiquement pour l'euro allemand. quelle ironie du sort !! vive l'Australie, le Canada et l'Angleterre !!! les communautés grecques, françaises, italiennes espagnoles dans ces pays vont grossir
a écrit le 10/02/2014 à 14:46 :
au fait Arnaud, l' Argentine ils en sont ou de leurs dévaluations ? tu passe ou tu relance ?
avec ton pognon hein !
Réponse de le 10/02/2014 à 16:03 :
vous devriez dire ça aux gens qui sont au chomage à cause de l'euro
Réponse de le 11/02/2014 à 10:00 :
aie aie... Il ne semble pas que l' Argentine ait adopter l' euro sauf erreur ou omission. Pouvez-vous nous donner le résultat de cette si brillante politique d' appauvrissement ?
Réponse de le 11/02/2014 à 11:39 :
pourquoi l'argentine ? parlons plutot de l'angleterre, de la suède, du japon qui ont déprecier leurs monnaies. On peut parler de l'allemagne qui en échangeant le mark pour l'euro à déprécier sa monnaie. On peut aussi parler des dévaluations passées qui permettait à l'industrie française de s'en sortir
Réponse de le 11/02/2014 à 13:03 :
Parceque l' Argentine nous donne à voir la réalité de ce donne une politique monétaire interventionniste laxiste.
Le Japon les résultats commencent à affleurés, la banqueroute n' est pour plus très longtemps. L' Australie, le stop vient d' ètre mit. le Canada itou, n' ayez pas de vision court termiste, toute politique est une oeuvre de moyen long terme. Si même les pays exportateur de mp ( Australie - Canada ) virent au rouge, imaginer les démunis appliquant ce type de politique. La France et ses dévaluations succésives ont apportés quoi donc au final ? si ce n' est un déclassement de grande puissance à puissance secondaire avec un chomage de masse enflant et enflant et enflant jusqu' à plus soif.
Si la dévaluation était le graal, le Botsawna serait le maitre du monde.
Réponse de le 11/02/2014 à 13:14 :
J' ajouterais que la Suède est en faillite, l' implosion de sa bulle immo achèvera ce joli comte, quand à l' histoire de l' industrie française, il ne semble pas que les dévaluations multiples aient sauvés quoi que ce soit, lip, boussac, les mines, le charbon, le textile, l' acier etc... 40 ans de déconfiture ou alors nous n' avons pas les mêmes historiques. L' argentine est donc pour tout un chacun l' occasion de voir in vivo ce à quoi mêne ce genre de facilité, l' on en parle bien peu, des révoltes et emeutes ont lieu ( notons que ce pays aura eu " la chance " en plus d' avoir des cours de mp plutôt favorable mais comme en tout, la réalité un jour vous revient en pleine poire. ).
Réponse de le 11/02/2014 à 18:02 :
je trouvais pourtant la france des année 60 à 80, plus intéressante économiquement. en matière de chomage et croissance. mais bon si vous dites que c'est mieux maintenant...J'aurais bien voulu que vous me parliez ausside l'islande qui s'en sort pas mal par rapoort par exemple à la Grèce
a écrit le 10/02/2014 à 14:43 :
La bataille n'est pas de faire baisser l'euro mais de le quitter, lui ainsi que l'UE et l'OTAN.
a écrit le 10/02/2014 à 13:31 :
nous avons sacrifié pour l'euro notre industrie, notre balance commerciale, nos jeunes, notre souveraineté monétaire , une partie de notre croissance et nous payons les impots des usines qui ont fermé à cause de lui. L'euro ne peut pas baisser un peu pour nous arranger.
a écrit le 10/02/2014 à 13:18 :
quand l'euro disparaîtra, les gens comprendront que Montebourg avait raison
a écrit le 10/02/2014 à 13:17 :
Se battre contre l'euro ou contre les moulins à vent, c'est pareil ! Pour retrouver de la compétitivité tout de suite, sans embêter personne, les solutions sont simples. Travaillons plus, et baissons nos salaires, nous fabriquerons mieux et moins chers. Nous pourrons alors rééquilibrer notre commerce extérieur et embaucher nos millions de chômeurs...
Réponse de le 10/02/2014 à 16:58 :
Pathétique !
Depuis le temps que cette monnaie de Singe plombe les économies de l'Europe
il se trouve encore des farfelus pour la défendre !!!!!!!
Réponse de le 10/02/2014 à 18:38 :
c'est pour dire le niveau de propagande fait à l'euro
Réponse de le 11/02/2014 à 2:17 :
Quand l'euro prend 10% cela revient à une hausse de salaires de 10%, l'inverse est vrai aussi.

En fait Montebourg veut baisser nos salaire (en dollars) de 10%...

Finalement vous êtes d'accord!
a écrit le 10/02/2014 à 13:10 :
Pathétique !
a écrit le 10/02/2014 à 12:59 :
bravo vas y
il a raison ...
a écrit le 10/02/2014 à 12:21 :
2003, le derniere année où la france avait une balance commerciale positive et l'année de l'arrivée de l'euro
a écrit le 10/02/2014 à 12:18 :
Et par rapport au FS,ça pourrait inciter des investisseurs suisses,des patrons suisses à ve
nir s'installer en France...?Qui sait...!!
a écrit le 10/02/2014 à 11:20 :
Une sortie isolée de la France de l’euro aurait aujourd’hui pour conséquence probable que la monnaie nationale de la France se déprécierait trop (la France rembourserait sa dette extérieure en monnaie nationale sans prendre en compte la variation du taux de change, les mécanismes de la dépréciation excessive du taux de change du franc par rapport aux autres monnaies, seraient les ventes massives sur le marché des investisseurs étrangers détenant de la dette française en euro et les Quantitatives Easing géant de la banque de France pour y faire face en intervenant sur le marché secondaire , voir primaire de la dette d’Etat, car la France n’aurait plus accès au marchés pour se financer).

Pour le coup on risquerait de passer à une monnaie actuellement surévaluée pour l’économie française à une monnaie trop sous-évaluée pour celle-ci. Sur le long terme la France (si elle sait gérer, pas avec l’équipe actuelle) profiterait d’une monnaie dépréciée, mais dans les premiers temps suivants la sortie de l’euro, il y aurait une récession inévitable.
Réponse de le 10/02/2014 à 12:07 :
ce que vous dites est completement faux. 97 % de la dette française est libellé dans la monnaie qu'utilise la france. Ainsi si la france sort d el'euro cette dette se transfermera en franc sans que cela est un impact à la hausse ou la baisse
Réponse de le 10/02/2014 à 14:00 :
Je n’ai pas dit le contraire de ce que vous dites. J’ai seulement évoqué un risque de baisse excessive du taux de change du franc en cas de sortie de la France de l’euro. Pour comprendre les mécanismes d’une sortie de l’euro il y un texte de Patrick Artus que vous retrouverez facilement avec son intitulé « Quelles possibilités de couverture contre un scenario d’éclatement partiel de la zone euro? ». Extraits : « Une sortie de la Grèce, du Portugal et de l’Espagne de la zone euro se traduirait automatiquement par un credit event. Le scénario le plus probable est en effet que le service des dettes souveraines soit réalisé en nouvelle monnaie domestique. Les porteurs de dette subiraient donc les pertes liées à la dévaluation (autrement, la sortie de l’euro serait trop coûteuse pour les états » «Ainsi, les pays quittant la zone euro étant en « défaut technique », il est probable que leur accès au marché soit momentanément interrompu. Cette situation perdurerait le temps que les flux vendeurs (initiés principalement par les non-résidents) se tarissent, ce qui dépend de la structure de détention de chaque dette. On peut également imaginer que pour les économies dont la dette est en grande partie détenue par des non résidents, une restructuration de la dette externe accompagne ce scénario. »

En France les 2/3 de la dette française sont détenus par des investisseurs étrangers, ce qui amenera la BDF à faire d’énormes quantitatives easing. On peut m’objecter qu’il n’est dans l’intérêt des investisseurs étrangers détenant de la dette française que le taux de change du Franc se déprécie trop en cas de sortie de la France de l’euro.
Réponse de le 10/02/2014 à 14:27 :
à Clash, vous avez raison raison , ne faisons rien et continuons à crever
Réponse de le 10/02/2014 à 15:15 :
si la france sort, les autres pays sortiront et l'euro n'existera plus.
Réponse de le 11/02/2014 à 2:21 :
Sauf que Artur ne parle pas de la France.

Et lorsqu'on voit les taux des oat 10 ans, on eut penser que le Franc vaut plus que l'euro.
a écrit le 10/02/2014 à 11:08 :
Comme dans le bon vieux temps lorsqu'on ne savait que recourir à la dévaluation du FF quand l'économie allait mal !
C'est tellement plus simple de dire que l'€ est surévalué et en plus ça cache la m....au chat!
Réponse de le 10/02/2014 à 12:08 :
c'est tellemnt plus simple et agréable de couler avec l'euro comme nous le faisons
a écrit le 10/02/2014 à 10:58 :
Zorro est arrivé...!
a écrit le 10/02/2014 à 10:45 :
Normal qu'il râle contre l'Euro/Deutchmark, lorsque, maintenant cette 5ème puissance économique mondiale qu'était la France, devient un des P.I.G. on demande la baisse de" l'euro, fort pour nous, par pour les pays du Nord : Allemagne, Pays Bas, Norvège, Danemark, Autriche entre autres.
a écrit le 10/02/2014 à 10:25 :
Il faut sortir de l'euro et de l'union, devaluer et alors on verra si les allemands ont toujours les memes resultats
Réponse de le 10/02/2014 à 10:58 :
Dévaluer est une illusion ! Auriez-vous déjà oublié ?
a écrit le 10/02/2014 à 10:06 :
Lui... il a pas tout comprit, il a pas free... Il apparait donc qu' il ferait un médiocre trader, un médiocre économiste, un médiocre commerçant en plus d' ètre un médiocre industriel.. le montebourg à part dans l' enfumage populiste il est bon à quoi ?
a écrit le 10/02/2014 à 10:06 :
Raisonnement absurde de la part de notre de Montebourg, qui ne comprend pas decidement ue c est simplement le dollar qui est devenue une monnaie sans aucune valeur avec leur injection de liquidité à tour de bras, et à peu pres l 'équivalent pour le yen

Bref, l'euro est plus fort que ls autres monnaies, car plus solide!
Réponse de le 10/02/2014 à 12:10 :
c'est vrai avec le spays qu'il y a dedans c'est normal qu'il soit surévalué
Réponse de le 10/02/2014 à 14:24 :
Eh ben Olivier 2805 faisons comme les yankee
a écrit le 10/02/2014 à 9:26 :
Cela sent une préparation de la mise en boîte à outils de l'excuse qui servira à la gauche lors du bilan négatif qui l' attend . Après la crise l' Euro ....A suivre
a écrit le 10/02/2014 à 9:21 :
Certes, mais cela ne se décide pas !
C’est le métier de la finance dont M.F.Hollande s’est fait imprudemment l’ennemie.
En tout cas ce n’est pas l’équipe d’avocats et d’enseignants au pouvoir qui en sont capables.
a écrit le 10/02/2014 à 9:08 :
Baisse de l'euro = stagflation !
Réponse de le 10/02/2014 à 9:21 :
les socialistes n'ont rien contre l'inflation ' juste' ( il faut juste qu'elle soit compensee par une hausse de salaires au moins equivalente)
Réponse de le 10/02/2014 à 10:21 :
bien parle , baisse de l euro conpensse par unne augmenttation du pouvoir d achat serais bon pour l economie europeenne???
a écrit le 10/02/2014 à 8:58 :
Ne vous faites pas d'illusion, l'euro n'a pas été crée dans votre intérêt mais seulement pour faciliter la mondialisation, et elle ne "travaille" qu'en fonction des autres monnaies majeures!
a écrit le 10/02/2014 à 8:46 :
Encore un qui rêve d'être à l'époque du franc ou une dévaluation chaque année .
Réponse de le 10/02/2014 à 11:31 :
Oui c'etait l'epoque ou il y avait 4 millions de chomeurs en moins et ou les francais etaient plus riche
Réponse de le 10/02/2014 à 13:21 :
vous avez raison caton les franaçis préfèrent avoir beaucoup de chômage et être pauvres avec l'euro. Laissons les faire
Réponse de le 10/02/2014 à 14:58 :
@caton&@matt

Vos propos sont minables, pourquoi pas revenir aux sesterces! les français sont toujours en retard d'un train, ils préférent l'express alors que l'économie roule en TGV
a écrit le 10/02/2014 à 8:38 :
Livrez bataille avec autant de fermeté à l'état obèse et aux multiples gaspillages payés par l'impôt des Français Mr Montebourg! Les dévaluations successives à l'époque du franc n'ont
jamais apporté de renforcement durable de notre économie relisez un peu l'histoire économique récente de notre pays Mr Montebourg plutôt que de brasser du vent comme d'habitude.
Réponse de le 10/02/2014 à 9:02 :
Arrêtez de répéter ce que les autres pays veulent que la France soit! Avec des arguments d'uniformisation qui leur son propre! La France ne doit pas copier mais créer!
Réponse de le 10/02/2014 à 9:22 :
stop, vos propos ' front national' sont inadmissibles
Réponse de le 10/02/2014 à 12:12 :
vos propos ultralibéraux sont inadmissibles churchill ou plutot Thatcher
a écrit le 10/02/2014 à 8:15 :
le problème du pays c'est d'etre gouvernés par des anes formatés de l'ENA souvent incompétents
sauf pour nous faire d'interminables discours sans rapports avec la réalité-------!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
faire baisser l'euro c'est aussi augmenter le cout de nos importations eh oui mr Montebourg
a écrit le 10/02/2014 à 8:13 :
les Allemandes eux aussi avec l'Euro ont atteint un excedent commercial 2013 de 200 Milliardes.Donc ce n'est non plus la faute a l'euro!!!
Réponse de le 10/02/2014 à 12:13 :
commentaire désespérant
a écrit le 10/02/2014 à 8:12 :
Ces propos ne sont sans doute pas du goût de l'Allemagne ( et d'autres!). Elle, elle n'a pas de déficit commercial !
Réponse de le 10/02/2014 à 13:22 :
envoyer une lettre d'excuse à angela merkel avant qu'elle ne se fache

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