PSA se défend, face aux attaques d'Arnaud Montebourg

Philippe Dorge, directeur des ressources humaines de PSA, est monté au créneau ce vendredi pour "démentir catégoriquement" les chiffres avancés par une délégation de Lutte Ouvrière du site d'Aulnay. Ces chiffres ont servi à interpeler Arnaud Montebourg. Le ministre du Redressement productif, avait affirmé un peu plus tôt que les engagements n'avaient pas été tenus par PSA.
Arnaud Montebourg s'est aussi déclaré un petit peu surpris de ce qui s'est passé à Poissy, où la direction de PSA a annoncé cette semaine la suppression d'une équipe sur une ligne de montage de la Peugeot 208.
Arnaud Montebourg s'est aussi déclaré "un petit peu surpris de ce qui s'est passé à Poissy", où la direction de PSA a annoncé cette semaine la suppression d'une équipe sur une ligne de montage de la Peugeot 208. (Crédits : reuters.com)

PSA Peugeot Citroën n'a pas aimé du tout les déclarations... d'Arnaud Montebourg. C'est Philippe Dorge, directeur des Ressources humaines de PSA Peugeot Citroën, qui est monté au créneau ce vendredi pour "démentir catégoriquement les chiffres et informations avancés par une délégation de militants de Lutte ouvrière de l'usine d'Aulnay et ayant servi à interpeler le ministre du Redressement productif".

La question du reclassement des salariés de cette usine, qui a cessé sa production de Citroën C3 en octobre dernier, "est trop importante pour être traitée dans ces conditions, alors que l'avancement du plan fait l'objet d'une commission de suivi régulière en totale transparence avec les services de l'Etat", affirme le dirigeant dans un communiqué.

"Le bilan définitif de ce plan ne pourra être établi qu'au terme de la période de reclassement,qui s'achèvera à l'été 2014. A ce jour, sur 3.000 salariés, 240 personnes n'ont pas encore identifié de solution. Conformément à l'accord signé par les organisations syndicales, il leur sera proposé une offre de reclassement interne au groupe. Aucun licenciement n'est prévu", insiste-t-il.

Arnaud Montebourg convoque Carlos Tavares

Le bouillant ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg avait estimé un peu plus tôt ce  vendredi que les engagements pris par le groupe PSA pour les salariés de l'usine d'Aulnay-sous-Bois en cours de fermeture "n'ont pas été tenus à ce jour".

Pour l'instant, "le compte n'y est pas sur Aulnay", a en effet déclaré Arnaud Montebourg à plusieurs dizaines de syndiqués de l'usine d'Aulnay venus l'interpeler en marge d'une visite qu'il faisait au studio de design d'Habitat à Paris.

"Nous ne sommes pas contents et nous allons le faire savoir", avait poursuivi le ministre, en indiquant qu'il avait demandé au futur président du directoire de PSA Carlos Tavares de venir le rencontrer à Bercy. Une convocation, en quelque sorte.

Le ministre juge aussi les décisions sur Poissy

"La position du gouvernement est de demander à PSA de respecter rigoureusement ses engagements", a poursuivi le ministre, ajoutant: "il n'est pas acceptable pour nous qu'il y ait plusieurs centaines - pour nous c'est 500 - qui soient aujourd'hui sur le carreau", a-t-il dit aux salariés, rappelant que la direction de PSA s'était engagée à ce que "personne ne soit à Pôle emploi". Le leader de la CGT d'Aulnay, Jean-Pierre Mercier, a lancé pour sa part: "le gouvernement va injecter un milliard d'argent public et Peugeot continue à licencier".

Très en verve, Arnaud Montebourg s'est aussi déclaré "un petit peu surpris de ce qui s'est passé à Poissy", où la direction de PSA a annoncé cette semaine la suppression d'une équipe de 684 personnes sur une ligne de montage de la Peugeot 208. Etrange qu'un ministre émette un jugement sur une mesure industrielle prise par un groupe privé pour réduire ses surcapacités!...

Cette polémique entre PSA et un ministre intervient alors qu l'Etat s'apprête à prendre une participation au sein du groupe automobile en crise, à travers une augmentation de capital.

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Commentaires 29
à écrit le 02/02/2014 à 19:44
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la famille Peugeot, exilée fiscale en Suisse, fait du ski du côté de Lausanne...

à écrit le 02/02/2014 à 19:42
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la famille Peugeot, exilée fiscale en Suisse, fait du ski du côté de Lausanne...

à écrit le 02/02/2014 à 12:12
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@realtiviser Trollwagen non, 1000 fois non, la solution consiste comme le dit si justement annalyse 9 à acheter nos voitures françaises, de nos constructeurs français, d'oublier tout particulièrement ces allemandes du groupe Volkswagen/audi que vou...

le 02/02/2014 à 13:54
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Les constructeurs français sont des importateurs massifs de voitures fabriquées dans les pays de l'esclavage et dans les dictatures princières. Nous n'en voulons plus de ces brouettes et tombereaux qui viennent du Magrheb, pays de l'Est, Russie et C...

à écrit le 01/02/2014 à 22:37
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Montebourg a attaqué la société Peugeot, ses actionnaires et son pdg des juin juillet 2011 pour marquer les esprits de gauche Le résultat? Un effondrement de la capitalisation boursière que Peugeot paye aujourd'hui Il s'est permis surtout d'attaquer...

le 02/02/2014 à 9:17
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c'est sûr que vu de Hong Kong de Dubai ou de Sydney ce genre de propos venant d'un ministre de l'industrie cela doit donner vachement envie d'investir ses billes en France . Super pub pour notre attractivité - Merci Montbourg

le 02/02/2014 à 10:56
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Il faut se rappeler que PSA fait étalage de ses difficultés relatives depuis plus de 15 ans ... comme un véritable chantage pour obtenir, c'est d'autant moins glorieux ... des aides publiques que les gouvernements Chirac Sarkozy et Hollande n'ont pas...

à écrit le 01/02/2014 à 9:55
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C'est le pire gouvernement que nous avons eu, lot et Garonne avec la nouvelle loie sur le générique , c'est Bms Upsa qui ferme avec 1400 personnes et prêt de 5000 personnes indirectement touchées .Alors que nous avons des investisseurs et une entrepr...

le 01/02/2014 à 10:59
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Nous avons le droit de ne pas être de votre avis : Depuis 15 ans, les compromissions du RPR UMP UDF Nouveau Centre UDI et PS sont incessantes, ils font tous la même politique, la politique du pire contre les français.

à écrit le 01/02/2014 à 8:24
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Affligeant, quelle image de productivité, défense du monde industriel, donne t’on de la France quand un ministre souffle l’ingérence de la sorte pour défendre des individus syndicalistes qui ont affiché un « bazard PSA Aulnay» pendant des mois! Si ...

à écrit le 01/02/2014 à 8:22
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Il fallait juste regarder un reportage télé,sur le reclassement des ouvriers par PS pour comprendre comment ces groupes triches sur le reclassement

à écrit le 01/02/2014 à 7:52
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Cacophonie au gouvernement, cacophonie chez les Peugeot, c'est triste à dire mais on dirait qu'il n'y a que les chinois a tenir leur position. Eh les futurs grands actionnaires de notre PSA adoré, va falloir vous remonter les manches et mettre en sou...

à écrit le 31/01/2014 à 22:34
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arnaud il faut acheter les 208:::::::: faire le joli coeur c'est pas tres productif

le 31/01/2014 à 22:41
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Pas seulement Montebourg: Les Français doivent comprendre que pour sauver l'industrie française, il faut acheter les voitures produites en France. Les excédents allemands sont nos déficits et notre chômage. On peut ne pas être contre la mondialisat...

le 01/02/2014 à 7:42
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Il faut surtout dire au gouvernement de ne pas dégouter les français d acheter des voitures ,donc maintenir le pouvoir d achat et l augmenter, arrêter de vouloir baisser la vitesse sur route et certainement sur autoroute (mr Valls)!!! et ce n est p...

le 01/02/2014 à 14:53
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@ Analyse9 Vous le savez bien, Renault IMPORTE ce qu'il produit au Maroc, en Turquie, en Roumanie, en Slovénie, en Corée, en Algérie, en Iran, en Russie ; PSA avec Tavares, cela va s'aggaver

à écrit le 31/01/2014 à 22:31
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Peugeot peut très bien se recapitaliser jusqu'à 3 milliards d'euros en faisant appel à ses actionnaires actuels. Là réside la solution la plus censée ! Sans faire entrer ni le parti socialiste français (l'équipe à Montebourg qui nuit à Peugeot depui...

à écrit le 31/01/2014 à 22:25
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La démonstration par l'absurde (Montebourg est absurde) que Peugeot doit éviter l'Etat et le chinois comme actionnaires !!! Avec ces 2 zouaves, la société sera ingérable et tombera à moyen terme dans les mains chinoises !!!

à écrit le 31/01/2014 à 22:11
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Arnault Montebourg est un charlot, il serait incapable de diriger une quelconque entreprise. No comment.

à écrit le 31/01/2014 à 21:30
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Montebourg est moins exigeant avec F. Hollande qui pourtant a promis à 65 millions de personnes...

à écrit le 31/01/2014 à 20:44
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Il y a bien une solution radicale : 1er temps : l'Etat coupe net toutes les garanties données à PSA Finance et à PSA Group 1er temps bis : l'Etat somme PSA de rembourser toutes les aides versées depuis 5 ans résultat : le cours de bourse de PS...

le 31/01/2014 à 21:20
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Je vote Pour !!

le 31/01/2014 à 21:32
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Franchement, vous pouvez me citer une chose que l'état fait bien ? Ah si, il rappelle ses promesses aux autres sans jamais tenir les siennes. Calculez un jour ce que PSA paye au pays et vous comprendrez qui paye pour l'autre.

le 31/01/2014 à 22:42
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100% d'accord avec Radicale ! Suivons votre plan à la lettre et PSA... est définitivement mort. Vraiment des paroles de charlots qui n'ont aucune idée du fonctionnement d'un business international. Profitez en pour offrir une seconde tournée générale...

à écrit le 31/01/2014 à 19:13
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Le groupe glisse progressivement vers la faillite ....Une conjoncture totalement dégradée des marchés historiques assasssinés comme en IRAN plus des conflits internes et perpétuels au sein du clan familial finiront pae anéantir cet ancien fleuron in...

à écrit le 31/01/2014 à 18:44
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Peugeot a été mal géré et a demandé l'aide de l’État français ainsi que d'un groupe industriel d’État chinois. Il ne peut pas exiger le silence de ses pourvoyeurs de fonds.

le 31/01/2014 à 19:49
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encore faut il que les dits pourvoyeurs aient quelques chose à dire...d'ailleurs , y va faire quoi Arraud ? pas mettre le milliard ? et après ? ça aidera l'entreprise à aller mieux, et à ne plus licencier ? chiche... pour Poissy, c’était attendu...

à écrit le 31/01/2014 à 18:27
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le reclassement de Montebourg ... un vrai casse tête !

à écrit le 31/01/2014 à 17:57
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Il y aurait une solution libérale sans intervention choquante de quelque ministre : que l'Etât cesse d'y mettre le moindre sou. On ne peut pas tendre la sébile et exiger le mutisme du pourvoyeur de pognon.

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