Nicolas Sarkozy soupçonné de trafic d'influence et placé sur écoute

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Une affaire" succède à l'autre... Après les révélations sur les enregistrements réalisés par Patrick Buisson, l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, ce dernier se retrouve à nouveaux sous les projecteurs. Cette fois, la polémique prend une toute autre ampleur. Elle a pour objet des écoutes pratiquées par la justice dans le cadre d'une enquête sur les accusations de financement de sa campagne présidentielle de 2007 par la Libye de Mouammar Kadhafi. Claude Guéant et Brice Hortefeux, qui ont tous deux été ministres de l'Intérieur, auraient également été placés sur écoute.
Sur la base des enregistrements pratiqués par la justice, c'est un autre sujet qui aurait intéressé les enquêteurs: un possible "trafic d'influence et violation du secret de l'instruction" pour lequel une information a été ouverte le 26 février, indique le Monde. En cause: les liens entre l'ancien président et un magistrat de la Cour de cassation, Gilbert Azibert, en particulier.
Les conversations captées sur un téléphone portable acquis sous un faux nom seraient liées à l'affaire Bettencourt et indiqueraient que Nicolas Sarlozy et son avocat étaient au courant de la procédure. En échange de son aide, Gilbert Azibert aurait sollicité un poste de conseiller d'Etat à Monaco. De hauts magistrats de la Cour de cassation pourraient être entendus prochainement par la justice sur ce sujet.
L'avocat de Nicolas Sarkozy, Me Thierry Herzog, a lui-même fait l'objet d'une perquisition selon Le Monde. Il a confié à l'AFP que l'ancien chef de l'Etat est "toujours probablement sur écoute" et défend son client en affirmant:
Or, Gilbert Azibert ne siège pas à la chambre criminelle mais à la chambre civile pointe-t-il. L'avocat ajoute que "l'affaire Bettencourt est terminée pour Nicolas Sarkozy". Ce dernier a en effet bénéficié d'un non-lieu le 7 octobre 2013.
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En revanche une autre affaire reste en suspens: l'affaire Tapie-Crédit Lyonnais dans le cadre de laquelle les agendas de l'ancien président au dossier judiciaire.
A droite, certaines personnalités ont pris la défense de Nicolas Sarkozy. C'est le cas par exemple de Thierry Mariani, député des Français de l'étranger, qui dans un tweet, s'en prend aux juges:
La mise sur écoute de l'ancien chef d'Etat a également scandalisé Bernard Debré, député UMP de Paris, qui demande si la procédure était bien "légale".
De son côté l'ancienne ministre de l'Apprentissage, Nadine Morano, a elle aussi émis un message sur le réseau social:
Prudent, le PS souhaite "laisser travailler la justice", selon un communiqué publié ce vendredi. Mais ajoute que, si les faits sont confirmés, ils traduiraient un "scandale d'état". La direction du parti majoritaire en profite pour tacler la droite, "plongée depuis deux ans dans des règlements de comptes terribles".
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Interrogé par Le Monde, le secrétaire du parti socialiste, Harlem Désir à enfoncé le clou: "Si les faits évoqués sont confirmés, ils sont d'une exceptionnelle gravité et sont constitutifs d'une affaire d'Etat".
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