Municipales : le prix élevé du rêve social-démocrate de Hollande

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François Hollande aux 150 ans de la SPD allemande, avec Sigmar Gabriel et Angela Merkel
François Hollande aux 150 ans de la SPD allemande, avec Sigmar Gabriel et Angela Merkel (Crédits : Reuters)
Logiquement, le « tournant » social-démocrate de François Hollande a coûté cher dans les urnes. Rien d’étonnant à cela si l’on observe l’exemple de la SPD outre-Rhin ou des travaillistes néerlandais.

Pour expliquer la déroute enregistrée ce dimanche 30 mars par le Parti socialiste lors du scrutin municipal, on peut certes avancer le discours tant apprécié des analystes politiques l'insatisfaction constante du peuple français qui, depuis 1981, pratique sans cesse l'alternance. Bref, il ne s'agirait là que d'un habituel mouvement de balancier, bien peu inquiétant au fond pour le parti socialiste qui, une fois dans l'opposition, profitera du même mouvement. La vie politique française serait alors réduite pour les deux grands partis de gouvernement à cette succession éternelle de déroute et de succès. Ainsi, pour le PS, 1993 a été suivi par 1997. C'est possible.

Rejet durable du PS ?

Mais il est également possible d'avancer une autre hypothèse. Celle d'un vrai rejet durable des choix effectués par le parti socialiste par ses électeurs traditionnels. Un rejet non pas fruit d'une simple déception, mais d'un mouvement de fond engagé par les dirigeants de ce parti. Pourquoi se permettre une telle hypothèse ? D'abord parce qu'il y a eu une volonté de sanction concentrée sur le parti socialiste, qui a bien moins touché ses alliés écologistes et ses opposants de gauche du parti de gauche. Ensuite, parce qu'une grande partie des électeurs traditionnels du parti socialiste ne se sont pas tournés vers « l'autre camp », mais ce sont réfugiés dans l'abstention. Les lourdes défaites enregistrées dans certains bastions comme Limoges ou Nevers le prouvent d'évidence. Enfin, parce que le parti socialiste a engagé un choix idéologique risqué qui, en Europe, a conduit à un effondrement durable du centre-gauche.

Un PS évidemment « social-démocrate »

Ce dernier point est largement ignoré des observateurs français, aveuglés par le mythe d'une social-démocratie rayonnante au nord de l'Europe. Aussi l'intelligentsia française a-t-elle poussé François Hollande et son gouvernement a engagé un tournant « social-démocrate », en réalité un tournant vers l'adoption de la politique ordolibérale qui domine actuellement les choix de la zone euro et fondée sur une politique de l'offre et la priorité absolue donnée à la consolidation budgétaire. On se souvient de la supplique d'Ivan Levaï lors de la conférence de presse de François Hollande le 16 janvier dernier : « pourquoi, mais pourquoi, ne dites-vous pas que vous êtes social-démocrate ? » François Hollande avait cédé, quoique de biais, à cette supplique. Dans les faits, ce « tournant » avait déjà été engagé dès les premières semaines du quinquennat : avec l'adoption du pacte budgétaire, le CICE et l'agressive politique fiscale du gouvernement pour redresser rapidement (mais, comme toujours en vain) les comptes. En réalité, la politique économique de la France n'a pas changé en 2012. Et les dirigeants de l'UMP ne trouvent du reste sur ce point d'autres critiques que des critiques de forme, non de fond.

Le prix du rêve social-démocrate : l'exemple allemand

François Hollande a donc réalisé le rêve de l'intellectuel médiatique d'une « social-démocratie à la française. » Mais ce rêve a un prix. Celui de l'oubli des promesses et de la rupture avec une partie de l'électorat traditionnel. De ce point de vue, l'exemple allemand est évident. Et c'est pourquoi il n'est jamais évoqué dans ce cas par les belles âmes social-démocrates. Lorsque Gerhard Schröder a engagé son « Agenda 2010 », au lendemain des élections de 2002, la SPD a subi la plus forte hémorragie de voix de l'après-guerre. En 2005, la SPD est parvenue à limiter la casse en jouant sur la peur d'une Angela Merkel qui, alors, défendait un libéralisme à la Margaret Thatcher. Mais, lorsque la chancelière est arrivée au pouvoir et que les électeurs allemands ont pris conscience qu'elle se contentait de reprendre à son compte l'Agenda 2010, sans l'aggraver, les digues ont sauté.

L'effondrement de l'électorat SPD

Que s'est-il passé ? L'essentiel de l'aile gauche de la SPD a quitté le parti pour fusionner avec les anciens communistes de l'ex-RDA, guidés par Oskar Lafontaine. Et le nouveau parti, Die Linke, s'est engagé dans une opposition radicale aux Sociaux-démocrates. Une partie des électeurs modérés ont également tournés le dos à un parti de centre-gauche, soit parce qu'il était trop « gestionnaire » (et alors, le vote s'est dirigé vers les Verts), soit parce qu'il était naturellement moins crédible que la droite pour mener une politique de l'offre (et dans ce cas, la CDU et la CSU en ont profité. Mais l'essentiel des électeurs sociaux-démocrates qui constituaient le socle de son électorat se sont réfugiés, dégoûtés, dans l'abstention. Entre 1998 et 2009, la SPD a enregistré un recul de 20 points de son score électoral.

Un parti durablement affaibli, un électorat à l'abandon

L'élection fédérale allemande de 2009 est, du reste, riche d'enseignement. Alors que la crise était sévère et que le pays était gouverné par une grande coalition, les électeurs ont décidé de sanctionné uniquement la SPD qui, à 23 %, n'avait jamais réalisé un score si bas depuis 1949. Les conservateurs d'Angela Merkel, eux, se sont maintenus. Parallèlement, l'abstention a fortement progressé dans un pays où elle avait longtemps été marginale. Entre 1998 et 2009, le taux de participation aux élections fédérales est ainsi passé de 82,2 % à 70,8 %. Ce qui est frappant, c'est que la SPD ne s'est jamais remise de cette dégringolade. En 2013, le candidat Peer Steinbrück, ancien ministre des Finances de 2005 à 2009, connu pour son sérieux budgétaire, a rassemblé 25 % des suffrages, avec une abstention à 71,5 %. Et les sondages n'accordent guère plus à ce parti lors des Européennes de mai prochain. Une partie de l'ancien électorat social-démocrate est devenu volatil. Au gré de ses humeurs, il soutient les Libéraux, le parti pirate ou les Verts. Et l'on voit ainsi monter dans l'opinion des vagues lors de scrutin régionaux qui retombent rapidement.

Bilan désastreux de la social-démocratie en Europe du nord

Le bilan du « tournant » de la SPD est politiquement désastreux. Il est frappant de ne voir aucun fin observateur de la vie politique française ne l'admettre. D'autant que cet exemple n'est pas unique. Aux Pays-Bas, les Travaillistes, aux aussi « euroréalistes » par excellence, le parti du président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem, a connu au cours des années 2000, une vertigineuse dégringolade électorale. Jadis dominant, le parti réalisait plus de 30 % des voix jusqu'à la fin des années 1980. Il est ensuite tombé entre 20 et 25 %. Après deux ans d'alliance avec les Libéraux et de politique d'austérité « nécessaire », il est désormais donné par les sondages autour de 10 % des intentions de vote. Ses électeurs se sont là aussi réfugiés dans l'abstention, le vote eurosceptique de droite ou de gauche et dans les D66, un parti libéral de gauche. On pourrait aussi évoquer le cas des Sociaux-démocrates danois qui sont sous les 20 % des voix et qui risquent lors du prochain scrutin d'être fortement sanctionnés. Dans une moindre mesure, et dans des conditions différentes, les Sociaux-démocrates suédois et norvégiens ont connu un sort moins rude, mais leur situation n'a rien à voir avec l'époque où ils étaient des partis réformistes keynésiens.

L'abstention, sœur jumelle de la social-démocratie

Le PS ne peut proposer d'alternative à la politique économique « officielle », s'il se soumet sans broncher à la logique de dévaluation interne exigé par la logique européenne, alors ceux qui voulaient une autre politique se détourneront durablement de lui, tandis que les centristes préfèreront l'original à la copie et rentreront au bercail des partis libéraux et conservateurs. Structurellement, l'électorat socialiste se réduira. Mais ce n'est pas tout. Ces choix politiques du PS conduiront à un sentiment d'impuissance du politique. François Hollande a prouvé que le fameux « changement » était impossible. Mais cette volonté de changement a toujours été le moteur du vote PS (et SPD outre-Rhin). Alors, à quoi bon voter ? Il y a donc quelque chose d'étonnant à voir les mêmes observateurs réclamer la social-démocratie à l'allemande et déplorer l'abstention. Les deux phénomènes sont évidemment étroitement liés.

L'aveuglement « pédagogique » du PS

Le plus inquiétant, c'est évidemment l'incapacité apparente du PS à saisir ce phénomène. Dimanche, ses leaders parlaient d'un problème de « pédagogie. » Lourde erreur qui part du principe que le problème réside dans la forme et non dans le fond. Et que les choix économiques et sociaux ont été bons. Seulement mal expliqués. Or, ils ont été désastreux pour une grande partie de l'électorat socialiste de 2012. Voilà pourquoi 2014 pourrait bien sonner le glas durable du PS. L'ennui, c'est qu'à la différence de l'Allemagne (mais comme les Pays-Bas), la France dispose d'une force d'extrême-droite qui pourrait bien profiter encore de la déliquescence politique induite par le « tournant social-démocrate. »

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Commentaires
a écrit le 02/04/2014 à 19:34 :
Bonne analyse mais la question est de savoir si une autre politique est véritablement possible. L'époque d'avant le tournant droitier, qui voyait ces partis faire de gros scores, précédait la mondialisation (avec montée de la concurrence des pays à bas-coups) et n'était pas autant marquée par le vieillissement de la population, qui mange année après année les marges budgétaires. Quelle est l'alternative?
a écrit le 01/04/2014 à 20:36 :
attendez vous la guerre et le fascisme pour enfin revenir a un veritable humanisme .
L'éco- socialisme est l'avenir .
a écrit le 01/04/2014 à 20:32 :
le seul espoir c'est la formation d'une vraie gauche alliée aux vrais ecologistes et ça urge !
les liberaux nous mènent au carnage .
a écrit le 01/04/2014 à 11:13 :
analyse interressante , mais je constate que les sociaux démocrates partout en europe on echoués sauf peut-être dans certains pays du nord qui ne sont pas dans l'euro et pour cause , ils ont eu un brin de jugeote , la france n'a jamais été social démocrate et le sera jamais , c'est un reve d'un président mais il sait que c'est minoritaire au sein meme de sa formation politique , sous la 3eme république les radicaux de gauche et de droite étaient nombreux , aujourd'hui ils ont laissé le pouvoir a d'autres .; l'histoire a horreur du vide et les démagogues extrémistes sont déjà en piste a exploiter le désespoir des jeunes et la peur des vieux
Réponse de le 02/04/2014 à 9:40 :
Il faut arrêter de confondre social-démocratie avec (« social »- ?!?)libéralisme, car cela revient à dire que la démocratie implique le libre marché, ce qui n’est que de la propagande de droite.
« Certains pays du nord » ne sont pas dans l’euro, c’est vrai, mais ça n’a pas empêché des partis libéraux qui avant étaient sociaux-démocrates d’échouer. En Suède le chômage a explosé encore plus qu’en France depuis les années 80/début 90, cela ne sert donc pas à grand chose de ne pas avoir l’euro si on mène la même politique que dans la zone euro.
Partout, que se soit en Allemagne, en Suède ou en Norvège, on voit la même tendance : une baisse considérable du PS convertit au libéralisme, dans tous ces pays. Et alors qu’il y a Die Linke en Allemagne et le Front de gauche en France, l’espoir d’une nouvelle gauche semble assez maigre en Norvège et en encore plus en Suède, par contre au Danemark… Quant à la Finlande, ce pays a collaboré avec les nazis lors de la seconde guerre mondiale, ce qui a laissé des séquelles toujours présentes qui en font probablement le pays « du nord » le moins disposé à changer de cap.
En bref : arrêtons toutes ces illusions, ces clichés sur « certains pays du nord », leur modèles sociaux ont été liquidés, il n’existe pas de solutions là-bas et historiquement les grands changements se sont toujours faits ailleurs. Au lieu de perdre du temps à regarder l’inanité de « certains pays du nord », l’on ferait mieux d’aller voir en Espagne et en Grèce, car là quelque chose se passe vraiment (Syriza etc.).
a écrit le 31/03/2014 à 21:55 :
Analyse très intéressante et particulièrement inquiétante quant à l'avenir du PS et du FN, il est probable également que les exclus du système économique et sécuritaire n'iront plus voter pour l' UMP comme avec N.Sarkozy et préféreront l'original à la copie, soit le vote FN. Un facteur qui peut également expliquer la déliquescence des votes social-démocrates est le vieillissement des populations en Europe, les personnes âgées ont plutôt tendance à voter à droite (et pour les jeunes les extrêmes). Notez quand même que la somme des gauches allemandes est majoritaire, seule l'opposition SPD Die Linke empêche pour l'instant la gauche de gouverner en Allemagne. F.Hollande a pris une orientation courageuse et suicidaire, avec une politique fiscale de gauche qui déplait aux électeurs de droite, et politique économique de centre droit qui déplait aux électeurs de gauches. Mais on peut notez qu'il a pour l'instant évité une explosion sociale, sur le fil du rasoir il maintient des équilibres improbables en attendant qu'une reprise européenne relance l’économie française. Les tensions sociales sont trop fortes pour que le centre qu'il soit de gauche ou de droite fasse encore recette.
a écrit le 31/03/2014 à 18:24 :
Ce n'est pas tant le prix du rêve que celui des clientèles permettant aux élites autoproclamées de maintenir leur pouvoir et leurs revenus.
Ils l'ont d'ailleurs parfaitement expliqué en justifiant l'abandon des classes travailleuses pauvres, plus assez nombreuses pour asseoir leur hégémonie. Le PS est devenu un parti hors sol en quelque sorte, qui est un parti d'élus et de pouvoir qui recrute ses clientèles selon les majorités qu'elle peut espérer servir.
a écrit le 31/03/2014 à 18:00 :
La lutte contre le chômage n'est pas leur priorité .
Que de temps et d'énergie perdus avec le sociétal pour faire plaisir à une minorité .
Le petit peuple n'a rien à attendre de ces intellectuels de gauche au pouvoir , car c'est bien de cela qu'il s'agit , il fallait se débarrasser de l'électorat populaire et pour cela le PS a réussi .
a écrit le 31/03/2014 à 15:01 :
l'électeur n'a pas compris l'intérêt du pacte de responsabilité mal expliqué et imposé !
Hollande est donc sanctionné pour son manque d'explications et la brutalité de son pacte
qui satisfait avant tout merkel et les patrons sans réél bénéfice pour le petit peuple ...
à suivre ( européennes) ............
Réponse de le 31/03/2014 à 15:36 :
pour aider le petit peuple, il s'agit pour nos politiques d'être courageux et ça ne passe par leur satisfaction immédiate. A eux de l'expliquer et se tenir au cap du redressement que l'on ne doit plus différer. C'est l'avenir de notre pays et pas le destin de nos hommes politiques l'important.
Réponse de le 31/03/2014 à 16:49 :
Exact, 50 milliards est probablement le maximum supportable, mais ca ne peut plus attendre et ca va piquer...Sinon, c'est le marché qui va sanctionner et ce sera infiniment plus douloureux....i
Réponse de le 01/04/2014 à 14:44 :
C'est qui le marché ?
Et depuis quand est il plus fort que les états et les "peuples" : depuis que VOUS vous en êtes convaincus.
a écrit le 31/03/2014 à 13:37 :
C'est un référendum sur le parti socialiste et ses candidats au pouvoir.
Réponse de le 31/03/2014 à 16:03 :
mouai, quand je vois le sort de la plupart des gouvernements européens (mis à part l'Allemagne) je crois que quelque soit le parti au pouvoir en période austère, il n'ont pas grand chose à attendre des élections, à fortiori intermédiaires. Alors pour un gouvernement de gauche je vous dis pas! Pour rappel c'est la première élection locale que gagne l'UMP (sans doute pas la dernière) depuis sa création et il n'y a pas eu que le post crise, ça fait prendre un peu de recul à mon avis, même si il est clair que c'est une bonne baffe.
a écrit le 31/03/2014 à 13:19 :
Un destin grec comme le pasok pour le ps ! pour les elections euro il faut eliminer le plus possible de deputes UMPSVERTCENTRE qui nous conduisent vers le neant liberal
Réponse de le 31/03/2014 à 16:51 :
Vive l'économie étatisée, des murs autour des frontières pour crever à petit feu, mais entre bons français (ironie)
a écrit le 31/03/2014 à 12:53 :
Revenez sur terre.....cela fait 30ans qu on desindustrialise. Le plein emploi cest fini, on ne pourra plus industrialiser cest plus rentable en france et il n y a pas de volonté politique....
La france va devenir un parc d attraction pour retraite une sorte gériatrie land ( soins, tourisme, gastronomie, immobilier)
Les emplois seront ceux qui graviteront autour de gériatrie land.....
a écrit le 31/03/2014 à 12:41 :
Le problème n'est pas "l'incapacité apparente du PS à saisir [le] phénomène" qui veut que, devant une politique sociale-démocrate, l'électorat socialiste se détourne de son parti habituel, comme semble le déplorer M. Godin. Le problème est l'incapacité apparente de l'électorat socialiste à saisir en temps réel que la social-démocratie fonctionne mieux, comme l'a tardivement constaté M. Hollande. Car, pour durablement donner du pouvoir d'achat aux défavorisés, il ne suffit pas s'en prendre aux riches. Ca, c'est une politique qui tue rapidement la poule aux œufs d'or et nécessite à terme le rideau de fer par lequel les "vrais" pays socialistes d'Europe ont dû naguère protéger la lente agonie de leurs économies que tous voulaient fuir. Pour donner aux défavorisés, il faut avant tout une économie en forte croissance, comme celle de l'Allemagne, M. Godin. De manière plus générale, il ne faut pas être obnubilé par le sort des partis, mais s'intéresser à celui du peuple. Lequel n'est pas aveugle et finit par comprendre, si ça marche, ce que leurs élus ont eu le courage de voir en face et d'appliquer. A preuve, dans le pays honni (j'ai nommé l'Allemagne), le SPD a récemment repris du poil de la bête... pour faire une politique sociale-démocrate désormais en voie d'être pleinement acceptée par son électorat... surtout quand il nous regarde... et rigole. La difficulté, c'est que l'économie d'un grand pays a une inertie considérable : il faut du temps avant qu'une réforme assainissant l'économie porte ses fruits. Pendant ce temps-là on pourrait conclure à l'échec. En France, on n'y manque pas et les gouvernements n'ont pas le courage de tenir bon. Alors, on fait marche arrière. Sauf Mitterrand. Mais Chirac est venu...
Réponse de le 31/03/2014 à 13:29 :
Et la redistribution de la richesse créée ? Si ceux des sommetsne laisse rien aux petites mains comment le commerce peut-il fonctionner ??
Réponse de le 31/03/2014 à 20:47 :
"Il faut d'abord de la croissance" dites vous.

mais comme vous ne comprenez pas l'économie... votre commentaire n'est que du blabla sans fondement.
Réponse de le 01/04/2014 à 12:11 :
quelle redistribution de la richesse créée??? Moi,si je crée de la richesse je me la garde et si on veut me la piquer j'arrête d'en créer.
Réponse de le 01/04/2014 à 21:54 :
@ Rockit : Par exemple tu prends la présidence d'un grand groupe, dans lequel le personnel est notoirement sous-payé, exploité, espionné même. Tu touches des émoluments faramineux. Tu crées de la richesse ? Plus que ce personnel ? Est-ce que cela justifie une telle différence de revenus ? Surtout si que ce personnel pourrait dépenser "le surplus" (sic) de rémunération dans tes magasins alors que toi avec toute ta thune à part aller "fricoter" (restons poli), Oui le CA d'affaire global explose, tu as découverte de nouvelles méthodes de vente, un nouveau produit qui anéanti la concurrence. Tu as créé de la richesse d'accord. Comme ça tu pourras augmenter les salaires qui seront en partie dépensé dans tes magasins. Et cela leur permettra d'encore mieux tourner. Par contre tu sors un concept qui ne fonctionne pas, tu plombes le C.A., tu te fais lourder avec retraite chapeau + autres avantages de plusieurs millions... Y'a pas comme un problème ?
a écrit le 31/03/2014 à 12:20 :
Je résume : http://www.urtikan.net/dessin-du-jour/municipales-deuxieme-tour/
Réponse de le 01/04/2014 à 6:49 :
Assez proche de la réalité...mdr
a écrit le 31/03/2014 à 12:19 :
Pendant les périodes de croissance, la France n'en a pas profité pour se désendetter.

Malgré 4% de croissance par an à la fin des années 80, Michel Rocard a continue de laisser la dette augmenter.

Malgré 3% de croissance par an et 210 milliards de francs de privatisation à la fin des années 90, Lionel Jospin n'a pas réduit la dette.

Résultat, en 2008, la France a dû affronter la plus grave crise économique depuis 1929 avec des caisses vides.

Aujourd'hui, la France le paie chère.
Réponse de le 31/03/2014 à 13:40 :
Jospin avait fait descendre la dette de 60% à 58% du PIB entre 1997 et 2002.
Réponse de le 31/03/2014 à 16:11 :
Les chifffres de l'INSEE sur la dette française.

1997 : 59,5% du PIB
2002 : 59,1% du PIB

Sachant que, entre 1997 et 2002, les privatisations ont rapporté 210 milliards de francs (soit l'équivalent de 2% de PIB en 2002), le bilan de Jospin n'est pas très glorieux.
Réponse de le 31/03/2014 à 20:49 :
Il faut donc reprendre sous forme d’impôts l'argent distribué indument via les déficits passés!

Vive les augmentations d’impôts!
a écrit le 31/03/2014 à 12:16 :
Vive les torturés! Vive la France libre!
a écrit le 31/03/2014 à 12:13 :
les journalistes sont principalement de gauche .... (moi ni de droite ni de gauche ... ni FN je précise .... une sortie de l'euro serait catastrophique) C'est assez rigolo d'entendre par exple France info .... !
a écrit le 31/03/2014 à 11:55 :
J'attends un dissolution de l'assemblée ! un remaniement ne sert à rien !
Réponse de le 31/03/2014 à 16:47 :
Et en quel honneur svp ? Pour en faire quoi ? Le désendettement est la seule voie possible...soit 50 milliards avec la majorité actuelle, soit 100 milliards avec l'UMP. Dans les deux cas, comme une famille surendettée, ca doit piquer...
a écrit le 31/03/2014 à 11:52 :
Bonjour,

La politique Française est guidée par les traités européens que nous avons signés.
Qui dirige vraiment la France aujourd'hui ? la Fonction de président a été vidée de sa substance...nous mettons au pouvoir des marionnettes. il est là le problème.

Je vous renvois a cette vidéo importante qui explique bien des choses: http://www.youtube.com/watch?v=bZZf703Ck3o
Réponse de le 31/03/2014 à 16:03 :
qui ça??? nous .Moi je n'ai rien signé du tout , voté non au traité sur la constitution,et déclare illégal le traité de Lisbonne que Sarko nous a mis sans vaseline.
Ras le bol de l'Europe !!!!
Réponse de le 31/03/2014 à 17:00 :
Vite, des hauts murs pour protéger les pauvres petits français....Donc : on sort de l'europe, on sort de l'euro, on dévalue de 25 à 30 %....et on meurt entre nous c'est ca ?
Ca fait envie...
Réponse de le 31/03/2014 à 20:59 :
@Eric:

La question qu'il faut se poser a mon sens c'est plutôt: "Comment tout cela va se terminer si l'on s'obstine a rester dans ce carcan qu'est l’UE ?"

L'UE est un carcan, et sa monnaie l'euro, est comme un habit a taille unique avec lequel on doit habiller une famille de 28 personnes de cropulence différentes. Il est donc trop grand pour certains, trop petit pour d'autres, et donc jamais a la bonne taille pour personne.

Et cette monnaie est entrain de provoquer la désindustrialisation a vitesse grand V de bon nombre de pays...dont notre pays.

Avec l'UE, nos dirigeants nous avaient promis la croissance et le plein emploi, et aujourd'hui il vous promette l'apocalypse si l'on en sort. Vous allez les croire une seconde fois ?

Cordialement.
a écrit le 31/03/2014 à 11:51 :
Grosse erreur d'interprétation des résultats: ce n'est pas son discours social-démocrate qui est sanctionné, mais l'inaction du gouvernement dans la relance par l'emploi !! Preuve en est l'effondrement des bastions communistes ! Si les français avaient voulu plus de social et moins de gestion, ils n'auraient pas voté à droite, mais au contraire plus à gauche !! Ce n'est pas le PC et le Front de gauche qui ont gagné des villes sur les socio-démocrates, mais au contraire TOUTE la gauche qui s'est pris une claque !! C'est pourtant facile à comprendre, même pour des gens de parti-pris !!!
Réponse de le 31/03/2014 à 12:10 :
Sauf que le PC était allié avec le PS. Le Front de Gauche, lorsqu'il est parti tout seul, a eu de bons résultats.
Réponse de le 31/03/2014 à 13:33 :
le FG a plus de 2000 élus et une bonne centaine de mairies. J'ajoute que l'UDI et le modem qui sont très proches du Hollandisme ont fait de très bons scores à la différence de l'UMP dont l'électorat semble très soluble dans le FN.

Et n'oublions pas le score énorme de l'abstention de l'électorat PS qui semble effectivement indiquer son rejet de la politique suivie par FH. Ils n'ont pas élu un socialiste pour qu'il fasse la même politique que Fillon.
a écrit le 31/03/2014 à 11:42 :
Grosse erreur de casting pour pepère et son équipe de bras cassés.Le socialisme c'est comme le communisme c'est dépassé.
Réponse de le 31/03/2014 à 12:00 :
Même ton prénom est dépassé .
Réponse de le 31/03/2014 à 12:45 :
Je ne comprends le contenu de votre intervention . Pouvez vous expliquer ?
Réponse de le 31/03/2014 à 13:32 :
Après 17 ans de Chirac/Sarko je n'ai pas souvenir que les choses avaient vraiment progressé. Après c'est sûr entre la peste et le choléra, choisir devient lassant.
Réponse de le 31/03/2014 à 16:55 :
Quelle pertinence dans ce commentaire brillant signe d'une pensée construite....
a écrit le 31/03/2014 à 11:42 :
seule la lutte armee anti bourgoisie peut nous sauver
Réponse de le 31/03/2014 à 11:54 :
Même les villes communistes ont voté à droite, alors oui : le seul moyen pour appliquer votre politique, il ne reste qu'à supprimer les français, supprimer la démocratie et imposer une dictature !!
Réponse de le 31/03/2014 à 12:07 :
Ils sont déjà partis à l’étranger depuis longtemps !!!!!!!!!!!!!!!!
Réponse de le 31/03/2014 à 12:25 :
Un regime social democrate, la 5eme republique, sont deja une forme de dictature pour les ouvriers
a écrit le 31/03/2014 à 11:36 :
Le désamour est du à la non consultation du peuple pour le mariage pour tous et la non réussite depuis 2 an et demi du gouvernement dans les déficits l'économie malgré la lourde charge d'impôt et taxes en tous genres et la non maitrise de l'immigration avec tous les problèmes liés.
a écrit le 31/03/2014 à 11:21 :
Petite précision, ce n est qu une forme du sociale démocrate,

Le partie de louis 16, c est le parti Social ,démocrate ,gaspilleur ,aide en tous genre avec l argent des autres, sans idées, avec menaces totalitaires ,réfractaires, sans solidarité, de gauche, c est un peu long a prononcé mais bon. Le SDGAGAASIMTRSSG.
Nuance.
a écrit le 31/03/2014 à 11:19 :
Bonjour, n'y a-t-il pas confusion dans certains paragraphes entre taux de participation et taux d'abstention ?
a écrit le 31/03/2014 à 11:04 :
Ce n'est pas le tournant "social démocrate" qui est sanctionné mais la hausse des impôts, la hausse du chômage, les promesses de "Moi Je" non tenues, l'amateurisme du gouvernement... sans compter le scooter, le falcon et les déboires de sa vie privée.
C'est difficile de passer du conseil général de la Corrèze à l'Elysée.
Réponse de le 31/03/2014 à 15:55 :
quand on est à un déficit de plus de 6% et pas de croissance ni inflation y a deux ans (8% il n'y a pas si longtemps!) et qu'on doit descendre rapidement, y pas de recette miracle, 1/ il faut augmenter les impôts (dernière année Sarko+30 milliard, Hollande 1ere année re 30milliard, 2 ème année 15 milliards) je crois qu'on est au bout car c'est devenu contre productif quant à l'objectif de baisse des déficits, 2/ baisse des dépenses ça a commence année 1 Hollande (ralentissement de la hausse "naturelle) année 2 progression à+/- 0 et en cette année 3 on doit avoir les vrais baisses (ça va faire mal aussi). Toute la théorie économique est unanime sur les effets récessifs de cette politique, il n'y a pas de surprise et pas plus sur le niveau de satisfaction des électeurs d'une telle politique. Seul une modification de la politique monétaire et budgétaire européenne pourrait nous soulager. Tout de façon c'est ça ou avant longtemps le FMI et autres Troika et leurs cocktails encore plus amers. Après ok avec vous, dans ce contexte, mieux vaut éviter les promesses en bois et le plus de couacs possibles mais je ne suis pas sur que ça changerait beaucoup l'ambiance générale...Plus de 30 ans de laisser aller et une crise financière monumentale ça se payent tôt ou tard et ça pique.
a écrit le 31/03/2014 à 11:03 :
Il ne faut pas parler de rêve social-démocrate. Il s'agit de social -libéralisme qui est très proche du néo-libéralisme pur et dur , pour ne pas dire que c'est la même chose.Il faut être précis dans les mots employés.

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