"Esclavagiste", "indécent"... le "smic jeune" suggéré par Gattaz déchaîne les passions

latribune.fr

latribune.fr
Pierre Gattaz provoque un nouveau tollé. Le patron du Medef s'est attiré les foudres des syndicats en évoquant ce mardi une mesure visant à permettre aux entreprises de pouvoir engager "de façon transitoire" des jeunes à un salaire inférieur au Smic.
Une suggestion déjà formulée par le socialiste Pascal Lamy dix jours plus tôt qui affirmait alors qu'un "petit boulot, c'est mieux que pas de boulot du tout".
La proposition, reprise en des termes plus mesurés par Pierre Gattaz, a, sans surprise été rejetée par les représentants syndicaux dont voici les principales réactions ainsi que celles d'autres responsables politiques et économiques.
Le représentant de l'organisation syndicale a prévenu sur iTélé que si l'exécutif suivait les conseils de Pierre Gattaz, "nous n'hésiterons pas à nous mobiliser avec d'autres organisations".
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Berger (CFDT): "les mauvaises idées ne sont jamais transitoires"
De son côté Laurent Berger (CFDT) utilisait Twitter pour exprimer son rejet:
Côté CFTC, Joseph Thouvenel, le vice-président de l'organisation, a exprimé l'opposition totale de cette dernière à "toute remise en cause du salaire minimum", affirmant auprès de l'AFP que :
Au gouvernement, c'est Najat Vallaud-Belkacem qui a répondu. La ministre des Droits des femmes à qui le portefeuille de la Jeunesse a été attribué, a, elle aussi, utilisé le réseau social pour répondre au patron du Medef.
À lire également
L'une des plus virulentes, Laurence Parisot, n'est certes plus à compter parmi les "partenaires sociaux" susceptibles de donner son avis en cas de débat sur cette question. Mais le commentaire de celle qui a dirigé l'organisation patronale pendant sept ans avant Pierre Gattaz n'est pas passé inaperçu. Sur twitter, l'ex-présidente du Medef a ainsi lancé:
Jean-Luc Mélenchon qui partage visiblement le vocabulaire de Laurence Parisot puisque le coprésident du Parti de Gauche parlait lui aussi d'esclavage.
latribune.fr