Bruxelles enquête sur les aides publiques versées à FagorBrandt et Mory-Ducros

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FagorBrandt a bénéficié d'un premier prêt de 10 millions d'euros en novembre 2013, et d'un deuxième de 47,5 millions en avril 2014 ; Mory-Ducros a bénéficié d'un prêt d'un montant de 17,5 millions d'euros en février 2014.
FagorBrandt a bénéficié d'un premier prêt de 10 millions d'euros en novembre 2013, et d'un deuxième de 47,5 millions en avril 2014 ; Mory-Ducros a bénéficié d'un prêt d'un montant de 17,5 millions d'euros en février 2014. (Crédits : reuters.com)
Les deux entreprises ont bénéficié d'un fonds lancé en novembre 2013 par le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, pour venir en aide aux groupes en difficulté. Bruxelles se demande si ces mesures ont été "octroyées aux conditions du marché".

FagorBrandt et Mory-Ducros dans le viseur de la Commission européenne. Bruxelles a annoncé mardi l'ouverture de deux enquêtes sur des aides publiques reçues par ces deux entreprises françaises en difficulté. Elle s'interroge en effet sur leur "compatibilité avec les règles de l'UE sur les aides d'État", a indiqué la Commission dans un communiqué,

"La Commission examinera notamment si ces mesures ont été octroyées aux conditions de marché comme l'affirment les autorités françaises", a-t-elle ajouté en soulignant que l'ouverture d'une enquête approfondie "permet aux tiers intéressés de présenter leurs observations" et "ne préjuge pas de l'issue de l'enquête".

L'État à la rescousse pour la sauvegarde de l'emploi

En novembre 2013, le ministre du Redressement productif de l'époque, Arnaud Montebourg, avait lancé un fonds pour venir en aide aux groupes en difficulté. Les deux premières entreprises à en avoir bénéficié ont été FagorBrandt et Mory-Ducros.

FagorBrandt a bénéficié d'un premier prêt de 10 millions d'euros en novembre 2013, et d'un deuxième de 47,5 millions en avril 2014. La justice a ensuite entériné l'offre de reprise de FagorBrandt par le conglomérat algérien Cevital, permettant le maintien de quelque 1.400 emplois sur 1.800.

      Lire Issad Rebrab, l'industriel algérien qui a "sauvé" FagorBrandt

Placée en redressement judiciaire en novembre 2013, le groupe Mory-Ducros a, quant à lui, bénéficié d'un prêt d'un montant de 17,5 millions d'euros en février 2014. Ce prêt s'accompagnait de la prise en charge par l'État de mesures sociales au bénéfice des salariés. Reprise par le groupe Arcole Industries (son actionnaire), la nouvelle société, Mory Global, a conservé 50 agences sur 85 et 2.200 salariés sur plus de 5.000, au prix de quelque 2.800 licenciements.

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a écrit le 16/09/2014 à 17:59 :
Bruxelles ferait mieux de se pencher sur les salaires de certains pays au sein de l'union et les charges sociales si afférant et qui fausse le marché du travail et des appels d'offre et donc la survie de maintes PME.
Réponse de le 16/09/2014 à 19:26 :
Lisez bien cette phrase et demandez vous à qui nuisent les prêts directs aux entreprises : "FagorBrandt a bénéficié d'un premier prêt de 10 millions d'euros en novembre 2013, et d'un deuxième de 47,5 millions en avril 2014."...
Les états ont perdus la planche à billet au profit des banques.

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