Mory Ducros: l'homologation des licenciements annulée par la justice

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La justice administrative leur a donné raison. Saisi par des ex-salariés du transporteur Mory Ducros qui, après avoir été placé en redressement judiciaire fin novembre, avait été en partie repris en février par le groupe Arcole Industries, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise (Val d'Oise) a annulé vendredi l'homologation par l'administration des licenciements de 2.800 personnes, sur les 5.000 initialement employées.
La décision, annoncée par l'avocat des salariés et celui de l'administrateur judiciaire, permet désormais au personnel licencié de saisir le conseil de prud'hommes pour licenciement "sans cause réelle et sérieuse", et ainsi d'obtenir le versement de dommages et intérêts. Pour Me Fiodor Rilov, qui défend un collectif de près de 1.000 salariés, elle est "une première victoire".
L'administrateur judiciaire a toutefois la possibilité de faire appel. L'avocat qui le représente, Deborah David, n'a pas souhaité réagir dans l'immédiat.
La décision ne suspend pas, en revanche, la mise en oeuvre du plan de sauvegarde de l'emploi (PSE).
Le plan social - le plus gros ayant eu lieu sous le quinquennat de François Hollande - avait été homologué en mars dernier par l'administration. Mais plusieurs centaines de salariés, ainsi que par les syndicats CFDT, CFE-CGC et la CGT, contestaient ce feu vert de l'Etat.
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Dans le cadre de son exécution par l'administrateur judiciaire, 2.372 salariés ont déjà été licenciés, plus de 5.000 entretiens ont eu lieu et 500 parcours de formation sont engagés. Début juillet, 200 salariés licenciés avaient retrouvé un emploi, durable dans la moitié des cas.
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La nouvelle société issue de la reprise, Mory Global, a conservé 50 agences sur 85 et 2.200 salariés.
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