Emmanuel Macron connaît-il vraiment les lois sur les 35 heures ?

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Ce que l'on peut concéder au ministre de l'Économie, Emmanuel Macron, c'est la complexité du dispositif. Pour connaître toutes les arcanes du droit de la durée du travail, toutes ses possibilités, il faut être un spécialiste. Et les TPE/PME n'ont pas les moyens d'engager un tel profil.
Ce que l'on peut concéder au ministre de l'Économie, Emmanuel Macron, c'est la complexité du dispositif. Pour connaître toutes les arcanes du droit de la durée du travail, toutes ses possibilités, il faut être un spécialiste. Et les TPE/PME n'ont pas les moyens d'engager un tel profil. (Crédits : Reuters)
Le ministre de l’Économie Emmanuel Macron a souhaité que des accords d'entreprise puissent donner davantage de "souplesse" aux 35 heures. Or, ces accords existent déjà...

Est-ce le résultat de la très mauvaise conjoncture économique ? Est-ce à cause du désespoir de constater que la courbe du chômage ne parvient toujours pas à s'inverser ? Est-ce la preuve que le gouvernement est aux abois ? Toujours est-il que les récents propos d'un ministre sur les 35 heures, Emmanuel Macron en l'occurrence, et d'un éminent « baron régional »du PS, le sénateur-maire de Lyon Gérard Collomb, sur les contrats de travail, ne peuvent que déconcerter.

Le premier ne veut pas mettre « les 35 heures sur un piédestal » et souhaite que des « accords majoritaires » viennent donner davantage de souplesse en matière de durée du travail. Quand au second, il préconise d'instituer des contrats à durée indéterminée (CDI) avec une période d'essai de « deux à trois ans ».

Un employeur a-t-il besoin de trois ans pour évaluer son employé?


Commençons par la proposition du sénateur-maire de Lyon. Il suggère de laisser la possibilité aux entreprises de se séparer d'un salarié les deux ou trois premières années de son contrat sans avoir besoin de justifier cette rupture et donc sans passer éventuellement par la case prud'hommes en cas de contestation.

Certes, mais première interrogation : que penser d'un employeur qui aurait besoin de deux ou trois ans pour juger des compétences professionnelles d'un salarié ? Cela semble bien long. Ensuite, s'il y a un surcroît exceptionnel d'activité ou si l'entreprise à un doute sur la pérennité de son carnet de commandes, elle peut recourir à un contrat à durée déterminée relativement long. Le code du travail autorise des CDD de 18 mois, voire de 24 mois. Pas la peine donc d'aller « inventer » un CDI avec une période d'essai aussi longue. La « souplesse » existe déjà.

Mais, surtout, le sénateur-maire de Lyon a la mémoire courte. En 2005, par la voie d'une ordonnance, le Premier ministre d'alors, Dominique de Villepin, avait institué le « contrat nouvelle embauche » (CNE). Dont la particularité était de prévoir une période de "consolidation" de deux ans maximum dont le point commun avec la période d'essai était de pouvoir être rompue tant par l'employeur que par le salarié sans indication de motif.

Ce CNE a peine institué, la jurisprudence a commencé à pleuvoir pour condamner cette période de deux ans. Ainsi, par exemple, en juin 2007, la Cour d'appel de Bordeaux a considéré que « la durée d'ancienneté requise ... fixée à deux années... n'apparaît pas raisonnable au sens de la convention tant il s'avère intolérable pour un salarié ayant travaillé deux années dans une entreprise de se voir licencier sans aucun motif. » Puis, en 2008, c'est la Cour de cassation, plus haute autorité judiciaire française en droit privé, qui a condamné le CNE pour les mêmes motifs : le délai de « consolidation » de deux ans n'est pas « raisonnable » au regard des obligations internationales de la France, notamment la convention 158 de l'organisation internationale du travail (OIT) et de la Charte sociale européenne, et toute rupture de contrat de travail doit être justifiée.

Le couperet définitif est tombé le 14 novembre 2007. En substance, l'OIT, saisie par le syndicat Force Ouvrière, a considéré que la période de deux ans « n'est pas raisonnable » et que toute rupture doit être motivée. Résultat, la loi sur le CNE est abrogée en juin 2008 par le Parlement et toutes les personnes embauchées en CNE voient leur contrat automatiquement requalifié en CDI.
On ne comprend pas comment Gérard Collomb a pu avoir oublié cet épisode. Il aurait du réviser... avant de s'exprimer. Certes, son intention était louable : rassurer au maximum les employeurs qui ont peur de recruter. Dans ce cas, il aurait été, éventuellement, plus inspiré de proposer une réforme de la procédure prud'homale. Et encore, on a envie de lui rappeler qu'il existe depuis 2008 le dispositif de la rupture conventionnelle du contrat de travail qui permet à un salarié et à une entreprise de se quitter « à l'amiable » relativement rapidement...

Quand Macron  "oublie" que la législation sur les 35 heures prévoit de nombreux aménagements par accord


Quant aux propos d'Emmanuel Macron sur les 35 heures, c'est sans doute nettement plus grave. Ils semblent en effet signifier que le ministre des Finances ne connaît pas les dispositions législatives sur la durée du travail en général et les 35 heures en particulier. Car ce qu'il suggère - parvenir à davantage de flexibilité via des accords d'entreprise -... existe déjà. Démonstration.
Il convient d'abord de rappeler que les « 35 heures »légales ne sont en réalité que le seuil de déclenchement des heures supplémentaires. En d'autres termes, la durée légale du temps de travail n'a rien à voir avec la durée effective. Pour preuve, si la durée légale hebdomadaire du travail en France est fixée à 35 heures, la durée effective, elle, pour les salariés à temps plein, se situait en 2013 à 39,2 heures selon l'Insee.

En effet, en France, l'employeur est libre de fixer la durée effective du travail. Il doit juste respecter les limites européennes : 44 heures par semaine, voire 48 heures sur un cycle court. Sa seul obligation est de rémunérer en « heures sup », les heures effectuées au-delà de la 35e heure. En règle générale, la bonification est égale à un taux de 25% pour les 8 premières « heures sup » et 50% au-delà. Mais - Emmanuel Macron  va être content -, un accord d'entreprise, voire de branche, peut ramener ce taux de bonification à 10%. Concrètement, « l'heure sup » d'un salarié au Smic (9,53 euros de l'heure), représentera alors un surcoût de... 0,953 euros pour l'entreprise.

Encore mieux, depuis une loi de 2008, le contingent d'heures supplémentaires qu'il est possible de faire effectuer à un salarié dans l'année peut être... librement négocié via un accord d'entreprise. A défaut d'accord, ce contingent est égal à 220 heures annuelles, soit... plus de six semaines de travail supplémentaires possibles.
On pourrait aussi ajouter que la législation sur le temps de travail ouvre tellement de possibilités qu'elle permet même potentiellement d'éviter de payer des « heures sup ». Il suffit pour cela de proposer aux salariés des forfaits annuels en jours (jusqu'à 282 jours de travail) ou en heures. Et que dire de l'organisation en cycle de travail qu'a permis l'annualisation du temps de travail, tant réclamée par les entreprises, et accordée par la première loi Aubry sur les 35 heures.

Concrètement, des accords peuvent prévoir une modulation du temps de travail sur l'année: par exemple, certaines semaines de travail sont travaillées 42 heures (non rémunérées en « heures sup ») et d'autres moins. Seulement, in fine, sur l'année, la durée moyenne de 35 heures doit être respectée. Un dispositif salué par les entreprises car il permet, quand c'est nécessaire, de parvenir à une hausse très sensible de la durée d'utilisation des équipements.

Les accords de maintien dans l'emploi peu utilisés


Enfin, il convient aussi de rappeler que depuis l'accord national interprofessionnel (ANI) du 11 janvier 2013, repris dans la loi de sécurisation de l'emploi de juin 2013, les entreprises qui rencontrent un difficulté conjoncturelle ont la possibilité de conclure pour deux ans des accords de « maintien de l'emploi ». Concrètement, ces accords permettent d'augmenter le temps de travail sans compensation financière, voire le diminuer avec baisse de salaire en contrepartie d'engagements sur l'emploi. Or, les entreprises utilisent très peu ce dispositif, seuls cinq accords ont été conclus. Il est vrais que des « mastodontes » comme Air France, PSA et Renault avaient conclu de tels accords avant l'entrée en vigueur de la loi. A noter que le Medef trouve ces accords de maintien dans l'emploi trop limités, il souhaiterait ouvrir la possibilité de conclusion de tels textes à des situations plus variées

Bref, Emmanuel Macron ne peut ignorer tout ce que les dispositions législatives sur la durée du travail autorisent, toutes les souplesses qu'elles accordent aux entreprises via la conclusion d'accords. Les 35 heures ne sont absolument pas un « carcan », il est possible de travailler bien davantage en toute légalité. En revanche, ce que l'on peut concéder au ministre de l'Économie, c'est la complexité du dispositif.

Pour connaître toutes les arcanes du droit de la durée du travail, toutes ses possibilités, il faut être un spécialiste. Et les TPE/PME n'ont pas les moyens d'engager un tel profil. Bien souvent, leurs comptables ou experts-comptables sont aussi mal outillés pour les conseiller. A l'évidence, il y a là une importante marge de progression.
Dans les plus grandes entreprises, dotées d'un service ressources humaines, le problème est nettement moins aigu.  Et, de toute façon, pour ces sociétés, il n'est pas question de rouvrir le dossier du temps travail, il a été trop difficile de parvenir à un savant équilibre.

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Commentaires
a écrit le 26/02/2015 à 20:58 :
J'aimerais une loi sans amnistie qui puisse poursuivre tous les traitres à la nation !
a écrit le 29/11/2014 à 12:40 :
Qu'un des ministres des plus importants du gouvernement soit dans l'ignorance de telles lois est ahurissant.Mais cette vérité n'est pas une exclusive de ce gouvernement .Combien de ministres ont été nommés à un poste ,non pour leur connaissance du sujet ,mais par reconnaissance de services rendus ou simplement par camaraderie avec le chef de l'état et ce quel que soit la couleur politique.
a écrit le 26/11/2014 à 22:59 :
à lui de retrouver les accords dans les textes et se tenir informé des lois ! cela fait partie de son job ???
a écrit le 25/11/2014 à 6:39 :
La France, un pays riche en nombre de pauvres*…
« Restos du cœur : les Français ne sont pas des enfoirés !
La 30e campagne démarre aujourd'hui. Malgré la crise, l'association de Coluche peut continuer à compter sur la générosité de ses donateurs »
Peut-on être fier de cela?
Cette opération ne devait pas durer. Initiée par Coluche afin d’éveiller les consciences pour s'attaquer aux racines du mal, au lieu de cela, la charité/mendicité sont institutionnalisées. Au lieu de lutter pour imposer un partage des richesses produites par les travailleurs et s'attaquer aux inégalités par une réforme fiscale ce qui s'appelle la SOLIDARITÉ, "les socialistes" s'adaptent au système libéral liberticide et producteur de plus de pauvres...
Les Associations caritatives, dont les restos du cœur, n'arrêtent pas d’alerter sur la situation préoccupante de la France, pays parmi les plus riches du monde ... Alerter les responsables politiques occupés à savoir comment prendre encore et toujours plus aux pauvres et à la classe moyenne pour gaver les riches!
Les « socialistes » sont soit malhonnêtes soit naïfs pour laisser croire que ce sont les entreprises qui créent les emplois !
Les patrons, acculés, avouent que sans demandes nouvelles des ménages et sans investissements/marchés de l’Etat, ils ne peuvent s’engager à « créer des emplois ». Les patrons viennent de mettre un terme à cette grande illusion qui voudrait nous faire croire que les avantages accordés par l’Etat « socialiste » - baisses des charges et réductions fiscales- le sont en contre partie de créations d’emplois…
Ce sont donc - comme viennent de le reconnaitre les patrons eux-mêmes - la demande des ménages et les investissements publics qui créent de l’emploi.
Et comment satisfaire les besoins en logement, en nourriture, en loisirs et culture avec un pouvoir d’achat qui ne cesse de baisser et pire encore avec un projet de gel des salaires et un « assouplissement » des 35 h?


Le système libéral n’est pas fait pour assurer le partage des richesses, la justice sociale et une vie stable et paisible pour chacun(e).
Et pourquoi empêche-t-on les citoyens de jeter un regard critique sur ces peuples et pays d’Amérique latine qui se portent mieux depuis qu’ils se sont débarrassés de cette dette/racket, de l’hégémonie des Etats-Unis et des organismes saigneurs des peuples comme le FMI… ?
Les communicants aux ordres ne se privent jamais d’insulter et de traiter de tous les noms certains dirigeants de ces pays sans leur laisser le droit à la parole ! Ce fut le cas avec le Président de l’Equateur Rafael Correa lors de son passage en France…
L’Équateur qui vient de ratifier le droit à l’asile politique pour Julian Assange…
Le système libéral liberticide, guerrier et injuste donne à 1% de la population (les puissants) le droit de décider, d’user et d’abuser du patrimoine de l’humanité aux dépens des 99% « restants ». Jusqu’à quand… ?
*Pourtant on peut lire dans le PRÉAMBULE DE LA CONSTITUTION DE 1947…. Elle garantit à tous, notamment à l'enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l'incapacité de travailler a le droit d'obtenir de la collectivité des moyens convenables d'existence.
a écrit le 24/11/2014 à 20:41 :
Y a de l'idée dans la suggestion de G.Collomb... par contre, plutôt qu'une durée où le salarié est à la merci de l'employeur pendant la période d'essai, puis l'employeur pieds et poings liés ensuite, je préfèrerais la solution suivante :
- Fin du CDD.
- nouveau CDI avec possibilité de rupture unilatérale du contrat possible avec préavis de 15 jours les 6 premiers mois et 1 mois ensuite. En contrepartie, augmentation de l'indemnité de départ par rapport à la rupture conventionnelle, qui passerait de 1/5e à un mois de salaire par année d'ancienneté !!
Réponse de le 24/11/2014 à 21:11 :
Alors déja trouver un appartement à louer cdd ou en periode d'essai de cdi c'est impossible, alors avec un préavis de 15 jours pendant 6mois et 1mois ensuite, on est pas pres de se loger avec vous.
Les jeunes n'ont pas eu la meme chance que vous et n'a pas 15 apparts pour loger sa petite fille.
Réponse de le 25/11/2014 à 11:54 :
Sauf si c'est pareil pour tout le monde : dans ce cas là tout le monde pourra se loger...
a écrit le 24/11/2014 à 20:29 :
Mr chanut, vous affirmez que le CDD donne de la souplesse... peut-on le prolonger ? NON !
Peut-on le raccourcir ? NON ! ... il n'y a rien de plus figé qu'un CDD, alors merci d'arrêter de dire que le CDD donne de la souplesse !!
Réponse de le 24/11/2014 à 21:12 :
Tout à fait. Le CDD devrait etre flexible si les deux parties sont d'accords.
a écrit le 24/11/2014 à 17:38 :
A chaque fois que quelqu'un propose de modifier les règles du marché de travail en France on a droit à une bronca générale. Si Macro ne le fait c'est les autres pas concurrents de la France que nous y forceront! On ne peut pas financer notre modèle sociale en l'état actuel. Ça sera de gré ou de force.
Réponse de le 26/11/2014 à 23:01 :
tout va très bien pour les dirigeants et les riches , les pauvres qui paient tout trop cher n'ont qu'à se débrouiller , faudrait déjà créer du travail en france et le maintenir !
a écrit le 24/11/2014 à 15:57 :
Cheminot sncf 6 heures de conduite par jour ou de travail ratp 3h50, enseignants du publique comme proviseur des semaines à 28 heures... Monsieur Macron imposait les 40 heures aux syndicats du publique sinon vous serez marron grillé par la société civile !!!
a écrit le 24/11/2014 à 15:51 :
Un cheminot de la SNCF c'est 6 heures de conduite par jour et RATP 3h50. Bref, Monsieur le ministre Macron faites sauter les verrous des moins 35 heures pour imposer aux syndicats du publiques les 40h sinon vous serez Marron et roi de la mascarade.
a écrit le 24/11/2014 à 15:33 :
Et dire que nos impôts servent à payer ces Macrons/fonctionnaires de Bercy ignares et incompétents. Quand les parasites auront saignés les citoyens complétements, ils saigneront eux-même....
a écrit le 24/11/2014 à 14:14 :
Le problème ce ne sont pas les 35 heures. Le problème c'est l'emploi et pour qu'il y ait des emplois, il faut qu'il y ait du travail...Et que les gouvernements soient de gauche, de droite, du centre ou d'ailleurs, le travail ne se décrète pas. Il est avant tout le fait des entreprises, qui, si elles croient en l'avenir investissent. Or, ce n'est pas le cas. Les entreprises utilisent leurs profits pour rémunérer leurs actionnaires. Ce sont des centaines de milliards à travers le monde qui vont dans quelques poches, pendant que des millions de gens attendent un travail, un salaire, pour "avoir" une vie.
Ce qu'il faut changer, c'est le système économique, le capitalisme est en train de prouver son inefficacité et il ne vaut pas mieux qu'un communisme dévoyé.
Réponse de le 24/11/2014 à 20:33 :
Moi, j'ai du travail à proposer... mais j'ai aussi des seuils sociaux, j'ai aussi l'interdiction de licencier un CDI qui ne donne pas satisfaction,... (qui ne connait pas l'employé qui vient d'être titularisé, et qui dès lors, est en indisponibilité permanente ou ne travaille plus correctement -"m'en fou, maintenant je suis titulaire !"-)
Réponse de le 24/11/2014 à 21:09 :
Et bien il faut faire le grand pas mr lyon69, il ne faut pas avoir peur du pallier de 50. Vous y perdrez au debut certes, le temps que cela se mette en place et vous ne pourrez pas acheter votre 15eme appart à votre petite fille cette année, mais vous y serez gagnant sur le long terme.
Réponse de le 24/11/2014 à 21:32 :
Les comportements de ce genre sont fréquents dans les entreprises mal managées.
a écrit le 24/11/2014 à 14:06 :
Le droit français et la société française sont arrivés à un tel point de complexité qu'il n'y a plus aucune chance que quelqu'un arrive à réformer ce pays qui s' est montré incapable d'évoluer depuis 50 ans. La seule porte de sortie sera de faire table rase du passé. C'est regrettable mais il est déjà trop tard.
a écrit le 24/11/2014 à 14:04 :
Les propos de Gérard COLOMB relèvent de la pure bêtise et de son arrogance caviar ; A moins que la sénélité ne soient de la partie sous son casque ?
Réponse de le 24/11/2014 à 20:34 :
Beau commentaire qui démontre une réflexion exemplaire !!
a écrit le 24/11/2014 à 13:39 :
Il serait largement temps de résilier la période d'essai de Mr Collomb!
Il a largement démontré son incompétence... de même pour Mr Macron!

Les 2 ne font que monter l'étendue de leur ignorance sur ce qu'est le travail, le VRAI, les réalités de la vie dans les entreprises et une carrière dans le privé.... sans parler de leur méconnaissance des lois qu'ils veulent modifier.
Réponse de le 24/11/2014 à 16:24 :
Bravo.
a écrit le 24/11/2014 à 13:35 :
le vrai problème des 35 heures,c'est qu'elles sont une calamité pour le privé et une réussite pour le public.le gouvernement doit absolument faire passer les salariés du privé aux 39 heures a salaires égal,c'est la seule façon de lutter dans la compétition mondiale.en revanche ,pour le secteur public on doit passer d'urgence a 32 heures avec embauche massive de jeunes pour s'attaquer au chomage.les salaires des fonctionnaires étant bloqués depuis 8 ans,le passage aux 32 heures avec meme salaire serait une bouffée d'oxygène pour ces salariés sacrifiés
Réponse de le 24/11/2014 à 14:07 :
... toujours le même sens de l'humour. Un peu lourd à la fin !
Réponse de le 24/11/2014 à 18:41 :
Je vous conseille la lecture de "Absolument dé-bor-dée!", à priori il y a mieux, les 35 heures par mois pour beaucoup de fonctionnaires.
Réponse de le 24/11/2014 à 19:44 :
élu ps maintenant je comprend pourquoi le pays est dans cet état.
Réponse de le 24/11/2014 à 19:57 :
Très drôle dans le publique, l'état n'arrive déjà pas a appliquer les 35 heures c'est pourquoi ils leur font poser plus de jours de vacances pour compenser alors 32 heures laissez moi rire !
a écrit le 24/11/2014 à 13:32 :
Encore une fois les medias font leur oeuvre de destruction à l'image des politiciens qui detruisent la richesse francaise en l'avalant toute crue via les impots et taxes redistribués en charges de l'état : subventions, aide aux étrangers, aide aux gens qui ne veulent pas travailler, salaires des fonctionnaires et politiciens, gâchis de l'argent public (cf les PORTIQUES), jem'enfoutisme des politiciens qui ne savent rien faire que de parler et mentir, etc ...
Une France pourrie avec des politiciens et fonctionnaires qui ne font rien pour améliorer la situation que de prendre l'argent aux francais. BIEN TRISTE mais cela devient REVOLTANT
a écrit le 24/11/2014 à 13:14 :
Les 35h, c'est le chiffon rouge... ce qui compte, c'est que les heures supps soient possible jusqu'à au moins 200h annuelles (moins de 40h hebdo) pour 25% de salaire en plus, et Basta.
Par contre, il y en a marre des juges qui font les lois : ils ne sont pas législateurs !
Gattaz a réglé le problème en proposant de dénoncer l'article 158, en vigueur dans seulement 15 pays au monde !!!
De plus parler de souplesse avec des CDD de 24 mois, c'est une inertie : c'est un engagement ferme et figé pour 2 ans !

... maintenant si vous préférez l'absence de toute création de CDI, libre à vous. Mr Colomb a bien compris, lui, que trop de protection tue toute protection !!
Réponse de le 24/11/2014 à 13:33 :
Ineptie pas inertie 😊
Réponse de le 24/11/2014 à 20:44 :
Merci de m'avoir lu... c'est le problème de la correction automatique ... et parce que je n'ai pas pris le temps de me relire...
a écrit le 24/11/2014 à 12:51 :
ben oui , ce monsieur semble ignorer que la mise en place des 35 heures a été l'occasion pour les entreprises de signer des accords, à coup de chantage à la délocalisation, leur permettant d'ajuster l'organisation du travail en fonction de la charge, entre autre et qu'à l'éqpouqe les salariés ont déjà subi un gel des salaires pour certains pendant cinq ans....la croissance francaise est basée surtout sur la consommation intérieure....pourquoi suivre les conseils des allemands alors qu'avec une croissance importante, ils ont autant de pauvres qu'en France; toutes ces actions ne méneront qu'à un appauvrissement d'une grande part de la population francaise car une croissance sans une juste répartition de ses fruits ne méné à rien.....merci les socialos !!!!
a écrit le 24/11/2014 à 12:50 :
c'est quoi cette question ?
vous avez bien eu un ministre de l'économie et de redressement qui n'y connaissait rien en économie, en finance et en affaires (la preuve, il prend un mois de cours à l'insead)
Réponse de le 24/11/2014 à 17:51 :
Pourrait-on avoir le carnet de notes de l'élève Montebourg dans sa nouvelle école ?
a écrit le 24/11/2014 à 12:48 :
Notre etude actuelle a la demande du chef de l'etat les niches fiscales du resto du coeur , loi coluche etc ..., taxer le benevolat sur la base d'un salaire fictif taux horaire du smic, en fait hollande en a marre des francais qui sont dans le besoin, les sens dents comme il le dit bien
a écrit le 24/11/2014 à 12:18 :
Cette récapitulation vaut la peine d'être considérée à sa juste valeur qui démontre l'obsession politicienne qui endort l'opinion en rabâchant des querelles stupides. Personne n'y gagne. Que l'on cherche tous les biais pour "déflater"le coût du travail est bien compris partout.
Quant aux complications règlementaires évidentes, l'on imagine facilement ce que serait l'imbroglio de procédures d'avocats autour du contenu d'un contrat. Mais, c'est ça la France !
a écrit le 24/11/2014 à 12:09 :
Aucun patron ne voudrait sérieusement revenir à la situation ante 35h, avec ses 39 heures rigides, aucune annualisation du temps de travail, ses heures sup très cher payées, ses contrats de travail en béton armé.

Après il y a toujours des malades mentaux qui ne voient que la bouteille a moitié vide et feignent d'oublier tout ce qui a été concédé par les salariés en matière de flexibilité, flexibilité qui se paye on oublie de le rappeler, par 10% de chômage
a écrit le 24/11/2014 à 11:58 :
je pense que lorsqu'on parle d'assouplissement des 35 heures on parle evidemment du régime d'indemnisation des heures sup... Tout le monde sait qu'il y a tres peu de monde qui travaille effectivement seulement 35h par semaine... le but est de reduire le cout des heures travaillées... Votre ton partisan de donneur de leçon est insupportable
a écrit le 24/11/2014 à 11:55 :
La vérité c'est qu'il veut supprimer les baisses de charges en compensation des 35 h le gros malin mais il ne sait pas comment faire. Ça doit faire plus de 20 milliards par an. Manque de bol, difficile de dire aux salariés qu'ils doivent travailler plus pour le même salaire. Du socialisme dans toute sa splendeur ! C'est gens sont pathétiques.
Réponse de le 06/12/2014 à 20:39 :
Ce sont ni plus ni moins des prédateurs charognards. Ils doivent payer leurs erreurs s'ils veulent pouvoir decider de la vie des autres. Sinon cela s' appelle du racket
a écrit le 24/11/2014 à 11:54 :
Un récent comparatif démontré que les salariés du privé français travaillent 40,3 heures contre 39,5 heures pour les salariés allemands. Par contre, les fonctionnaires publics et territoriaux français sont entre 28h et 32h hebdomadaire sans parler de l'absentéisme de cette catégorie c'est le record de la plus faible productivité de l'Union Européenne pour des fonctionnaires. Les agents EDF avec des semaines d'environs 30 heures battent le record de la plus faible production d'électricité par agent pour un producteur de L'Union Européenne. Macron si vous ne voulez pas être Marron, il serait temps de remettre au travail les 5,5 million de fonctionnaires et entreprise publiques qui coutent très cher aux contribuable et au déficit français...
Réponse de le 24/11/2014 à 12:45 :
le problème n'est pas le seceur privé smicardisé et precarisé depuis 20 ans au bas mot, mais bel et bien notre cohorte de fonctionnaires, toujours plus nombreux et dont un tiers est inutile (surtout dans la territoriale). 5.5 Millions officiellement, mais on n'oublie tous les fonctionnaires assimilés ou travailleurs avec "action d'utilité publique" +2 Millions en fourchette basse. Ce qui nous fait un actif sur trois... impossible donc de changer les choses malheureusement...
Réponse de le 24/11/2014 à 12:54 :
Petit rectificatif: EDF est une SA à capitaux public, côtée en bourse depuis 10 ans, et le leader mondiale de la production d'électricité avec une très forte internationalisation (46% du chiffre d'affaire hors de France). Les employés ne sont pas des fonctionnaires, et l'entreprise a dégagé un résultat net en 2013 de 3 milliards d'euros
Réponse de le 24/11/2014 à 13:29 :
erreur sur EDF:une partie des fonctionnaires embauchés avant privatisation ont gardé leur statut.Idem a Gdf et orange
Réponse de le 24/11/2014 à 14:02 :
EDF garde un marché monopolistique comme la SNCF/RATP... toujours prompte à mettre les bâtons dans les roues pour éviter la concurrence... Gardons espoirs qu'elles finiront comme la SNCM de Marseille et soulagera un jour le porte monnaies des contribuables et déficit de l'état....
Réponse de le 24/11/2014 à 20:00 :
Comparez les prix de l'électricité et vous comprendrez vite pourquoi personne ne les quitte. Si leur concurrents avaient des tarifs concurrentiels, EDF perdrait des clients !
a écrit le 24/11/2014 à 11:52 :
Ministres et énarques et députés incultes

Ils proposent des actions sur des dossiers qu'ils ne connaissent pas...
Les 35 heures sont une bénédiction pour les entreprises
a écrit le 24/11/2014 à 11:35 :
Macron, c'est l'art et la manière d'enfoncer les portes ouvertes.
Réponse de le 06/12/2014 à 20:17 :
En ramassant des millions.
a écrit le 24/11/2014 à 10:52 :
s'il faut 3 ans à un patron pour évaluer un salarié ,c'est que le patron est un charlot .et que dire de celui qui à participé au recrutement!! cette disposition serait la fin du CDI avec les conséquences désastreuses sur l'économie .finis les prêts .
Réponse de le 24/11/2014 à 22:47 :
Ha voilà qui est concret : j'accepte les CDI avec garantie d'emploi diminuée si tous les propriétaires de logement acceptent de louer à quelqu'un en contrat précaire ; encore mieux, si les banques acceptent les prêts immobiliers des gens en contrat précaire.
a écrit le 24/11/2014 à 10:16 :
Paroles, paroles, paroles...
Les ministres jouent de la flûte, depuis quelques années maintenant.
On bombe le torse devant les caméras, on ouvre sa grande bouche sur les ondes radios, pour... de beaux effets d'annonces ! On s'en fout si c'est juste ou pas, justifié, ou non. L'important, dans la politique 2.0 c'est l'effet d'annonce. Qui sur-enchérie le dernier, gagne les élections.

Le pire, c'est que les électeurs aiment ce jeu...
Réponse de le 24/11/2014 à 10:52 :
Tout à faire d'accord !
Réponse de le 24/11/2014 à 22:49 :
Ce ne sont pas les électeurs qui aiment ça, ce sont les chaînes tv d'info en continu.
a écrit le 24/11/2014 à 10:08 :
Il sera sacrifié , après les régionales ou peut être avant .

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