Bilan mondial de la grippe A : plus de 12.220 décès

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Depuis le début de la pandémie, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a comptabilisé plus de 12.220 décès. Actuellement, la pandémie est particulièrement active en Europe centrale et orientale.

Les humains résistent mieux aux virus H1N1 que ne le craignaient les scientifiques. Le bilan, même s'il est lourd, reste loin de celui de la grippe espagnole qui avait fait entre 30 et 50 millions de victimes en 1918 et 1919. Depuis son apparition en mars dernier au Mexique, la grippe A a tué plus de 12.220 personnes dont 704 la semaine de Noël, selon le dernier bilan publié mercredi par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Un bilan évidemment provisoire. l'OMS précise qu'il faudra attendre "au moins deux ans" pour déterminer la surmortalité réelle causée par la grippe A.

Parmi les régions les plus touchées, le continent américain, à lui seul, a recensé "au moins" 6.670 victimes. La pandémie a particulièrement affectée les Etats-Unis et le Canada. D'ailleurs, le virus H1N1 reste actif en Amérique du Nord, même si sa propagation a nettement diminué selon l'OMS.

En Europe, le nombre de victimes est plus limité. L'OMS a décompté 2.422 décès ayant pour cause le virus H1N1. "C'est en Europe centrale et orientale que la transmission de la grippe pandémique est actuellement la plus active" indique l'organisation. Elle cite notamment la Géorgie, le Monténégro, l'Ukraine, la Grèce, la Pologne, la Bulgarie, la Serbie et les régions de l'Oural en Russie.

En Europe occidentale, après avoir atteint un pic épidémique, le virus reste actif . En France, l'Institut national de veille sanitaire a constaté une décrue du nombre de consultations. Depuis le début de l'épidémie, il a comptabilisé 198 décès liés à la grippe : "Parmi eux, 159 (80 %) concernent des personnes pour lesquelles la présence du virus A (H1N1) 2009 a été confirmée" précise l'Institut.

Concernant les autres régions, l'OMS signale une "transmission active et élevée du virus H1N1 dans des pays d'Afrique du Nord riverains de la Méditerranée (Algérie, Tunisie et Egypte)". En revanche, le pic de la transmission du virus a été dépassé en Israël, en Iran, en Irak, dans le Sultanat d'Oman et en Afghanistan. Tandis qu'au Japon, dans le nord et le sud de la Chine, à Taïwan et à Hong Kong, la pandémie décline. Toutefois, un léger regain a été détecté en Mongolie et l'activité du virus reste intense dans le nord de l'Inde, au Népal et au Sri Lanka.

La directrice générale de l'OMS, le Dr Margaret Chan, appelle cependant à la vigilance. Selon elle, il ne faut pas "baisser la garde" dans la lutte contre ce virus dont la mutation est encore possible en une forme plus agressive.
 

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Commentaires
a écrit le 07/02/2010 à 0:03 :
Qui manipule qui? Les experts n'ont d'arrogance que les vérités qu'ils veulent asséner en vertu de la position qu'on leur laisse prendre. Quid des dernières catastrophes annoncées : la vache folle, le SRAS, la grippe aviaire et enfin le virus H1N1 et toutes les mesures qui en ont découlées. Faut-il donc croire, telle parole d'évangile, nos éminences grises et pour obtenir son salut suivre la bonne conduite énoncée? Faut-il garder raison et passion pour les choses de notre vie et plutôt suivre l'instinct et le bon sens de notre intelligence primaire ? Que chacun agisse selon la confiance qu'il a en ses propres moyens de défense et avec la conscience de ne nuire ni à autrui, ni à son milieu vital. Que les experts nous apportent seulement les connaissances qu'ils ont mis en lumière pour nous éclairer. Que tout le monde se souvienne du Discours de la Méthode de DESCARTES: "il faut commencer par mettre en doute tout ce que l'on croit connaitre". Car le pire serait que la Science devienne une nouvelle religion et ses experts de se prendre pour des Dieux. Mais après tout, les Dieux n'existent que si les hommes croient en eux. Les hommes sont-ils devenus si infantiles, qu?il n?y aurait que la peur qui les fasse agir. Car au final il n'est pas besoin d?avoir peur du réchauffement climatique pour mieux gérer notre environnement. Il n?est pas besoin d?avoir peur des maladies pour mieux gérer notre santé.

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