L'Asie forte de l'expérience des épidémies de Sras et de grippe aviaire

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L'Asie reste traumatisée par les crises de la pneumonie atypique (Sras) et de la grippe aviaire, survenues en 2002 et 2003. Dès ce lundi, forts de leur expérience dans ce domaine, plusieurs pays de la région ont accentué leurs mesures de surveillance afin de se prémunir contre la grippe porcine.

A Hong Kong, une femme de 27 ans de retour des Etats-Unis a été hospitalisée pour des symptômes grippaux. Elle a été déclarée ce lundi atteinte d'une simple grippe, après deux autres cas suspects eux aussi finalement négatifs, ont annoncé les autorités sanitaires du territoire, lundi.

La Chine et Hong Kong restent traumatisés par la crise de la pneumonie atypique (Sras) de 2003, apparue dans la province chinoise du Guangdong (sud) en novembre 2002, avant de faire plus de 800 morts dans le monde, dont près de 350 en Chine. La même année, le virus hautement pathogène de la grippe aviaire, H5N1, était apparu en Asie, avant de tuer plus de 250 personnes, principalement en Asie du sud-est.

Habitués à ce type de crise, les pays asiatiques ont ainsi accentué lundi les mesures de surveillance. Dans toute la région, les contrôles aux aéroports ont été renforcés, les hôpitaux placés en alerte et des mesures de quarantaine annoncées.

A Hong Kong, où les premières victimes humaines de la grippe aviaire avaient été recensées en 1997, chaque voyageur arrivant en avion ou en bateau voit sa température testée par infra-rouge. Des mesures strictes de quarantaine ont été annoncées pour tout passager arrivant à Hong Kong en provenance de l'un des pays touchés et présentant des symptômes. Le territoire, qui compte 7 millions d'habitants, dispose d'environ 20 millions de doses du médicament antiviral Tamiflu.

La Chine et la Thaïlande ont par ailleurs annoncé la suspension des importations de viande porcine du Mexique et des Etats-Unis. Les Philippins ont été invités à éviter les étreintes et les embrassades lors des rassemblements publics.

"L'Asie est mieux préparée et en meilleure position que d'autres" face aux risques de pandémie, a déclaré lundi Peter Cordingley, porte-parole de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à Manille. La crise du Sras a donné "une leçon très utile en matière de mécanismes de surveillance et de contrôle de l'infection", a-t-il ajouté.

Pour Paul Chan, microbiologiste à l'Université chinoise de Hong Kong, grâce à l'expérience du Sras et de la grippe aviaire, le territoire dispose d'un "système très sophistiqué pour identifier et isoler les cas infectés".

 

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