L'euro se redresse après sa rechute
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L'euro se reprend ce lundi midi autour de 1,198 dollar après être passé quelques heures plus tôt sous la barre de 1,19 dollar à 1,189 au plus bas depuis novembre 2001. Vendredi, il avait chuté sous 1,20 dollar. La monnaie européenne n'avait plus franchi ce seuil depuis mars 2006. Elle avait déjà plongé mardi à 1,2111 dollar, son plus bas niveau depuis le 14 avril 2006. Les marchés sont très nerveux concernant la crise en zone euro et le plan de sauvetage de l'euro. Des déclarations sur un éventuel défaut de la Hongrie - que le président luxembourgeois de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, a tenté de tempérer ce week-end et que le ministre hongrois des Finances minore à son tour ce lundi matin, - ont mis de l'huile sur le feu. La devise européenne est la première victime de cette agitation. La réunion des ministres des Finances et des banquiers centraux du G20? les pays les plus puissants de la planète, qui ont tenté d'appeler les marchés au calme, n'y a rien changé.
François Fillon a assuré vendredi qu'il n'était pas inquiet de la chute de l'euro face au dollar. "J'ai déjà eu l'occasion de dire que je ne voyais que des bonnes nouvelles dans la parité entre l'euro et le dollar, je n'ai pas changé de discours", a déclaré le Premier ministre au cours d'une conférence de presse commune avec son homologue canadien Stephen Harper. "Depuis des années, avec le président de la république, nous nous plaignons du fait que cette parité entre l'euro et le dollar ne correspond pas à la réalité de nos économies et handicape nos exportations. Je n'ai pas d'inquiétude quant à l'actuelle parité entre l'euro et le dollar". Un terme de parité mal traduit en anglais qui a laissé penser que le Premier ministre français était pour un taux de change d'un euro contre un dollar, qui a ajouté à la nervosité ambiante.
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Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, avait déclaré la semaine dernière que "l'euro est l'une des devises les plus stables dans le monde". Il a rappelé qu'elle est aussi la deuxième devise mondiale. Et de rappeler que "les dirigeants européens ont exprimé sans équivoque leur plein engagement à faire tout ce qui est nécessaire pour garantir la stabilité de l'euro, et cela a été réussi en fait".
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