Merkel et Sarkozy d'accord pour taxer les banques et les transactions financières

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Le président français et la chancelière allemande proposeront au G20 de taxer les banques et les transactions financières. Paris reprend à son compte l'idée d'une sanction politique pour les pays particulièrement laxistes.

Avant de se mettre à table pour un dîner dont le report a fait beaucoup jaser, le président français et la chancelière allemande ont tenu à montrer qu'ils étaient prêts à avancer la main dans la main sur de nombreux sujets. Outre la taxation des banques et des transactions financières qu'ils appellent conjointement de leurs v?ux, Paris et Berlin se sont mis d'accord pour soutenir une réforme des traités européens qui permettra de sanctionner politiquement les pays de la zone euro jugés particulièrement laxistes.

Ni Angela Merkel, ni Nicolas Sarkozy n'ont détaillé leur projet qui vise à taxer les banques et les transactions financières. "Nous sommes convenus d'écrire une lettre commune au président en exercice du G20, (le Premier ministre canadien) Stephen Harper (...) pour indiquer clairement nos attentes" s'est contenté de déclarer Angela Merkel.

De son côté, Nicolas Sarkozy a précisé que le projet commun de taxation sera présenté conjointement au G20 de Toronto fin juin : "L'Allemagne et la France, nous porterons le même projet et pour réclamer la création d'un taxe bancaire que nous appliquerons dans le même mouvement", a expliqué le président français

En revanche, les deux principaux dirigeants de la zone euro ont été très clairs sur la façon dont ils comptaient renforcer la gouvernance européenne. L'une et l'autre souhaitent que des réunions au sommet des pays de la zone euro puissent être organisées, mais pas systématisées. "En cas de nécessité, s'agissant de la zone euro, nous nous réservons (la possibilité) de réunir les 16 (pays membres de la zone, ndr) » a insisté Nicolas Sarkozy.

"Il faut que les 27 chefs d'Etat et de gouvernement s'entendent comme un gouvernement économique de l'Europe » a expliqué Angela Merkel qui veut « renforcer le pacte de stabilité et de croissance" européen. Berlin et Paris n'écartent pas dans cette perspective une modification des traités.
"On pourrait prévoir que les pays particulièrement laxistes seraient sanctionnés par un retrait de leur droit de vote européen" suggère Angela Merkel, laissant ainsi clairement entendre que Nicolas Sarkozy partage ce point de vue.

Le président français n'a de son côté pas convaincu la chancelière allemande de la nécessité d'instituer un gouvernement de la zone euro. "On a choisi d'être pragmatiques, opérationnels (...) Il vaut mieux alléger les systèmes européens en ne multipliant pas les institutions pour privilégier le pragmatisme" a conclu Nicolas Sarkozy devant la presse.
 

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