Succès de l'émission obligataire de l'Irlande

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Le pays a réussi à placer ce mardi 1,5 milliard d'euros d'obligations souveraines. La demande a même dépassé l'offre. Autre pays surveillé étroitement par les investisseurs, l'Espagne a adjugé de son côté 5,51 milliards d'euros de dette

Dans un climat de marchés tendu en raison du taux d'endettement budgétaire du pays, l'Irlande a placé avec succès la totalité des obligations souveraines émises ce mardi. Selon l'agence gouvernementale de gestion du budget, NTMA, l'offre a dépassé 5,4 fois le montant proposé (500 millions d'euros) pour les obligations à échéance 2014 et de 2,4 fois celui de celles à échéance 2020 (un milliard d'euros).

La dette budgétaire va coûter cher à l'Irlande.  Après avoir été dégradé par Moody's, le pays a décidé de mettre sur le marché cette émission obligataire pour 1,5 milliard d'euros d'obligations souveraines. L'agence de notation a abaissé fin juillet la note du pays d'un échelon, de "Aa1" à "Aa2" en  raisons des faibles perspectives de croissance et de l'accroissement de la dette.

La prime que les investisseurs demandent pour détenir de la dette irlandaise à dix ans plutôt que des emprunts souverains allemands de même échéance a atteint lundi un plus haut de trois mois en prévision d'une adjudication.

L'écart de rendement entre les dettes irlandaise et allemande s'est accru en ressortant à 314 points de base (pdb), contre 303 pdb vendredi. Il a atteint son plus haut niveau depuis le 10 mai, jour où la Banque centrale européenne avait commencé à racheter des titres de dette, notamment irlandais.

"La Grèce a également constaté un élargissement des spreads un peu plus tôt", a commenté un courtier à Londres, tout en soulignant que le volume des transactions est réduit.

Autre pays surveillé étroitement par les investisseurs, l'Espagne a adjugé de son côté 5,51 milliards d'euros de dette, un montant situé dans le haut de la fourchette de ses objectifs, entre 4,5 et 5,5 milliards d'euros. Les rendements de ses obligations ont diminué par rapport à juillet.

"L'Espagne a réussi son opération en dépit du faible niveau de liquidités sur les marchés. C'est positif pour les périphériques et cela montre de manière générale que les Etats n'ont pas de problèmes de financement, ce qui est un bon signe pour les marchés", selon Orlando Green du Credit Agricole.

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