Les marchés mettent la pression sur le Portugal

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Le gouvernement portugais pourrait être rapidement contraint de faire appel à l'aide financière de l'Europe et du FMI. Les marchés financiers ont même évalué son montant : entre 45 et 60 milliards d'euros !

Après la Grèce et l?Irlande, le Portugal est le prochain pays bien parti pour demander dans les prochaines semaines une aide conjointe de l?Europe et du Fonds monétaire financier (FMI), si l?on en croit les marchés financiers. Ces derniers jours, ils exigeaient des taux de 7% pour détenir de la dette portugaise. Ils ont même estimé le montant nécessaire au pays de l?extrême sud de l?Europe: une fourchette comprise entre 45 à 60 milliards d?euros. Lisbonne doit en effet rembourser d?ici à 2013, 26 milliards d?euros auxquels s?ajoutent des besoins de financement nets de 10,75 milliards d?euros pour 2011.
La situation était telle que la Banque centrale européenne (BCE) a décidé de procéder à des achats massifs d?obligataire portugais pour calmer le jeu,
Le Premier ministre portugais, José Socrates, qui a proposé un nouveau tour de vis budgétaire pour 2011, assure que son pays n?a pas besoin d?un tel plan. La prochaine échéance de remboursement, 4,5 milliards d?euros, n?est prévue qu?en avril prochain. Mais comme pour l?Irlande, le but de l?opération vise la prévention. Le Portugal reste en effet plombé par sa dette publique et une faible croissance économique en raison d?un manque de compétitivité structurelle.
Comme pour l?Etat, Standard & Poors pourrait dégrader la note des cinq plus importantes banques portugaises, l?agence de notation soulignant le risque de fragilité au regard de l?activité économique et du niveau d?endettement.
Pour les autorités européennes, comme pour les marchés c?est surtout l?exposition économique et financière au Portugal de son puissant voisin, l?Espagne, quatrième économie de l?Union européenne, qui inquiète, avec à la clé le risque de contagion.

 

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Commentaires
a écrit le 07/12/2010 à 14:43 :
Deux des principaux constitutionalistes espagnols - Pedro Cruz Villalón, ex-président du Tribunal constitutionnel, et Roberto L. Blanco Valdés, Professeur de droit constitutionnel à l'Université de Saint-Jacques-de-Compostelle considèrent que le Gouvernement espagnol a agi de manière tout à fait illégale. Je vous invite à considérer les mots de Blanco Valdès qui suivent,

« On ne peut pas soumettre à la juridiction militaire des personnes civiles, puisque selon l'article 117.5 de la Constitution l'exercice de la juridiction militaire n'est admis que dans un cadre strictement militaire et en cas d'état de siège. Le Gouvernement ne peut en aucune façon soumettre par décret des civils à la discipline militaire. Imagine-t-on la scène de contrôleurs aériens qui n'auraient pas entendu raison et de militaires procédant à leur arrestation? (?) En outre, le droit à la justice ordinaire prédéterminé par la loi ne peut pas être suspendu ni même sous l'état de siège. »
a écrit le 07/12/2010 à 10:53 :
les banques s'en mettent plein les poches, c'est tout ce qu'on voit dans le péreuscope ! bientôt le tour de la france en décote boursière.... on est broyé dans le système pourri , demain fait peur !
a écrit le 05/12/2010 à 9:18 :
Les vrais responsables ce sont ces Eurocrates qui ont dépensé sans compter et distribué de l'argent à tout le monde sans se soucier du bon emploi des dépenses.
Ce sont ces dirigeants Européens qui devrait payer la dette Européenne et non le contribuable. C'est trop facile; Ils avaient un emploi, salaire royal,payés par les contribuables Européens et leurs erreurs ce sont les memes contribuables qui doivent les payer.
a écrit le 04/12/2010 à 16:55 :
Le Portugal sera soutenu par le Bresil, alors que l'Irlande et la Grece n'avaient pas de "grand freres".
Réponse de le 04/12/2010 à 21:22 :
Heumm ! L'irlande a une grande soeur ! La grande Bretagne ! Et elle est intervenu dans la mesure de ces moyens !
Je vois plutot la chine faire comme en Grece !
Réponse de le 05/12/2010 à 18:21 :
La Grande Bretagne etait dans le rouge depuis un bon moment et n'a pas pu faire grand chose pour l'Irlande. Le Bresil est en pleine croissance continue depuis 8 ans. Le Bresil n'a pas tout basé sur la finance et la roulette, au contraire il a misé sur des projets industriels solides et performants. Quand l'Europe en aura fini avec le culte du banquier tout puissant, alors on pourra tourner la page, peut etre en 2012 ...
a écrit le 04/12/2010 à 9:34 :
La situation de l'euro est sous contrôle et en voie de normalisation !
EIFFEL porte-parole imaginaire de :
-Jean-Claudde Trichet
-Christine Lagarde
Réponse de le 04/12/2010 à 21:26 :
L'euro est une monnaie forte et fiable ! Tous les acteurs européens ?uvre à mettre activation les vecteurs de la stabilité financière et économique pour garantir à l'euro un avenir radieux, pour prévenir et stopper les éventuelles contagions !!! En résume nous ne risquons aucune manière la dislocation de l'euro !
a écrit le 04/12/2010 à 7:09 :
Alors la messe est presque dite !
A Noël, le Portugal passe sous la coupe du FMI.
Mazette, 3 pays coulé en 6 mois, dont 2 en 2 mois ! C'est un train d'enfer !
C'est le Titanic cette Europe ! Elle a heurté l'iceberg des dettes publics ! Et bien évidemment comme tout iceberg, on ne voit que la partie émergée ! GLOU GLOU !
a écrit le 03/12/2010 à 21:37 :
Pas d'affolement. Lagarde, Barouin, Strauss khan, Trichet et consorts vont nous annoncer qu'ils ont confiance et qu'ils ont la situation bien en main.........et puis ce sera le tour de l'Espagne.Maitenant, CA DEVIENT SERIEUX.Les detenteurs d'action deraient se mefier(cash ou or).

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