Augmenter les dépenses sociales sans alimenter l'inflation, un casse-tête chinois
latribune.fr avec Reuters
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La Chine fera en sorte que la forte hausse de ses dépenses sociales n'aggrave pas les pressions inflationnistes contre lesquelles elle lutte, a déclaré lundi le ministre des Finances Xie Xuren, lors d'une conférence de presse en marge de la session annuelle du Congrès national du peuple, qui se tient cette semaine à Pékin . Le Premier ministre Wen Jiabao a indiqué samedi en ouverture de la session que la priorité des autorités cette année sera de freiner l'inflation, qui se rapproche de 5%.
La banque centrale a engagé un resserrement de sa politique monétaire pour juguler la hausse des prix, et le gouvernement a pour objectif de réduire le déficit budgétaire en 2011 dans le cadre de sa politique anti-inflationniste. Le ministère des Finances prévoit un déficit en 2011 de 900 milliards de yuans (97,9 milliards d'euros), soit 2% de son produit intérieur brut (PIB) contre 2,5% en 2010.
Des logements dont les prix deviennent prohibitifs
Or dans le même temps, le ministère des Finances a reçu la consigne d'appliquer une politique budgétaire plus souple, en favorisant les investissements, notamment dans les secteurs du logement ou de la santé. Des mesures prises pour calmer la grogne d'une population qui se plaint de la vie chère et de prix du logements exorbitants.
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Pékin va d'ailleurs prendre des mesures budgétaires pour encourager la production de céréales, de coton et de denrées alimentaires afin de limiter la flambée des prix de ces produits, a aussi indiqué Xie Xuren. Même si la hausse de la consommation chinoise pourrait renchérir encore les cours mondiaux des matières premières, la Chine espère contenir les prix sur son marché intérieur grâce à une hausse de ses approvisionnements.
latribune.fr avec Reuters
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