Berlin n'a pas encore adoubé Draghi pour remplacer Trichet à la BCE
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"Il n'y aura pas de nomination à la tête de la Banque centrale européenne sans accord allemand". Le propos se veut ferme mais son auteur, Steffen Seibert, le porte-parole de la chancelière allemande, a pris soin de ne l'accompagner d'aucun commentaire sur la position de l'Allemagne quant au soutien apporté par Paris et Rome à la candidature de Mario Draghi.
Formellement, le successeur de Jean-Claude Trichet, dont le mandat de huit ans à la tête de la BCE s'achève le 31 octobre, devrait être désigné en juin par les chefs d'Etat et de gouvernements européens, sans droit de veto particulier de l'Allemagne. Mais dans les faits, il lui faudra remplir les critères posés par Berlin, a prévenu Steffen Seibert ce mercredi lors d'une conférence de presse : "Nous cherchons un homme d'expérience et qui partage notre conception de la stabilité des prix (...), et aussi quelqu'un qui sait à quel point il est important d'exiger des réformes aux pays en difficulté".
Merkel répugne à apporter un coutien officiel à Draghi
Si l'entourage du ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble laisse entendre que Mario Draghi remplit ces critères, la chancelière allemande Angela Merkel répugne jusqu'ici à appuyer officiellement cette candidature. Mais "il est évident que Sarkozy n'a pas pris position publiquement sans savoir ce que pensait Berlin", estime comme nombre de ses confrères Marco Valli, économiste de UniCredit.
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La possible nomination d'un Italien à la tête de la BCE a donné lieu dans la presse à grand tirage à des commentaires peu flatteurs: "L'inflation est aux Italiens ce que la sauce tomate est à leurs pâtes", avait ainsi écrit le tabloïd Bild il y a quelques mois. Mais depuis les journaux économiques allemands ont pris fait et cause dans l'ensemble pour le gouverneur de la Banque d'Italie. Steffen Seibert le reconnaît, "il y a beaucoup de louanges (sur M. Draghi) dans la presse spécialisée".
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