Berlin n'a pas encore adoubé Draghi pour remplacer Trichet à la BCE

 |  | 324 mots
Lecture 2 min.
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Le porte-parole de la chancelière allemande a assuré ce mercredi lque le futur président de la BCE ne "serait nommé qu'avec l'accord de l'Allemagne" tout en se refusant à commenter le soutien officiel apporté mardi par Paris et Rome à l'Italien Mario Draghi.

"Il n'y aura pas de nomination à la tête de la Banque centrale européenne sans accord allemand". Le propos se veut ferme mais son auteur, Steffen Seibert, le porte-parole de la chancelière allemande, a pris soin de ne l'accompagner d'aucun commentaire sur la position de l'Allemagne quant au soutien apporté par Paris et Rome à la candidature de Mario Draghi.

Formellement, le successeur de Jean-Claude Trichet, dont le mandat de huit ans à la tête de la BCE s'achève le 31 octobre, devrait être désigné en juin par les chefs d'Etat et de gouvernements européens, sans droit de veto particulier de l'Allemagne. Mais dans les faits, il lui faudra remplir les critères posés par Berlin, a prévenu Steffen Seibert ce mercredi lors d'une conférence de presse : "Nous cherchons un homme d'expérience et qui partage notre conception de la stabilité des prix (...), et aussi quelqu'un qui sait à quel point il est important d'exiger des réformes aux pays en difficulté".

Merkel répugne à apporter un coutien officiel à Draghi

Si l'entourage du ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble laisse entendre que Mario Draghi remplit ces critères, la chancelière allemande Angela Merkel répugne jusqu'ici à appuyer officiellement cette candidature. Mais "il est évident que Sarkozy n'a pas pris position publiquement sans savoir ce que pensait Berlin", estime comme nombre de ses confrères Marco Valli, économiste de UniCredit.

La possible nomination d'un Italien à la tête de la BCE a donné lieu dans la presse à grand tirage à des commentaires peu flatteurs: "L'inflation est aux Italiens ce que la sauce tomate est à leurs pâtes", avait ainsi écrit le tabloïd Bild il y a quelques mois. Mais depuis les journaux économiques allemands ont pris fait et cause dans l'ensemble pour le gouverneur de la Banque d'Italie. Steffen Seibert le reconnaît, "il y a beaucoup de louanges (sur M. Draghi) dans la presse spécialisée".

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 27/04/2011 à 17:19 :
"Il n'y aura pas de nomination à la tête de la Banque centrale européenne sans accord allemand".
le message est clair et précis , vous pouvez diriger dans n'importe quel poste de l'UE (présidence etc ) mais la BCE pas touche , elle est chère à l'Allemagne en réference à l'ancienne bundesbank !!
a écrit le 27/04/2011 à 17:11 :
je ne pense pas que ce monsieur sera le future président , vu que l'Allemagne songe à mettre un Allemand à la tête afin qu'il puisse mener la politique imposer par l'Allemagne . detoute façon cette BCE c'est le copie conforme de la Bundesbank (Buba) et si c'est un italien à la place , je m'excuse qu'il va y avaoir un problème car la culture latine et Allemande ne sont pas les mêmes mais bon voyons la suite
a écrit le 27/04/2011 à 13:16 :
L'Italie n'est que 2ème au classement des plus mauvais élèves de la zone euro. il faut que la BCE , dans la logique actuelle, soit dirigée par un grec par ex Marianopoulos Deudos Abominablos.C'est ça qui nous faut, et puis après un corse ou un sicilien.
a écrit le 27/04/2011 à 11:25 :
Goldman Sachs à la tête de la BCE, Nous avons pas fini de payer le train de vie (+ les dettes) des américains.
Réponse de le 27/04/2011 à 17:08 :
Pourquoi ce monsieur a travaillé pour Goldman Sachs !!

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :