DSK va s'installer dans un appartement à Manhattan

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La Cour Suprême de New York a accepté ce jeudi de remettre en liberté l'ancien directeur du FMI. Assigné à résidence avec un bracelet électronique, il sera à nouveau devant le juge le 6 juin prochain

Dominique Strauss-Kahn n'aura pas eu à passer une cinquième nuit dans sa cellule de la prison de Rikers Island, qu'il a quitté en fin d'après-midi. Le juge Michael Obus a autorisé sa libération sous caution après avoir reçu l'assurance que toutes les conditions qu'il avait posées avaient été réunies. Les avocats ont notamment réglé en cash la caution d'un million de dollars. DSK s'installe de façon temporaire dans un logement temporaire situé au sud de Manhattan.

Jeudi, au terme d'une audience de près de deux heures à la Cour Suprême de New York - entrecoupée par une suspension de séance d'environ 30  minutes, le juge Michael Obus avait accepté la demande de libération sous caution formulée par les avocats de l'ancien directeur général du Fonds monétaire international. (Revivez l'intégralité cette audience sur le Twitter de La Tribune)

Cette mise en liberté s'accompagne de conditions sévères afin de s'assurer que DSK ne va pas fuir vers la France, qui de par sa loi n'extrade pas ses citoyens. DSK devra d'abord verser un million de dollars en cash, assortie d'une garantie de 5 millions de dollars adossée aux biens immobiliers qu'il possède aux Etats-Unis avec Anne Sinclair, sa femme. Il devra également remettre toutes les documents lui permettant de voyager.

DSK sera en outre assigné à résidence à New York. William Taylor, son avocat, a précisé au cours de l'audience que cette résidence était déjà prête. L'ancien favori socialiste pour la présidentielle devra porter un bracelet électronique et devra être en permanence accompagné par un agent d'une société privée de surveillance. Tout cela à ses frais.

"S'il y a le moindre problème avec ses conditions, la libération sous caution sera immédiatement suspendue", avait prévenu le juge en s'adressant directement à Dominique Strauss-Kahn. La société privée devra par ailleurs répondre à toutes les sollicitations de la Cour sur le déroulement de cette liberté conditionnelle.

Satisfait, DSK avait été escorté vers la sortie par deux policiers après avoir lancé un sourire - comme il l'avait déjà fait en entrant - en direction d'Anne Sinclair et de sa fille Camille, toutes les deux assises au premier rang.

Les deux femmes étaient arrivées quelques minutes avant l'audience, le visage fermé et sans un regard pour l'assistance. Elles ont refusé poliment mais fermement les cartes de visites que tentaient de leur transmettre des journalistes américains. Et sont restées impassibles tout au long de la séance, échangeant par instant quelques mots.

Auparavant, Dominique Strauss-Kahn avait formellement été inculpé pour sept chefs d'inculpation, dont agression sexuelle, tentative de viol et séquestration sur une femme de chambre de l'hôtel Sofitel de New York. L'audience prévue vendredi, au cours de laquelle le grand jury devait donner son verdict, n'a ainsi plus lieu d'être et a donc été annulée.

DSK sera de nouveau entendu par le juge le 6 juin prochain. Il devra alors dire s'il décide de plaider coupable ou non coupable des faits qui lui sont reprochés et pour lesquels il risque jusqu'à 25 ans de prison. Depuis le début de l'affaire, il a toujours nié ces accusations. "Chaque jour les preuves s'accumulent", avait pourtant lancé en début de séance l'adjoint du procureur John McConnell. "Ces preuves renforcent la version de la victime". Son procès aura lieu dans les 3 à 12 mois à venir.

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Commentaires
a écrit le 20/05/2011 à 22:15 :
Pourquoi "l'ancien favori socialiste à la présidentielle" ? Il l'est toujours dans les sondages. Vous l'enterrez bien vite ! A moins que vous n'ayez des infos "sensibles" sur sa culpabilité...
Réponse de le 21/05/2011 à 13:37 :
Il date de quand votre sondage?.
a écrit le 20/05/2011 à 22:12 :
Pourquoi "l'ancien favori socialiste à la Présidentielle" ? Il l'est toujours ! A moins que vous n'ayez des infos sur sa culpabilité éventuelle ou sur les auteurs d'un "piège".
Réponse de le 21/05/2011 à 13:39 :
Je ne crains qu'il n'est plus d'argent pour faire campagne votre poulain!.
L'argent se dépense si vite par les temps qui courent, vous savez!.
a écrit le 20/05/2011 à 21:36 :
dommage que son fric lui permette de se défiler !!!!!!!!! honte à la justice qui fait 2 poids 2 mesures
Réponse de le 21/05/2011 à 14:31 :
avec l argent tout est possible ... ,,,,,,

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