Bruxelles conditionne sa nouvelle aide à la Grèce

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Les ministres des Finances de la zone euro ont conditionné le déblocage d'une nouvelle aide à Athènes au vote du nouveau programme d'austérité. Les modalités de participation du secteur privé à un nouveau plan seront définies "début juillet".

Les Européens se sont donnés quelques jours de plus pour mettre au point leur nouveau plan de soutien à la Grèce. Réunis depuis dimanche soir à Luxembourg, les ministres des finances de la zone euro veulent "définir d'ici mi-juillet les principaux paramètres d'une stratégie financière claire" de soutien à Athènes à partir de 2012 quand il s'avèrera que le retour d'Athènes sur les marchés est impossible.

En attendant, ils devraient donner leur accord au déblocage "mi-juillet" d'une nouvelle tranche de 12 milliards d'euros dans le cadre du paquet de 110 milliards décidé l'an dernier. Athènes en a besoin pour boucler les comptes du prochain trimestre et rembourser ses créanciers.

"Pour l'instant, la balle est dans leur camp", indiquait dimanche soir une source allemande. Le parlement grec débattra en effet en ce début de semaine d'un nouveau plan d'austérité négocié préalablement avec ses créanciers publics et qui doit être voté mardi.

Cette clarification est intervenue apparemment sous la pression de Washington. La déclaration de l'Eurogroupe rendue publique vers 2 heures du matin était en effet une surprise. Plusieurs ministres avaient annoncé dimanche à leur arrivée à la réunion de l'eurogroupe à Luxembourg qu'il n'y aurait "pas d'accord aujourd'hui". Peu après, on apprenait que le secrétaire d'Etat au Trésor avait provoqué une réunion téléphonique surprise des ministres du G7.

La volonté de certains pays, dont l'Allemagne et les Pays-Bas, de lier le déblocage de la 5ème tranche du plan de 2010 à un accord sur un nouveau plan intégrant la participation du secteur privé avait ravivé l'inquiétude des marchés. De même que la brouille entre la BCE et Berlin au sujet des modalités de participation des créanciers privés.

La déclaration de cette nuit clarifie donc les échéances et scinde clairement les deux sujets. Mais elle ne résoud pas complètement l'épineuse question des modalités de cette participation, sinon pour souligner avec insistance qu'elle sera "volontaire". "Les ministres saluent la poursuite de l'engagement volontaire du secteur privé sous la forme de roulements volontaires de la dette existante de la Grèce à maturité", déclarent-ils.

Les banques et autres investisseurs institutionnels sont donc instamment invités à rester à bord. En contrepartie de quoi seront-ils incités à le faire ? Et dans quelle mesure cela permettra-t-il de limiter les besoins de financement à venir de la Grèce qui devront être couverts par ses voisins de la zone euro ? Ces questions restent pour l'instant sans réponse.

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Commentaires
a écrit le 21/06/2011 à 6:24 :
Il faut mettre la GRECE sous tutelle curative, il faut sauver l'euro à quel PRIX!!!!! pendant combien de temps? nous allons pouvoir donner des euros?
a écrit le 20/06/2011 à 16:51 :
Toute solution compliquée est dérisoire. L'esprit ne peut embrasser toutes les conséquences des soi-disant "participations privées" aux impayés de la Grèce. Ou bien les Etats européens (donc leurs citoyens) soutiennent la Grèce pour la sortir de l'ornière, ou bien la Grèce doit être déclarée en faillite. Il appartiendra dans tous les cas à la meute des politiques de se trouver un chef qui gouvernera l'Euro.
a écrit le 20/06/2011 à 9:22 :
Je n'ai pas l'impression que les "indignés" grecs se rendent compte de la gravité de la situation.
Ils ont en partie raison, il y a beaucoup de fraudeurs en grèce, et c'est compréhensible que les grecs renaclent à payer un surcroit d'effort pour ceux qui n'en font pas leur part.
Mais ca ne veut pas dire que l'austérité, les privatisations ne sont pas nécessaires.
Si la grece fait faillite , les grecs qui auront fait capoter les mesures nécessaires seront les premiers à en patir et à le regretter.
Les grecs se trompent de combat en luttant contre les réformes indispensables à leur survie économique.
Ils ne faudraient pas qu'ils croient que les européens vont forcément payer pour éviter l'explosion du système financier .
La ou il faudrait qu'ils se mobilisent c'est pour une escalade de la répression contre les fraudeurs et les corrompus.

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